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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

19102009

Vous vous trompez ! Il y a … 

L’Ecart entre le salaire d’un ministre et un  haut cadre  dépasse les  80%. Un ex ministre  justifie, dans ce contexte,  qu’il  n’avait  guère de quoi acheter  un véhicule.  Sachant  que le salaire d’un ministre avoisine les 800 mille ouguiyas. Une épargne de trois mois permet, quand même,  l’achat d’une carcasse qui  fera  l’affaire.  

On peut  s’interroger, de prime abord, sur le  système socio-étatique qui  n’accorde aucune importance à la politique sociale des subordonnés.  Ces malheureux  ont, individuellement,  pourtant,  des salaires incomparables avec celui du ministre, du secrétaire général, du membre du conseil administratif, du parlementaire, du directeur général, etc.  La différence de salaires entre ces derniers  et les autres travailleurs  avoisine, à titre d’illustration,  souvent,  les 90 %.  

Des  pauvres cadres moyens et subalternes-la grande partie de salariés-  touchent  des mensualités    ‘franchissant’  rarement la barre   du minimum  vital : une somme variant entre 25000 et  80.000 ouguiyas.  Quant aux retraités, ils  sont dans une galère ‘infernale’.

J’aime, bien,  croire au discours politique, j’aime bien croire à leur jeu,  ces  décideurs, j’aime, tout simplement,  croire à quelque chose dans  cette société d’illusion.

 J’espère, bien, que les gens qui révèlent  des malversions, des erreurs, fournissent des exemples  éloquents.   Ils doivent passer à l’épreuve. Ils  sont amenés pour ainsi dire à  engager des réformes,  à avancer  un bilan ou  à démissionner.

 Un choix s’impose  alors  entre les acteurs  et les systèmes.   Voici  l’éternel questionnement de choix !   Quel  système : organisé-transversal,  interactif- déconcentré, proactif- décentralisé, anarchique -centralisé, désorganisé-égoïste, chaotique  voire anarchique?

Dans le pays de « si le peuple  veut  la vie, il faut que le destin réponde »,  le système du  ‘soulèvement ‘ anticolonial  a  produit des acteurs politiques  laissant le champ  libre à  une réécriture d’un scenario magnifique. Il est  révélateur  d’une mise en œuvre d’un système  autoritaire  et moderne économiquement. Il s’agit là  du cas tunisien  de   son  idole, le  poète de  la révolution   Abou Gasme   Achaby, de  ses présidents  respectifs Bourguiba et  Ben Ali. Quelle pérennité ?

 L’Afrique du Sud,  le Ghana, le Mali, le Bénin, le Liberia, le Cap vert  s’inscrivent dans une autre perspective moderniste.  Il ne faut  jamais   oublier l’exemple salutaire  latino-asiatique  à travers les pays émergents  tels que la Chine communiste, l’Inde démocrate et autres nations.

En effet,  deux types de changement sont possibles. La Grèce antique a procédé à un  changement par le sommet. La démocratie est  ainsi  inventée par  l’élite noble d’Athènes, Sparte et autres villes  de cette charmante civilisation d’avant J-C.

Bien que  les fils et les filles d’Hélène aient été stratifiés et que  les esclaves n’aient point  le droit au vote,  le mode de gouvernance démocratique était le résultat  du besoin de la classe riche.  Celle-ci  après son enchérissement  a commencé à réfléchir autrement.

En occident  en général, et en France en particulier, la question existentialiste de la bourgeoisie (la classe moyenne pauvre  de l’époque)  a exigé  grâce  aux philosophes   un changement du  cours  de l’histoire. Ce qui a été effectué après plusieurs mouvements et rébellion.  Et la conséquence  était manifeste : le  système  libéral actuel révisé et rectifié  avec ses défauts et ses avantages.  

 Dans la grande partie de l’Afrique, notamment en Mauritanie, les acteurs ont  déjà saboté volontairement, ou  inconsciemment  les systèmes juridiques, éducatifs, sanitaires, financiers, etc.   

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°471 du 19/10/2009







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