Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

5 11 2009

L’appui du secteur privé mauritanien ?  

 900.000 dollars de la BAD et du Japon  viennent d’être accordés à  la compagnie minière de Mauritanie.  Cette subvention s’inscrit  dans le cadre des financements du Fonds pour l’aide au secteur privé africain (FAPA). La Banque Mondiale s’intéresse aussi à l’appui du secteur privé mauritanien.   Lequel à votre avis ?    

Selon  la Stratégie Nationale de  promotion de micro et petite entreprise  en Mauritanie, « le secteur informel occupe  environ 60% de la main d’œuvre urbaine. Il joue un rôle important dans l’équilibre du système social par les emplois et les revenus qu’il permet de générer».   Ainsi,  les problèmes  de la relance économique  par la ‘créativité’ des petites entreprises résident principalement dans la difficulté d’apport en fonds propres.  « L’entrepreneur est tenu d’apporter 30% du programme d’investissement. Le fonctionnement même de l’économie de marché implique l’existence de ressources propres »,  argue  déjà  un chercheur universitaire. Les financements nationaux ou étrangers dépendent, à cet égard , des critères de confiance limitant souvent le montant du crédit accordé à l’entrepreneur local qui n’a pas toujours la possibilité de fournir les garanties financières nécessaires.   Hormis la lutte contre la gabegie, la corruption  et les autres inconditionnels  de la bonne gouvernance, il est clair que la relance passe, évidemment,   par l’intégration de la grande partie de la population dans le processus du développement local. 46% de mauritaniens  vivent en dessous du seuil de pauvreté ; soit avec moins de 1 dollar par jour.  Ce taux dépasse les 56% dans les zones rurales. Le  taux de chômage frôle  les 34% et l’Indice de développement humain classe  la Mauritanie en 115ème position, en queue d’un  ‘peloton’ composé de 188 pays.  A cela s’ajoute, bien sûr,  les  34000 demandeurs d’emploi  tous les ans.  Intentionnellement, les gouvernements, qui se sont succédés depuis plus  d’une vingtaine d’années,  ont proposé des stratégies, des réflexions, etc.  La dernière   est celle de  1990. Il s’agit là  de la micro finance.    Dans ce chapitre  et dans le cadre de sa stratégie de  lutte contre la pauvreté, les autorités du pays  visaient et visent  dans une   période de 2006-2010 à diminuer l’effet de ce fléau en  ramenant  son  taux à 35%  (2010) et à 25% en 2015.  Il en résultait  la  mise en valeur de la productivité des pauvres par le biais des institutions des micros-  finances.  Ces institutions tirent leurs financements à travers  conjointement des prêts de bailleurs de fonds et du Gouvernement mauritanien. Pourtant,  la part de ces   IMF dans le secteur financier  est  approximativement  de  1%.  Ce qui sous-entend que  la reprise économique nationale  demeure  bel et bien utopique.    m_barrada@yahoo.fr 


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