Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

13 10 2009

  Immigration et développement  local  de  l’Afrique ! 

Le nombre des ’expatriés’ de par le monde  est estimé  en 2009 à un milliard de migrants. « L’Asie  attire  30% d’entre eux, les autres  choisissent l’Amérique du Nord (27%), l’Europe  (26%), l’Afrique (10%) et l’Océanie (3%) [… ] ; 60%  des migrants s’installant  dans un pays  appartenant  à la même catégorie que le leur […]; 37 % (soit  seulement 80 millions de personnes) quittent un pays pauvre pour un pays riche,  3% faisant le mouvement inverse. » (Jeune Afrique n°2543).     On assiste, par ailleurs,  ces derniers temps, à des tentatives d’immigration débouchant, horriblement, sur des drames : des subsahariens meurent  sur  les côtes mauritaniennes. Une scène qui dénote de la gravité de la situation  trop calamiteuse des candidats à l’immigration voulant à tout prix  s’évader ‘  de leurs  propres pays vers  une Europe  ne désirant  nullement d’eux et au péril de leurs vies.  Pauvre Afrique !    

 «  Nous vivons  dans un  monde  très  inégalitaire. Pour beaucoup  d’habitants des pays en développement, quitter son pays est parfois le meilleur moyen, voire le seul, d’améliorer ses conditions de vie (…) Des politiques plus propices   à la mobilité  peuvent stimuler le développement humain.» (www.hdr.undp.org).  D’où l’intérêt de préciser que les immigrés ne sont  que des personnes  ayant  fait une  migration  et que la part de  transferts issue de cette dernière équivaut au montant d’aide publique  au développement.  Cependant, l’actuel système mondial semble  déverrouiller les frontières  nord –sud. Et le mot d’ordre demeure, à cet égard, rester  chez vous chers africains et autres  incompétents,  sinon mourez  sur vos  côtes respectives….  Quelle solution ?  Des  concepts  ‘galvaudés’ par-ci, par là, tels que  la loterie française  pour venir en aide aux africains,  le partenariat entre les pays pour freiner le fléau de l’immigration, etc.  Une autre approche  miracle  à travers les migrants, immigration,  Co-développement local, bien qu’acceptable,   se fixe comme objectif   une coopération transfrontalière  interétatique ralentie, en réalité,  par des barrières frontalières  solidement  placées par les pouvoirs centraux.  Bizarrerie ! 

 Il reste bien  le terrain des  collectivités  locales qui   représentent  les  atouts  d’un Co-développement  par la base  d’autant qu’elles  englobent  les caractères  suivants : une démocratie directe,  faible étendue des territoires, préoccupations quotidiennes des habitants et elles ont la maitrise d’un  contact plus fréquent avec les  acteurs de la société civile et les  autres élus locaux .  Utopie en Afrique ! Il y a toutefois, une proposition  de poids   : des  réformes à engager  et des responsabilités attribuées  à  des structures décentralisées  coiffées efficacement  par des élus instruits.  Dans l’immédiat, il  ne faut pas rêver !     

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°470 du 12 octobre 2009


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