• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 16 novembre 2009

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

16112009

Quelle stratégie mauritanienne pour l’avenir ? Entre l’interventionnisme et le libéralisme naturel, les opinions ne sont pas,  tout à fait, unanimes. Mais une idée centrale domine toujours. C’est celle de l’individualisme économique. «La vérité économique ajoute que, plus il y a dans une société d’affaires personnelles bien organisées, plus les affaires communes, elles aussi, sont heureusement réglées» (Crime et châtiment p 187). Dostoïevski  évoquait déjà,  l’individualisme à travers le cas de manteaux ; illustré par l’un des personnages de son roman emblématique (idem).  Et si  « quelqu’un déchire en deux son manteau, et il le partage avec son prochain, qu’est ce qui en résulte ? ».  Ne cherchez point, la réponse  est simple : « deux individus à moitié nus ».  

Ainsi,  sur la base de la logique des manteaux, la raison du plus  outillé en arme   et du plus préparé  risque fort  de l’emporter au détriment de la raison humaniste et universaliste. Tout simplement, la terre ne supportera  plus, sauf miracle,  le besoin  alimentaire   d’une population mondiale  se mesurant, selon Malthus,  en fonction d’un  rythme géométrique galopant. Contrairement, aux ressources naturelles qui progressent, lentement, au rythme d’une suite arithmétique.  D’où l’intérêt de revoir  le projet   Mauritanie Vision 2030. Cette stimulante réflexion a déjà   fait l’objet d’un  débat, organisé en janvier 2005, sous forme d’altiers traitant de la prospective,  et  visant à concrétiser les objectifs du millénaire pour le développement. Elle a été  matérialisée par un document  approuvé par le gouvernement,  deux ans après, notamment en mars 2007.  Cependant,  les instances de réflexion stratégique, et qui  occupent un rôle central, sont toujours quasi – inexistantes chez nous. Elles  sont amenées à   réguler les stratégies.  Leur vocation essentielle   consiste  à : proposer, à travers des centres  de recherches,  des plans d’action quantifiables mesurables  et applicables ; justifier les écarts entre les prévisions et la réalité  en dressant la hiérarchie des scenarios ; légitimer l’emploi des mesures appropriées  pour chaque scenario. 

Il est urgent, à cet égard,  de reformuler la problématique  prospective mauritanienne, du moins celle qui traite de l’économique. Au fait, la production pétrolière et  minière  sera-t- elle suffisante pour que le pays envisage une nouvelle politique économique basée sur une rente orientée vers d’autres secteurs de l’économie ?  Et si  celle-ci  est suffisante quelle en est  la répercussion sur la stabilité politique du pays ? La  thématique environnementale et ses répercussions sur la production naturelle et les conséquences qu’elle peut engendrer sur l’économie mondiale et l’économie nationale ?  Quels sont la nature et  les moyens de lutte contre le chômage dans les 50  prochaines années ?  En somme, les progressions des ressources naturelles par rapport à la population nationale et l’inadéquation entre les besoins et la richesse du sous-sol du pays  suscitent-elles la conditionnalité existentielle de la population mauritanienne ?   Enfin, qu’en est-il de la  relance économique prévisionnelle ? 

Toutefois, l’intelligentsia   du pays  ne peut  jamais intervenir,  efficacement, en dehors d’une  réglementation  claire. Celle-ci  tourne autour de la liberté de ‘discuter’ la chose étatique  par le canal des medias publics et privées.  Elle  dépasse la conception étroite de la liberté d’expression. Elle va plus loin. Il s’agit de la liberté de demander des comptes  et de sanctionner, sans partialité,  par la justice, le coupable en cas de besoin. Il s’agit aussi de la liberté d’être informé, et d’agir en conséquence. Il est question de la liberté d’accès à l’information, de savoir, de se sentir dans un pays de droit, de travailler, d’être dignement rémunéré  etc.    m_barrada@yahoo.fr 




FDA finance des micros projets en Mauritanie !

16112009

C’est au cours de la visite de la directrice régionale du programme Africain Development Foundation, Rama Bah en Mauritanie qu’un protocole d’accord a été signé, le 9 novembre 2009, dans les locaux d’une ambassade américaine fortement sécurisée. Il s’agit des conventions qui ont été paraphées entre le gouvernement américain et les représentants de 8 projets générateurs de revenus (3 au Guidimakha, 1 à Kaédi, 2 en Adrar, 1 à MBoutt et 1 à Nouakchott).
La FDA a reçu des demandes de financement de la part des réfugiés qui viennent de regagner fraichement le pays. Elle a été , également, sollicitée dans le cadre de la création entrepreneuriale pour le renforcement et l’accompagnement de la production alimentaire et d’élevage dans des zones agropastorales du Gorgol, Brakna, Trarza.
« Nous sommes ravis d’accueillir de nouveau la directrice Régionale de la Fondation des Etats Unis pour le Développement en Afrique (…) Nous allons octroyer 800.000 dollars de subventions à huit organisations mauritaniennes pour financer des projets de petite entreprise à travers la Mauritanie. Nous sommes honorés de voir que les représentants de chacun des ces groupes est ici présent avec nous aujourd’hui pour célébrer le démarrage de leurs programmes. Nous sommes également très heureux d’annoncer aujourd’hui notre engagement à financer, pour plus d’un million de dollars, huit à dix nouveau programmes de la Fondation pour le Développement en Afrique pour l’année 2010, en Mauritanie ». a déclaré, en cette occasion, solennellement, l’ambassadeur des Etats Unis en Mauritanie dans son allocution, avant d’ajouter que « l’Amérique reconnait que les investissements dans les petites entreprises mèneront à des résultats à long terme, pas seulement pour les propriétaires d’entreprise, mais aussi pour leurs partenaires commerciaux, leurs communautés et leurs familles. La Fondation des Etats Unis pour le Développement en Afrique est unique dans son action (…) Elle cherche à utiliser les subventions pour promouvoir l’une des ressources les plus importantes de la Mauritanie : son peuple. La Fondation des Etats Unis pour le Développement en Afrique a commencé son travail en Mauritanie en 2008 avec 500.000 dollars de subvention.»
RAM BAH, quant à elle, a attesté que le Président de la Fondation tient particulièrement au financement des projets en Mauritanie. « Notre président Loyd Pearson est un amoureux de la Mauritanie mais sans Son Excellence l’ambassadeur Mark Boulware, on ne serait pas ici, il a bataillé pour la Mauritanie, pour que le programme ADF pour la Mauritanie continue. Nous serons là pour longtemps et nous ne ménagerons aucun effort pour ceux qui vont frapper à la porte de l’ADF». (NDLR- ANI-)
« Nous avons une approche participative consistant à être à l’écoute des candidats voulant le financement de leurs projets. L’initiative doit venir des candidats eux-mêmes, depuis plusieurs jours, je sillonne la Mauritanie avec mes collaborateurs pour que nous puissions formuler une idée sur ce dont les populations cibles ont besoin. » Argue-t-elle.
S’agissant des montants alloués, la FDA octroie 50000 dollars pour les micros projets, 100.000 Dollars pour le renforcement du capital et 250.000 £ pour le grand projet.
« En 2010 la FDA compte financer 9 projets avec une enveloppe avoisinant 1.600.000. Le mécanisme de financement repose sur la sélection par la Fondation d’un bureau d’étude spécialisé dans la formation en matière entrepreneuriale. Celui-ci prendra en charge la formation et le suivi des projets après leurs déclenchements. La formation consiste à mettre l’accent sur la gestion des petites entreprises et des projets générateurs de revenus », précise un responsable de la fondation américaine.
Toutefois, des bénéficiaires regroupant 5000 individus opérant dans la région de l’Adrar et qui ont pu ‘capitaliser’ un montant de 25 millions d’ouguiyas pour le stockage et la commercialisation de leurs cueillettes souhaite un renforcement de leurs outils de stockage notamment des chambres frigorifiques.
Rappelons que la FDA a été créée par le congrès américain l’USADF en 1980 et qu’elle opère dans 20 pays avec un directeur régional pour chaque zone. La Mauritanie appartient à une partie de l’Afrique subsaharienne avec notamment le Sénégal, le Mali, le cap vert, le Burkina Faso.
Mohamed Fouad Barrada
m_barrada@yahoo.fr







bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann