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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

7122009

Sécurité ? 

Là où  la police, les forces armées et les autres composantes sécuritaires  ne s’attendaient point, il y a eu un enlèvement de trois   humanitaires espagnols à 170 kilomètres  au nord   de la capitale Nouakchott. Ils étaient en caravane composée  de cinq   véhicules   pour venir en aide aux plus nécessiteux.    Du coup les répercussions ont été marquantes : des affectations au niveau de structures ayant en charge  la sécurité.  Remue ménage au niveau de la police.  Et un  changement radical se matérialisant  par la nomination de l’ancien ‘baron’ de la Douane sous le  système Taya . Pourquoi, revient-il en force ? Il était nommé  par l’actuel pouvoir  comme secrétaire général au ministère de la défense, ensuite le voilà propulsé à la tête de la gendarmerie nationale. Ce qui sous-entend que le récent  kidnapping, bien que  choquant, risque de changer  la donne décisionnelle. Qu’est ce que N’Diaga Dieng a de particulier pour occuper ce poste ?    En effet, ce  rapt suscite des questionnements d’ordre existentialiste et au-delà d’ordre   économique.  Les  répercussions en terme touristique de cette prise d’otage ne sont évidement loin d’être scandaleuses. Le secteur a déjà subi des dommages suite à l’annulation du  Paris Dakar. Au moment où il  a commencé à   reprendre le relai, il a subi une énième attaque. Et comme c’est connu, les chocs, qui n’entrainent guère  une mort subite, renforcent  celui  qui les a subis.  A cet égard, l’afflux touristique n’a jamais dépassé la barre de 14 mille visiteurs annuels.  Ce qui  n’apporte que  le minimum au Produit Intérieur Brut. Il s’agit d’une somme avoisinant les 400 euros par touriste par an.   Présentement, leur  nombre n’atteint    que  rarement les 4000 individus annuellement. Et cela depuis les attaques d’Al-Qaeda notamment en 2007. Depuis lors les agressions à l’encontre du pays  se sont  succédées    avec une fréquence frappante.  Il en résultait   une logique  sécuritaire alimentée, certainement,  par une autre économique  influencée,  en fait, par des enjeux à la fois politiques et idéologiques.    Dans l’immédiat,  certes, les investissements directs étrangers en dehors  du secteur pétrolier  ne sont  guère significatifs.  Tant s’en faut.   Et ces IDE  fuient généralement  les  zones instables.  Toutefois, la position géostratégique du pays  est exemplaire  pour la consolidation de la Coopération  Sud-Sud. Elle   exige  une  nécessité  des autorités en place d’adopter une neutralité objective quant aux politiques internes des pays voisins.  En somme, il faut s’éloigner des conflits bilatéraux et régionaux. Le but étant de promouvoir  une approche sécuritaire régionale et de drainer le maximum d’investissements  tout en  sécurisant  ce qui existe déjà. 

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°478 




Association des Maires de Mauritanie

7122009

 

  

 

 

Communiqué 

 

Des humanitaires appartenant à un Etat ami, venus dans notre pays,  pour y accomplir une mission de bienfaisance, ont été enlevés par des inconnus. 

 L’Association des Maires de Mauritanie condamne, avec fermeté, cet enlèvement et réprouve totalement des forfaits pareils, parce que contraires à notre religion et à nos mœurs. 

 Elle assure les familles de ces humanitaires de sa compassion et exprime le vœu que ces derniers  retrouvent rapidement leurs foyers.   

Elle saisit l’occasion pour affirmer son soutien franc et sincère au Gouvernement, dans sa lutte contre le terrorisme, le banditisme et toute autre forme de crime. 

Elle invite enfin notre peuple à se mobiliser et à rester vigilant pour que des actes aussi odieux ne se reproduisent plus dans notre pays et que celui-ci reste, comme il l’a toujours été, un havre de paix et une  terre d’hospitalité  de  tolérance  et de générosité. 

 

P. Ahmed Ould Hamza 

Président de l’AMM et PO 

Maloum Ould Braham 

Secrétaire Général de l’AMM 




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

7122009

La semaine dernière… pesante… oppressante… inquiétante. 

En Mauritanie, c’était l’enlèvement de trois humanitaires espagnols. En Suisse, c’était le référendum qui a fini par permettre l’interdiction de la construction de nouveaux minarets dans ce pays jusque-là exceptionnel. En Palestine, ce furent ces images insoutenables d’un Arabe percuté par un colon en voiture, puis la voiture qui fait volontairement plusieurs passages sur le corps de la victime, et enfin le refus des colons de le laisser bénéficier des soins d’urgence. Enfin aux Etats Unis, c’est le Président Obama, désormais Prix Nobel de la Paix, qui décide l’envoi de nouveaux contingents en Afghanistan… 

Ces événements ont un lien. Celui de la bêtise humaine, du refus de l’Autre et de l’ignorance instituée en idéologie. Prenons deux à deux ces événements. 

En Mauritanie, une organisation criminelle, vraisemblablement se réclamant du jihadisme salafiste qui enlève des humanitaires venus aider des populations de plus en plus seules dans leurs souffrances. En s’en prenant à eux, les agresseurs veulent frapper les esprits, avoir la possibilité de marchander avec l’ennemi occidental, et en même temps affaiblir la Mauritanie d’aujourd’hui. Cette Mauritanie qu’ils combattent et qu’ils assimilent à l’ennemi principal. 

La légitimité de leurs actions trouve sa source dans des comportements comme celui qu’on a observé en Suisse. Ici, les extrémistes de droite et d’extrême-droite ont réussi à installer la peur vis-à-vis de l’Islam. Si bien que la décision populaire a été d’interdire la construire de minarets. Imaginez un peu que, dans les pays musulmans, on interdise les clochers d’églises, quelle peut être la réaction des pays dits «libres» ? 

L’arrogance meurtrière des colons israéliens trouve sa raison dans la complicité américaine et occidentale en général. Au lieu de comprendre que l’heure est à la pression sur les oppresseurs, l’Amérique du Président Obama choisit la recrudescence dans sa détermination guerrière. Il envoie quelques 35.000 soldats en Afghanistan pour écraser la résistance afghane et exterminer les dernières poches de la nébuleuse Al Qaeda de Ben Laden. Exactement les relents guerriers de Georges W. Bush, prédécesseur de Barack Obama. 

Le vote suisse, les images de Palestine et la politique guerrière des Etats-Unis sont le pendant des dérives extrémistes de chez nous. Les extrémismes se justifiant les uns les autres. 

On ne peut mesurer l’impact sur nous, sur nos enfants de telles images, de telles prises de position. Et c’est pourquoi, il nous a été difficile de traiter ces questions la semaine dernière, alors qu’elles se posaient. On pouvait risquer de faire l’amalgame de donner l’impression que l’acte criminel de rapt peut être justifié par une quelconque explication du fait. 

Ce que nous savons c’est que l’extrémisme de chez nous est largement alimenté par celui qui existe en Occident. Que la guerre que mène les jihadistes pour couper les ponts avec l’Occident, que cette guerre a pratiquement été gagnée dans la mesure où les espaces de dialogue, les occasions de rencontre sont de plus en plus rares. Il suffit de voir les dispositifs sécuritaires des représentations diplomatiques de Nouakchott. De voir aussi les directives officielles aux ressortissants de ces pays de diminuer leurs sorties, leurs contacts, leurs déplacements… autant dire leurs relations avec les populations de nos latitudes. 

Du coup c’est bien le contact entre nos deux mondes qui s’en trouve affecté. D’où la sensation que quelque part Al Qaeda a réussi. Plus le temps passe, plus la bêtise prend le dessus, plus on se tourne le dos. 

Au lendemain de l’assassinat de l’Américain à Nouakchott, la première décision a été le retrait des volontaires du Corps de la Paix. Quel plus grand prix pour les terroristes ? 

Au lendemain de l’assassinat des touristes français à Aleg, le Quai d’Orsay a classé la Mauritanie dans la case des pays à risque et demandé aux ressortissants français de s’abstenir de se rendre ici, avant d’annuler le Rallye Lisbonne-Dakar. Quels meilleurs prix pour les terroristes ? 

Si demain l’Espagne procédait aux mêmes mesures, que va-t-on faire ou dire ? 

D’un autre côté, comment nous pouvons laisser des déviants s’approprier notre pays et nous refuser le droit de dormir tranquillement, de nous développer, de nous épanouir ? Jusqu’à quand nous allons nous laisser asphyxier par ces extrémistes qui n’ont d’autre projet pour nous que celui de l’idéologie de la mort ?

Source : La Tribune n°478 




AQMI :

7122009

 

 

 Quoi après l’enlèvement de quatre occidentaux ? 

 

Dimanche 29 novembre 2009, un jour mémorable pour les Catalans. Le match Barcelone-Real de Madrid vient de commencer dans le stade mythique du Barça. A des milliers de kilomètres de là, trois citoyens espagnols, ayant quitté Barcelone quelques jours plus tôt, roulent tranquillement sur la route Nouadhibou-Nouakchott. Ils font partie d’un convoi d’humanitaires qui se rendent chaque année d’Espagne en Gambie, en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Sur leur route, ils soignent et aident les populations. Ils venaient justement de remettre des aides substantielles aux mairies de Dakhlet Nouadhibou. Ils devient passer par un point entre les deux grandes villes de Mauritanie, quelque part dans la commune de Nouamghar… 

Albert Vilalta, Roque Pascual et Alicia Gamez trainaient derrière leurs amis. Les deux hommes d’affaires et la fonctionnaire de justice écoutaient la retransimission du «classico», le match opposant les deux plus grands clubs espagnols. Quand subitement, sortie on ne sait d’où, une voiture Toyota pickup leur coupe la route. Des hommes en sortent et tirent en l’air pour faire peur et obliger les humanitaires à sortir de leur véhicule pour les suivre. En moins de temps qu’il ne faut pour le raconter, les trois humanitaires espagnols sont embarqués. Leur voiture est abandonnée sur la chaussée. Rien de ce qu’elle contient ne semble intéresser les agresseurs. Juste les occupants. Il est 19 heures et quelques vingt minutes. Dix minutes après, l’alerte est donnée. Depuis plus aucune information fiable. 

Entre l’annonce par l’AFP de Rabat de la découverte des otages abandonnés en plein Sahara, et les informations savamment distillées par les services de sécurité selon lesquels les ravisseurs et leurs otages seraient déjà dans les camps de AQMI au Mali, rien de vraiment très sérieux n’a été communiqué. 

Selon la version officielle – celle qu’on veut accréditer en attendant – les ravisseurs auraient piqué dans le Tijirit, cette dépression étendue infiniment entre les grands ergs dunaires de l’Azefal et de l’Akchar. Ils auraient traversé le chemin de fer reliant Zouérat à Nouadhibou au niveau de Ben Ameira, 250 kilomètres du lieu de l’opération. Ils auraient roulé à une vitesse inimaginable dans ces terres faites de rocailles et de sables meubles. Traversant le chemin de fer, ils seraient entrés en territoire étranger trois heures après l’opération, vers 23 heures. Entre la bande séparant le mur marocain construit pour défendre le Sahara utile et la frontière mauritanienne, ils auraient roulé toute la nuit pour déboucher dans un couloir qui commence en-deçà de Zouératt et qui permet de piquer vers la frontière malienne et d’y arriver plus de 24 heures plus tard si on fait du non-stop. Alambiqué et incompréhensible. Dans la mesure où l’on n’a pas vraiment besoin d’être un grand stratège militaire pour savoir que si la voiture a bifurqué à partir du kilomètre 177 de Nouakchott, ses occupants n’avaient d’autres choix que : prendre le Tijirit et aller vers le no man’s land saharien, regagner une retraite proche en plein désert et attendre que l’orage passe, ou encore aller sur Nouakchott. Les deux dernières éventualités supposent une organisation minutieusement préparée. Il faut identifier le lieu de la retraite et se préparer à un siège de quelques jours. 

Pourquoi faut-il croire que l’Etat Major de l’Armée, celui de la Gendarmerie et tout l’appareil sécuritaire n’aient pas pensé à toutes les éventualités de retraite ? Il y a quelques semaines, La Tribune couvrait l’activité des unités spéciales dédiées à la lutte contre le terrorisme. Il était clair que l’Armée mauritanienne était enfin parvenu à un degré d’implantation dans ce territoire qui lui permettait de répondre à toute agression du genre. D’autant plus que l’aire supposée de retraite est la jonction entre les régions militaires de Nouadhibou, Zouératt et Atar. Si l’on compte le 2ème BCP (bataillon des parachutistes basé à Atar) et les trois GSI (groupement spécial d’intervention) et leurs champs, on ne peut à aucun moment croire au fait que les ravisseurs ont pu gagner le Mali. Sauf si, consciemment, on leur a ouvert la route. Ce qui n’est absolument pas envisageable. 

 

Pourquoi maintenant ? 

 

Comme nous le disions dans notre précédente édition, la branche al Qaeda pour un Maghreb Islamique (AQMI) cherche depuis longtemps à enlever des otages occidentaux de Mauritanie. Dans un premier temps, c’était pour les échanger contre des rançaons comme ce fut le cas à d’autres occasions : en 2003, 32 touristes européens sont enlevés dans le sud de l’Algérie puis libérés au Mal à la suite du versement d’une rançon de quelques soixante millions d’euros ; en 2006, c’est une vingtaine de touristes, pour la plupart italiens qui sont enlevés au Tchad, versement d’une rançon ; en 2008, enlèvement de deux Autrichiens en Tunisie, puis de deux diplomates canadiens au Niger, tous échangés contre des rançons ; en janvier 2009, quatre européens, dont un Britannique qui sera exécuté par ses ravisseurs, sont pris à la frontière Mali-Niger. 

Les opérations qui ont visé la Mauritanie ont toutes, à part l’attaque de Lemghayti, visé une prise d’otages étrangers ici. A l’origine, les touristes français assassinés aux environ d’Aleg, devaient être pris et emmenés par leurs agresseurs. C’est parce qu’ils ont esquissé un mouvement de résistance ou de refus que leurs agresseurs ont paniqué et tiré. D’où le carnage. Trois jours après, le 27 décembre 2007, les terroristes tuent trois soldats mauritaniens à Al Ghallawiya. Les agresseurs étaient venus no pas à la recherche d’une garnison mauritanienne, mais de touristes supposés être là. En réalité, les membres d’une ONG italienne était là un peu plus tôt pour inaugurer une station de pompage. Les mêmes causes entraînent les mêmes effets à Tourine en septembre 2008. L’américain assassiné à Nouakchott a résisté à une tentative d’enlèvement… 

Dans ses déclarations à la police, l’un des présumés terroristes arrêtés il y a deux ou trois mois, révélait que plusieurs opérations avaient été prévues, étudiées avant d’être abandonnées pour une raison ou une autre. C’est l’émir algérien du groupe le plus actif et le plus radical au sein d’AQMI, Yahya Abu AlHumam, qui tient à un scénario de prise d’otages en Mauritanie. C’est pour lui aujourd’hui le seul moyen de faire libérer ses hommes emprisonnés à Nouakchott. Abu Al Humam dirige le groupe appelé «Al Furqan» qui fait partie des Katibaat de l’émirat du Sahara dans le Maghreb Islamique. C’est ce groupe qui reçoit le plus de mauritaniens combattants après celui de Bela’war, Mokhtar Bel Mokhtar alias Khalid Abu Al Abbass, le premier à avoir planifié et même dirigé des opérations en Mauritanie. Et, soit dit en passant, dont le dossier judiciaire n’a jamais été ouvert par la Mauritanie. Une erreur que notre pays finira bien un jour par payer : quand par exemple, l’un de ces dirigeants algériens sera arrêté par une autorité étrangère, on se rendra compte qu’il n’a jamais été recherché en Mauritanie, ce qui constituera une entrave à son extradition éventuelle. 

Il faut signaler la guerre de leadership entre les différents émirs de AQMI au Sahara. Dans cette guerre, Belmokhtar qui est l’auteur du massacre de Lemghayti, est un enfant de cœur à côté de Abu Al Humam qui est devenu, par la force des choses, le gestionnaire du cas mauritanien. Autant dire que nous ne sommes pas gâtés en la matière. Cet émir étant réputé pour sa cruauté et son radicalisme. Il a déjà envoyé pour préparer un enlèvement à partir d’Atar. Puis à Nouakchott où une opération visant le Centre Culturel Français avait même été planifiée selon l’un des présumés terroristes arrêtés en août dernier. Récemment encore, l’un de ses hommes a été arrêté au Tagant où il préparait une opération avec toujours le même objectif : enlever des occidentaux. 

Abu Al Humam remporte ainsi une victoire contre les services de sécurité mauritaniens qui sont arrivés plusieurs fois à faire échouer ses entreprises, et contre son concurrent direct Belmkhtar. Sa victoire sera totale quand il aura regagné ce que les spécialistes de la question ici le Tora Bara saharien, c’est-à-dire l’espace saharien du nord malien où opèrent AQMI. La réussite sera d’autant plus grande qu’il pourra tranquillement présenter ses victimes et demander calmement le prix à payer. Jusque-là, nous devons espérer encore que ni les ravisseurs, ni les otages n’ont quitté la Mauritanie… 

Le Tora Bora malien devient un territoire libéré de la criminalité organisée : terrorisme, drogue, trafics de cigarettes, d’armes et d’hommes (immigration vers l’Europe). Il est le lieu où se planifient toutes les opérations à entreprendre dans les autres pays de l’espace sahélo-saharien (Niger, Mauritanie, Maroc, Algérie…). C’est là aussi que se replient les combattants après avoir rempli une mission. C’est dans ce nord, au niveau de Ménaka à quelques 1500 km au nord de Bamako, c’est ici que le citoyen français Pierre Camatte, 61 ans, a été enlevé le 25 novembre dernier. Quelle relation avec l’opération d’enlèvement des humanitaires espagnols ? Des deux enlèvements, on ne sait pas encore grand-chose. Ici et là, c’est le modus operandi de l’organisation terroriste AQMI. Selon les observateurs locaux, « le pacte tacite par lequel AQMI épargnait le Mali a été rompu » avec cette opération qui rappelle au Mali que le danger est bien là. Quels rapports entre cet enlèvement et la découverte quelques jours plus tôt d’un avion calciné et qui transportait visiblement une dizaine de tonnes de cocaïne ? 

Depuis longtemps, les cartels latino-américains cherchent un territoire «libéré» pour en faire une plate-forme d’acheminement de leurs produits vers les grands centres de consommation (Europe, Moyen-Orient). L’espace sahélo-saharien est stratégique pour ces entreprises criminelles. Si rien n’est fait par les Etats concernés. 

 

MFO 

 

Encadré : 

 

L’imam de la grande mosquée de Nouakchott s’en est violemment pris vendredi aux groupes salafistes qui « sèment la terreur dans les pays musulmans », après l’enlèvement dimanche de trois Espagnols par des hommes armés dans le nord de la Mauritanie, a constaté l’AFP.

« Tous ceux qui portent atteinte à la paix en terre d’islam et causent des ennuis aux musulmans ne peuvent être qualifiés de musulmans et ne sauraient avoir de liens avec l’islam », a déclaré vendredi Ahmadou Ould Lemrabott dans son sermon devant des milliers de fidèles.

« Les vrais salafistes (qui pratiquent selon lui l’islam pur et tolérant du temps du prophète Mohamed) sont ceux qui s’accrochent au droit chemin des premiers guides de notre sainte religion. Ce ne sont pas ceux qui tuent et sèment la terreur parmi les musulmans », a-t-il dit en arabe, en allusion à l’enlèvement des trois humanitaires espagnols dimanche dans le nord de la Mauritanie.
Il a appelé les musulmans à « l’unité sous la bannière de leur appartenance réelle à l’islam pur et non sous des appellations factices qui n’ont fait qu’aggraver leur désunion et leur calvaire comme les frères musulmans (une confrérie islamiste d’Egypte), les salafistes et autres ».

Les trois Espagnols (deux hommes et une femme) de l’ONG Barcelona Accio solidaria ont été enlevés sur la route côtière très fréquentée Nouadhibou-Nouakchott, à 170 kilomètres au nord de la capitale, alors qu’ils circulaient à bord du dernier véhicule d’un convoi acheminant de l’aide vers l’Afrique de l’Ouest.

Cet enlèvement, non revendiqué, est survenu trois jours après le rapt également non revendiqué, dans le nord du Mali voisin, d’un Français qui serait retenu, selon des sources sécuritaires, par des membres de la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi). (AFP).

Source : La Tribune n°478




Nouadhibou

7122009

 

 Les prisonniers respirent les ordures 


C’est la décharge d’ordures qui fait le plus laid à voir sans doute à Nouadhibou.
Pas un passant qui ne s’indigne en voyant ce spectacle.
La décharge en question est située derrière la prison civile de Nouadhibou ; juste à la hauteur des petits trous qui tiennent lieu de fenêtre d’aération pour les détenus de la prison civile de la ville. Tous les objets dangereux sont à porté e des poumons de ces pauvres bagnards: Seringues, gants chirurgicaux, préservatifs usagés, cadavres d’animaux et autres. La zone constitue pourtant le quartier administratif ; c’est dans ce quartier que se trouvent le commissariat central, la direction de la sureté, la wilaya de Dakhlet Nouadhibou.Un simple coup de fil au maire peut délocaliser cette « décharge de la honte ». C’est ainsi que qualifie les citadins ces tas de déchets entassés dans leur cité.
Les habitants de la zone avaient entamé une lutte contre ces ordures, qui font jusqu’à des dizaines de mètres de diamètres les temps de l’opulence, hélas ! rares (débuts de mois, fêtes…), en dressant des grillages pour en freiner l’expansion. De guerre lasse , ils ont baissé les bras.
Athié Youssouf
Source : La Tribune n°478




La SNIM traverse la crise sans heurts

7122009

 

 Malgré la crise économique mondiale qui a touché tous les secteurs, la SNIM semble avoir tiré son épingle du jeu.
Le  troisième trimestre2009 s’est achevé sur une note d’espoir marquée par une reprise technique progressive sur le marché traditionnel de la SNIM qu’est l’Europe.
Suite à  divers efforts, la production a suivi, en quantité et en qualité, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités commerciales. Les ventes sont ainsi passées de 2012 KT au premier trimestre à 2776 KT au 30 septembre 2009; portantes   le cumul annuel à environ 7502 KT.
Le mois de septembre a enregistré le record de l’année avec la vente de 1012 KT. La cargaison test pour la nouvelle qualité SNIM baptisée TZFC  a aussi été réalisée durant ce mois.
Ces records sont dus à des choix stratégiques plaçant les ressources humaines au centre de la politique de la première entreprise du pays. 

Première  cause de ces transformations quantitatives et qualitatives,  la gestion des hommes a rendu possible la participation aux débats sur la marche de l’entreprise.
Le précèdent AD-G, Ousmane Kane, actuel ministre des finances, avait lancé cette dynamique. A son tour, Taleb Ould Abdivall, nouvel AD-G a transformé l’essai. Le 22  août dernier  il avait lancé un appale, pour que le personnel « transforme positivement » la SNIM ? 

Depuis, l’objectif semble atteint car le nouveau directeur a opté pour une  attention particulière au « premier outil de production » de son  entreprise : les ressources humaines. Des actions de transformation au sein du groupe SNIM ont été entreprises. Conséquence : Accroissement de la valeur SNIM, amélioration et simplification de la structure de gestion, stimulation d’une nouvelle culture et des nouveaux comportements avec l’ensemble des partenaires de la société et renforcement des mécanismes de la bonne gouvernance.
Les transformations de stratégie de la nouvelle direction a permis ou permettra d’augmenter les réserves de minerais riches et celle d’eau douce.
La SNIM n’a pas oublié le social. Sa politique sociale est très appréciée par son personnel : Logements décents pour tous, prise en charge sanitaire, sécurité sociale, accès aux crédits, majoration des salaires… les acquis sont nombreux.

En plus de ses résultats industriels et sportifs incontestables, la SNIM promeut également son capital humain. Investissement dans la santé, l’éducation, la culture, le sport et les loisirs afin d’assurer l’épanouissement des travailleurs dans leur milieu socioprofessionnel. 

Par ailleurs, la contribution de la SNIM à l’économie nationale a augmenté.
Les bons résultats financiers, réalisés en 2008, ont permis à la Société de renforcer sa contribution  avec 21% aux recettes de l’Etat, 15% au PIB et 48% aux exportations.

 

 

Une bonne santé qui exige austérité et prudence                                   

 


La société a certes réussi son premier pari face à la crise. Pour limiter les effets de cette crise, une politique d’austérité a été menée avec effectivité. Le plan d’austérité a porté notamment sur plusieurs  rubriques.  Sorties Economats,
Casses croûtes, Papeterie et matériel de bureau, Missions , voyages et hébergements, Facture de téléphone,  Heures supplémentaires, Dépenses carburant au niveau des garages, Assistance technique, Eau et électricité domestique, etc. sont autant de compartiments soumis à rationnement depuis avril 2009. Objectif : réduction des coûts. Les priorités économiques et sociales de l’entreprise sont la pérennité de l’entreprise, la préservation de l’emploi et des acquis sociaux ainsi que le maintien en bon état de l’outil de production, les projets de développement et de modernisation de la société.
Les bailleurs de fonds se sont mobilisés pour accompagner la SNIM dans son programme de développement et de modernisation. Un capital de confiance attesté par le soutien des bailleurs. La SNIM vient de conclure un financement de 710 millions USD avec un pool d’institutions financières multinationales et de banques commerciales. Voir encadré. 

Athié Youssouf 

CP Nouadhibou 

 

 

Encadré 

 

Communiqué :

Zouerate, Mauritanie, le 1er décembre 2009 : La Société Nationale Industrielle et Minière(SNIM) a conclu, avec un pool d’institutions financières internationales et de banques commerciales, des accords de financement portant sur 710 millions USD pour la réalisation du projet Guelbs II et pour la construction d’un nouveau port minéralier à Nouadhibou.

En 1974, la SNIM a été constituée pour l’exploitation et la commercialisation du minerai de fer de la Mauritanie. Aujourd’hui, la SNIM est la plus grande société mauritanienne, représentant 12 % du PIB de la Mauritanie, 14 % de son budget et 41 % de ses exportations.

La SNIM est le septième producteur mondial de minerai de fer seaborne et la seule produisant en Afrique Occidentale.
En 2008 elle a livré près de 11 millions de tonnes de minerai de fer. La SNIM est un fournisseur stratégique de l’industrie sidérurgique européenne et est également bien positionnée pour fournir le marché chinois. Le gouvernement mauritanien détient 78,35 % du capital de la SNIM.

Le projet Guelbs II porte sur l’agrandissement de la mine existante et la construction d’une nouvelle usine d’enrichissement de minerai de fer, permettant la production annuelle de 4 millions de tonnes supplémentaires de minerai concentré de haute qualité.

Le nouveau port minéralier remplacera le port existant et permettra le chargement sur des navires plus grands. Les deux projets font partie d’un programme d’investissement de plus d’un milliard de dollars américains, le plus grand dans l’histoire de la Mauritanie, visant à moderniser et à agrandir les installations de production actuelles de la SNIM.

Outre ces deux projets, ce programme comprend un projet de modernisation de la voie ferrée et un projet de construction d’un centre de formation professionnelle à Zouerate. Ce programme de développement et de modernisation s’intègre à la stratégie gouvernementale destinée à développer le secteur minier, qui est l’un des moteurs de la croissance économique du pays.

Pour le projet Guelbs II et celui du nouveau port minéralier, la SNIM a mandaté des études d’impact environnemental et social et met en place des programmes de gestion environnementale et sociale conformes aux critères SFI.

Les institutions financières multinationales qui ont participé à ce financement de 710 millions USD sont la Banque Africaine de Développement, la Banque Islamique de Développement, la Banque Européenne d’Investissement et l’Agence Française de Développement. Les banques commerciales partenaires sont la BHF-BANK, BNP Paribas, KfW IPEX-Bank et la Société Générale.

La majorité des banques participant au pool bancaire sont des partenaires historiques de la SNIM, leurs relations remontant parfois à plus de 30 ans. L’Administrateur Directeur Général de la SNIM, M. Taleb Ould Abdivall, a déclaré que «la participation de nos partenaires financiers historiques témoigne de la qualité du partenariat inébranlable entre la SNIM et ces institutions. Nous sommes très reconnaissants du soutien continu que reçoivent nos initiatives, qui se sont avérées vitales, tant pour la SNIM que pour la Mauritanie.»

En ce qui concerne la participation des banques commerciales, M. Ould Abdivall a ajouté : «nous sommes également reconnaissants du soutien des banques commerciales qui participent à ces projets passionnants. C’est la première fois que la SNIM a accès à des prêts à long terme de banques commerciales, indiquant le souhait de la SNIM de diversifier ses sources de financement ».

Le projet Guelbs II est extrêmement important pour la Mauritanie. M. Ousmane Kane, le Ministre des Finances mauritanien, a remarqué que «le gouvernement de la Mauritanie adhère sans réserve à ce projet et est très heureux que la SNIM soit parvenue à mobiliser un soutien aussi important. Le projet aura un impact d’ordre majeur sur l’économie et nous pensons aussi qu’il sera un facteur déclencheur d’autres investissements dans le pays, contribuant à sa croissance.»

Hatch Corporate Finance et White and Case agissent en tant que conseillers financier et juridique de la SNIM, Lovells en tant que conseiller juridique des banques.

Pour un complément d’information : www.snim.fr 

 

 


Source : La Tribune n°478




France-Afrique : les immigrés étranglés financièrement

7122009

 

 (Syfia France) Ces derniers mois, les immigrés de France peinent à trouver du travail et à envoyer autant d’argent qu’avant à leurs proches en Afrique. Un manque à gagner qui a aussi des conséquences pour les pays du continent les plus dépendants de cette manne. 

De premier abord, Boubacar a le sourire et la parole faciles. Quand il évoque ses problèmes financiers, ce sympathique Sénégalais est cependant gêné, presque honteux : « Avant 2007 (renforcement des contrôles des titres de séjour par les Préfectures avant qu’une entreprise puisse faire travailler un étranger, Ndlr) et la crise économique, j’avais en permanence du travail. J’envoyais au pays entre 150 et 500 € chaque mois. Aujourd’hui, je ne trouve plus de missions en intérim. Je ne peux plus rien envoyer, car je n’arrive même plus à subvenir à mes besoins ici en France. » Sa famille en Afrique a heureusement compris la situation. Fofana*, qui a à sa charge 30 à 40 personnes en Côte d’Ivoire, à qui il envoyait la moitié de son salaire, a, lui, plus de mal à faire passer le message : « Certains pensent que tu es méchant quand tu dis que tu n’as pas de travail et que tu n’as pas d’argent alors que tu es en Europe… »
En France, la crise économique frappe de plein fouet les immigrés, nombreux à occuper des emplois précaires dans l’industrie, le BTP (bâtiment et travaux publics) et les services, trois secteurs qui, à eux seuls, représentent et représenteront d’après l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) plus de 97 % des destructions d’emplois en 2009-2010. L’OFCE, à partir de données de la Banque de France, estime ainsi à près de 20 % la baisse du montant total des envois d’argent des travailleurs immigrés vers leurs pays d’origine depuis le début de 2009.

Envoyer moins, moins souvent, à moins de gens 


« Nous observons un tassement de nos volumes conforme aux prévisions de la Banque mondiale », explique, sans donner de chiffres précis, Khalid Fellahi, vice-président pour l’Afrique de Western Union, en référence à une estimation de la BM qui tablait en juillet dernier sur un recul de 8 % environ des transferts de fonds du reste du monde vers l’Afrique subsaharienne cette année. « En France, où les immigrés sont plus anciennement établis et bénéficient parfois d’allocations quand ils perdent leur emploi, nous observons une baisse des montants moyens envoyés, mais une régularité maintenue », précise M. Fellahi.
Moussa*, Malien, a opté pour la stratégie inverse. Quand il avait du travail, il envoyait 200 € par mois à sa famille. Aujourd’hui, il fait parvenir cette même somme, mais tous les deux ou trois mois. Ancien chef d’équipe dans le BTP, licencié parce qu’il n’était pas en règle, il fait en vain le tour des agences d’intérim. Avec la crise et même s’il a depuis obtenu ses papiers, ces dernières ont moins de demandes de la part des employeurs, quand elles n’ont pas carrément mis la clef sous la porte… Moussa a donc dû faire des choix : « Je vis en foyer avec des amis qui m’aident. Je limite mes achats et quand je suis bloqué, j’envoie uniquement à ma famille proche. » Malien lui aussi, Dramane* chôme depuis près d’un an. Il a d’abord progressivement diminué le montant de ses envois, puis fait parvenir à sa famille tout ce qu’il avait économisé et placé en banque. Fidèle à une expression qui revient souvent dans ses propos, « On ne sait jamais », il avait heureusement anticipé et acheté à sa famille un petit commerce et un champ au pays. « C’est ce qui nous sauve aujourd’hui », se félicite-t-il.
Les conséquences de la baisse des envois d’argent se ressentent aussi au niveau des pays africains qui en sont plus ou moins dépendants. En 2008, une étude de la Banque africaine de développement (BAD) portant sur l’impact des fonds transférés par les migrants vers leurs pays d’origine (Maroc, Sénégal, Mali et Comores), estimait le volume de flux financiers entre 9 et 24 % du PIB des pays étudiés, ce qui représentait selon les pays entre 80 et 750 % de l’aide publique au développement. Interrogé en juin 2009 par Co-Developpement.org, une association française, Soulé Mana Lawani, alors ministre de l’Économie et des Finances du Bénin, estimait que les envois de fonds des migrants vers son pays avaient baissé de moitié et notait « une réduction des commandes pour les entreprises du secteur de la construction » et « une baisse de l’activité économique ». Et le ministre d’envisager alors la possibilité d’élaborer des projets « à rentabilité longue », en encourageant les migrants à orienter leurs transferts vers des secteurs plus productifs pour l’économie comme l’agriculture.

Crise temporaire et dépendance durable 


La Banque mondiale observe que depuis dix ans et avant la crise, les envois de fonds des 200 millions d’immigrés dans le monde vers leurs pays d’origine ont augmenté de 17 % par an et atteint 328 milliards de dollars en 2008. Parlant plus spécifiquement des Africains installés en Europe, Khalid Fellahi reste confiant : « Entre celui qui est parti et ceux qui restent, le lien est très fort. Ces trente dernières années, malgré les crises, les transferts ont été relativement stables. D’ici deux ans et la fin espérée de la crise, les transferts devraient donc augmenter. »
Moussa, en France depuis plus de 20 ans et qui a déjà connu plusieurs ralentissements de l’activité économique, est en tout cas persuadé que « le boulot va revenir ! » Pour lui, hors de question de rentrer au Mali « les mains vides » ou d’oublier les siens : « 90 % des Africains qui sont en France travaillent pour leurs familles. Même ceux qui sont venus avec elles bossent pour les autres restés au pays. Je ne peux pas les abandonner. Ils n’ont pas de travail et quand les récoltes sont mauvaises, pas assez à manger. Leur nourriture dépend de moi. » Une dépendance très risquée quand les difficultés économiques gagnent l’autre rive de la Méditerranée… 

Emmanuel De Solère Stintzy 




Minarets: L’ONU s’inquiète

7122009

 

 Après l’adoption dimanche du projet d’interdiction de construction de minarets en Suisse, l’ONU, par la voix d’Asma Jahangir, parle de résultats « discriminatoires » et s’inquiète du non-respect des droits de l’Homme.  

L’affaire des minarets « indésirables » en Suisse ne cesse de faire des vagues sur la scène internationale. Et la question de la liberté religieuse est au centre de la polémique. Lundi, c’est une experte indépendante auprès des Nations Unies, Asma Jahangir, qui regrettait le résultat de ce référendum, organisé par le parti de droite populiste Union démocratique du centre (UDC). « J’ai de sérieuses inquiétudes quant aux conséquences négatives que le résultat du vote aura sur la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane« , avait alors indiqué Asma Jahangir. 

Si elle considère que l’interdiction de construire des minarets sur le territoire helvète est une « discrimination claire » à l’égard des musulmans, la rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction, ne fait que confirmer le point de vue des Nations Unies. Il y a un mois, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU avait déjà mis en garde la Suisse en indiquant qu’une telle interdiction serait contraire aux obligations du pays. 

Le Vatican soutient les musulmans 

Selon l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), la Suisse – qui a ratifié ce texte – se doit de protéger et de garantir le respect pour la liberté de pensée, de conscience et de religion. En plus de ce droit indéniable, Asma Jahangir interpelle aussi la scène internationale sur l’importance de « sensibiliser (…) les gens à propos de la diversité religieuse« , car « aucune société n’est à l’abri de l’intolérance« . 

Le Vatican – par solidarité religieuse? – a également tenu à apporter son soutien aux musulmans suisses. « Je ne vois pas comment on peut entraver la liberté de religion d’une minorité ou empêcher un groupe de personnes d’avoir sa propre église« , a jugé, dès l’annonce du référendum, le président du conseil pontifical pour les migrants, Mgr Antonio Maria Sveglio. De son côté, le secrétaire général de la conférence épiscopale suisse, Mgr Felix Gmür, avait considéré que l’interdiction des minarets était « un coup dur pour la liberté religieuse et l’intégration« . 

Dimanche, 57,5% des Suisses ont accepté le projet d’interdiction de construction des minarets sur leur territoire. Pourtant, l’islam est la deuxième religion du pays loin derrière le christianisme, avec 300 000 musulmans, soit 4% de la population. 

Source : le JDD.fr 




Actu/Sport

7122009

Mondial 2010 de football: Résultats du tirage au sort
(Afrique en ligne)

Voici la composition des groupes après le tirage au sort des équipes devant disputer la phase finale de la prochaine coupe du monde de football à partir du 11 juin 2010 en Afrique du Sud.

Groupe A : Afrique du Sud, Mexique, Uruguay, France.

Groupe B : Argentine, Nigeria, Corée du Sud, Grèce.

Groupe C : Angleterre, Etats-Unis, Algérie, Slovénie.

Groupe D : Allemagne, Australie, Serbie, Ghana.

Groupe E : Pays-Bas, Danemark, Japon, Cameroun.

Groupe F : Italie, Paraguay, Nouvelle Zélande, Slovaquie.

Groupe G : Brésil, Corée du Nord, Côte d’Ivoire, Portugal.

Groupe H : Espagne, Suisse, Honduras, Chili.

Le match d’ouverture de la compétition, le 11 juin, opposera l’Afrique du Sud au Mexique.

Cape Town – Pana © Copyright Afrique en ligne 

 

 

 

Rugby 

 

La Fédération mauritanienne de rugby organisait ce vendredi 4 décembre 2009 au stade olympique de Nouakchott une deuxième rencontre de sa sélection nationale emmenée par Diallo Amadou contre l’équipe nouakchottoise des Fennecs d’Amoukrouz, dirigée par Xavier Gosseret. 

  

Pour l’occasion, les Fennecs, en ces temps de fêtes, avaient sorti leur masque fétiche et montré leurs crocs sanguinolents pour la photo d’équipe. Pensant peut être ne faire qu’une bouchée de leur adversaire, mais pêchant sûrement par excès d’orgueil. 

  

Car il en fut tout autrement. Au cours d’une belle rencontre, la Mauritanie s’imposa 7 essais à 2 contre les Fennecs, en déployant un jeu fluide, fait de passes, de raffuts, d’accélérations, qui mirent rapidement les Fennecs sur leur postérieur. 

Les Fennecs, composés de nombreux joueurs expatriés, ont certes vaillamment résisté face à toutes ces vagues déferlantes. Mais ils ne purent reprendre l’ascendant, tant la détermination et la cohésion des locaux furent fortes. Il faut aussi dire qu’ils ne pouvaient compter sur certains de leurs joueurs-clé soit rentrés en France (Baptiste, Cédric recruté à Auch), soit en déplacement (Charles, Hicham, Emeric, Colin, Babacar), ou ayant eu une panne d’oreiller ou blessé (Patrick, Kaboré). 

  

Devant une petite assistance, l’équipe mauritanienne montra qu’elle dominait son rugby et qu’elle venait de franchir une étape importante dans son essor et sa prise de confiance.  

  

Une nouvelle fois, on assista donc à une belle confrontation de style, avec d’un côté la puissance et l’expérience des Fennecs et de l’autre la vivacité et la générosité de la sélection mauritanienne. 

Les deux équipes se séparèrent dans un profond respect mutuel, lors du traditionnel couloir de fin de rencontre. 

  

En deux mois, les progrès dans le niveau de jeu est considérable et laisse augurer de belles confrontations lors des déplacements des Fennecs et de la sélection nationale en 2010, dans les pays de la sous-région. Il convient ici de remercier les deux Régis, qui officient tout au long de l’année comme arbitre, tant pour les entrainements que pour les rencontres. 


La troisième mi-temps se fera pour tous le soir même dans le cadre de l’assemblée générale du club des Fennecs, au grand plaisir des toujours plus nombreux joueurs Nouakchottois, heureux de communier dans l’esprit de partage et de convivialité, typique de ce sport fraternel qu’est le rugby.
 

  

  

Composition des équipes (XV de départ et remplaçants) : 

  

Mauritanie  : Yasser, Tommy, Mohamed, Cissoko, Yahya, Samba, Fall, Chico, Tandia, Karim, Jiddou, Yacoub,  Alpha, Papys, Cheikhna (Daco, Djax, Yacouba,  

 Medine, Dosset, Dallus, Sileze, Maaouyia,  Hadramy, Hafed, Djibi) 

  

Fennecs : Alexandre, Hami, Denis, Fred,  Daniel E., Julien, Christophe,  Xavier,  Thomas, Jaafar, Pierre, Daniel C., Michel, Ihab, Rayan  (Sidi Mohamed, Sidi Samba, Wague, Fassa).

Source : La Tribune n°478







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