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Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

20102009

Lutte contre la gabegie 

Vous vous trompez ! Il y a … 

L’Ecart entre le salaire d’un ministre et un  haut cadre  dépasse les  80%. Un ex ministre  justifie, dans ce contexte,  qu’il  n’avait  guère de quoi acheter  un véhicule.  Sachant  que le salaire d’un ministre avoisine les 800 mille ouguiyas. Une épargne de trois mois permet, quand même,  l’achat d’une carcasse qui  fera  l’affaire.  

On peut  s’interroger, de prime abord, sur le  système socio-étatique qui  n’accorde aucune importance à la politique sociale des subordonnés.  Ces malheureux  ont, individuellement,  pourtant,  des salaires incomparables avec celui du ministre, du secrétaire général, du membre du conseil administratif, du parlementaire, du directeur général, etc.  La différence de salaires entre ces derniers  et les autres travailleurs  avoisine, à titre d’illustration,  souvent,  les 90 %.  

Des  pauvres cadres moyens et subalternes-la grande partie de salariés-  touchent  des mensualités    ‘franchissant’  rarement la barre   du minimum  vital : une somme variant entre 25000 et  80.000 ouguiyas.  Quant aux retraités, ils  sont dans une galère ‘infernale’.

J’aime, bien,  croire au discours politique, j’aime bien croire à leur jeu,  ces  décideurs, j’aime, tout simplement,  croire à quelque chose dans  cette société d’illusion.

 J’espère, bien, que les gens qui révèlent  des malversions, des erreurs, fournissent des exemples  éloquents.   Ils doivent passer à l’épreuve. Ils  sont amenés pour ainsi dire à  engager des réformes,  à avancer  un bilan ou  à démissionner.

 Un choix s’impose  alors  entre les acteurs  et les systèmes.   Voici  l’éternel questionnement de choix !   Quel  système : organisé-transversal,  interactif- déconcentré, proactif- décentralisé, anarchique -centralisé, désorganisé-égoïste, chaotique  voire anarchique?

Dans le pays de « si le peuple  veut  la vie, il faut que le destin réponde »,  le système du  ‘soulèvement ‘ anticolonial  a  produit des acteurs politiques  laissant le champ  libre à  une réécriture d’un scenario magnifique. Il est  révélateur  d’une mise en œuvre d’un système  autoritaire  et moderne économiquement. Il s’agit là  du cas tunisien  de   son  idole, le  poète de  la révolution   Abou Gasme   Achaby, de  ses présidents  respectifs Bourguiba et  Ben Ali. Quelle pérennité ?

 L’Afrique du Sud,  le Ghana, le Mali, le Bénin, le Liberia, le Cap vert  s’inscrivent dans une autre perspective moderniste.  Il ne faut  jamais   oublier l’exemple salutaire  latino-asiatique  à travers les pays émergents  tels que la Chine communiste, l’Inde démocrate et autres nations.

En effet,  deux types de changement sont possibles. La Grèce antique a procédé à un  changement par le sommet. La démocratie est  ainsi  inventée par  l’élite noble d’Athènes, Sparte et autres villes  de cette charmante civilisation d’avant J-C.

Bien que  les fils et les filles d’Hélène aient été stratifiés et que  les esclaves n’aient point  le droit au vote,  le mode de gouvernance démocratique était le résultat  du besoin de la classe riche.  Celle-ci  après son enchérissement  a commencé à réfléchir autrement.

En occident  en général, et en France en particulier, la question existentialiste de la bourgeoisie (la classe moyenne pauvre  de l’époque)  a exigé  grâce  aux philosophes   un changement du  cours  de l’histoire. Ce qui a été effectué après plusieurs mouvements et rébellion.  Et la conséquence  était manifeste : le  système  libéral actuel révisé et rectifié  avec ses défauts et ses avantages.  

 Dans la grande partie de l’Afrique, notamment en Mauritanie, les acteurs ont  déjà saboté volontairement, ou  inconsciemment  les systèmes juridiques, éducatifs, sanitaires, financiers, etc.   

m_barrada@yahoo.fr




L’édito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

20102009

Une crise est ouverte au sein de l’Union pour la République, cette formation créée par Mohamed Ould Abdel Aziz, alors général briguant la Magistrature suprême, puis confiée à son ancien ministre de la défense. 

L’un des premiers reproches faits au Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi était de créer un parti où il voulait réunir tout le monde. Le Général considérait la démarche de Ould Cheikh Abdallahi comme une erreur politique. A l’époque, ses soutiens militaient plutôt pour la création de plusieurs formations, quitte à les fédérer plus tard en une alliance politique. Moins d’un an plus tard, et après avoir déposé Ould Cheikh Abdallahi, Ould Abdel Aziz a mis en place SA formation. 

Quand il y a eu ADIL (PNDD), toute sa direction a été choisie – désignée – par le Président de la République. Ce qui lui a été reproché. Ce qui d’ailleurs a été le prétexte pour ouvrir le front contre lui. La direction actuelle de l’UPR a été cooptée. Même si elle est provisoire, elle a suscité de nombreux mécontentements. 

A l’époque, les premières voix discordantes étaient celles du sénateur de Rosso, Mohcen Ould Haj, appuyé par certains ministres qui avaient tout le temps pour ouvrir des conflits politiques. 

Aujourd’hui, c’est le même sénateur qui rue dans les brancards et qui annonce sa rébellion ouverte contre la direction du parti dont il est sensé être militant. Avec lui quatre ministres au moins qui, comme leurs collègues d’avant, ne semblent pas avoir grand-chose à faire. 

Le ministre de l’intérieur, fraichement débauché du RFD, n’a pas un projet de réforme de l’administration à entreprendre. Il n’a pas de problèmes de sécurité à régler pour le pays. Pas de menaces qui pèsent. Rien d’urgent en somme pour l’empêcher de mener des querelles politiciennes sans objet. 

Le ministre de l’économie et du développement économique n’a pas une économie exsangue, moribonde à relever. Pas de problèmes de bailleurs et d’investissements. Pas de problèmes de liquidités et de changes. Pas de projets à sec. Rien d’urgent en somme pour l’empêcher de mener des querelles politiciennes sans objet. 

Le ministre de la santé qui vient de rallier l’UPR et de se congratuler avec son président, n’a pas tous les problèmes que l’on connait et que l’on souffre depuis trop longtemps. Rien d’urgent en somme pour l’empêcher de mener des querelles politiciennes sans objet. 

Le ministre de l’artisanat et du tourisme n’a pas de problèmes dans son secteur. Les prix ne flambent pas. Les touristes font une ruée vers la Mauritanie. Et notre artisanat est en plein essor. Aucun problème. Rien d’urgent en somme pour l’empêcher de mener des querelles politiciennes sans objet. 

…Les ministres de Ould Abdel Aziz se comportent comme si l’on était dans une situation normale. Une situation qui ne demande pas d’efforts particuliers. Rien d’urgent en somme pour les empêcher de mener des querelles politiciennes sans objet. 

Mais revenons à cette crise nouvellement ouverte. Peut-elle conduire au même processus que celle de 2008 ? Parce que les acteurs sont sensiblement les mêmes, les prétextes les mêmes, on est en droit de se demander si les mêmes causes peuvent mener aux mêmes effets ? 

C’est probablement au sénateur Ould Haj qu’il faut poser ces questions. En 2008, qui a manipulé qui ? Qui a mené qui en bateau ? qui a amené qui à la confrontation ? 

Il faut dire qu’à l’époque, deux faces d’une même monnaie s’étaient donné le mot. Une alliance objective entre l’entourage des généraux et de Ould Cheikh Abdallahi. Aujourd’hui, pas de généraux à opposer à la présidence de la République, alors qui va-t-on dresser pour déstabiliser le pouvoir et l’amener à être peu regardant sur les réformes qu’il disait entreprendre ? 

En attendant de savoir, il faut plaindre les hauts fonctionnaires ayant participé à l’orgie de l’UPR à R’Kiz. Ils sont aujourd’hui atterrés parce que ne sachant pas s’ils ont satisfait un désir du Président de la République ou s’ils ont enfreint les convenances. Pauvres d’eux… 




Nouakchott : deux poids, deux mesures …

20102009

  

J’ai été sidérée de voir en Juillet dernier la démesure des moyens humains et matériels qui ont servi à la campagne électorale d’une poignée d’hommes politiques, et ce malgré les crises économique et sociale que vivait le pays. J’ai été sidérée de voir toutes ces « initiatives » (de jeunes, de moins jeunes, de femmes, de cadres et même de gardiens) qui se formaient, chaque jour, pour soutenir tel ou tel candidat. 

J’ai été sidérée de voir toute cette énergie, continue 24h∕24h, durant trente jours, qui animaient de centaines de podiums et de Khaïmas à travers tout le pays. J’ai été sidérée de voir le nombre de voitures luxueuses qui sillonnaient le pays et les villes nuit et jour ! 

Aujourd’hui, et face à la démission de l’Etat (Administration, Armée, Collectivités Locales) et à son incapacité de mobiliser des ressources humaines ou matérielles, publiques ou privés pour assainir la façade du pays, gravement polluée et paralysée par quelques pluies et une grève d’agents d’hygiène ;  Je suis sidérée par la léthargie des habitants de Nouakchott, de ses citoyens, de sa société civile, de leurs organisations (surtout celles oeuvrant dans l’environnement) : aucune initiative de quartiers, de jeunes, de femmes, de foyers, d’amis, de cadres (vivement que quelqu’un me démente) ne s’est organisée ou mobilisée pour enlever les ordures ou les mares d’eaux saumâtres, qui bloquent parfois l’accès à leurs domiciles. Je suis sidérée de voir qu’aucun Homme religieux, politique, d’affaires ou autre leader, n’ait pris l’initiative de mobiliser ses réseaux pour aider les citoyens à prendre en charge la gestion de leurs problèmes élémentaires : comparez le coût d’installation d’une Khaïma sur la voie publique et celui d’une charge de 12 tonnes de sable – la location d’une sono et d’une celle d’un camion pour dégager les ordures – le coût d’un litre de gasoil et celui d’un litre d’eau de Javel ! 

Enfin, je suis sidérée de tirer le triste constat de cette comparaison : il est malheureusement réel que dans notre pays l’intérêt personnel a pris une énorme longueur d’avance sur l’intérêt général, qui devient de plus en plus un concept abstrait !

La Citoyenne Lambda

  




Post-scriptum

20102009

Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas droit à l’erreur. Au rythme où il s’en prend avec ce qui se présente sous la forme d’une véritable lutte contre les auteurs de gabegie, force est de croire que l’homme qui a par deux fois au moins arrêté un processus pour finir par s’arroger les prérogatives d’un gardien  de la constitution déterminé a une réelle volonté d’en découdre avec un système têtu basé sur le pillage des bien publics et la spoliation des pauvres. C’est à espérer qu’une synergie des efforts de la classe politique soit mise en branle afin que soit mis fin à l’impunité. Pour ce faire, le pouvoir issu  du scrutin du 18 juillet a intérêt à se réconcilier avec ses adversaires. Car à la veille de l’ouverture parlementaire, il est important que soit évitée toute tentative de sape. On sait que la véritable difficulté pourrait provenir de l’assemblée nationale. Un peu comme ce fut le sort d’Ould Cheikh Abdallahi.  Sauf que celui-ci a été victime de son propre camp politique. Pour le camp d’Ould Abdel Aziz,  même si les querelles de légitimité semblent poindre à l’horizon entre factions, il est fort probable que ce soient le FNDD et le RFD qui jouent aux trouble-fête. En fait la démonstration de force du sénateur Mohcen Ould el Hadj qui a pu rassembler autour de lui des ministres du gouvernement comme s’il devait prouver sa puissance à Abdellahi Salem Ould Ahmedoua augure d’une fissure dont pourrait tirer profit les adversaires des initiateurs du 06/08/08.  Mais l’opposition, ne semble plus avoir d’autre arme que le débat parlementaire pour gêner l’action du pouvoir. 

Pour l’instant, les regards peuvent rester braqués sur les vrais auteurs de gabegie. Histoire de savoir ce qui sera fait d’eux. A condition que la justice, rien que la justice fasse son travail. Sans contrainte. 

Kissima 




Divagations d’un randonneur

20102009

Faute d’actualité imposante, je m’en vais partager avec vous quelques bribes de discussions que j’ai eues en vrac avec une personne très peu instruite mais animée d’un sens élevé de l’analyse, ce qui du reste est tout à fait naturel chez le mauritanien.

J’étais en train de prendre un thé sur une dune du Sukuk avec un ami, peu avant le crépuscule. Nous étions à notre second verre quand un monsieur attiré par notre présence vint à nous. Après les salamalecs d’usage, il nous demanda des ‘nouvelles du nouveau gouvernement’, ah ben tiens ! Y a un nouveau gouvernement qui vient d’être nommé ? Je sus plus tard qu’il parlait de l’actuel gouvernement. Pour un monsieur qui habite quelque part sur une dune, suffisamment imbu de la culture nomade, la notion de temps est secondaire voire inutile.

Mine de rien nous entamions une discussion à bâtons rompus. Il est inutile de préciser ici que le thé est un stimulateur de la discussion chez nous autres mauritaniens. Parlant de tout et de rien, le monsieur nous sorti de son chapeau une idée que j’ai trouvé particulièrement marrante et pourquoi pas  originale. Il nous dit que la Mauritanie est le pays le plus démocratique du monde ! « Quand on me dit que la France ou les Etats Unis sont les pays les plus démocratiques je leur dis c’est faux.» Il a abouti à cette conclusion par un raisonnement hypothético-déductif des plus primaires. Arguant que nous sommes un peuple fait d’hospitalité et de générosité. Je vous donne un exemple nous dit-il tirant à pleins poumons sur sa pipe. Quand vous entrez dans une maison, peu importe si vous connaissez le propriétaire ou non, vous allez manger, boire et vous reposer sans être inquiété ni maltraité. Tenez ! Moi par exemple ma baraque que vous voyez – pointant du doigt une habitation faite de bois à l’ombre de laquelle nous étions assis – est électrifiée. C’est le propriétaire de la maison d’à coté qui est venu me voir et m’a donné fil pour que je puisse avoir de la lumière le soir moi et ma famille. Vous ne verrez jamais une chose pareille se produire ailleurs, là où l’on se vante d’être les exemples de démocratie dans le monde, nous lance t-il.

Sans partager l’avis de ce monsieur, j’ai trouvé, comme je l’ai déjà dit que quelque soit le degré d’ignorance et d’illettrisme du mauritanien, il reste un analyste chevronné très confiant en lui-même et en la culture qu’il véhicule, faite d’immobilisme, de fatalisme et de naïveté.

Momme Ducros




BSA-Gaz :

20102009

 

 Objectif, couvrir les besoins du pays 

 

Dimanche matin l’événement, c’est la visite que le ministre du pétrole et de l’énergie, Ahmed Ould Moulaye Ahmed effectue à l’usine de gaz du groupe BSA. Une visite qui permet au ministre de prendre contact avec les opérateurs privés du secteur de l’énergie. Une manière d’anticiper sur les crises récurrentes d’approvisionnement en gaz. 

A l’occasion de cette visite, le président du Conseil d’Administration de BSA-Gaz, Mohamed Ould Debagh a fait une allocution dans laquelle il a présenté le centre de BSA-Gaz. Il s’agit d’un centre intégré de stockage, d’embouteillage et de distribution de gaz butane à destination domestique. Sa particularité est qu’il est entièrement privé, c’est le premier du genre. Avec une capacité de 3.300 m3, ce centre peut facilement ambitionner de couvrir l’ensemble des besoins du pays qui se chiffrent à 32.800 tonnes. «Avec une capacité de stockage identique, la société sénégalaise TOUBA GAZ traite une quantité de 35.000 tonnes», précisera Ould Debagh. Avant de dire que le projet d’extension déjà en cours prévoit la construction d’une seconde sphère, ce qui permettra la multiplication par deux les capacités de production. De quoi envisager l’avenir de l’approvisionnement de manière plus optimiste. 

Le secteur de l’approvisionnement en gaz, longtemps considéré comme un secteur porteur, connait de sérieuses difficultés liées essentiellement à la mauvaise gestion de l’opérateur historique, la SOMAGAZ qui a vu se détériorer inexorablement sa situation. Et ce malgré les multiples efforts déployés par les autorités. Jusqu’à présent la communauté nationale a consenti une dizaine de milliards pour permettre à la SOMAGAZ de continuer d’exister. Rien n’y fait. Et la président du CA de BSA-Gaz de compléter : «Malgré cette injection de plus en plus de dix milliards d’ouguiyas par l’Etat, celui-ci reste actionnaire à hauteur seulement de 34% du capital, les ruptures de stocks et les spéculations sur le produit n’ont pas pour autant jugulées». D’autant plus singulier que, selon lui, «avec dix milliards d’ouguiyas, l’Etat aurait pu construire une centrale électrique neuve de 35 MGW, c’est-à-dire d’une capacité supérieure à la centrale de Nouakchott». 

C’est bien pour anticiper sur les traitements de faveur pour l’un ou l’autre des concurrents, que Ould Debagh a sollicité «une stricte égalité de traitement entre les opérateurs de la filière». D’ailleurs, il n’hésitera pas à suggérer l’opportunité d’un audit «portant sur la justification et la destination des fonds déjà alloués à la filière». Parce que, selon lui, cela «pourrait avoir un effet positif et s’inscrirait parfaitement dans la logique de la bonne gouvernance économique et financière», en ces temps de construction d’une Mauritanie nouvelle serait-on tenté d’ajouter. 

La visite des lieux a permis de constater que la société a mis aux normes ses consignes de sécurité et que l’environnement est propre. «Juste prix et juste poids», c’est bien l’engagement de BSA-Gaz qui vend les bouteilles de 12,5 kg à 2000UM, celles de 9 kg (nouveau gabarit) à 1440 UM, celles de 6 kg à 960 UM et celles de 2,75 kg à 440 UM/ 

MFO 




La Mauritanie va‐t- elle rater la direction générale de l’ASECNA?

20102009

    Le poste de Directeur Général de l’ASECNA revient en 2010 à la Mauritanie. Mais le nombre de candidats mauritaniens à cette Direction et la diversité de leurs cursus est un signe qui peut vouloir dire que la Mauritanie va rater ce poste à cause d’un mauvais choix. En effet, les mauritaniens ne savent pas ce que c’est le profil qu’il faut pour pouvoir postuler à un poste donné. Pour eux on peut tout faire si nous avons le «piston». Les responsables mauritaniens qui choisissent les candidats ne sont pas souvent libérés de considérations non souhaitées dans le domaine. C’est pourquoi la MAURITANIE est peu (ou mal) représentée dans les organismes internationaux et dans les institutions régionales dont elle est souvent membre fondateur. Cette sous représentation est due à une erreur qui malheureusement se répète souvent : Le choix de l’homme.                                                                           Nous nous souvenons tous des accords de partage d’eau et d’électricité de l’OMVS. Nous avons été lésés surtout dans le partage de l’électricité. Parce que ceux qui nous avaient représentés n’étaient ni visionnaires ni patriotes. Nous avons en conséquence demandé, au moins une fois la révision des accords de partage. Le choix de l’homme est important. Il doit être fait pour garantir les intérêts du pays et la bonne gestion de l’institution. Le choix de l’homme est aussi une image du pays. Comme dit l’adage maure :el moukhayer mahou maghboun (celui qui n’a que l’embarras du choix n’est pas leurré). Nous avons énormément de cadres compétents et patriotes mais nous sommes sous représentés dans toutes les institutions régionales et internationales. Les candidatures actuelles au poste de Directeur Général de l’ASECNA sont apparemment nombreuses mais, il y’a peu de profils répondant au poste à pourvoir. 

AHMED SALEM OULD LAB est à nos yeux le meilleur candidat  pour occuper ce poste. Les critères normaux le désignent comme le candidat le plus apte à être présenté par son pays. Sans doute aussi le plus représentatif de ce que nous voulons être. C’est un patriote, par l’écoute du mauritanien en tant qu’employé de l’institution (ASECNA) et en tant que concitoyen. Il a un cursus universitaire et professionnel clair et achevé. Il a occupé des postes stratégiques importants à l’ASECNA et  avant l’ASECNA : de la Direction de l’aviation civile au ministère des Transports de la RIM, il a été à la Délégation de l’ASECNA en France, à la Direction Générale de l’ASECNA, il a été Directeur des Ressources Humaines, et il est actuellement  directeur administratif et financier de l’Institution. 

Pour l’ASECNA et ses employés mauritaniens et africains c’est le meilleur candidat .Les décideurs politiques doivent en conséquence l’aider à briguer ce poste dans l’intérêt du pays et de l’institution. 

 Les employés de l’ASECNA à la représentation en RIM soutenant la candidature de Ahmed Salem Ould Lab 




Affaire des fausses notes du MEN

20102009

 

 

 Les pièces à conviction 

113 notes de service numérotées à la main, 60 autres portant la mention en arabe ‘kateb el Am’ au lieu de ‘Emin el Am’ pour signifier Secrétaire Général, sans compter 13 autres documents dupliqués… Telles sont les pièces à conviction que la police a découvertes dans le cadre de l’enquête sur la fraude au ministère de l’éducation nationale. 

C’est la DREN N°1 de Nouakchott qui a reçu deux notes de services d’affectation avec en tête de la DRH. Les organigrammes ayant changé depuis longtemps, la DREN  a compris qu’il s’agit de falsification flagrante. Aussi le Secrétaire général convoque-t-il les deux enseignants concernés par ces notes de service. On découvre qu’il s’agit d’une filière de falsification de documents émanant de certains responsables de direction. 

Le principal responsable a pris la fuite au moment de l’engagement de la procédure d’enquête interne. 

La police s’en est même et découvre d’autres cas de fraudes. C’est alors qu’est intervenue l’affaire du détachement de quatre enseignants au ministère des affaires islamique et de l’enseignement originel. 

Comment s’est effectuée la fraude ? Par une  lettre effective donnée pour émanant du SG du ministère de l’enseignement originel  au MEN demandant de détacher Ahmed Ould Mohamed Abdallahi professeur,  Mle 76930/T,  en date du 02/08/09. 

Sur la base de cette demande,  les fraudeurs ont pris un papier en tête portant en arabe la mention el ‘kateb el am’ au lieu d’’emin el am’. Le numéro de la lettre : 1027 écrite à la main. Alors que la lettre portant le numéro de série datée du 15/09/09 se rapporte à la légalisation d’un diplôme. Donc cette lettre détachait quatre profs : Ahmed Ould Mohamed Abdallahi Mle 76930, Mohamed Ould Mohamed Abdel Haye Mle 65 900, Aicha Mint Mohamed el Moktar, Mle 68 318, Fatimetou Mint Cheikh Nema, mle 67 759. 

Ce n’est pas la première fois que le ministère de l’éducation est objet de fraudes ; en 2000 notamment la fraude au baccalauréat a eu une ampleur telle qu’il a fallu refaire cet examen. Côté sanction, l’Etat au lieu de sévir contre les principaux responsables avait promu certains. 

Que va-t-il se passer maintenant que cette affaire de fausses notes de services est intervenue dans un contexte de lutte contre la corruption affichée par les autorités ? 




Le Chômage en Mauritanie

20102009

 

 

Le chômage est un phénomène  de plus en plus préoccupant dans notre pays.  Il concerne surtout la jeunesse et les femmes.  Le manque d’emploi pousse certaines personnes à recourir  aux petits boulots. Les « melaha »ou facilitateurs, les « khare yallah », littéralement « dans l’attente de Dieu »,  ces travailleurs du secteur informel qu’on retrouve vers la polyclinique,  au marché Mauritel ou « point chaud », prés de l’église,  assis toute la journée à attendre qui, l’arrivée d’un « patron », cherchant une main d’œuvre à bas prix, qui, à faire un bisness, qui à se faire recruter comme bonne à tout faire…

Waretta Fall, jeune femme de 26 ans, est arrivée à Nouakchott il y a 6 mois en provenance de Dalal Khêll, son village situé sur la rive droite du Fleuve Sénégal…En Wolof, ce village porte un nom qui signifie « tranquilliser la conscience »…Mais, Waretta, elle n’a pas la conscience tranquille. Depuis qu’elle a été répudiée par son  mari, elle a à sa charge, trois enfants. Elle a choisi de tenter sa chance en Mauritanie. A la recherche d’un emploi pour subvenir aux besoins de sa petite progéniture. Assise au pied du mur de l’église, elle raconte : « Je viens ici chaque jour  espérant trouver du travail. Mais en vain. »

D’autres femmes comme Waretta sont assises. Elles forment un groupe et guettent toutes les belles voitures qui passent. Se ruant en groupe à chaque fois qu’une voiture s’arrête. Chacune espère être choisie. Elles proposent leurs services : ménage, linge,  baby-sitter.

Ces « braves » femmes ne sont pas toujours à l’abri du danger, les viols et l’exploitation sexuelle des bonnes sont devenues des attitudes complètement banales auxquels s’adonnent bon nombre d’employeurs. Le licenciement sans  être payer son du,  les accusations sans fondements de vol ou autre délit quelconque les amènent le plus souvent à se retrouver derrière les barreaux. Dans les cas de viol par exemple : si la malheureuse victime (souvent de nationalité étrangère) portait plainte pour viol contre son agresseur il y’a plus de chance qu’elle se retrouve en prison sans  que son bourreau ne soit nullement inquiété. Cependant ces violences considérées comme des violations des droits de l’Homme doivent nous interpeler d’avantage car le phénomène de l’immigration de petites filles de part l’Afrique à la recherche du travail est en  hausse considérable.      

Néanmoins les femmes ne sont pas les seules à chercher du travail, car si nous sillonnons les principales artères de Nouakchott nous remarquerons des groupes d’ouvriers assis ou debout au bord du goudron  à attendre un potentiel client à la recherche d’un manœuvre (plombier,  maçon, carreleur … etc.). C’est pour ca que l’axe carrefour Bana-blanc, carrefour Policlinique est toujours bouché à cause du stationnement désordonné de voitures et de personnes à la recherchent de main-d’œuvre bon marché. Mais le fait de rester toute la journée assis(e) à scruter l’horizon  sans que personne ne se présente pour demander un dépannage ou un petit boulot journalier n’est pas une chose facile pour ces pères de familles.

Est-ce que réellement on peut appeler ce genre d’activité du travail vu les lourdes responsabilités auxquelles sont exposées les ouvriers du secteur informel aussi bien du coté social que du coté économique. Avec les sommes quasi insignifiantes qu’ils perçoivent lors d’un dépannage contrairement à la main-d’œuvre étrangère qui est la plus sollicitée et mieux payée, à quel besoins pourraient-ils subvenir ? Ils quittent le matin leurs familles sans leur laisser le moindre sou, parfois avec un malade à la maison et les dettes d’hier à rembourser.              

 Les ouvriers du secteur informel ne sont pas les seuls  à être touchés par le chômage en Mauritanie comme les autres pays du monde, nous avons aussi beaucoup de diplômés chômeurs.  Ceux-ci par manque d’emploi se transforment en chauffeurs de taxi ou en petits commerçants. Par ailleurs nous avons  un autre phénomène qui n’est pas étranger à notre société et causé  par le chômage qui est « les tekoussou »  autrement dit ces gens qui vivent au dépend des autres et profitent de leur situation pour mener la vie facile. Ces parasites de la société sont la à tendre la main tout simplement, demander un boubou par ci des chaussures par là, une petite somme d’argent à un autre et ainsi de suite.

Pire encore les paresseux eux ont trouvé une meilleur combine pour gagner de l’argent facilement. Il suffit de porter des haillons, se couvrir la face, se mettre au bord du goudron, de tendre la main et le tour est joué. Jadis la mendicité était réservée aux pauvres et aux handicapés mais hélas ce n’est plus le cas. Selon Minetou une fausse mendiante «  à chaque fois que j’aie une cérémonie dans ma famille ou des ennuis financiers,  je  mets un voile sal et mal fichu et je me mets à demander l’aumône devant les grands immeubles et parfois je rentre dans les maisons pour quémander prétextant un malade à soigner,  un incendie ou des enfants qui n’ont rien mangé depuis deux jours .Ainsi après un ou plusieurs jours de ‘quémandage’ je me retrouve avec une grosse somme d’argent qui me permet de satisfaire mes besoins et même plus ». Le cas de Minetou est un exemple parmi d’autres, car il arrive des fois ou c’est en groupes que ces soi-disant mendiants se retrouvent pour quémander devant les sociétés, les banques, les mosquées et parfois même devant les résidences privées.  Les enfants aussi ne sont pas en reste à cause du grand nombre de diplômés chômeurs et par les temps qui courent certains parents préfèrent envoyer leurs enfants mendier que de les envoyer à l’école. 

 

Feinda Traore.                                                                                          




Total reprend en main le bassin de Taoudenni en Mauritanie

20102009



Passée la crise politique, Total reprend confiance et se prépare à investir 100 millions d’euros sur deux ans pour financer les premières opérations de forage.

Prudente encore dans le schéma de capitalisation de la SAR (Société africaine de raffinage), basée au Sénégal et entreprise par le groupe saoudien Saudi Ben Laden, la multinationale pétrolière française Total a entamé dès fin septembre les premières opérations de forage sur le très convoité bassin mauritanien de Taoudenni. Situé dans le nord de la Mauritanie, le bassin, stratégique compte tenu de ses potentialités en hydrocarbures, avait été convoité durant la période 2003-2004 par une kyrielle d’entreprises britanniques, françaises et américaines.

Une source établie à Nouakchott qui suit le dossier relatif à la reprise en main des prospections pétrolières par les multinationales étrangères, interrogée par Les Afriques, précise que la firme française Total, pour motif de recadrage de sa plateforme pétrolière en Mauritanie, avait décidé unilatéralement de geler ses opérations de forage entamées début 2004. « Total n’était pas trop sûr de la rentabilité de sa prospection sur le bassin de Taoudenni à court terme, mais surtout de la dead line qu’elle s’est fixée entre les opérations de forage et la production du premier baril », confirme notre interlocuteur.

Deux facteurs déterminants

On parle de quelque 4 milliards d’ouguiyas (soit l’équivalent de 10,5 millions d’euros) engloutis dans les opérations de prospection depuis le début des activités de Total en Mauritanie. Le dénouement heureux de la crise politique interne et le climat apaisé issu des dernières élections présidentielles ont été deux facteurs déterminants dans la relance des opérations de forage sur le site de Taoudenni par le groupe français. Ce qui expliquerait la présente tournée africaine du directeur pour l’Afrique du Nord de Total, Jean François Arrighi, récemment reçu par le chef de l’Etat mauritanien, Ould Abdel Aziz. « Total, qui n’entend pas se faire doubler dans les stratégiques blocs 7 et 8 du bassin Taoudenni par une compagnie américaine, qui a soufflé ses intentions de venir en Mauritanie vers début juillet 2009, a décidé d’entamer ses opérations à partir de fin septembre 2009 », informe notre source.

Le bassin de Taoudenni devrait générer d’importantes ressources financières pour le Trésor du pays d’ici à 2014.

Le bassin de Taoudenni devrait générer d’importantes ressources financières pour le Trésor du pays d’ici à 2014 et produire du pétrole brut fin 2015 extrait du bassin, a précisé un officiel mauritanien du Département du pétrole.

On apprend enfin, de sources bien informées, que Total a reçu des garanties de la part des autorités mauritaniennes de rendre plus incitatif et accessible l’environnement fiscal du pays.

La multinationale française va donc mobiliser plus de 100 millions d’euros entre 2009 et 2010 en vue de couvrir les premières opérations de forage à travers une plateforme moderne.

Par Ismael Aidara, Paris (Les Afriques







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