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Les Echos de « La Tribune » par Mohamed Fouad Barrada : Le présent

23102009

Elle était devant moi, j’ai senti une envie inexplicable de lui dire un mot. D’ailleurs j’avais du mal à le prononcer. Elle a pris mon portable, elle voulait contacter quelqu’un (ou quelqu’une). Je n’ai pas cherché à savoir les contours de ses contacts.

En effet, gaspiller nos sous en bavardant sur des sujets souvent inutiles, est notre spécificité. Il se trouve qu’un époux donne la somme de deux mille ouguiyas à sa femme pour qu’elle prépare le déjeuner. Bizarrement, en la contactant pour savoir l’heure du repas, il dépense une somme égale à la valeur du repas.

Revenons à notre belle dame pour comprendre l’incompréhensible d’une relation d’amitié qui risque de mal tourner si je ne me plie pas à ses exigences capricieuses. Sur ce sujet de contact téléphonique et après avoir épuisé mon crédit, la belle demoiselle voulait que je lui donne de quoi acheter une carte de recharge. J’ai rétorqué par une réponse ambiguë que je ne veux pas lui donner cette somme bien qu’elle soit dérisoire.

Par une remarque déplacée, elle a interprété mon acte comme étant un manque de générosité. Pourtant, je suis généreux avec elle. Plus que ça. Elle peut dans des circonstances normales me demander tout ce qu’elle veut. Mais dans cette normalité, se trouve une anomalie qui se matérialise par un refus catégorique de sa domination injustifiable.

En se fiant au présent et au désir du moment, la fille en question développe souvent une hystérie qui la pousse à trouver ce qu’elle veut. C’est en quelque sorte l’emprise du moment sur le comportement individuel. Lorsque ce temps domine l’homme ou la femme et cela dans des circonstances contraignantes, la normalité de l’attitude comportementale devient en toute évidence l’attachement au présent.

Cependant, vivre le présent reste une faveur exploitée par une grande partie des individus de l’actuelle civilisation moderne. Laisser le temps au temps, c’est la formule magique pour une frange importante de ceux qui croient au réalisme matériel. Ils vivent le présent en s’attachant au désir sous toutes ces formes. Les temps se succèdent, mais l’autorité du palpable s’impose de plus en plus. Il faut que des individus liés à l’activité palpable soient guidés par la consommation du temps.

D’une manière ou d’une autre, en travaillant nous surmontons la machine du temps ; en se distrayant nous la dépassons aussi. Avec la nouvelle technologie qui s’impose nous suivons l’évolution des choses en nous ‘collant’ au présent.

Quoi qu’on dise, il est difficile de trouver une formule qui nous permette de s’adapter avec le moment. Et cela d’une manière permanente. En somme il manque toujours au consommateur du présent quelque chose qui échappe à la subconscience spirituelle. Celle-ci dépend souvent du domaine de la métaphysique.

m_barrada@yahoo.fr

La Tribune n°411







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