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Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

10112009

 L’appui du secteur privé mauritanien ? 

  

900.000 dollars de la BAD et du Japon  viennent d’être accordée à  la compagnie minière de Mauritanie.  Cette subvention s’inscrit  dans le cadre des financements du Fonds pour l’aide au secteur privé africain (FAPA). La Banque Mondiale s’intéresse aussi à l’appui du secteur privé mauritanien.   Lequel à votre avis ?   

Selon  la Stratégie Nationale de  promotion de micro et petite entreprise  en Mauritanie, « le secteur informel occupe  environ 60% de la main d’œuvre urbaine. Il joue un rôle important dans l’équilibre du système social par les emplois et les revenus qu’il permet de générer»..  

Ainsi,  les problèmes  de la relance économique  par la ‘créativité’ des petites entreprises résident principalement dans la difficulté d’apport en fonds propres.  « L’entrepreneur est tenu d’apporter 30% du programme d’investissement. Le fonctionnement même de l’économie de marché implique l’existence de ressources propres »,  argue  déjà  un chercheur universitaire. Les financements nationaux ou étrangers dépendent, à cet égard , des critères de confiance limitant souvent le montant du crédit accordé à l’entrepreneur local qui n’a pas toujours la possibilité de fournir les garanties financières nécessaires.  

Hormis la lutte contre la gabegie, la corruption  et les autres inconditionnels  de la bonne gouvernance, il est clair que la relance passe, évidemment,   par l’intégration de la grande partie de la population dans le processus du développement local. 46% de mauritaniens  vivent en dessous du seuil de pauvreté ; soit avec moins de 1 dollar par jour.  Ce taux dépasse les 56% dans les zones rurales. Le  taux de chômage frôle  les 34% et l’Indice de développement humain classe  la Mauritanie en 115ème position, en queue d’un  ‘peloton’ composé de 188 pays.  A cela s’ajoute, bien sûr,  les  34000 demandeurs d’emploi  tous les ans.  

Intentionnellement, les gouvernements, qui se sont succédés, depuis plus  d’une vingtaine d’années,  ont proposé des stratégies, des réflexions, etc.  La dernière   est celle de  1990. Il s’agit là  de la micro finance.   

Dans ce chapitre  et dans le cadre de sa stratégie de  lutte contre la pauvreté, les autorités du pays  visaient et visent  dans une   période de 2006-2010 à diminuer l’effet de ce fléau en  ramenant  son  taux à 35%  (2010) et à 25% en 2015.  Il en résultait  la  mise en valeur de la productivité des pauvres par le biais des institutions des micros-  finances.  Ces institutions tirent leurs financements à travers  conjointement des prêts de bailleurs de fonds et du Gouvernement mauritanien. Pourtant,  la part de ces   IMF dans le secteur financier  est  approximativement  de  1%.  Ce qui sous-entend que  la reprise économique nationale  demeure  bel et bien utopique.    

m_barrada@yahoo.fr 

 

Source : La Tribune n°473




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

10112009

A Wadane, cette vieille ville porte du désert naguère centre de rayonnement et point de convergence, un groupe de jeunes nous a interpellés pour faire de nous des porte-paroles. Une lettre ouverte adressée aux autorités «concernées», écrite au nom des populations et signée par une bonne centaine d’hommes et de femmes ressortissants de la ville. 

Les jeunes se plaignent de tout : des élus qui les ont abandonnés, de l’administration qui se soucie peu du développement de la ville et du bien-être de ses populations, des sociétés qui s’implantent sans engager les ressortissants de la ville, donc du chômage, de la pauvreté, du médecin chef «qui ne vient plus dans la ville dont les malades sont soignés par un infirmier, contre la fondation des anciennes villes qui ne fait rien pour eux… 

Selon eux nombre d’entre eux ont été formés par la coopération espagnole pour faire les guides. Ils sont devenus les conteurs de l’ancienne ville et de son histoire. En Arabe et en Français. Pendant près d’un an, «cela a marché, puis les autorités ont décidé d’arrêter cette manne sous prétexte d’alléger les charges pour les touristes qui boudaient le pays…» 

Effectivement, il est surprenant de constater sur place l’absence d’un conservateur des lieux, de quelqu’un qui serve de guide, de connaisseur, quelqu’un qui puisse raconter la richesse de ce patrimoine… personne… on nous dit qu’il y avait là une représentation de la fondation des anciennes villes… qu’elle n’a jamais vraiment eu de rôle ici… ni la mairie d’ailleurs… et le tourisme alors ? 

L’Armée nationale semble avoir réussi l’entreprise de sécurisation de la zone. Plusieurs groupements spéciaux d’intervention sillonnent la Majabaat el Koubra (voir article). En plus des unités et missions normales de la troisième Région militaire basée à Atar. Les installations du pétrolier français sont sous haute surveillance, toute la zone d’ailleurs est sous contrôle des unités qui opèrent ici. Mais est-ce suffisant pour attirer les touristes ? 

Il y a peu, le Président de la République interpellait un ministre au sujet d’une dépense excessive au profit d’un journal étranger (200.000 euros pour une annonce). «C’est pour promouvoir le tourisme», lui aurait rétorqué le ministre en question. «C’est en assurant la sécurité des gens, en couvrant le territoire par les services, en construisant des routes, des dispensaires, en disciplinant les populations, les encadrements, en disponibilisant les services… que vous allez développer le tourisme, et pas en payant une facture pour un texte que peu de gens lisent». 

En fait le tourisme commence à la porte du consulat mauritanien de l’étranger. Si déjà là, le touriste subit la pression fiscale en payant le droit d’entrer et en cash, tout se gâte. Surtout que cela continue avec la traversée de la frontière, les contrôles douaniers, policiers et gendarmes tout au long des routes mauritaniennes. A chaque contrôle un péage, pour parler poliment. Puis c’est au tour des administrations qui compliquent les parcours des groupes en voulant imposer «leurs marques». 

L’Armée va toujours remplir la mission qui est la sienne : défendre et sécuriser le territoire national. Mais la véritable entreprise de développement découle d’abord des politiques mises en œuvres dans tel ou tel secteur. Le tourisme et les investissements, parce que c’est de cela qu’il s’agit, dépendent d’un ensemble de facteurs dont la facilité d’entrer dans le pays, d’y circuler, d’y entreprendre… l’attrait du pays commence par là. Il n’y a pas que l’Armée qui doit s’impliquer. L’administration du tourisme, la culture, la police, la douane, la gendarmerie, les opérateurs… tout le monde en fait.

Source: La Tribune n°474




Armée nationale :

10112009

 

 Sécuriser le désert… 

…Mission possible 

 

 

Le 5 juin 2005, la Mauritanie se réveille avec douleur : 15 éléments de l’Armée nationale ont été tués lors d’une agression perpétrée contre la garnison de Lemghayti, dans l’extrême nord-est du pays. Signature : le Groupe salafiste pour le combat et la prédication (GSPC, devenu Al Qaeda pour le Maghreb Islamique, AQMI). Le temps pour les renforts d’arriver, les assaillants avaient déjà regagné tranquillement leurs bases dans le nord du Mali. L’envoi de bataillons les poursuivre jusqu’aux confins de la frontière entre le Mali et le Niger sera catastrophique pour le régime d’alors. La leçon n’est pas retenue. 

Le 27 décembre 2007, trois jours après l’assassinat de quatre touristes français près d’Aleg dans le sud, et au moment où l’on se concerte sur l’annulation ou non du Rallye Dakar, trois soldats mauritaniens sont tués à Ghallawiya, dans la région de Wadane en Adrar. Visiblement, les assaillants cherchaient des occidentaux à prendre en otage. La leçon est vite oubliée. 

Le 14 septembre 2008, un mois après le changement de régime à Nouakchott, 11 soldats dont un officier et un guide civil sont tués dans les environs de Tourine. C’est le choc, non seulement pour l’acte mais aussi la manière : les nôtres sont égorgés et leurs corps minés. Cette fois-ci, les autorités réagissent… 

Création dans les semaines qui suivent des groupements de lutte anti-terroriste (GLAT). Il s’agit d’unités mobiles, légères et bien équipées qui ont pour mission de sillonner la région et de reprendre le contrôle du désert mauritanien. A ce moment-là, la Mauritanie est isolée et presque mise au ban par la communauté internationale. C’est dire les difficultés pour l’Etat Major national de mettre en place les unités et de les équiper suffisamment. Plus tard – on ne sait exactement quand – le GLAT devient le Groupement spécial d’intervention (GSI)… 

 

Nous sommes dans la salle de réunion du camp abritant le 1er BCP (bataillon des parachutistes commandos). Sur les murs de la salle, quelques souvenirs du passé, notamment un hommage appuyé au commandant Sweydatt Ould Wedad, tombé sur le champ d’honneur à Aïn Bintili (extrême nord) le 16 janvier 1976. Le camp et le bataillon portent le nom de l’un des premiers officiers de notre Armée. Toujours sur les murs, sont accrochées les photos de tous les anciens commandants du bataillon actuellement sous les ordres du Lt-colonel Ould Zamel. 

Le groupe de journalistes que nous constituons est introduit par le colonel Tiyib Ould Sneiba, directeur de la communication et des relations publiques (Etat Major national) qui nous accompagne depuis Nouakchott, et le colonel Ismail Ould Cheybetta, fraîchement nommé commandant de la troisième Région militaire dont c’est le territoire. Aujourd’hui, c’est le commandant Sid’Ahmed Ould M’Haymed, commandant le deuxième GSI qui explique la mission de son unité. 

Il s’agit d’une formation légère «de type saharien, adaptée à la nature de la menace». Comprenez qu’il s’agit là d’une unité de combat destinée à juguler la menace terroriste venant de l’extérieur. Elle est légère dans la mesure où elle comprend une sorte d’Etat Major et des compagnies de combat. La mission du 2ème GSI est d’assurer la sécurité dans un espace compris entre le 19° et le 20° de latitude nord, et le 6° et 11° de longitude ouest. Entre la dorsale de l’Adrar et la frontière malienne, soit un territoire qui s’étend sur un peu moins de 600 km en longueur et 300 km en largeur. Ici nous sommes au cœur de la Majabaat el Koubra et l’unité contrôle les deux couloirs par lesquels passent les échanges probables de la zone : celui de Warane et celui, plus au sud, de Lemreya. Ce sont ces deux couloirs qui constituent les voies d’infiltration ou d’exfiltration d’auteurs éventuels de trafics et/ou d’attaques terroristes. «Toute activité illégale en engendre une autre», commente justement le commandant Ould M’Haymed. 

Depuis novembre 2008, le 2ème GSI a entrepris deux campagnes dans sa zone de compétence en plus de deux missions spéciales d’intervention. Les campagnes peuvent être de quatre ou cinq mois. Il faut dire que la campagne du GSI ne couvre pas seulement l’activité armée, mais elle concerne aussi la lutte contre tous les trafics : drogue, armes, munitions, biens de consommation comme les cigarettes, le gasoil… et même l’immigration illégale. 

«Les activités illégales ont été littéralement freinées depuis notre première campagne», affirme le commandant Ould M’Haymed. On parle encore de la découverte de caches de gasoil, d’armes, de cigarettes (American Legend et Congress), de ravitaillements autres dans le désert qui est resté longtemps incontrôlé. «Mais depuis quelques mois, nous n’avons eu que quelques deux cas de trafiquants de carburant». C’est que dans le désert, l’information court vite et l’Armée est visible dans les coins les plus reculés de cet espace où, plus que jamais et plus que partout ailleurs, ‘l’horizon est la ligne où le ciel semble toucher la terre’. Désespérément lointain, cet horizon-là… 

Les campagnes du GSI ont permis à l’unité d’avoir une expérience du terrain et de mettre à l’épreuve les hommes et leurs matériels. Les chauffeurs, éléments essentiels du dispositif militaire, ont perfectionné l’art de la conduite sur ce terrain difficile. Le désert ne semble plus avoir de secret pour les éléments du GSI qui s’y retrouvent sans recours au GPS. 

Bien sûr que des difficultés subsistent. Notamment la difficulté de ravitailler la troupe et d’acquérir des renseignements. Même si le GSI a gagné la confiance des nomades de la zone, la collecte d’informations sur l’ennemi éventuel, ici les salafistes combattants, ainsi que sur les trafics, reste compliquée. Pourtant elle est le véritablement ‘nerf de la guerre’. 

 

Nous sommes en plein Warane. Des heures de route dans un espace qui ne finit pas de ne pas finir. Du sable, heureusement arrosé par une forte pluie il y a peu. Des champs de dunes. Et puis des champs de dunes. Le désert intégral. Au loin on aperçoit une antenne. C’est le forage de TOTAL, le géant français qui réalise un forage dans ce désert. Et pour la sécurité duquel, une unité de la troisième Région militaire est déployée dans la zone. Bien équipée, hyper-légère, l’unité ne quitte jamais la zone. Deuxième aspect de la sécurisation de ce désert par l’Armée nationale. 

C’est sans doute cette forte présence qui permet aujourd’hui à la région, et au-delà de la région à tout le nord du pays, de revivre petit à petit. 

A Akjoujt déjà, au niveau de Tamagout, nous avons croisé un bivouac destiné à accueillir les concurrents du Rallye dénommé «La légende des héros». Une réplique au Dakar, plus ‘humanisé’, moins encombrante et sans doute mieux organisée. 111 concurrents de neuf nationalités différentes. Belle entreprise qui sera bientôt suivie par celle de Africa Race, autre ‘compensation’ de la perte du Dakar. A Atar, c’est un grand groupe d’espagnols que nous avons rencontré à l’hôtel Waha. Nous les reverrons plus tard à Wadane. A Chinguitty, à Wadane, à M’Hayreth… sur les routes nous avons croisé des touristes, parfois en groupe, parfois solitaires. Ce n’est certes pas l’affluence d’avant, mais c’est un début de reprise qui doit être encouragé et promu. D’abord en demandant au Quai d’Orsay de retirer sa mauvaise appréciation de la Mauritanie sur son site officiel. Ensuite en assainissant les rapports de l’administration, de la police, des douanes… avec le secteur. 

En attendant que les mesures suivent, une chose semble plus ou moins acquise : la sécurisation par l’Armée nationale du désert mauritanien. 

 

Ould Oumeïr 

Envoyé spécial en Majabaat el Koubra

Source: La Tribune n°474




Paresse quand nous tiens

10112009

Je viens de rentrer d’un éprouvant périple de quatre jours qui m’a amené dans quatre wilayas du Sud du pays. Ce fut une énorme découverte pour moi, qui ne suis jamais allé plus loin que dans les gazras situées sur la route de Rosso. C’est un autre visage de ce pays, qui m’est cher, que j’ai vu partout où je suis passé. C’est une autre manière de voir les choses que j’ai acquise. C’est toujours, et c’est malheureux, la même culture bédouine que j’ai retrouvée sculptée sur le visage de toutes les personnes que j’ai rencontrées.

Partout où je suis passé j’ai vu des gens qui croisaient les bras, qui attendait le Godot de la délivrance alors que l’autosuffisance alimentaire est à portée de mains. C’est ironique à voir. De grandes étendues de pâturages à perte de vue les entourent, un cheptel en bonne forme qui rumine, des marigots un peu partout sur ces terres bénis par un hivernage généreux.

Je l’avais déjà mentionné dans une de mes précédentes chroniques, l’insouciance, le fatalisme, l’immobilisme et la culture de l’assistanat sont nos plus grands ennemis. Au lieu d’éradiquer ces habitudes désuètes et d’en faire un diable qui incarne le mal, on les cultive, on les caresse et on mène la bataille sur des terrains qui ne pourraient être assainis sans passer par un changement d’attitude de la population de ce pays.

C’est sur ce terrain là qu’il y a une urgence ! Il est impossible d’entamer un changement quel que soit sa nature sans s’attaquer aux mauvaises mœurs qui habitent la plus grande partie de cette population, que je ne peux m’empêcher de  la plaindre. Il ne suffit pas de nommer et de dénommer, de relever de ses fonctions ou d’appeler à d’autres fonctions un cadre. Il ne suffit pas de faire du conseil des ministres un funeste rendez-vous de grâce ou de disgrâce, de passage sous la guillotine ou de promotion pour que les choses changent.

C’est un remue-ménage de fond en comble de toute la mentalité qui habite ce peuple et qui hante les jours et les nuits de ceux qui aspirent à voir les choses autrement. De voir un changement audace, pour paraphraser Obama, s’opérer dans ce fief moral, qui demeure la dernière poche de résistance de la vieille garde qui a longtemps présidé aux destinées de ce pays et dont quelques uns sont, malheureusement toujours dans l’antichambre du pouvoir.

Momme Ducros.




Faits divers de la Tribune

10112009

El Mina : Un boutiquier assassiné par son beau-frère. 

Lundi dernier vers 19 heures passées, A.O.B est venu pour mettre fin aux jours de son beau frère qui est boutiquier au carrefour OULD BORBOSSE à El Mina.

A .O.B entre dans l’échoppe et appelle son proche parent et en lui demandant de venir lui vendre du sucre et du thé. Sans hésitation, H.O.D, se retrouve derrière son comptoir pour libérer rapidement son client. Certains proches parents aux deux hommes qui étaient assis devant la boutique à siroter aisément leur thé, disent avoir entendu A.O.B dire au boutiquier  » je suis venu pour te tuer » et il a fait sortir son couteau pour le planter à deux reprises dans sa poitrine. Sur le champ, H.O.D succombe à ses blessures sans émettre aucun cri.

Certains membres de la famille, ont laissé entendre que A.O.B est dépressif tandis que d’autres parlent d’un différend familial qui tourne autour de la femme de A.O.B qui est jeune sœur à la victime.

 

Palais de la justice de Nouakchott : Sessions de la cour correctionnelle. 

Dimanche 25 Octobre dernier, la cour correctionnelle avait traité treize dossiers de personnes accusées de vols à main armée, de cambriolages, d’arnaques et d’escroqueries.

Après études approfondies des cas, un seul prévenu a été acquitté ; il s’agit d’A .O. Maouloud, un Michelin qui a été accusé par son patron de vol d’une centaine de milles d’ouguiyas que ce dernier avance qu’il avait caché dans l’atelier du Michelin. Selon une source judiciaire, il aurait été libéré par manque de preuves et que son patron lui devait quelques salaires. A savoir qu’A.O.Maouloud était défendu par l’avocat Me Laghdaf.  Les treize autres sont condamnés à des peines de prison allant de 5 à 7 ans.

Dans la journée du mardi 27 Octobre dernier, d’autres dossiers ont été ouverts et étudiés. Parmi les libérés, on peut compter un chauffeur de nationalité Malienne qui a été arrêté par un poste de contrôle de la gendarmerie lors d’un contrôle sur l’axe Nouakchott- Néma. Suite à une fouille, un sac contenant une quantité de drogue a été trouvé dans son camion. Mamadou, le chauffeur avait clamé son innocence. Et lors du procés, il avait comme défenseur Me Kaber, qui est parti jusqu’à expliquer à la cour le rôle de son client et le déroulement du chargement du camion. A savoir que le substitut du procureur avait demandé qu’il soit condamné à 20 ans de prison ferme.

 

« Gazra de Bouhdida » : Une femme se marie deux fois en moins de quarante huit heures. Quiproquo ou méprise ?

Dans un sommeil profond chez de l’un de ses amis, Sid’Ahmed Ould E…fut réveillé tard dans la nuit du 02 novembre 09 par un homme qui le sollicite pour être témoin dans une affaire de mariage. Vu le temps qu’il faisait, S.A.O.E refusa. Mais l’homme insista et lui parle des bienfaits que la personne peut avoir quand qu’elle participe à la fondation d’un foyer musulman.

Enfin, S.A.O.E, accepta et part pour assister à la l’attachement. Il trouva devant lui deux hommes dont le futur mari de la bonne dame, une certaine El Aliya Mint…

En moins d’un quart d’heure, tout prend fin et les hommes disparaissent laissant les deux époux vivre les premiers moments de leur mariage.

Toujours selon la même source, dans la nuit suivante vers 22 heures, Sid’Ahmed entre dans l’échoppe d’à coté pour payer un paquet de lait, où le boutiquier qui se prépare pour aller assister à un mariage non loin de son échoppe et lui demanda de venir avec lui pour être témoin. A croire que, la demande du boutiquier a été rapidement satisfaite par Sid’ahmed qui l’accompagna. En cours de route, Sid’Ahmed disait au boutiquier que les femmes de la gazra sont pieuses et elles sont pour le mariage. C’est une très bonne chose ajouta le boutiquier.

Dans la concession, El Aliya fut découverte rapidement par Sid’Ahmed, qui n’a pas pu cacher son étonnement. « Où est la femme qui va se marier » s’exclama Sid’Ahmed ?

El Aliya tenta de s’échapper mais en vain. Sid’Ahmed dit devant l’assistance qu’il était témoin la veille pour l’attachement de cette même El Aliya et elle est épouse d’un certain M.O…. nous a indiqué une autre source bien informée.

Chose que El Aliya ne voulait pas entendre et elle s’est mise à insulter et à dénigrer    Sid’Ahmed. Elle laissa entendre aux présents que ce qu’il vient de dire est infondé. C’est un menteur martèle la dame. C’est faux dit-elle pour convaincre son nouveau mari et ses hôtes. Il venu plusieurs fois pour me demander en mariage et j’ai refusé, c’est pour cela qu’il tente de me créer des problèmes.

Selon notre source, l’affaire est restée totalement floue et le »second » mariage a bien eu lieu.

Mais les jours à venir fourniront plus d’éclaircissements sur ce « double » mariage.

Aboubecrine

Source : La Tribune n°474




Sport

10112009

Football/FFRIM : 

 

Une fronde contre le bureau actuel de
la FFRIM? 

À quelques encablures de la finale de
la Coupe nationale de football,édition 2009 entre
la Concorde et FC Tavrag-Zeina, la guerre entre
la FFRIM et quelques Associations Sportives et  Culturelles ressurgisse, de plus belle. Ces dernières ont poussé le bouchon trop loin en  accusant le bureau fédéral actuel de clientélisme, d’absentéisme et de  népotisme.  Elles, demandent, par conséquent, la démission pire et simple de Mohamed Salem Ould Boukhreiss et de son équipe.
Selon ces  Associations, notre football est en crise parce qu’il est au plus bas du fait de la mauvaise gestion de ce  bureau.

Il faut dire que ce sont  ces mêmes ASC qui avaient voté pour Mohamed Salem Ould Boukhreiss à la tête de
la FFRIM. Deux  ans  après ces ASC veulent sa démission le plus rapidement possible pour, disent elles, sauver le football mauritanien.

Quoi qu’il en soit, il est clair que le football mauritanien n’a jamais connu des bons moments c’est à dire que  notre équipe nationale de football n’a, en aucune démarche, participé à une compétition de haut niveau depuis son existence.

Combien de bureaux fédéraux ont dirigé
la FFRIM? Le bilan, n’est –il pas toujours négatif ?
Dans ce contexte, pourront-on parler d’une crise ou  d’un niveau plus bas du football mauritanien ?

Pour parler d’une crise, il faut qu’il ait un développement. Le niveau du football mauritanien est toujours bas, plus bas que le bas depuis son existence. Le foot mauritanien est dans l’impasse depuis l’indépendance du pays. Nous savons bien que le bureau actuel a des problèmes parce qu’il n’a  pas de moyens financiers pour exécuter ses projets.

Comme vous le savez au pays du million de poètes, la politique est au dessus de toute chose. On y parle que de cette méchanceté- là.  

Aujourd’hui, malgré les mauvaises choses qu’on dise du bureau fédéral actuel de
la FFRIM, les deux  championnats nationaux de football de D1 et D2 sont normaux.

Aucune compétition nationale n’a été  annulée durant son mi- manda.

Si l’Etat décide, aujourd’hui, de s’impliquer réellement dans la gestion du  football mauritanien,
la FFRIM n’aurait pas de difficultés.

Mais si l’Etat ne parle pas du football parce  qu’il s’en moque. Il a d’autres priorités plus poignantes que le foot, eh bien, le siège de
la FFRIM sera toujours un lieu de lamentations, de querelles et de frondes.

Pourtant, l’équipe nationale de football concerne tous les Mauritaniens puisqu’elle porte les couleurs du pays. Quand elle joue un match, on écoute l’hymne national.

Le véritable problème que connaît notre football ce n’est pas

la FFRIM. C’est vous et nous.

Combien d’hommes d’affaires avons nous dans ce pays ?  Personne d’entre eux ne donne un sou à
la FFRIM. Pas des sponsors. Certains disent, c’est parce qu’il n’y a pas de résultats positifs des Mourabitouns. Comment voulez-vous que notre football réussite si vous ne fassiez rien avant tout. C’’est une farce.

S.M 

Mondial 2010/ Egypte -Algérie : 

Boutelflika s’en mêle 

La dernière rencontre de football entre Egypte et Algérie au Caire ce 14 novembre 2009  pour la qualification au mondial 2010 en Afrique du Sud, aurait fait réagir le Président algérien Abdel Aziz Boutelflika, selon la presse algérienne. Il voudrait que la protection des  supporters algériens  soit totalement assurée au Caire. Boutelflika se rendra lui-même au Caire ce 14 novembre mais c’est dans le cadre du sommet Sino Afrique.  Le président Abdelaziz Bouteflika, aurait donné des consignes strictes à l’ambassadeur d’Algérie au Caire pour que les supporteurs algériens soient protégés et même choyés pendant leur séjour en terre égyptienne. Ceci, pour ne pas avoir à revivre les regrettables troubles de 1989, avec l’histoire de Belloumi et du médecin qui avaient fait se dégrader, faut-il le rappeler, les relations entre les deux pays durant près de 20 ans. Il aura fallu que les deux chefs d’Etat interviennent pour qu’il soit mis fin à cette histoire sordide. Les autorités diplomatiques algériennes en Egypte auraient proposé de louer un hôtel complet dans le centre-ville du Caire afin de préserver la délégation algérienne et de permettre aux joueurs de préparer leur match dans les meilleures conditions. 

SM 

 

 

 

Cristiano Ronaldo indisponible au moins un mois de plus 

 

Les complications de la lésion de la cheville droite de l’ailier portugais du Real Madrid Cristiano Ronaldo vont le tenir éloigné des terrains au moins un mois supplémentaire, selon le journal Marca de jeudi.
 
Le club a annoncé mercredi qu’il n’y avait aucune amélioration de la blessure du joueur et que ce dernier allait consulter son ancien chirurgien, le Néerlandais Niek van Dyjk, qui l’avait opéré en 2008.
 
Le Real n’a fait aucune déclaration quant à la durée de l’indisponibilité du joueur, meilleur buteur du Real en Liga (cinq buts) et en Ligue des champions (quatre buts). Il a été acheté cet été 94 millions d’euros à Manchester United.
 
M
arca n’identifie pas ses sources, mais assure que si jamais le joueur devait être opéré, l’indisponibilité pourrait être de plusieurs mois.
« Nous allons entendre parler de la cheville de Cristiano pendant un moment », a déclaré au journal une source non identifiée du club.
 Cristiano Ronaldo, blessé à la cheville droite contre Marseille le 30 septembre puis victime d’une rechute avec le Portugal le 10 octobre, devait initialement être absent pour une période de trois à quatre semaines.
 
Ces complications pourraient l’empêcher de jouer avec la sélection portugaise qui doit affronter
la Bosnie le 14 novembre à Lisbonne et le 18 à Zenica, en barrages du Mondial-2010. 

 

 

 

C1 Afrique: 

 

Tout – Puissant Mazembe champion 

Le Tout-puissant Mazembe de Lubumbashi (RD Congo) remporte
la Ligue des champions 2009 grâce à sa victoire 1-0 sur les Nigérians d’Heartland lors du match retour (aller 1-2). Le but vainqueur a été marqué contre son camp par le Nigérian Victor Ezuruike (74e). 




Culture/ Société

10112009

« Mon ami disparu »,  le parcours d’un jeune homme vers l’extrémisme.

Le nouveau film mauritanien « Mon ami disparu », lauréat du prix du Meilleur film 2009 lors du SENAF du mois dernier, suscite un débat national très houleux. Les critiques accusent
la Maison des Cinéastes d’apostasie et considèrent ce film comme une insulte à l’éducation religieuse et aux Musulmans, tandis que ses partisans et les experts du Septième art le voient comme un moyen de mieux comprendre les causes humaines du terrorisme.  Mohamed Ould Idoumou, organisateur du festival et réalisateur reconnu, a supervisé la production de ce film très controversé. Magharebia s’est entretenu avec lui à Nouakchott pour connaître la raison de ce film et tenter de comprendre pourquoi il a déclenché une telle controverse.

Magharebia : Quel est le but premier de « Mon ami disparu » ?

Mohamed Ould Idoumou : « Mon ami disparu » est un film réalisé par le jeune cinéaste Zein Al Abidin Ould Al Moukhtar. Il raconte sa quête personnelle à la recherche d’un ami qui a disparu. Alors qu’ils étaient amis au lycée, il disparut soudainement, ne laissant aucun indice sur la manière ou les raisons de sa disparition. Durant tout le film, et avec l’aide d’interviews de la famille et des camarades d’école de cet ami disparu, le réalisateur s’attache à trouver des réponses à ces questions et à suivre la piste de son ami.

Il apparaît que cet ami disparu a décidé de quitter son lycée mauritanien pour une école religieuse. Après quelque temps, il revint, changé et avec une nouvelle vision de la vie. Il resta avec ses amis pendant quatre ans, pour disparaître à nouveau pendant dix ans. Ce film s’interroge sur le point de savoir où cet ami est parti. Le verrons-nous un jour lors des informations ou dans quelque une de journal sous le titre de kamikaze ? C’est l’objet-même de ce film.

Magharebia : Ce film peut-il contribuer à mieux nous faire comprendre le phénomène du terrorisme ?

I doumou : Je pense que ce film pose quelques questions importantes, ce qui en fait un bon film à mes yeux, d’un point de vue cinématographique, critique et artistique. J’estime qu’il s’agit d’un documentaire à part entière, qui s’efforce de poser quelques questions importantes et de susciter le débat sur ce phénomène. Certains ont jugé ce film insultant pour les écoles religieuses, l’enseignement religieux et les Musulmans. D’autres l’ont vu comme un moyen d’appréhender le phénomène à ses racines mêmes.

Si le jeune homme qui disparaît puis réapparaît par la suite comme un terroriste avait fréquenté une école religieuse, cela ne veut pas nécessairement dire que celle-ci est l’élément déclencheur de cette aberration. C’est néanmoins la réalité du film, le parcours d’un homme parti d’un point pour arriver à un autre.

Je pense également que ce film cherche à poser quelques questions implicites, comme : Qu’est-ce qui pousse les jeunes à rejoindre les groupes salafistes ? Est-ce la réalité de l’environnement et la perspective morbide ? Ce film ne présente pas l’Islam comme un problème. Mais il existe néanmoins des mentalités très étroites qui n’ont rien à voir avec l’Islam, mais qui se focalisent sur certains aspects de l’Islam, les placent hors de leur contexte et les brandissent comme un motif d’action ou de ligne de pensée. Je crois que si le film est discuté de manière constructive et projeté de nombreuses fois, il pourra susciter un débat qui pourrait permettre de résoudre le problème ou de parvenir à une compréhension correcte de l’Islam d’une part, et à celle de la rigidité de la pensée salafiste, d’autre part.

Magharebia : Comment ce film pourrait-il aider un simple citoyen à discerner les motifs qui poussent les jeunes à l’aberration religieuse ?

Idoumou : Je crois que l’expression « simple citoyen » doit être soulignée en rouge. Il existe des Musulmans qui sont parfaitement conscients de l’impact négatif de cette pensée rigide, qui est incontestable, et le citoyen moyen en Occident, qui ne connaît l’Islam que par médias internationaux interposés. Ce citoyen est, je crois, notre public cible.

Nous devons montrer l’autre facette de l’Islam et des Musulmans. L’Islam n’a rien à voir avec les attaques terroristes. Il n’a rien à voir avec les attentats à la bombe et les bains de sang. L’Islam n’a rien à voir avec la guerre, il parle de paix. C’est ainsi que ce film doit être interprété et c’est le sens du message qu’il délivre aux Occidentaux en général, qu’ils soient musulmans, chrétiens, bouddhistes, ou même aux gens sans religion. L’homme est homme, il est enclin à se laisser influencer par des préjugés. Mais l’esprit humain est toujours sujet aux modifications et au changement. C’est ce que ce film tente de suggérer.

Magharebia : Avez-vous rencontré des difficultés pour réaliser ce film ?

Idoumou : Ce film cherche à aborder un énorme problème et je crois que dans une certaine mesure, il y est parvenu. Il cherchait à parler du terrorisme selon une perspective simple.

Les difficultés que nous avons rencontrées provenaient du sujet en lui-même : Sa mère est-elle disposée à parler ? Comment considère-t-elle son fils ? Le voit-elle comme un terroriste ? Le considérerait-elle comme un martyr s’il venait à mourir ? La famille n’était pas prête à parler et souhaitait avant tout maintenir le voile sur cette affaire. Mais le réalisateur a réussi à convaincre la famille du disparu à parler. Ses amis se sont dits désolés de son départ sans savoir quand ni comment ils le reverraient, s’ils le reverraient comme il était, ou s’ils le reverraient dans son cercueil.


La Maison des Cinéastes prend un risque en produisant ce type de film à un moment aussi critique, notamment du fait que la société mauritanienne pourrait interpréter les choses hors de leur contexte. Ainsi, certains imams ont-ils parlé de ce film dans leur sermon du vendredi. L’imam de la mosquée du Maghreb (l’une des plus grandes de la capitale, Nouakchott) en avait simplement entendu parler et s’était fait une opinion, puis s’est mis à critiquer le festival et le film. Je suis certain qu’il n’a jamais regardé ce film. Il a déclaré que ce sont des « communistes » – je n’ai absolument aucune idée d’où cela lui est venu – « qui s’attachent à déformer l’Islam ». La vérité est que, comme cela apparaît de toute évidence dans ce film, nous tentons d’expliquer les choses à l’Autre. L’imam a ajouté : « Les jeunes de cette sorte devraient être arrêtés et leur licence annulée. »

Nous avons eu affaire à plusieurs critiques de la sorte, mais au total, le film est sorti et a remporté le premier prix. Tout ce que nous devons faire dans le domaine des arts, c’est de poser quelques questions et de secouer le cocotier, comme ils disent.

Magharebia : Qu’espérez-vous concernant l’avenir de ce film ?

Idoumou : Je pense que ce film a été produit pour faire progresser le cinéma mauritanien, augmenter le niveau de la réflexion des jeunes et des sujets dont ils parlent. Dans le passé, nous écoutions les experts encravatés parler du terrorisme. Mais le cinéma documentaire communique avec les gens.

C’est la force de ce film. Il contourne les intellectuels et s’adresse à la rue, pour aborder ce sujet selon une perspective humaine. Je m’attends à ce que ce film remporte des prix dans plusieurs autres festivals.

Interview et photos par Mohamed Yahya Ould Abdel Wedoud pour Magharebia à Nouakchott

Source :  Magharebia.com.




Société

10112009

 

 Le Commissariat aux droits de l’homme en croisade contre la mendicité 

 

Le mercredi 4 novembre, le commissaire aux Droits de l’Homme et l’Action Humanitaire et aux Relations avec

la Société Civile, Mohamed Lemine ould Dadde à procédé au lancement d’une campagne de lutte contre la mendicité à Nouakchott. La cérémonie officielle de lancement de cette campagne qui s’inscrit, dans le cadre du programme national de lutte contre la mendicité s’est déroulée au stade olympique en présence de plusieurs membres du gouvernement, du président de

la Communauté Urbaine de Nouakchott, du maire et du Hakem de Tevragh Zeina et de plusieurs autres invités. 

 

C’est en collaboration  avec

la Fédération Mauritanienne de Handisport que le commissaire aux droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux relations avec
la Société Civile,  Mohamed Lemine Ould Dadde a  supervisé le lancement  de la campagne de lutte contre la mendicité. 

 « La lutte contre la mendicité, une responsabilité de tous », tel est le slogan  choisi cette année. 

Dans la salle, plusieurs personnes handicapés ont porté des chemises et des chapeaux  sur lesquelles est écrit : « non à la mendicité ».   

 

Mohamed  Lemine Ould Dadde, a dans son discours d’ouverture mis en exergue l’importance de lutter contre la mendicité dans le pays. Il a préconisé  que la lutte contre la pauvreté est la matraque de l’Etat pour éradiquer du territoire nationale la mendicité. C’est dans ce contexte  que des centres ont été ouverts au profit de 1781 mendiants seulement à Nouakchott, offrant des repas rapides à 600 parmi eux  dans 4 centres. Le commissaire a, ensuite, soutenu que  410 mendiants ont été  insérés à travers des activités génératrices de revenus, 200 autres ont bénéficié des aides directes. Le commissaire a également sollicité le concours des oulémas, des sociologues et des organisations de la société civile pour un travail de sensibilisation à long terme, afin de venir à bout de ce fléau. 

 

Le Commissaire traité de menteur 

 

A la fin de son  discours,  le  Commissaire Mohamed Lemine Ould Dadde a été traité  de mythomane  par un handicapé très irrité par ses propos. Calme, Mohamed Lemine Ould Dadde tente de comprendre ce qu’insinue cet handicapé en colère malgré les menaces physiques de celui-ci. Le Président de

la CUN Ahmed Ould Hamza, lui, se dirige précipitamment vers la porte de sortie pour s’en aller. 

« Ce que dit ce type n’engage que lui », confie un autre handicapé, lui aussi en colère contre le comportement de son concitoyen face au commissaire. « Il n’a qu’à demander des comptes à son chef de centre. Nous, nos chefs sont sérieux et honnêtes », ajoute-t-il. 

Le président d’honneur de
la Fédération de Handisport et président de l’union maghrébine des personnes handicapées El Ghotob Ould Maham Babou a, quant à lui, décoré le commissaire Mohamed Lemine Ould Dadde pour son engagement sincère au profit des personnes handicapées. 

Il   faut dire que le Commissaire a ouvert le même jour 3  nouveaux centres d’hébergements des mendiants  dans les Moughataa de Dar Naim, Sebkha et Arafat dont chacun d’entre eux accueille 150 mendiants. Le centre de sebkha compte déjà deux cents personnes. Il  n’est équipé initialement que pour accueillir 150 personnes. 

 

Dans les quatre centres en plus de la prise en charge des trois repas par jour, les locataires ont accès à une formation sur certains métiers comme la couture et la fabrication de grillages. Ils bénéficient d’une aide mensuelle et parfois même d’un financement de 50.000 UM ou plus pour les Activités Génératrices de Revenus (AGR). Ce programme qui bénéficie déjà d’un financement de l’Etat mauritanien s’élevant à 300 millions UM, projette dans le moyen et long terme de créer des centres similaires dans des villes de l’intérieur du pays et de développer des programmes et des stratégies qui contribueront à améliorer les conditions de vie des populations défavorisées. 

410 mendiants ont été insérés à travers des activités génératrices de revenus, 200 personnes bénéficient d’une aide direct et 261 personnes ont été servies par l’opération ramadan. Il y a cependant un grand écart entre les beaux et kilométriques discours officiels et la réalité. Les carrefours de Nouakchott sont toujours envahis par des mendiants.   

 

Sy Mamadou et Feinda Traoré

Source : La Tribune n°474 




Sénatoriales partielles

10112009

 

 Raz-de-marée pour l’UPR gagnante à Nouakchott, Nouadhibou et Boutilimit et dans plusieurs circonscriptions 

 

A Boutilimit, fief du chef de file de l’opposition, c’est le candidat du parti au pouvoir qui a remporté le suffrage avec 65% des voix.  A Nouadhibou également, le candidat du parti du président de la république arrache 35 voix contre 31 à son adversaire. A ces deux circonscriptions s’ajoute celle de Nouakchott où la liste commune de l’opposition a perdu les trois sièges devant le parti au pouvoir. Une victoire qui n’est passée inaperçue, celle d’une liste indépendante conduite par une femme dans le département de Bir-Moghrein. Sellama Mint Sidi Ould Amar a après une lutte acharnée remporté 7 voix devant son adversaire de l’UPR qui n’a obtenu que 3 voix. A Kaédi, c’est le parti de la minsitre des affaires étrangères Naha Mint Moknas qui l’a emporté. L’UDP a obtenu le seul siège à pourvoir dans le département. Là les grosses pointures sont tombées. Mais c’est toujours la majorité qui se consolide. Au Tagant, également, sur les 19 voix du collège électoral de la commune de N’Beika, le candidat de l’UPR aurait remporté 18. La dix neuvième voix étant celle d’un conseiller municipal parti en pèlerinage à la Mecque. Il semblerait que les  consignes de vote du Ministre de la défense et ceux du maire de N’Beika ont été appliquées à la lettre par leurs partenaires politiques. Certains seraient même tentés de s’enrôler dans  l’UPR.
Dans  la commune de Soudoud  dépendant d’Achram, une seule abstention a été enregistrée. Ce qui n’a pas empêché l’UPR de sortir vainqueur. D’aucuns pensent que les fortes pressions exercées sur certains conseillers on fait mouche. Et ce si bien que même à Moudjeria, les 6 conseillers qui ont déjà voté ont tous accordé leur voix au candidat de l’UPR Mohamed Mahmoud Ould Beyba qui 

Voici les résultats de cette élection sénatoriale partielle qi s’est tenue dimanche sous la supervision administrative d’une commission du ministère de l’intérieur, dans 17 circonscription situées dans différentes wilaya du pays.
Selon des sources des bureaux de vote, les résultats se présentent comme suit :
  

-Boutilimitt : UPR : 65 voix, RFD 43 


-Aoujeft : UPR 50, les deux autres listes avec 10 et 2 


-Moudjeria : UPR gagnant 


- Akjoujt : UPR gagnant 


-Nouakchott(Dar Naim, Ksar, Elmina) : UPR :gagne les trois siéges 


Bassiknou : UPR :35 voix, indépendant : 34 voix 


Nouadhibou : UPR :35 voix, indépendant :31 


-Bir Mogrein : indépendant : 7, UPR : 3 


-Tintane : Indépendant 65, UPR 57
  

-Wad Naga: UPR et Tewassoul gagnnats 

-Brkéol:UPR :61 voix, RFD FNDD:43 

-Ould Yengé: UPR: 41 voix, Fndd/Rfd:39, deux indépendants avec 12 et 4 voix, l’UPR etla liste FNDD/RFD partent en sécond tour 

Aleg: UPR 63 voix, Adil:34 

Kaédi: UDP gagnant 

(Avec Agences) 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

10112009

Du tourisme sexuel !

 Elles  seraient au nombre de 4  mauritaniennes accompagnées d’étrangers, déclarant qu’ils sont des touristes. Des tentes ‘alimentées’ en électricité (pour projection et martiaux de tournage) par des groupes électrogènes, ont été dressées. Le  tournage d’un film  vulgaire et  abject était, bel et bien, en cours de réalisation à 10 kilomètres de la  route bitumée d’Akjoujt. 

A une époque où le tourisme sexuel fait  l’objet d’un tabou déguisé dans les pays du  nord de la Méditerranée, l’arrestation, en flagrant délit,   par la gendarmerie nationale,  d’auteurs de la mise en scène de ce film ‘immoral’  mérite d’être saluée : elle sonne comme une prise de  conscience face à un phénomène  souvent  traité de la manière la  plus simpliste. Pour une société, certes  jusqu’à là, épargnée de ce type de  délinquance érotique, l’événement est particulier de son genre. Cependant,  cette société  ne peut  jamais,   être à l’abri d’un  tourisme sexuel qui touche déjà  ses voisins. En cette année, durant la visite, d’une délégation étrangère,  des réseaux parallèles de la promotion de la prostitution  se sont activés dans des hôtels de luxe de Nouakchott-ville. Des albums photos des belles  filles ont été exhibés   par  des chauffeurs de véhicules  de location et autres.  A titre d’illustration, une femme   sortant  d’un luxueux hôtel de la capitale, elle   y avait visiblement passé la nuit dans une chambre de ‘snobisme’, s’apprêtant à   prendre un taxi sans pour autant avoir la monnaie locale. Elle avait  brandi le billet de 100 dollars au conducteur en question   prétextant qu’elle  n’avait  guère de l’ouguiya. Elle voulait avec ce geste  à tout prix débarquer chez elle.  « Que faisais-tu là seule avec des étrangers? Interroge l’automobiliste.  

-         Je cherchais l’argent avec ce pourri de friqué.    -         Vous ne croyez pas que vous allez  payer cher  ces actes.  

 Deux  raisonnements  avec des objectifs diamétralement opposés. L’une cherche de l’argent facile, l’autre a eu la chance de trouver un ‘job’ lui permettant de subvenir à certains de ses besoins.  Quel regard porte-t-on  sur ces deux individus de sexes différents ? »(NDR)    Les pays limitrophes de l’Europe, et qui font l’objet d’un grand afflux touristiques, sont depuis longtemps  confrontés  à ce  type de tourisme odieux. Les promoteurs de ce mode  touristique  gravitent aussi  autour des hôtels de luxe. C’est ainsi,  qu’un récit,  évoque qu’une femme allemande accompagnée de sa fille trouvent    le plaisir, en Tunisie,  de coucher toutes les deux   avec le même homme, dans le même lit. 

A Marrakech-Maroc-, le tournage  scandaleux  d’un film  pornographique, de la manière la plus illégale, sans la connaissance des filles victimes,   par un belge, a déjà fait la une des  journaux du Royaume.    « D’où vient ce silence au nord de la Méditerranée ? » s’interroge  un   chroniqueur magrébin.   «  Evoquer le tourisme sexuel qui s’y développe, c’est prendre des risques, à commencer par celui de fâcher les autorités. Or nombreux sont ceux qui pourraient dénoncer cette situation, mais leur problème, leur fil à la patte, est qu’ils ont fait du Maghreb un lieu de villégiature. Bien entendu, ils n’ont absolument, mais absolument rien à voir avec ceux qui y brisent des corps et des âmes, j’entends par là les adeptes du tourisme sexuel, mais ils n’ont pas envie non plus de se voir interdire le paradis. Comme Frédéric Mitterrand, ils y ont parfois des maisons ou des intérêts économiques. Et, comme lui, ils prétendent que rien ne vaut l’action silencieuse, car elle serait la seule susceptible d’infléchir l’ordre des choses. Je ne crois pas à ce discours. Il pue l’égoïsme et la lâcheté ». 

m_barrada@yahoo.fr     

 Source: www.barrada.unblog.fr







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