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Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

1122009

Des  outils modernes  contre la gabegie La démocratie moderne ‘adopte’ de nouveaux outils, de nouveaux concepts tels que la gouvernance électronique, contrôle citoyen. Ces concepts peuvent être regroupés sous  l’intitulé de ‘droit à l’information’.  Nous sommes en retard dans  ces domaines. Pourtant, le contrôle citoyen a été bel et bien abordé il y a deux ans  de cela. Il a été discuté dans des altiers et validé  par des acteurs sensibles à cette  question.  Le contrôle  de l’action des pouvoirs publics par la société civile mauritanienne, voire par les citoyens eux-mêmes, était pour ainsi dire, en 2007,  une  ‘directive’  préconisée par la Banque mondiale et le PUND.  Depuis lors, aucune action concrète   n’a été signalée.  Généralement, «le contrôle citoyen de l’action publique renvoie au pouvoir et à la capacité qui sont donnés aux citoyens de demander aux agents des services publics (y compris les élus locaux) et aux fournisseurs de services de rendre des comptes, ce qui implique qu’ils doivent répondre de leurs politiques, de leurs actions, de leurs comportements et de l’utilisation des fonds. Il nécessite un  engagement des citoyens à appuyer l’action de l’Etat et des collectivités par un contrôle constructif. Contrôle citoyen ne signifie pas usurpation ou remise en cause de prérogatives mais renforcement de l’action des agents publics/élus. Il est bénéfique pour le citoyen et le service ou agent public: meilleur ciblage des besoins et meilleure performance du service public ; il est facilité par un engagement volontaire des agents du service public et/ou des élus locaux». (NDR). En gros, le contrôle citoyen  nécessite, dans certaines circonstances, la gouvernance citoyenne  électronique pour dénoncer  toute dérive dénonciable. 

Malheureusement, le taux d’utilisateurs de l’outil informatique, en Mauritanie,  reste en déca des espérances. Le taux d’usagers de l’internet demeure aussi ‘excessivement’ faible.  En Inde, la loi exige  clairement le droit à l’information. Dans ce pays qui est sur le bon chemin du développement économique, Frédéric Bobin  souligne, à cet égard,  dans une chronique expliquant  l’expérience salutaire  de l’action citoyenne,  parue  il y a peu dans le journal le monde qu’ « en 2005 une loi consacrant formellement ce droit – sous certaines réserves liées à la sécurité nationale -, prévoyant même des pénalités financières pour sanctionner tout fonctionnaire qui refuserait d’accéder aux requêtes des citoyens. En l’espace de trois ans et demi, deux millions de saisines au nom du « Right to information »  (RTI) ont été enregistrées. De nombreux cas de corruption ou de détournement de fonds publics ont été ainsi démasqués. Le premier ministre de l’Etat du Karnataka s’est fait pincer pour avoir dépensé 240 000 euros en travaux de réfection de sa résidence. Dans ce nouveau climat, les juges de la Cour suprême se sont sentis obligés de rendre public leur patrimoine ». Il ajoute  en rapportant l’action citoyenne  d’un ‘académicien’  indien à la retraite  que :   « la  connexion  d’un  universitaire à l’internet  marchait mal. Celui-ci   a appelé le service concerné, mais ‘il s’est  fait   balader  comme une balle de ping-pong’.  Il a  alors déclenché la requête RTI en demandant : « Quelles ont été les étapes du suivi de mon dossier de réclamation ? Qui sont les agents concernés ? Pourquoi n’ont-ils pas été  sanctionnés pour n’avoir pas honoré leurs obligations ? » Deux jours plus tard, le problème était réglé. » Poursuit le retraité. 

Chez nous, l’internet ne suit guère une  régulation objective  et chaque opérateur fait ce qui lui semble bon sans dérangement significatif.  La connexion est lente et les cahiers des charges ne sont que  difficilement respectés par les opérateurs de la télécommunication.  Ainsi, le service fourni  est loin d’être acceptable. Une semaine, peut être  deux, pour la réparation de la ‘connectivité’ locale.  m_barrada@yahoo.fr Source : La Tribune n°477 




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

1122009

Et de trois ! AQMI passe à une nouvelle forme de violence en Mauritanie : le rapt de civils occidentaux. Avec l’enlèvement des trois espagnols membres d’une organisation humanitaire, les combattants de AQMI opèrent une forme autre que celles utilisées en Mauritanie. 

Après avoir attaqué des garnisons militaires et tué des soldats mauritaniens, assassiné froidement quatre touristes français (décembre 2007), un citoyen américain (juin 2009) et fait exploser un kamikaze en plein Nouakchott, voilà que des occidentaux sont enlevés. Et ce au moment où les autorités pensent avoir tout mis en œuvre pour empêcher AQMI d’agir en toute tranquillité. 

On peut toujours se dire qu’aucun Etat au monde ne peut être sûr à 100%, mais là où l’on attend les autorités, c’est la suite. Est-ce que les autorités sécuritaires pourront identifier les auteurs, les localiser et éventuellement les arrêter. On verra dans les heures qui suivent. 

En attendant, arrêtons-nous un moment. Le 5 juin 1005, une garnison mauritanienne est l’objet d’une violente attaque qui fait quinze morts au moins parmi les nôtres. Le 24 décembre 2007, quatre touristes français sont assassinés sur la route de l’Espoir, à quelques enjambées d’Aleg, la capitale régionale. Le 27 décembre 2007, ce sont trois soldats mauritaniens qui sont tués à Ghallawiya. En février, mars et avril 2008 ce sont des échanges de tir en pleines rues de la capitale. Puis le 14 septembre 2008, c’est à Tourine que la Mauritanie reçoit le coup le plus dur avec la perte de 12 soldats dans des conditions horribles. Le 23 juin 2009, un citoyen américain, résident en Mauritanie est assassiné dans une rue du Ksar. Le 8 août 2009, un kamikaze se fait exploser aux abords de l’Ambassade de France. Et maintenant, dimanche 29 novembre 2009, trois citoyens espagnols sont enlevés sur la route Nouadhibou-Nouakchott… attaques meurtrières, assassinats, kamikaze et enfin enlèvements. Finalement tous les actes auront été utilisés par AQMI en Mauritanie. 

C’est la guerre totale. A cette guerre totale quelle doit être la réponse ? Elle est d’abord sécuritaire. Les autorités qui ont déployé tant d’efforts depuis un certain temps, doivent réactiver les réseaux de l’extérieur pour reprendre l’initiative. Peut-on dire que la police a fait les mêmes progrès enregistrés au niveau de l’Armée ? en attendant de voir la mise en œuvre du nouveau corps chargé de lutter contre l’insécurité en général, sur les routes en particulier, ne doit-on pas se demander à quoi servent tous ces postes de contrôles, viviers de corruption ? 

A cette guerre totale, il faut répondre aussi par un élan de solidarité nationale. Refuser à notre pays d’être pris en otage par une poignée de criminels qui ont décidé d’en découdre avec la société. Reconstituer le front intérieur. Mettre les moyens pour ce faire. 

A cette guerre totale, il faut répondre par la fermeté et la solidarité. Entre nous. Mais aussi avec nos voisins. Le danger est transfrontalier. La réponse doit l’être. 

Les espagnols sont venus chez participer à l’entretien de l’espoir qui revit en ces jours. Ils ont soigné ici, calmé la faim là, cajolé un enfant ici et là… Les malfaiteurs sont venus tuer, détruire et annihiler tous les espoirs. 

Ceux qui tuent, n’ont d’autre chose à proposer que la mort. Et nous voulons la vie.

Source : La Tribune n°477




Politique

1122009

 

 L’opposition critique et tend la main mais a-t-elle les moyens de dialoguer ? 

 

Le chef de file de l’opposition Ahmed Ould Daddah était absent à la cérémonie de levée des couleurs marquant la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie. Candidat malheureux à la présidentielle du 18 juillet 2009, le président du RFD avait contesté les résultats de ce scrutin rendu possible par les accords de Dakar dont il était pourtant signataire.   

Le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, était, lui, à la levée des couleurs aux côtés du président du sénat, Bâ Mamadou dit Mbaré qui avait eu la charge de la présidence de la République par intérim à la veille de cette même élection. Fervent opposant connu pour sa fougue de tribun, le leader de l’APP avait prononcé, début novembre, un discours de rentrée parlementaire qui s’est révélé conciliant à l’endroit d’un pouvoir qu’il avait à l’origine désavoué. 

Le 26 novembre 2009, à la veille de l’anniversaire de l’indépendance l’opposition, y compris pourtant l’APP, a publié un communiqué pour dénoncer le caractère dangereux d’une «dérive totalitaire» du pouvoir «consistant à violer systématiquement la constitution, les lois et règlements et à pervertir le système électoral, prolongeant ainsi le régime d’exception». 

Signée par une douzaine de formations politiques,  cette déclaration se veut un «appel au dialogue» mais en même temps une critique voilée des actions du pouvoir actuel. 

Un appel au dialogue parce que dans la déclaration les partis de l’opposition invoquent une préoccupation et des sentiments patriotiques, «loin de tout calcul politicien» et se disent «persuadés que la majorité actuelle est incapable de faire face à elle seule aux multiples défis.» Ainsi, pensent-ils, «il est impératif d’instaurer un dialogue politique apaisé entre tous les acteurs politiques, pour aboutir à un mode de gestion concertée des grands problèmes auxquels le pays fait face.» 

Curieuse manière de tendre la main la première pour une opposition qui commence sa déclaration par la mention : «pouvoir issu de l’élection contestée du 18 juillet 2009». Cet appel au dialogue serait-il à inscrire comme une reconnaissance de facto d’un Président de la République que cette opposition continue de qualifier de «général Mohamed Ould Abdel Aziz» ? 

On sait qu’avec la présence désormais de Messaoud Ould Boulkheir aux côtés du pouvoir au-delà de son caractère officiel, eu égard au statut de président de l’assemblée nation du dirigeant de l’APP, réduit les forces et ardeurs d’une opposition que l’on avait cru déterminée à barrer la route aux militaires. Mais il s’avère que les grands partis symbolisant cette opposition ont toujours péché par les conflits de personnalités de leurs dirigeants qui, à chaque fois qu’ils ont essayé de les surmonter, ont fini par se laisser dominer par l’illusion d’accéder individuellement au pouvoir.  Des problèmes de confiance mutuelle seraient d’ailleurs à la source de ce qui se passe actuellement : l’APP qui préfère conserver sa place privilégiée avec la bénédiction de ses principaux dirigeants : Messaoud Ould Boulkheir et Khalil Ould Tiyyib alors que du côté de la CLTM de Samory Ould Bèye que l’on peut considérer comme l’aile syndicaliste du parti, l’on fustige une trahison des alliés, en l’occurrence du RFD, dans la bataille de la sénatoriale passée. 

«Toutes les tendances du FNDD ont comploté contre Messaoud» avait déploré ce leader d’El Horr au lendemain de l’échec de l’opposition au renouvellement partiel du sénat qui a vu une ascension de l’Union pour la République, parti du pouvoir actuel. Pour Ould Bèye  «le Front National Pour la Défense de la Démocratie avait comploté contre le candidat Messaoud Ould Boulkheir à l’occasion des dernières élections présidentielles et a œuvré pour lui barrer la route au profit du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.» 

Vraies ou fausses, de telles déclarations en disent long sur la santé de l’opposition. Car  en 1992 déjà, «la majorité de ces forces politiques avaient œuvré pour empêcher Messaoud d’être candidat», dit encore le syndicaliste qui soutient que celui-ci «était le leader incontesté et le pilier central de l’UFD». «Ils avaient imposé M. Ahmed Ould Dadah, lequel était pourtant extérieur au parti.» Dénonce-t-il. 

 

Mêmes réflexes, aucune leçon 

 

Le FNDD face à Mohamed Ould Abdel Aziz aura donc été ce fut l’Union des Forces Démocratiques face à Maouya Ould Sid’Ahmed Taya : un cocktail de fortes personnalités adossées chacune à ses vieilles idéologies et incapables de se sacrifier pour conquérir le pouvoir. 

Le même éclatement qu’a connu l’UFD après 1992 sera réédité en 2009 du côté de l’opposition (FNDD et RFD) qui fut un mélange de rescapés du système et de leurs anciens rivaux politiques : Yahya Ould Waghf, Boidiel Ould Houmeid, Sidney Sokhna, d’un côté et Messaoud Ould Boulkheir, Mohamed Ould Maouloud, puis Ahmed Ould Daddah de l’autre. Une alliance contre nature qui n’avait pas grande promesse dans l’arène face à un général déterminé à humilier tous les hommes politiques qui se croient populaires. Mais aussi un manque d’évolution, coupable de cette même opposition qui continue à faire du remplissage en s’affichant avec des partis ou formations politiques sans présence ni poids significatifs. Les formations suivantes donnent l’impression du quantitatif. Alliance pour la Démocratie en Mauritanie – ADEMA, Le Parti de l’Alternative, Avant-garde des Forces du Changement Démocratique – AFCD, DEKAALEM – Rassemblement Démocratique pour le Renouveau de la Mauritanie, Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice – IMEJ, l’Union Nationale pour l’Alternance Démocratique – UNAD. Tout ceci comme s’il fallait faire feu de tout bois alors que les principaux partis de l’opposition sont excavés : le RFD, l’APP et l’UFP ont connu de sérieux revers avec le phénomène Aziz. Récupérations de cadres et descensions internes ont été le lot les grandes figures de cette opposition traditionnelle. 

 

Dialoguer autour de quoi ? 

 

Que cette opposition soit disposée aujourd’hui au dialogue n’est-ce pas une reconnaissance de sa propre faiblesse alors même que celui dans le camp de qui est la balle pour ce dialogue a déclaré que la question d’une participation de l’opposition au gouvernement n’est pas à l’ordre du jour. Là où l’opposition pense devoir «aboutir à un mode de gestion concertée des grands problèmes auxquels le pays fait face», Mohamed Ould Abdel Aziz prétend avoir réussi : à Rosso, deux jours avant la commémoration de l’indépendance, il disait poursuivre la lutte contre la gabegie en mettant en garde « ceux qui pensent que le fait d’appartenir à la majorité prémunit contre les poursuites en cas de détournement», ou encore en divulguant les cas des directeur du budget et celui de la CNSS limogés visiblement pour fautes graves de gestion. Sans compter l’évocation des «hommes d’affaires coupables d’organiser des fuites frauduleuses de capitaux à l’étranger (qui) seront poursuivis et sévèrement punis». 

Encore une fois, la tache revient à cette opposition qui s’est employée dans son communiqué à des critiques voilées de l’action de Mohamed Ould Abdel Aziz. Celui-ci dit continuer le combat contre la gabegie. Dans la pratique, ce combat est affiché par les arrestations et mises en examen d’anciens cadres ou d’hommes d’affaires du système Taya. Et l’opposition de s’indigner contre «l’intimidation de l’élite politique administrative et économique», allusion certaine à l’affaire Ould Nagi, cet ancien gouverneur de la BCM et ministre du régime Ould Taya. A moins que l’opposition ne veuille faire de ce genre de cas un cheval de bataille, sa prise de position face à de telles affaires devrait se faire plus lucide : demander une justice équitable et sans pression. Sinon plus audacieuse : dénoncer les favoritismes dans le traitement des dossiers, s’interroger sur pourquoi un tel et non un tel autre, entreprendre ses propres investigations et, pourquoi pas révéler elle-même les scandales pour montrer une nouvelle manière de s’opposer en Mauritanie. Et à propos, cette opposition n’a pas osé dire ouvertement ce qu’elle entend par «graves concessions au détriment de la souveraineté nationale». S’il s’agit de l’histoire des vallées fossiles, un projet qu’Abdoulaye Wade a été obligé d’étouffer dans l’œuf il y a bientôt dix ans pour éviter un nouveau conflit entre le Sénégal et la Mauritanie, l’opposition a-t-elle préféré s’en tenir à l’allusion, histoire de ne pas blesser le voisin qui lui a permis de sortir honorablement de la crise politique ? Ou bien cette opposition manque-t-elle d’arguments suffisamment ficelés pour démontrer un anti patriotisme d’un régime dirigé par un général converti en civil ? 

 

Et avec quels arguments ? 

 

Si tant est qu’elle a le souci de «sauvegarder la souveraineté du pays et restaurer ses rapports équilibrés avec les grandes puissances et les pays voisins», l’opposition n’a-t-elle pas laissé suffisamment de marge de manœuvre à son rival ? Ould Abdel Aziz a pu très vite se faire accueillir par la France et l’Espagne et relancer la coopération militaire avec la première. C’est dire que cette conquête de certaines puissances le renforce davantage face à une équipe de l’opposition qui avait passé presque une année depuis le coup d’Etat du 06 août 2008 à chercher à convaincre la communauté internationale de faire échouer les putschistes. En plus, les pays voisins n’ont nul intérêt à se mettre dans le dos un pouvoir qu’ils considèrent de facto comme régulièrement élu. 

Mais en prétendant «préserver et consolider les acquis démocratiques en mettant l’accent sur la défense des libertés individuelles et collectives et les droits humains», l’opposition s’installe dans la machine à broyer. De quels acquis démocratiques pourrait-il s’agir dès lors que l’on pense que le putsch est anticonstitutionnel, que ses effets sont antidémocratiques et surtout que le «pouvoir issu de l’élection contestée du 18 juillet 2009 se caractérisent par une dangereuse dérive totalitaire consistant à violer systématiquement la constitution, les lois et règlements et à pervertir le système électoral, prolongeant ainsi le régime d’exception» ? Ce manque de cohérence laissera-t-il à l’opposition la chance de «mettre un terme définitif à l’intrusion de l’institution militaire dans la vie politique et (de) définir sa place et son rôle dans l’édification d’une Mauritanie démocratique» ? 

Ou alors, la fragilité même de certains de ses élus, révélée à travers les débauchages et achats des consciences aux veilles d’élections, n’est-elle pas le principal frein qui empêche de «réviser de façon concertée le système électoral pour garantir aux élections la crédibilité et l’équité nécessaires et assurer les chances d’une alternance politique véritable, comme préalable à toute nouvelle échéance électorale, conformément à l’esprit et à la lettre de l’accord de Dakar» ? 

De tels écueils sont en vérité l’expression d’un essoufflement de l’opposition qui a tout intérêt à se faire du sang neuf à défaut de devoir renaitre sur les cendres de ses fondateurs qui n’acceptent pas encore leur mort politique depuis un certain 18 juillet 2009. 

 

Kissima-Tocka

Source : La Tribune n°477




Faits divers de la Tribune

1122009

 

Méderdra : des crimes, le jour de la fête   

D’habitude c’est le sang des moutons qui coule pendant les fêtes, mais cette fois-ci du sang humain a été versé à Bounama et Nabsatt, deux  localités situées à quelques 25km de Méderdra dans le Trarza. 

Après la grande prière, M. Ould Vall, à bord de son véhicule de type Hilux D8 a usé de son arme à feu pour tirer sur trois personnes dont El Ghadi O. Chreif et Depute O. Boihim qui ont été gravement blessés. Les victimes sont acheminées d’urgence au CHN à bord d’une ambulance deux heures après la fusillade. 

Et le troisième qui a reçu la balle dans la tête est mort sur le champ alors qu’il était entrain d’égorger son mouton de fête en présence de ses enfants. Informées,  la gendarmerie et les autorités de la ville se sont rendues sur le lieu du drame pour faire le constat et la recherche a été ordonnée. 

Selon des sources bien informées qu’on a pu joindre depuis le lieu du drame, Ould Vall et ses victimes opéraient dans le commerce et pour questions de prix ils s’étaient une fois bagarrés et O.Vall a été battu par El Ghadi, Depute et le troisième il y a de ça quelques mois. 

Pour lui, il n’a pas pu oublier le mal qu’il avait subi et il a décidé de se venger à tout prix, nous a indiqué une source. 

Dans ce cas, l’auteur du crime s’est payé une voiture la semaine dernière pour commettre cette opération a précisé la même source. 

Après avoir commis son crime, il a pris la fuite à bord de sa voiture qui a été retrouvée par la gendarmerie le 28 novembre 09 en panne de carburant à 7km au nord de la ville de Rosso aux environs de 16 heures. Quant à lui, il a été épinglé le même jour par les services de sécurité vers 22heures dans un quartier de Nouakchott. 

Crime d’EL Mina : Précision sur Bâ Hameth le meurtrier de Saïga.  

Hameth Bâ, qui a tué son compagnon de longues dates, le caïd et multirécidiviste Saïga Ould Bâ suite à une altercation autour d’un butin qu’ils avaient chipé,  dimanche 22 novembre 09, avait été libéré une semaine avant par la police parce qu’il est séropositif a indiquée une source bien informée. 

Et pendant le ramadan dernier, il a été déféré devant le procureur de
la République par le Commissaire du Commissariat de police d’Arafat 1, suite à un vol à main armée. Mais il fut très tôt libéré pour rejoindre ses amis et reprendre de plus belle son chemin vers le « maquis ». 

Palais de Justice : Libérés puis récupérés ! 

Mohamed M.O.T, Mohamed O.B et Hassan O. Mohamed M, ce trio qui semaient la terreur dans les quartiers d’Arafat en opérant à bord d’une Mercedes aux vitres noires fumées délogé par les limiers d’Arafat 1 suite à des recherches musclées. Déféré devant le parquet puis retourné au commissariat de police pour complément d’enquête le 19 novembre 09. Après le complément d’enquête, le trio a été déposé au palais le 22 novembre 09.  Libéré, selon une source judiciaire par insuffisance de preuves. 

Fait qui a soulevé la colère des victimes et de leurs proches qui se sont manifestés devant le palais de la justice et le commissariat d’Arafat 1. 

Vue l’ampleur des dégâts causés par le trio et la fronde des victimes qui sont plus d’une quinzaine dont l’une d’elle à savoir Benta Mint Brahim est toujours hospitalisée, la justice a ordonné à ce que les malfrats soient arrêtés puis coffrés à la prison centrale de Dar Naim. Et ça a été chose faite selon nos sources. 

Polyclinique : Où Nahi a-t-il passé la fête ? 

Nahi, jeune malfrat à la force d’un lion et chef d’un gang tentaculaire qui rafle tout sur son passage et qui a l’habitude de ne laisser aucune chance à toute personne qui lui coupe la route est mal tombé ce jeudi 26 novembre 09, à 19 heures.  Il avait serré un soldat pour lui tirer son portefeuille alors que ce dernier était entrain de négocier avec un commerçant sur le prix d’un boubou. Le soldat très attentif n’a pas laissé son espoir fracasser par ce larcin qu’il a pris la main dans le sac. Il le maîtrisa puis le ligota devant une grande assistance avant d’appeler le chef d’un poste de police qui était positionné dans les environs de la polyclinique. Transporté à bord d’une voiture de la police avec d’autres voleurs qui ont été arrêtés dans des situations pareilles. Nahi est parti passer sa fête on ne sait où ? Mais la grande question que se posait l’une des victimes de Nahi est la suivante : »Sera-t-il jugé cette-ci ou sera-t-il libéré comme d’habitude? 




Randonnée dans les tréfonds d’une immoralité ambiante

1122009

Deux décennies de dépravation des mœurs ne sont pas rien, dans l’histoire d’une Nation, qui vient de souffler ses quarante-neuf bougies. Vingt ans c’est l’âge d’un jeune homme à l’aurore de sa vie, plein d’énergie et d’ambition. Cette période fut une parenthèse historique des plus immondes, mais une parenthèse qui a du mal à se refermer, s’entêtant à rester ouverte contre vents et marées. Sadique, elle veut continuer son entreprise destructrice, du fragile édifice moral qui nous reste en guise de… moribond héritage.

Une parenthèse qui continue de jeter de tout son dévolu pour demeurer ouverte et ce, contre les lois de la ponctuation et de la ‘bienséance linguistique’. Qui ne sent pas aujourd’hui, les effets nocifs de cette période décriée pas les uns et encensée par les autres, ces même autres qui empêchent la triste parenthèse historique de se refermer suivie d’une phrase qui augure d’un nouveau chapitre plus subtil et plus intéressant à vivre. Qui ne voit pas défiler devant lui, jour et nuit, les images les plus inimaginables d’une ‘amoralité’ érigée en charte morale incontournable. Qui ne se sent pas embarqué, souvent contre son gré, dans une conspiration contre toutes les valeurs et les coutumes que nous ont léguées nos ancêtres.  Qui ?!

Mais nous sommes hélas, dans un monde en pleine course contre la montre, dans un environnement complètement hostile au recul et à la méditation sur toutes les actions qu’on fait chaque jour que Dieu fait. Pas de temps pour le regret encore moins pour la révolte. Alors on se cache derrière un voile trompeur, qui nous permet de se muter le temps d’un complot contre une morale à bout de souffle, poignardée et abattue par une mosaïque de fausses valeurs. A défaut de ‘pouvoir de puissance’ on demeure immobilisée par cette horde d’immoraux plus puissants et plus atroces. Le recul s’impose et la mélancolie prend le dessus. Et ainsi va la vie… « Vienne la nuit sonne l’heure. Les jours s’en vont (on) demeure ».

Momme Ducros.

La Tribune n°477




L’imitation tue la conscience

1122009

Depuis que Mohamed Ould Abdel Aziz s’est rendu à l’improviste dans un établissement scolaire à Nouakchott, il se passe comme un vent d’imitation du geste fortuit. Des ministres ou des préfets s’emploient  à visiter inopinément des services relevant de leurs  départements.  Du coup les gens ont peur. Des directeurs départementaux, des proviseurs  d‘ écoles, pour ne pas risquer leur position, n’ont pas hésité à faire signer à leurs ‘subalternes’ un acquit de responsabilité en cas de retard ou  d’absence. Certains poussent le zèle jusqu’à encourager les élèves à aller dénoncer les absentéistes auprès des responsables du département (préfet, DREN, etc.).  C’est à se demander si nos responsables ne ratent pas par cette manière de faire leur objectif.  Si tant est qu’ils ont l’intention d’amener les fonctionnaires à  mettre du sérieux dans ce qu’ils font, il ne sert à rien,  par exemple, qu’un préfet flanqué d’un soldat vienne  à l’improviste dans une école.  Au contraire pareille initiative n’aura pour effet immédiat que de semer  la trouille ; et ce,  avant même que le directeur, les surveillants et les enseignants comprennent que le représentant du pouvoir exécutif dans leur zone  n’est pas venu pour envoyer quelqu’un derrière des grilles. En vérité, en imitant le Président mauritanien dans certains de ses comportements symboliques,  nos responsables se croient obligés de jouer à la place des autres leurs rôles respectifs en matière de travail. Ce qui normalement pourrait donner l’impression aux superviseurs des services, inspecteurs départementaux et contrôleurs qu’on leur marche sur les plates-bandes.

 Pour que les enseignants s’acquittent de leur devoir, point besoin qu’ils croient à chaque fois qu’il y a l’épée du préfet,  du wali ou du DREN qui plane sur leurs tête. Ils n’ont même pas besoin de croire que c’est le président qui va les sanctionner s’ils sont laxistes !

Un devoir ce n’est fait ni pour le Président de la République, ni pour échapper aux griffes du supérieur,  ni parce que l’on a peur. Un devoir se fait par respect des  bonnes injonctions de sa propre conscience. Cultiver cela dans les mentalités du mauritanien suppose un principe : les rapports dans l’administration ne doivent pas être fondés sur la peur mais sur le respect mutuel. Sinon on reviendra à des scènes de l’ère Maouya. Le ‘kitab’,  ‘l’internet’, entre autres faits d’inspiration du président de l’époque,  étaient devenus des prétextes pour ceux parmi les responsables et auteurs d’initiatives  qui répétaient ces mots à tue-tête de rester dans les grâces du chef. Alors, il ne faut pas qu’en se présentant en catimini dans un service nos responsables croient rester dans les grâces de Mohamed Ould abdel Aziz. Car imiter, c’est tuer sa propre conscience et manquer d’initiative.

Kissima

Source : La Tribune n°477




NTIC/Moyen-Orient et Afrique du Nord

1122009

 

 Formation aux options de la toile 

Du 20 au 23 novembre 2009, s’est tenu à Istanbul en Turquie un séminaire sur la communication par les nouvelles technologies de l’information. Organisée à l’intention d’universitaires,  de personnalités de la société civile et  des medias, cette rencontre a porté sur certaines applications de la toile. Il a été notamment question des opportunités des options et applications winger :  twitter, facebook, iphone,  et autres. 

Les applications twitter et iphone très utilisés aux USA ont été explicités aux participants afin de leur permettre d’en comprendre les avantages. Par exemple twtter s’est rendu célèbre à travers le monde pour avoir été la première application à donner l’information sur l’assassinat de Benazir Butho l’ancienne Premier ministre du Pakistan. Autre preuve donc de sa rapidité et de son efficacité en matière de transport des informations : elle  adonné l’occasion à des membres de l’opposition d’échanger des informations interdites par le pouvoir  et de les envoyer  aux media ;   sans compter que c’est grâce à twitter qu’un américain a pu éviter de se faire envoyer en prison par les policiers qui venaient de l’arrêter : il a envoyé des informations à ses amis qui ont pu apporter à temps les preuves de son innocence. 

Selon le formateur libanais, Mohamed Najim cette application twitter permet d’utiliser au maximum 140 caractères pour envoyer  un message.  En arabe ce volume est de 70 caractères. Il est clair cependant que son application dans le monde arabe est encore très limitée. 

Quant à l’application Iphone, il a été fait état de son efficacité du fait des résultats prodigieux qu’elle a permis à l’équipe de campagne de Barack Obama de réaliser durant la présidentielle aux USA. M. Sam Graham-Felsen, directeur des stratégies de planifications et des recherches à Blue State digital  qui a  travaillé dans la campagne du président américain, cette application a rassemblé plusieurs milliers de personnes autour du programme de son candidat dont il fut le directeur de campagne électronique,  parvenant à les convaincre en un temps record. 

Plusieurs autres options ont été abordées : les options multimédia ont été largement débattues pour familiariser les participants avec l’usage des outils de la nouvelle technologie de l’information. 

La rencontre qui a rassemblé des participants issus du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord a été organisée par  le groupe Aswat en collaboration avec le National Democratic  Institute. 

 « ASWAT » se veut un site d’expression et d’échange d’idées, de connaissances et de regroupement d’informations pratiques. Il constitue  une ressource pour encourager les gouvernements à prêter d’avantage d’attention aux attentes des citoyens. « Et, ce avec plus de transparence et de pragmatisme dans la concrétisation de buts essentiel pour le bien-être de leurs populations. » 

Pour cela il a pour option d’encourager le dialogue et l’échange d’idées relatives à la politique de réforme au sein du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. 

Quant au NDI, il s’agit d’une ONG américaine qui encourage et soutient toutes les initiatives démocratiques à travers le monde. 

K.D

Source : La Tribune n°477 




Atelier de clôture du projet de partenariat AFCF – PASOC

1122009

 

 L’atelier de clôture du projet de partenariat entre l’Association des Femmes Chefs de Familles ( AFCF ) et le PASOC s’est tenu le lundi 30 novembre 2009 dans un hôtel à Nouakchott. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Aminetou mint el Moctar, présidente de l’AFCF. Dans le mot prononcé pour la circonstance madame Aminetou a dit : « c’est pour moi un grand honneur de m’adresser à vous, au nom de l’équipe de l’AFCF et en mon nom personnel, à l’occasion de cette journée de restitution de l’ensemble des activités du projet AFCF/ PASOC sur l’amélioration des lois et la levée des réserves sur
la CEDEF, la sensibilisation sur les droits humains, et particulièrement ceux de la femme. » Etaient également présents à cet atelier le représentant du PASOC, de l’union européenne, le président du FONAD et d’autres représentants de la société civile. La coordinatrice du projet PASOC, madame Salimata Sy a présenté un exposé sur le projet. Elle a expliqué les raisons qui les ont poussés a choisir les thèmes suivants : La vulgarisation et l’amélioration du code du statut personnel, la sensibilisation des populations sur les mécanismes de protection des droits humains, l’ ouverture des débat sur les réserves de
la CEDEF ( Convention contre toute forme de discrimination à l’égard des femmes) avec les oulémas , les parlementaire et les avocats, la promotion d’un plaidoyer au prés de tous les acteurs concernés par la levée des réserves sur la convention relative à toutes les discriminations à l’égard des femmes et enfin l’utilisation des médias et de la presse pour faire passer le message cible. Puis elle est revenue sur les objectifs, les activités, les contraintes rencontrées, les résultats, les leçons apprises et les perspectives. Ce projet qui s’étend sur une durée de 12 mois a eu du mal à démarrer à cause de la crise politique que vivait le pays à ce moment la. La non implication des oulémas dans l’élaboration du projet s’est avéré impossible car ils représentent l’élément de base de notre société. De ce fait sans eux aucun projet de société n’est envisageable dans notre pays. Ainsi des ateliers de formation ont été organisés sur les techniques d’animation, de sensibilisation, de lobbying et de plaidoyer. En effet 36 personnes ont suivi cette formation soit 50% de plus par rapport aux prévisions. Les 9 moughataa de Nouakchott sont concernées par ce programme, 24 animateurs techniques devraient être formés, 1920 personnes à sensibiliser dont 75% sont des femmes, 40élus politiques et personnes ressources. Ce projet a permis de sensibiliser 16000 personnes (acteurs politiques, élus locaux, parlementaires, oulémas, personnes ressources et responsable d’ONG) sur la promotion des droits de la femme et le renforcement de ses capacités. De vulgariser la question genre et de lutter contre les violences faites aux femmes. La présidente de AFCF a fait remarquer que la coopération et l’assistance que le PASOC a «  apporté au mouvement associatif mauritanien a une particularité qui la rend encore plus efficace. » En effet a-t-elle ajouté « la femme mauritanienne, comme la plus part de ses consœurs d’Afrique et du monde Arabe, restée longtemps maintenue « hors du circuit de responsabilité et des centres de décision », de la méconnaissance des juridictions nationales et l’absence de l’application de ce qui existe déjà comme lois, sont un handicap à la promotion et sa marche vers l’égalité et l’émancipation. » 

 

 

 

Feinda Traore.              

Source : La Tribune n°477 




Fondation Bouamatou :

1122009

 

 Une distinction enfin ! 

Le 28 novembre a été l’occasion pour le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de reconnaitre le mérite de certaines institutions et personnalités. Si la décoration de feu Ould Awa et Ould Abbe est sans précédent, celle d’une institution comme la Fondation Bouamatou augure d’une approche nouvelle. Une approche faite de reconnaissance du mérite. En effet la Fondation est le fruit d’un mécénat d’un homme d’affaires qui a voulu partager l’usufruit de son entreprise.

Entre décembre 2000 et mai 2001, la fondation Bouamatou a reçu tout le matériel et les médicaments nécessaires pour son bon fonctionnement. Le personnel de la Fondation «a disposé des locaux et matériaux à partir du 15 juillet 2001 et durant 10 jours il s’est familiarisé avec ces matériaux et surtout il a pu s’enquérir des taches qu’on lui demande d’accomplir en s’initiant au logiciel Axis Santé que l’hôpital utilise pour la gestion médicale».

Après les préparatifs qui ont valu beaucoup d’efforts du personnel, le début effectif des activités de la fondation a eu lieu le 24 juillet 2001. C’est ce même jour qui a connu sa première intervention chirurgicale. Le programme opératoire s’est poursuivi avec une journée opératoire par médecin et par semaine. A la fin du mois de juillet, la fondation a démarré les activités du laser, du champ visuel automatique et d’angiographie. Au cours du mois d’août 2001, l’atelier des lunettes correctrices de l’hôpital a distribué sa première paire de lunettes. Deux mois plus tard, la fondation a signé avec le Ministère de la Santé et des Affaires sociales une convention de partenariat dans le cadre du Programme national de Lutte contre la Cécité.

Depuis sa création et jusqu’à nos jours, la Fondation Bouamatou est la seule organisation caritative nationale qui dédie aux populations un hôpital spécialisé qui ne demande aucune contrepartie financière pour ses services. Pourtant, le tarif moyen d’une consultation en Mauritanie est de 3 000 UM. Celui d’une intervention chirurgicale est de 50 000 UM. Et celui d’une mission chirurgicale à l’étranger est de 350 000 UM. Cet hôpital reçoit les patients qui lui sont envoyés par toutes les structures sanitaires. Il est entièrement informatisé. Il fonctionne en réseau. Il offre des services qui concernent tous les types de prestations médicales et chirurgicales en ophtalmologie. Il utilise les dernières nouvelles technologies utilisées dans le domaine de diagnostic et de la thérapie ophtalmologique. Il met à la disposition de ses patients un laboratoire et un service de radiologie à usage multiple. Ceux-ci se trouvent au sein de l’hôpital pour que les patients n’aient pas à se déplacer aux autres hôpitaux pour effectuer des examens complémentaires parfois coûteux. Le service d’hospitalisation compte une vingtaine de lits à la disposition des patients. Ceux-ci jouissent d’une cuisine qui leur sert gratuitement tous les repas durant tout leur séjour hospitalier.

Pari gagné:

Dans son plan d’action, la Fondation Bouamatou s’est fixée des objectifs à atteindre. Elle a pour objectif principal de contribuer à la prévention de la cécité en Mauritanie. Elle vise à rendre accessible à la population la plus démunie les traitements les plus modernes. A promouvoir le développement de l’ophtalmologie (dans ses dimensions cliniques et de santé publique) en Mauritanie. A mettre en place des services de chirurgie proposant des prestations abordables pour la population la plus défavorisée, garantissant un taux de succès élevé et accessibles aux populations de Nouakchott dans un premier temps puis progressivement à toute la population Mauritanienne.

Selon son plan pour 2009, la fondation prévoit plus de 30.000 consultations ophtalmologiques ; 5 000 interventions chirurgicales, 6 000 consultations d’anesthésie, 500 examens radiologiques, 1200 examens de laboratoire, 5 000 distribution de lunettes. Elle compte assurer une formation continue pour le personnel médical et para-médical de l’hôpital ophtalmologique au Centre de Formations de Nouakchott et à l’étranger.

Rien qu’entre janvier et août 2009, l’hôpital ophtalmologique a enregistré plus de 17.000 consultations ophtalmologiques. S’ajoutent à cela les 5.000 consultations d’anesthésies, les 3.000 interventions chirurgicales et les 10.000 examens ophtalmologiques. La distinction encouragera peut-être le mécénat dont a tant besoin notre pays.

Source : La Tribune n°477




49ème anniversaire de l’indépendance :

1122009

49ème anniversaire de l’indépendance : 

Quoi de neuf dans le style ? 

 

Des inaugurations comme il y en a déjà eu à cette occasion. Des voyages de responsables pressés d’en finir. Une levée de couleurs à laquelle tous les responsables sont conviés. Quoi de neuf par rapport à ce que les Mauritaniens ont déjà vu pendant la célébration de l’indépendance nationale ? 

Le 26 novembre, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz est à Rosso où il préfère se rendre par hélicoptère. Pas de places pour les fêtes tout au long de la route reliant la capitale Nouakchott à la ville de Rosso. Sur place, pas de cérémonial excessif. Sur la piste, beaucoup de monde certes : des responsables mais surtout une population venue acclamer Ould Abdel Aziz. Sans grandes formalités, le Président se paye un bain de foule à sa descente d’avion. Puis direction le kilomètre 6 de la route Rosso-Nouakchott. C’est là qu’il donne le coup d’envoi des travaux de construction d’une nouvelle ville. Juste sur les lieux qui servaient de terrain de refuge pour les populations de Satara, ce quartier de Rosso inondable et toujours inondé. Une solution qu’on espère définitive. Depuis le temps que ça dure. 

Premier du genre, le projet de la ville nouvelle porte sur la mise en œuvre d’un plan d’aménagement sur une superficie de 1000 ha à partir du P.K 5 et 6 jusqu’au P.K 9 sur la route de Rosso-Nouakchott. L’aménagement est composé de 10 mille parcelles de terrain ainsi que la mise en place des annexes relatives aux infrastructures industrielles, commerciales, administratives et de services de base. C’est ce que le ministre de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Ismail Ould Bodde Ould Cheikh Sidiya a expliqué dans son discours à l’occasion. Le ministre a également souligné le rôle du projet dans la protection de la ville de Rosso, la fixation des populations et la mise en place de solutions courageuses et radicales de leurs problèmes. Il a aussi précisé que son département a élaboré un cadre juridique organisant l’urbanisme à travers la révision de textes répondant aux ambitions des pouvoirs publics dans le domaine de la réforme de ce secteur. Le ministre a profité de cette occasion pour rappeler les efforts entrepris en vue de la restructuration des quartiers précaires de Nouakchott, de Nouadhibou, de l’élaboration d’un plan de solution de la crise dans le domaine des infrastructures administratives avec le démarrage de la construction d’un complexe des départements ministériels chargés de l’économie et des finances qui viendra s’ajouter aux infrastructures inaugurés les derniers jours. Auparavant, le maire de Rosso, Pr. Fassa Yérim a salué cette importante réalisation, après avoir plongé dans les racines historiques du pays pour expliquer le rôle pionnier de la région. 

Deuxième étape du voyage, l’Institut Supérieur des Technologies nouvelles. Le Président de la République a coupé le ruban symbolique en signe de démarrage des activités de l’institut, avant de visiter le laboratoire de la géologie ainsi qu’une exposition des produits agricoles et industriels, des modèles d’activités de formation de l’institut et les salles de technologies, celles des industries alimentaires, la cité universitaire et le restaurant universitaires. 

Cet institut vise à doter le pays de compétences dans les domaines agricole et pastoral, à faciliter les initiatives publiques et privées en vue de réaliser l’autosuffisance alimentaire, à encourager les petites et moyennes entreprises existantes, à développer des produits à grande valeur ajoutée et à encourager la recherche scientifique dans les domaines cités. La capacité d’accueil de l’institut est de 250 étudiant par an et dans d’excellentes conditions et avec tous les équipements et infrastructures nécessaires comme la cité universitaire, le restaurant la bibliothèque, les salles d’informatique ainsi que les locaux administratifs et les salles de cours et laboratoires. La construction  établissement a coûté 3,2 milliards d’UM, dont 65% sur fonds propres de l’Etat, et 35% financé par la Banque Africaine de Développement et les équipements ont coûté 1,4 milliard d’UM. Une lourde ardoise qui a quand même permis la réalisation de ce joyau qui a pris la place de l’ancien lycée de Rosso. 

C’est sur ces lieux que le Président de la République a tenu une réunion avec les agriculteurs de la région. L’occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de régler les problèmes du secteur et de confirmer la mise en œuvre prochaine d’un accord entre agriculteurs, crédit agricole et ministère. 

Le Président s’est ensuite livré à la presse. En introduction, le Président Ould Abdel Aziz a rappelé à la presse qu’il ne servait à rien de faire état des mouvements de troupes avec précision parce que cela mettait en cause la sécurité du pays. Il a aussi demandé à la presse d’accompagner l’entreprise actuelle de lutte contre la gabegie. Le Président de la République a affirmé que l’époque de la confiscation des libertés est à jamais révolue et que le journaliste se doit, en contrepartie, de connaître sa mission et de l’exercer, loin de ce tout qui touche la sécurité du pays. En répondant aux questions, le Président devait annoncer certaines décisions importantes dont le transfert de sièges de la SONADER et de l’UNCACEM (crédit agricole) à Rosso. Il a ajouté que des opérations similaires relatives à d’autres organismes publics seront effectuées dans d’autres zones du pays, conformément aux besoins de développement et la nécessité de rapprocher les services publics des citoyens dans le but de fixer ces derniers dans leurs terroirs. 

La conférence insistera surtout sur les différents aspects de la lutte contre la gabegie, principal cheval de bataille du pouvoir actuel. Promettant que tout fautif sera puni selon la loi et qu’elle est «sans frontière». Il a rappelé qu’il n’est pas question ici de faire des règlements de compte citant des exemples de fonctionnaires relevés pour mauvaise gestion et qui avaient été très engagés dans la campagne du candidat Ould Abdel Aziz.
En ce qui concerne le projet sénégalais des Vallées Fossiles, le président de la République a indiqué que les rumeurs qui ont été répandues à ce sujet sont mensongères et ont été propagées par des personnes de mauvaise foi installées dans les deux pays, précisant qu’il s’agit d’un projet qui vise à détourner le cours du fleuve qui n’a pas pu voir le jour dans les temps médiocres antérieurs et qui ne pourra en aucun cas voir le jour aujourd’hui dans la Mauritanie nouvelle. 

Retour à Nouakchott, en ce jour de jeûne en signe de solidarité avec les pèlerins au moment où ils sont sur Arafa. Le Président préside une réunion du conseil des ministres. Le temps de nommer un directeur de budget et de limoger le directeur des domaines. Puis l’inauguration de la route reliant l’Etat Major de la Garde Nationale à la Polyclinique de Nouakchott. D’une longueur de 540 mètres et d’une largeur de 18 mètres, ce tronçon fait partie des travaux d’aménagement, de réhabilitation et d’extension de la voirie de Nouakchott. Dans le cadre de ces travaux, 96 km de routes sont programmées. Une importante partie de ces travaux a déjà été réalisée. Pour la réalisation de ces travaux de voirie, 8 milliards d’ouguiyas ont été mobilisés sur les ressources propres de l’Etat. La fin des travaux est prévue dans 18 mois. Les travaux sont constitués de 4 axes essentiels permettant la réalisation de 56 km de routes nouvelles, la réhabilitation de 24 km et la réalisation de trottoirs pour les 16 km de pavage, en plus de l’élargissement de la route de Toujounine. A l’occasion, le ministre de l’équipement a indiqué qu’à ce jour, 35,5 km de construction neuve, 7,750 km de réhabilitation et 5,5 de pavage ont été réalisés ainsi que 12 km de routes neuves en cours. 

Un moment finalement «nouveau» de ces festivités sera la levée des couleurs qui a été l’occasion pour le Président de la République de procéder à la décoration de quelques citoyens méritants. Du grade de commandeur de l’ordre du mérite national, la Fondation Bouamatou, ONG de bienfaisance qui a permis de soigner des milliers de mauritaniens malades des yeux. Seule opération de mécénat du genre, la Fondation Bouamatou a construit un hôpital ophtalmologique qui reçoit depuis bientôt une décennie. De la même médaille le colonel de Gendarmerie Cheikh Diallo, le. Commissaire divisionnaire Mohamed Lemine Ould Ahmed (DSE), Sidaty Ould Abbe et Sid’Ahmed El Bekaye Ould Awa à titre posthume. Les deux derniers sont des artistes virtuoses. Sidaty Ould Abbe a participé à la célébration du 28 novembre 1960 en composant et en chantant le premier l’hymne national. Sid’Ahmed El Bekaye Ould Awa est mort dans l’indifférence totale, ce que les artistes de son niveau ne méritent pas. Une première dans l’histoire du pays que de voir des artistes recevoir un signe de reconnaissance de la communauté nationale. 

Du grade de chevalier de l’ordre national du mérite :  Lt-colonel Sid Ely Ould Mohamed Krara, Lt-colonel Abba Ould Babty,  Lt-colonel Ahmed Ould Tachefine, le secrétaire general du ministère de l’intérieur Mohamed Hady Macina, le directeur de l’ATTM l’entreprise qui fait tant honneur à la Mauritanie, l’ingénieur Yahya Ould Hademine, Bâ Fatimata Mamadou, Khaled Ould Cheikhna, le cardiologue Bâ Mohamed Lemine, l’ancien arbiter Idrissa Sarr, l’ancien attaquant des Mourabitoune Ghaithy Ould Abdel Haye. 

De la médaille de reconnaissance nationale : Capitaine Brahim Ould Sidi Ould Mah, Aichetou Mint El Atigh, Sy Abou Bocar et Houleye Sall. 

De la première classe : Mohamed Mahmoud Ould Sidi. De la deuxième classe : Ami Diallo. De la troisième classe : Marechal des logies N’Diaye Ibrahima, Caporal Mohamed Cheikh Ould Roueijel, Deuxième classe Diallo Yahya Demba, Diop Moussa Gaye, Mohamed Salem Ould Hadi, Fatma Mint Ivekou, Fatimetou Cheikh, Sidi Ould Mounni. 

Clou des festivités, le discours du Président de la République. «Cet anniversaire est donc pour nous une occasion de remémorer les martyrs de la patrie en toute fierté et les héros de la résistance qu’Allah a pérennisés par Ses saintes paroles : Ne crois surtout pas que ceux qui sont tombés pour la Cause de Dieu soient morts. Ils sont, au contraire, bien vivants auprès de leur Seigneur qui les comble de Ses faveurs». «Le gouvernement continue de combattre la crise morale dont l’éradication est un préalable à toute politique de développement et au succès de toute entreprise sérieuse. Je saisis cette occasion pour lancer de nouveau un appel aux corrupteur et à tous ceux qui érigent en capital le trafic d’influence, le mensonge et l’hypocrisie afin qu’ils se repentissent et renouent avec nos valeurs et vertus islamiques, car celui qui se repent obtient l’absolution conformément aux paroles sacrées d’Allah : à l’exception de ceux qui se repentent, s’amendent, divulguent la vérité. A ceux-là, J’accorderai Mon pardon, car Je suis Plein de clémence et de compassion». «Nous entamons la mise en œuvre d’un programme ambitieux qui a recueilli l’adhésion de la majorité des mauritaniens lors de la dernière élection présidentielle qui s’est déroulée dans une atmosphère de démocratie marquée par la sérénité et le respect des principes et méthodes de la concurrence saine comme en ont témoigné les observateurs nationaux et internationaux. Conformément à ce programme, le gouvernement a élaboré un plan d’action que le premier ministre présentera au parlement dans les jours à venir. Il exposera notamment le plan d’action du gouvernement pour l’année 2010 et fera le bilan du gouvernement pour la courte période qui s’est écoulée depuis sa formation. La lutte contre la pauvreté occupe une place de choix dans le programme du gouvernement étant donné l’attention que nous accordons au développement des infrastructures dans le pays pour améliorer les conditions de vie des populations, le renforcement de leur pouvoir d’achat et en vue de leur offrir les services essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’emploi». 

 

Synthèse MFO 

 

Encadré : 

 

Restaurer la compétence et le mérite 

 

Emission de TVM sur le «28 novembre 1960» et le parcours d’une Nation. Une fois n’est pas coutume, l’émission était «potable», voire bonne. Seulement elle reposait à mes yeux la question des compétences de notre monde universitaire. Sur la dizaine de professeurs d’université qui ont pris la parole ce jour-là, un seul, Mohamed Lemine Ould Sidi Baba, avait parlé comme parlerait un universitaire d’ailleurs. Les autres, c’était une suite de lectures erronées de l’Histoire du pays, d’expositions de connaissances approximatives des faits, de prises de positions peu objectives, le tout dans une langue peu recherchée. Juste assez pour se dire : «voilà pourquoi les étudiants de l’université mauritanienne sont ce qu’ils sont». Si le personnel d’encadrement est à ce niveau, on ne peut s’émouvoir du niveau des étudiants… 

Pourtant «la Mauritanie nouvelle» doit nécessairement commencer par là. L’école mauritanienne doit être réinventée. Le souci – apparemment sincère – du Président de la République de moraliser la gestion publique et de restaurer le système de valeurs traditionnelles, commence obligatoirement par l’école. Le Président Ould Abdel Aziz déclare que l’éradication de la crise morale «est un préalable à toute politique de développement et au succès de toute entreprise sérieuse». Et que «c’est seulement ainsi que l’administration sera redressée, la justice restaurée et que soufflera le vent du redressement partout dans le pays». 

Le pays est allé très loin, la société a suivi et nous avons fini par nous installer confortablement dans un environnement fait de tricheries, de faux et en général de contre-valeurs. Pour dire «coup d’Eta», nous disons «inqilaab», renversement. Depuis le 10 juillet 1978, c’est un renversement total des repères culturels et moraux que nous avons subi. Une culture nouvelle dont il suffit d’énumérer quelques-uns des mots (maux) : itvagrish (combativité) pour dire açarga (vol), mlahlah (coupant) ou mghass (ciseaux), gaati’ qui donne le même sens… bref tout ce qui fait chez nous cette culture ambiante faite de gazra (squat) et de thiebthiib (micmac et système D). 

Dans notre société traditionnelle, «maa yaçrag» (ne vole pas) était une qualité qu’on évoquait quand on parlait d’un chien du village pour lui éviter d’être l’objet de représailles quelconques. Aujourd’hui, c’est le premier argument qu’une personne vous avance pour justifier son soutien à tel ou tel cadre. Ce qui met en exergue son caractère exceptionnel. Nous sommes passés d’une société où l’honnêteté était un caractère humain «normal» presque «naturel», vers un milieu où elle devient exceptionnelle et où elle mérite donc d’être mentionnée. 

Voilà pourquoi la lutte proclamée par le Président Ould Abdel Aziz concerne au premier plan ceux parmi nous qui n’ont pas participé au sac économique, financier et moral du pays. C’est-à-dire les plus nombreux, la grande majorité de la population mauritanienne. Elle concerne cette majorité qui a vu chaque fois fondre les promesses de rupture avec le passé. Parce que l’essentiel n’est pas fait immédiatement. Ou parce que ceux qui travaillaient pour cette rupture ont sous-estimé la capacité de nuisance du système qui a instauré la crise morale et qui a finalement pillé sans modération. Ou parce que l’autorité a manqué le message… C’est ce qu’il faut éviter à présent. Et pour ce faire agir vite et incarner l’image de la résolution. Ne pas se laisser endormir par l’impression que parce que la cause est juste, le soutien va de soi. 

Restaurer l’autorité publique en réhabilitant le domaine public et en recouvrant les propriétés de l’Etat. Qu’est-ce qui n’a pas été «réformé» ces dernières années. Après les véhicules, les propriétés de l’Etat. Si bien que les administrations manquent de place. Le Conseil Constitutionnel loue une villa appartenant à un privé. Des ministères, des directions… déjà à Nouakchott. Que dire de l’intérieur ? Atar, Rosso, Nouadhibou, Kiffa, Néma, Kaédi… édifices publics à l’abandon s’ils n’ont pas été bradés à quelques privés. 

Au moment du coup d’Etat d’août 2005, nous étions à ce stade que les politistes et les anthropologues appellent «la captation de l’Etat». L’Etat et ses structures sont aux mains et au service de privés qui sont en étroite association avec les hauts fonctionnaires. C’est comme ça que sont nés les groupes «politico-affairistes» qui ont rongé le pays et ses potentialités. Avec, bien entendu, la complicité de certains bailleurs qui ont parfois fermé les yeux pour convenances politiques. 

Le recul de l’autorité de l’Etat a été accompagné par un appauvrissement de la communauté, conséquence immédiate de l’enrichissement de particuliers. Il faut s’empresser de dire que l’enrichissement n’est condamnable que s’il est le produit de malversations et non d’une plus-value. Comme c’est le cas. 

Au début des années 80 et même au milieu de ces années-là, la Mauritanie avait une industrie, un artisanat, une école digne de ce nom, une administration délabrée certes mais une administration quand même, une classe moyenne qui commençait à s’appauvrir mais qui était là quand même… quelques années… tout est parti. Et, comme dirait un sage de cette époque, «ne restait que le délabrement». Nous ajouterons : la pauvreté, les déchets, les carcasses… 

Pour renverser la tendance, Monsieur le Président et réaliser ce rêve d’égalité et d’équité, une seule condition : restaurer la compétence et le mérite.   

 

Ould Oumeir 

 

Source : La Tribune n°477







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