• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 5 novembre 2009

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

5112009

L’appui du secteur privé mauritanien ?  

 900.000 dollars de la BAD et du Japon  viennent d’être accordés à  la compagnie minière de Mauritanie.  Cette subvention s’inscrit  dans le cadre des financements du Fonds pour l’aide au secteur privé africain (FAPA). La Banque Mondiale s’intéresse aussi à l’appui du secteur privé mauritanien.   Lequel à votre avis ?    

Selon  la Stratégie Nationale de  promotion de micro et petite entreprise  en Mauritanie, « le secteur informel occupe  environ 60% de la main d’œuvre urbaine. Il joue un rôle important dans l’équilibre du système social par les emplois et les revenus qu’il permet de générer».   Ainsi,  les problèmes  de la relance économique  par la ‘créativité’ des petites entreprises résident principalement dans la difficulté d’apport en fonds propres.  « L’entrepreneur est tenu d’apporter 30% du programme d’investissement. Le fonctionnement même de l’économie de marché implique l’existence de ressources propres »,  argue  déjà  un chercheur universitaire. Les financements nationaux ou étrangers dépendent, à cet égard , des critères de confiance limitant souvent le montant du crédit accordé à l’entrepreneur local qui n’a pas toujours la possibilité de fournir les garanties financières nécessaires.   Hormis la lutte contre la gabegie, la corruption  et les autres inconditionnels  de la bonne gouvernance, il est clair que la relance passe, évidemment,   par l’intégration de la grande partie de la population dans le processus du développement local. 46% de mauritaniens  vivent en dessous du seuil de pauvreté ; soit avec moins de 1 dollar par jour.  Ce taux dépasse les 56% dans les zones rurales. Le  taux de chômage frôle  les 34% et l’Indice de développement humain classe  la Mauritanie en 115ème position, en queue d’un  ‘peloton’ composé de 188 pays.  A cela s’ajoute, bien sûr,  les  34000 demandeurs d’emploi  tous les ans.  Intentionnellement, les gouvernements, qui se sont succédés depuis plus  d’une vingtaine d’années,  ont proposé des stratégies, des réflexions, etc.  La dernière   est celle de  1990. Il s’agit là  de la micro finance.    Dans ce chapitre  et dans le cadre de sa stratégie de  lutte contre la pauvreté, les autorités du pays  visaient et visent  dans une   période de 2006-2010 à diminuer l’effet de ce fléau en  ramenant  son  taux à 35%  (2010) et à 25% en 2015.  Il en résultait  la  mise en valeur de la productivité des pauvres par le biais des institutions des micros-  finances.  Ces institutions tirent leurs financements à travers  conjointement des prêts de bailleurs de fonds et du Gouvernement mauritanien. Pourtant,  la part de ces   IMF dans le secteur financier  est  approximativement  de  1%.  Ce qui sous-entend que  la reprise économique nationale  demeure  bel et bien utopique.    m_barrada@yahoo.fr 




L’édito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

5112009

«Charles Pasqua est un fidèle serviteur de la République. Il a, à ce titre, rendu de grands services à la France. Mais il doit payer ses fautes. Et d’ailleurs quand la justice se prononce, personne ne peut lui opposer ses états de service…» C’est à peu près ce qu’a dit l’un des politiques français commentant le verdict du procès de l’Angolagate, cette affaire de vente d’armes qui a éclaboussé nombre de personnalités françaises dont l’ancien ministre de l’intérieur. Autre réflexion du genre, celle d’un autre politique, vieil ennemi de Chirac et qui disait cependant que l’ancien président ne méritait pas d’être traîné devant les tribunaux : «il a assez donné à la France pour qu’on le laisse tranquille». 

On aimerait pouvoir dire cela de nos prédateurs et autres grands fauteurs sous nos latitudes. C’est-à dire que si ces prédateurs n’ont pas été tout simplement des fossoyeurs d’institutions, d’entreprise et de projets, quelque part ils pourraient être «excusables». Ou au moins nous serions tentés de pleurer pour eux, d’avoir de la compassion. Mais ils ne méritent rien de tout cela sous nos cieux. J’ai été du côté de l’Inspection générale qui fait ces jours-ci un grand travail de recouvrement de deniers publics. Malgré l’indulgence qui frise en des moments la magnanimité des inspecteurs, des centaines de millions sont réclamés à de hauts fonctionnaires peu regardants sur la gestion. A ceux-là on ne fait pas le procès d’avoir facturé un produit à 1000 fois son prix au marché. Pas non plus le fait d’avoir recruté des centaines d’employés inutiles. Ou de traiter des dizaines d’emplois fictifs. Nulle part on ne leur fait payer le népotisme et la mauvaise gestion. La seule chose qu’ils payent, c’est l’inexistence de la dépense : quand ce pour lequel la facture a été payée n’est pas trouvable. Seulement les dépenses fictives. Rien, en somme, de ce qui engraisse réellement nos prédateurs boulimiques. Et l’on parle cependant de centaines de millions. 

Quand vous êtes en Mauritanie et que vous êtes un haut responsable prédateur, rien ne peut atténuer les crimes dont vous vous êtes rendus responsables. Pas d’acte patriotique. Pas de réalisation. Même pas un sacrifice rendu à la Nation. Pas un geste au service de l’intérêt général. Par le passé, tout cela, mais aussi l’aptitude et les compétences, étaient remplacées par l’allégeance affichée, plus ou moins sincère, au politique. Il arrivera le moment où cela doit s’arrêter. 

Un signe : la majorité de ceux qui ont été visés par les mesures «disciplinaires» – mettons dissuasives – ont été soit nommés par Ould Abdel Aziz, soit des soutiens à lui pendant la présidentielle de juillet. On ne peut pas dire qu’il y a là chasse aux sorcières. Bien que… Mais là où les autorités pèchent, c’est par défaut de communication. En effet dans cette affaire, la communication aurait dû être un allié utile et inévitable. Mais personne ne semble vouloir la solliciter. Et c’est une faute grave. 

La Mauritanie a toujours souffert de son refus de communiquer. La mauvaise image qu’elle s’est faite vient de là. Et on ne semble pas corriger. En 1989, c’est l’image d’une Mauritanie belliqueuse, excessive et xénophobe, impitoyable pour ses enfants, perdue pour son environnement géographique et humain, c’est cette image que nos autorités ont bien voulu donner de nous. En refusant d’exprimer nos douleurs 




LE VICE NATIONAL

5112009

 

 

De nouveaux noms viennent encore de s’ajouter à la longue liste des prédateurs de

la Mauritanie. Après les avenants…. Nous voilà encore devant le scandale du  crédit agricole, de l’ONU SIDA. 1,5 puis 12 Milliards d’ouguiyas détournés par les fils de

la République Islamique de Mauritanie ; mais pas par n’importe quel fils, par l’élite intellectuelle et les Ulémas ! C’est le comble ! Le poisson pourrit par la tête dit un dicton populaire africain. La logique s’écarte de son cours normal. Aberrations, déviances se généralisent, la raison perd la raison. Une ombre obscurcit l’entendement. Libérons de manière incantatoire, conjurons ce mauvais sort, cette malédiction mauritanienne : car c’est de cela qu’il s’agit ! Mais pourquoi cette propension atavique, excessive au vol, au détournement du deniers public ? N’y a-t-il pas derrière cette promptitude au vol un dispositif culturel ? si les mauritaniens, dans leur écrasante majorité considèrent comme halal ces pratiques c’est que quelque part, ils sont gouvernés par les habitudes culturelles qui les qui le prédisposent à de telles activités. Ainsi l’intellectuel se trouverait enchaîné dans un carcan social contraire aux schémas théoriques modernes. Pour monter plus haut, en effet avoir de l’altitude, le cadre, le chef de service, le directeur, le ministre doivent représenter une tribu, une grande tribu, une principauté mentale aux frontières invisibles. Dans cette perspective, la résorption des déficiences économiques, sociales, politique de cette catégorie sociale devient plus qu’une obligation, mais une nécessité. La direction d’une tribu n’est assurée qu’a ce prix. Pour se hisser au sommet, il faut ainsi se construire des arches, charmer les cœurs, incarner les vertus de générosité dont l’entretien exige le pillage de l’Etat : on recrute, forme abusivement, massivement les membres de la tribu. 

L’imaginaire collectif, impose à ces autorités, dont le pouvoir est dû à la structuration sociale, le respect scrupuleux des traditions de xénophilie, de partage de solidarité parentale. D’ailleurs pour être admiré, honoré, et réussir dans toutes ses entreprises une certaine chance, une complicité tribal est nécessaire. Puisque la tribu nomme, assure, protége il faut alors se mettre au service de celle-ci. La reconnaissance d’un groupe est personnelle. Nous soupçonnons le collectivisme, la générosité  irréaliste, le désir d’être reconnu plus digne comme la source unique du mal mauritanien ; la prospérité matérielle étanche l’âme, le thymos. 

Mais ces valeurs sociales formelles peuvent-elles faire office de tableau de bord à un intellectuel conséquent officiant dans un Etat rationnalisateur ? Les valeurs sociales sont des barèmes. Elles expriment l’épanouissement vital d’une communauté, sa préférence subjective ; en tant que telle expression des besoins existentiels en relation avec l’espace et le temps. Il en résulte que les coutumes, les habitudes culturelles ne sont pas des entités neutres, mais le produit d’une certaine praxis, le signe d’une victoire remportée par une collectivité dans son devenir, dans sa volonté de plier le monde à ses normes. S’il en est ainsi peut-on obéir à une évaluation culturelle d’un autre âge ? 

La polygamie est par exemple une valeur adaptée à un espace, à un mode de production primaire sans technique ni science. La structuration sociale en tribus et castes correspond à une logique économique qui voudrait qu’il y ait une division du travail conduisant chaque composante sociale a une spécialisation. 

Sommes-nous aujourd’hui en mesure de glisser ces unités de mesures dans un espace marchant, un Etat sans être anachronique, inconséquent ?
La Mauritanie a changé d’époque mais ses fils, pris dans un rouage, une oppression culturelle n’ont pas encore pris la mesure du changement. Ils continuent à regarder vers le passé, enfance de la raison, de la culture, à reproduire des ignorances baptisées vertus sans faire attention aux exigences de l’heure. Liquider ces ‘’idoles’’ qui ont un effet corrosif sur notre système économique, purger les consciences pour les rendre apte à mettre au premier plan des options financières efficaces s’imposent de toutes urgences. 

Nous saluons donc solennellement ces propos du Général Président Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz : « Je n’ai pas de parent…. Je n’ai que le travail… ». Nous demeurons convaincus, en cela avec Adams Smith que la source essentielle de différence dans la richesse des nations est liée « à la sagesse ou la folie des politiques gouvernementales » mais aussi au comportement économique des hommes. 

 

 

SY Alassane Adama 

Philosophe 




La Direction Générale de l’ASECNA : Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours …… !!!

5112009

I – Des précisions : 

a)           Il n’y a pas de règle écrite pour l’attribution dela Direction Générale de l’ASECNA ; 

b)      La Direction Générale de l’ASECNA ne revient pas automatiquement à
la Mauritanie cette année, ni à aucun des 18 Etats membres : c’est un poste dont l’attribution a toujours été du ressort des chefs d’Etats des pays membres. 

Le Comité des Ministres, organe suprême de gestion de l’Agence se réunit à la fin du mandat du Directeur Général pour « ELIRE » un ressortissant remplissant les conditions de l’un des états membres, présenté et soutenu par son pays pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Le prochain sera élu en Juillet 2010, mais il ne prendra service qu’en Janvier 2011. 

c)           Le mandat revient à tour de rôle à l’une des trois sous régions des pays composant l’ASECNA, Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale ou Océan Indien (Madagascar et Comores). Dans cette logique, l’actuel Directeur Général est un ressortissant de l’Afrique Centrale, son prédécesseur était de l’Afrique de l’Ouest, donc le prochain devra normalement revenir à l’Océan Indien ; toutefois le bon sens peut dicter à la sous région, de deux pays seulement, de s’abstenir de revendiquer le futur mandat.  II – Procédure de nomination du DG/ASECNA A l’annonce de la vacance du poste, le pays intéressé déclare au plus haut niveau et officiellement son intention de briguer la Direction Générale de l’ASECNA. 

Pour cela, les émissaires du chef de l’Etat parcourent les pays membres, porteurs de messages à ses homologues des autres Etats présentant son candidat et demandant leur soutien. 

A la réunion du Comité des Ministres de l’ASECNA, les chefs des départements chargés des transports aériens viennent chacun en ce qui le concerne avec la décision déjà arrêtée du chef de l’Etat en faveur de tel ou tel candidat. 

Le candidat qui obtient le plus de voix, est élu pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Il est à rappeler que 3 candidatures de 3 pays de l’Afrique de l’Ouest se sont déjà déclarées. 

III – Candidature mauritanienne : 

La fonction de Directeur Général est hors cadre, donc pas de limite d’âge et l’accès à ce poste est possible à partir de n’importe quelle position administrative ou hiérarchique, pourvu que le candidat ait le profil. 

La Mauritanie a plusieurs candidats potentiels pouvant prétendre au poste tant convoité ; deux d’entre eux ont été évoqués par la presse : A titre de contribution sous dessous est complétée la présentation : 

Dr. Kébir Ould SELLAMY est un ancien pilote. Il est ingénieur principal de l’aviation civile. Il est titulaire d’un doctorat Es-Sciences aéronautiques (Ph.D.) IL était Directeur des Transports (aérien et routier) de 1976 à 1979. Dès la création de la direction de l’Aviation en 1979, il fut son premier titulaire de 1979 à 1987. 

C’est un polyglotte qui fut pendant 11 ans (1976 – 1987, représentant de
la Mauritanie au Conseil d’Administration  de l’ASECNA). Il était également fonctionnaire de l’ASECNA et son représentant en Mauritanie de 2004 à 2007. Actuellement il est coordinateur du Projet du Nouvel Aéroport International de Nouakchott (NAIN). 

De ce qui précède il ressort que Dr. Kébir Ould SELLAMY est le plus ancien Directeur de l’Aviation Civile en Mauritanie avec de très sérieuses références académiques et professionnelles le mettant en bonne position pour se voir investi de la confiance des autorités nationales afin de briguer le poste de Directeur Général de l’ASECNA.             

DIAGANA BABOUNA. 




Education

5112009

 

 En FORSE contre les mauvaises pratiques dans le système 

Le Forum pour la Refondation du Système Educatif a publié en septembre 2009 un rapport d’enquête portant sur la perception de l’ampleur et de nature des mauvaises pratiques  et usages dans le système éducatif mauritanien. Le forum qui est un réseau constitué depuis deux ans de plusieurs organisations non gouvernementales a travaillé sur la question avec le soutien technique et financier du Programme d’Appui à la Société Civile et à la Bonne Gouvernance (PASOC). 

Financé par l’Union Européenne et ayant bénéficié de l’assistance technique de l’Institut International de Planification de l’Education (IIPE) qui est un organisme de l’Unesco, l’enquête s’est intéressé particulièrement aux comportements des enseignants et à la bonne gouvernance. 

Selon ce rapport, qui ne précise pas sa méthodologie d’approche, 45% des enseignants et 40% des parents pensent que, comme mauvaise pratique, l’absentéisme est lié à l’insuffisance des salaires. 

En termes de constats l’enquête indique que parmi les causes de cet absentéisme, il y a les activités parallèles exercées par les enseignants : cours dans les écoles privées, transport, commerce, etc. 

Par ailleurs, il est inscrit dans le rapport du FORSE que les conséquences de l’absentéisme et les activités parallèles des enseignants génèrent des comportements néfastes chez les élèves. Car dans la logique de cette remarque, les élèves, livrés à eux-mêmes, s’exposent à l’oisiveté, à la délinquance, etc. autre conséquence selon le rapport, la baisse du niveau et le discrédit de l’école. 

Les solutions seraient alors dans la prise de mesures allant de l’assainissement dans le corps enseignant à la sensibilisation du corps médical sur les méfaits de la complaisance dans la livraison des certificats médicaux justificatifs des absences. 

Autre griefs du FORSE : les cours privés. Ils constitueraient 80,4% des activités parallèles des enseignants. Et 84,8% des parents interrogés croient cet exercice permettra à l’enseignant d’améliorer son revenu. Seulement, ces cours sont faits au détriment de ceux de l’école publique, commente le rapport qui indique que la réception de dons et autres cadeaux de la part des parents d’élèves est perçue comme pratique normale par 25% des enseignants contre 48% des parents interrogés. Ce qui donne une idée de la tradition de corruption tacite.  Laquelle pourrait installer l’enseignant dans une situation de débiteur moral face aux parents de son disciple. Ainsi, ces gestes, loin d’être innocents construisent entre les acteurs des attentes et services particuliers. Ce qui prédispose au favoritisme en matière de notation, à la perte de valeur morale du métier et surtout au chantage et exploitations de part et d’autre. 

La perception de l’enseignement privé est elle aussi négative. Selon l’enquête FORSE, 70% des enseignants pensent qu’il échappe au contrôle de l’administration. 75% des enquêtés pensent que l’école privée est gérée par des personnes étrangères à la profession. 77% pensent que ce type d’enseignement donne la priorité à l’aspect commercial sur l’aspect pédagogique. 

En fait il est constaté que l’octroi des récépissés de création d’école n’est pas fondé sur des études de faisabilité et sur des critères objectifs. 

Interpellant deux grands pôles, le rapport du Forum pour la refondation du système éducatif se veut un guide.  Au ministère de l’éducation Nationale et aux associations des parents d’élèves, il recommande l’élaboration d’un guide d’éthique et de bonne conduite des enseignants impliquant toutes les parties. Autres recommandations : le développement d’un plaidoyer constructif pour changer les mentalités et attitudes, la création d’un puissant partenariat entre les ONG et les parties prenantes. Et surtout l’organisation d’Assises Nationales sur l’éducation en Mauritanie. Réunions dont l’objectif serait entre autres l’élaboration d’une stratégie de lutte contre les mauvaises pratiques. 

Synthèse 




Post-scriptum

5112009

Attention à la racisation ! 

Abdallah Al Ahmar, secrétaire général adjoint du parti Baath Arabe Socialiste en Syrie était là. Reçu en haut lieu, son séjour a été largement médiatisé sur les ondes publiques. Ses commentaires aussi. « Notre rencontre avec le Président de la République était amicale, fraternelle et chaleureuse. Nous l’avons remercié à cette occasion du temps qu’il a réservé pour nous recevoir. Nous avons aussi parlé de nos impressions sur la visite et les rencontres que nous avons eues avec  les différentes directions officielles du parti (UPR, Ndlr.). De ces rencontres nous sommes arrivés à la conclusion que le peuple mauritanien, comme nous l’avons toujours connu, est un peuple arabe authentique attaché à son identité nationale et croyant à la priorité des questions intéressant la Nation. » 

« Le peuple mauritanien est un peuple arabe…» Il ne manquait plus que ça. Un baathiste en Mauritanie pour venir rappeler aux mauritaniens qu’ils sont exclusivement arabes. Et ce, au moment où dans le pays, les plaies causées par cette même idéologie vingt ans plus tôt sont en train d’être pansées. Au moment où le président de la République a appelé à la réconciliation nationale et à la tournure de  la page des tensions intercommunautaires, osons croire que cette intrusion d’un responsable baathiste, qui n’a d’yeux que pour la face arabe de notre nation, n’ait pas d’effet négatif dans la paix amorcée entre communautés en Mauritanie. Le baathisme version Saddam avait entamé l’unité de cette Mauritanie. Pourvu que le baathisme version El Assad nous laisse cicatriser nos blessures calmement. 

Avec un émissaire qui dit ceci : « Il n y a pas de doute que ce dirigeant conduira la Mauritanie victorieusement dans sa marche pour le développement et la mettra dans une situation lui permettant de contribuer à servir les causes arabes », il y a de quoi être inquiet.   De grâce, Monsieur Al Ahmar, épargnez-nous ce genre de réflexion. Nous ne voulons pas d’amis qui nous divisent.  Le temps des idéologies est révolu. Nous ne voulons pas d’amis qui ne se soucient que de la bonne santé d’une seule partie de notre peuple. Et puis, les causes arabes sont des causes humaines et concernent toute l’humanité. Il est du devoir de tous de les avoir à cœur. La Mauritanie est arabe, monsieur Al Ahmar. Elle est non arabe aussi. Soyez-en convaincu ! 

Kissima 




Investissements

5112009

 

 La Mauritanie au bas de l’échelle 

La conclusion des études relatives à la promotion du secteur privé et financier en Mauritanie est alarmante : tous les indices d’attractivité en terme d’investissements sont au rouge. La Mauritanie est globalement mal perçue en termes de climat des investissements. C’est ce qui ressort des résultats d’un atelier parrainé par la Banque Mondiale et le Commissariat à la Promotion des Investissements, tenu jeudi dernier dans les locaux de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie. 

Classé 167/180 dans la mesure Doing Business qui compare entre les textes régissant le climat des affaires dans les pays, la Mauritanie a d’énormes progrès à réaliser pour attirer les investissements. Etant donné que les investisseurs se référent à cette mesure et à bien d’autres (I.C.A, Heritage Foundation, World Economic) avant de fouler le sol d’un pays. 

Parmi les obstacles de taille qui se dressent devant les investisseurs figure en bonne place – entre autres contraintes non moins importantes – la lenteur des procédures administratives pour la création d’entreprises et une fiscalité jugée dissuasive. Le système fiscal étant caractérisé  par une fiscalité assez lourde et focalisée sur la collecte de recettes publiques sur une base taxable assez limitée. 

Au cours de cet atelier des propositions de reformes ont étés présentés aux participants, qui étaient – il faut le noter au passage – pour la plupart des représentants des différents départements du public et des hommes d’affaires du privé. Les résultats des études préconisent une intensification des efforts de promotion à travers l’amélioration de la perception de la Mauritanie et l’accroissement de sa crédibilité en tant que destination d’affaires. 

Les procédures administratives sont longues et souvent couteuses, les procédures de création de fermeture d’entreprises, et les procédures liées au commerce international et à l’obtention de licences sont également couteuses et longues par rapport aux meilleurs pratiques. L’amélioration du cadre réglementaire passe par la facilité d’entrée et de sortie du marché et par la réduction de l’informalité qui pose un énorme problème pour les investisseurs étrangers. 

Pour répondre plus efficacement aux besoins du secteur privé, il faudrait améliorer l’accès aux financements bancaires. Les firmes utilisent rarement les financements bancaires à cause des garanties bancaires requises souvent très élevées. Pour pallier à cela les études recommandent la mise en place dans le court terme des décrets d’application de la nouvelle loi bancaire et le renforcement de la capacité de supervision de la BCM. Pour le moyen terme (à mettre en place sous 5 ans), il est nécessaire de promouvoir l’introduction de nouveaux produits financiers (capital risque, factoring, instruments à destination des PME/PMI…) ainsi que l’arrivée sur le marché d’institutions spécialisées. En plus de la simplification du cadre légal et judiciaire en vue de moderniser et élargir la gamme de suretés utilisées comme garantie. 

Autre secteur à réviser celui de la main d’œuvre. Bon nombres d’investisseurs se plaignent du manque de main d’œuvre qualifiée dans le pays. Un homme d’affaires étranger nous a confié sous couvert de l’anonymat qu’il « a déjà recruté plusieurs employés locaux qui ont enfoncés ses affaires plutôt que de les relever et créer de la plus-value.» «  Je voulais bien contribuer à la diminution du taux de chômage en Mauritanie mais j’ai été contraint de les licencier » ajoute-t-il l’air embarrassé. 

Le fonctionnement du marché du travail est lui aussi très opaque du fait de réglementations contraignantes, des difficultés de circulation de l’information sur les emplois disponibles et du faible usage de formations professionnelles pour les employés en activité et de celui du niveau d’éducation du personnel. Pour cela les économistes de la Banque Mondiale recommandent dans le court terme une simplification de certaines réglementations du Code du Travail de 2004. Il s’agit de modifier l’article 17 pour permettre que les CCD puissent aller jusqu’à 4ans. Et de l’amélioration des qualifications des employés grâce à la revitalisation et au développement de systèmes de formation professionnelle en collaboration étroite avec le secteur privé. 

Dans le domaine des services d’infrastructures, deux grands types de services d’infrastructure sont perçus comme étant problématique : la fourniture d’électricité et les transports. Les résultats des études préconisent pour le secteur de l’électricité, la mise en place dans le moyen terme du programme de réhabilitation et d’extension des moyens de production pour Nouakchott et Nouadhibou ainsi que l’extension également des réseaux électriques de ces deux villes. 

Pour le transport routier, il est impératif de continuer la rénovation et la maintenance du réseau existant dans le cadre des contrats de programmes entre l’Etat et l’ENER er réaliser de nouveaux programmes d’investissements routiers en vue de désenclaver la Mauritanie (Mali, Algérie et Sénégal). 

Dans le secteur du transport maritime, les études préconisent d’accroitre les capacités et d’améliorer la compétitivité du Port Autonome de Nouakchott. Chose qui a déjà commencé avec l’inauguration par le Président de la République de l’extension du port autonome de Nouakchott dont la capacité se verra augmenté de plus de 50% selon les observateurs. Pour le transport aérien, l’accent est mis sur la modernisation des capacités aéroportuaires (infrastructures, système de navigation et dispositifs de sureté). 

Les résultats des études ont enfin noté que la corruption est répandue aussi bien dans l’administration que dans les firmes. Un phénomène qui est couteux car il absorbe chaque année 6,4% du chiffre d’affaires des firmes manufacturières. Les économistes de la Banque Mondiale préconisent en ce sens, l’attribution effective et durable des moyens ainsi qu’une totale liberté d’action laissée à la Cour des Comptes dans ses missions d’audit/contrôle dont les conclusions/rapports devraient être rendus publics. 

Et enfin de la mise en place de mesures microéconomiques permettant de limiter les possibilités de corruption au sein de l’administration (responsabilité nominative des employés traitant avec les entreprises, étude de faisabilité/la mise en place ultérieure de mesures de revalorisation salariale pour certaines professions clé de la fonction publique,…). 

Momme Ducros. 







bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann