La note trimestrielle de la Banque mondiale

24 11 2009

La Banque Mondiale a publié, la semaine passée, sa revue trimestrielle de reprise d’activité du portefeuille mauritanien. Celui-ci  est composé de  12 projets nationaux et de  3 autres régionaux. Les montants alloués à ces  projets s’élèvent  à 380 millions de dollars américains.  C’est ainsi que chaque projet  est dirigé par un chef de projet local, un point focal  au niveau de la  mission de la banque à Nouakchott et un  superviseur  qui opère en dehors du territoire national. 

La revue souligne que «durant  la période de gel, la performance  du portefeuille a sensiblement baissé pendant près d’un point entre juillet 2008 et septembre 2009, la note  globale sans  les projets régionaux était de 3,35 contre 4,0 au 30 juin 2008 (…) Les projets régionaux  continuent  à tirer  la note du  portefeuille  vers le bas. En les prenant  en compte, elle descend  vers 3,23. La  note  actuelle ne traduit  pas une contreperformance  des équipes du portefeuille, mais doit être  considérée plutôt comme une note de référence  pour un nouveau départ.  Avec la note actuelle, le portefeuille est revenu à son niveau  de mars 2006, soit trois ans  et demi  plus tôt. Sachant qu’il a fallu un an pour passer à cette note à 4,1 (mars 2007)». 

Malgré la rupture des opérations de la banque mondiale qui a duré presque une année  suite au coup d’Etat de 2008,  le Second  projet de Renforcement Institutionnel du Secteur Minier (PRISME 2)  et  le Programme National de Développement  du secteur Educatif ( PNDSE)   réalisent  toujours de  bonnes performances .  Le projet PNDSE sup  n’est plus considéré comme projet à risque, en revanche  son indicateur de décaissement reste mauvais.  Le programme  santé –nutrition  affiche la même performance  qu’en   juin 2008.  Le Global Developpement Lerning Center  ‘acquiert’  une performance moyenne.   

Le Projet  de Renforcement  des Capacités du Secteur Public (PRECASP) et  le  Projet d’Aménagement Communautaire des Bassins Versants (PACBV)  régressent  avec des contreperformances manifestes ainsi que le projet MAP- sida. Ce dernier a connu des  malversations financières considérables. Les personnes de ce projet se trouvent dans des situations lamentables de non paiement en attendant la conclusion de l’enquête de l’IGE. 

  

Le projet  de développement  intégré  de l’agriculture  Irrigué  en Mauritanie   gagne, quant à lui,  des  notes en atteignant un niveau plus ou moins acceptable. Celui de développement rural  communautaire a été encouragé par les bailleurs de fonds. Pourtant « ce  même  projet continue  de connaitre des retards  importants dans la mobilisation des fonds de contrepartie ». (Sic) 

Le Programme de Développement Urbain (PDU)  a été félicité par l’institution de Bretton Wood. Il  réalise  une performance  expliquée,  particulièrement,   par  la poursuite de l’activité  au niveau de l’AMEXTIPE  et par a mobilisation des ressources étatiques dans  la période de  la crise politique qui a affecté le pays.  Toutefois,  bien que le PDU  ait  débuté depuis 6 ans, les experts de la banque mondiale  spécifient  que des réformes complexes  doivent  être menées dans  les domaines de la décentralisation et du développement urbain. Sur ces deux  points, la Banque mondiale   préconise  le développement local. 

En effet,  le gouvernement de Sidi ould Cheikh abdellahi  a opté au départ pour une promotion de la décentralisation. Ensuite,  la nouvelle équipe dirigeante  a centralisé la décentralisation à travers le retour à  la formule du ministère de l’intérieur et  de la décentralisation. Le débat de la décentralisation touche aussi le projet  PRDC  qui souffre  d’un manque de flexibilité décisionnelle  au niveau des zones rurales  qui dépendent souvent d’une administration bureaucratique indifférente vis-à-vis des  préoccupations quotidiennes des citoyens locaux de ces zones. 

Pour ce qui est des  projets  régionaux, la composante mauritanienne du projet  Africa Emergency  Locust réalise  une performance respectable,  le projet  de la centrale hydro-électrique  de Felou reconnait  un ralentissement  de sa mise en œuvre  et  le Projet de Gestion Intégrée des Ressources  en Eau du Bassin du Fleuve Sénégal  (PGIRE)  perd sa place de projet   le plus mal noté du portefeuille  au profit du projet felou  qui   est financé de l’ordre  de 31, 780 millions de dollars.   Ce dernier est placé, d’ailleurs,  au dessous de plusieurs projets nationaux.  Deux projets de l’entité composante, entre autres, du groupe de la Banque mondiale  l’Association Internationale  du Développement  (IDA)  s’ajoutent au portefeuille du pays.  Il  s’agit  du  Projet d’Amélioration  du Climat  de l’Activité Economique ( PACAE)   qui a connu  des  retards dus essentiellement  à l’impossibilité de  sa mise en œuvre  en  période de crise politique  et de  celui  de l’Assistance Technique et de renforcement  Institutionnel  (PTARIST)  signé tout fraîchement en octobre dernier. 

 

Synthèse  de Mohamed Fouad Barrada

Source : La Tribune n°476


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