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De la nécessité de la régulation du marché de change !

6102009

Par Mohamed Fouad Barrada 

 

 Suite  à la  récente  visite à   Nouakchott  de son  directeur des opérations en Afrique de l’ouest, la  World Bank  a décaissé 14 millions  de dollars pour  la Mauritanie.   Le Fonds international de développement agricole (FIDA)  a accordé aussi  12 millions d’USD au gouvernement, le but étant de   stimuler la production  tout en  réduisant  la dépendance  vis-à-vis  des importations.    Ce  qui marque  l’activation des relations économiques qui  ont été  suspendues  avec l’occident   après le Putsch de 2008.  A  cela s’ajoutent,  entre autres,   le montant de   295 millions de dollars de la chine accordés  pour l’extension du port de Nouakchott.  En effet,  ces   sommes  pourraient  soutenir, légèrement,   le taux de change de l’ouguiya par rapport au dollar.

Il est clair, par ailleurs,  que  les approches financières, qui s’imposent,  ont tendance  à  considérer les  devises   comme des actifs financiers , leurs   prix  (le taux de change) dépendra  de leur insuffisance relative  dans les marchés , et vraisemblablement du risque.

 La montée en flèche des cours de la devise européenne- l’Euro-   risque d’entrainer un  effet de bulle provoquant  la montée en puissance des prix des produits alimentaires, surtout dans une économie mauritanienne  qui dépend  en grande  partie de l’extérieur, notamment de l’Europe. Présentement, et officiellement,  1 euro se change à 382 MRO  et 1 dollar  US  à 265,44 MRO.    

Cependant, les  décaissements actuels  et prochains  de la part de la banque mondiale et les autres partenaires au développement,  en faveur de la Mauritanie,  peuvent atténuer l’effet  de la  conséquence  de la pénurie  de la  devise chez nous.  

Il convient de signaler que  les principales  sources ‘propres’  de  la réserve de la Banque Centrale de Mauritanie sont essentiellement : les exportations de la SNIM,  les revenus des accords de poisson,  les revenus pétroliers,  d’autres exportations relatives  à   la vente de cuivre, de l’or  et les fonds en provenance des  bailleurs et donateurs.  Ce qui  équivaut en terme monétaire à   des  avoirs  ne dépassant que rarement les 600 millions de dollars par an. Ainsi, la raison capitale des dépréciations de la valeur de  l’ouguiya est, souvent,   inhérente aux différences de productivité entre le secteur des biens échangeables et le secteur des biens non échangeables dans les pays exportateurs.

 En effet,  c’est pratiquement par le ‘canal’ de l’Etat  que des  hommes d’affaires du pays  disposent de la devise pour importer.

 La particularité mauritanienne   fait que les importateurs, qu’ils soient potentiels  ou non,  sont à la fois   des  banquiers,  des opérateurs  dans  des secteurs  d’importance primordiale.  Ils peuvent orienter une grande  partie de la réserve de change qui leur était   attribuée  par la BCM à l’importation (carburant, marchandises, etc.),  selon des ‘calculs’ spécifiques  et  selon  une rentabilité  allant à l’encontre de l’intérêt général.  La régulation du  marché  de change en Mauritanie   exige, à cet égard, une  rigueur impartiale et un  déploiement des ressources humaines compétentes  et dignement rémunérées.   Cette  régulation   donnera, probablement,   une idée précise,  des  chiffres d’affaire réalisés  par un  tel importateur. Ce qui permettra, dans certaines circonstances,   une rationalisation de la politique  monétaire   évitant, dans les limites du réel,   plusieurs formes d’évasion des capitaux.

 

m_barrada@yahoo.fr

Source : L’authentique du 6 /10/2009




KIFFA

6102009

A propos de l’attribution des terrains

 

Kiffa, capitale de l’Assaba, a connu un accroissement rapide de sa population au cours des dix dernières années, en raison essentiellement de l’exode rurale qui a profondément bouleversé la vie des populations nomades, les obligeant à se sédentariser autour des grands centres urbains.

En ma qualité de natif de Kiffa (Ghadima), je ne peux rester indifférent face à certaines attributions de terrains insolites, et parfois contraire au respect des valeurs islamiques. Il s’agit de ces attributions faites sur d’anciens cimetières, avec leurs tombeaux, et sur lesquels les nouveaux propriétaires ont édifié des murs (voir à côté de l’ancien Château d’eau). Beaucoup d’édifices publics également n’ont pas échappé à la boulimie des administrateurs. Le domaine de l’Etat a ainsi été bradé, comme c’est le cas devant le portail du service météo, relevant de l’Asecna de Kiffa, aux alentours de l’ancien Palais de justice, côté ouest du mur du dispensaire de Ghadima, côté est de l’hôtel de ville….Toute cette anarchie est le fait des différents administrateurs (Walis et Hakems) qui ont servi tour à tour à Kiffa. Pourtant, ils ont tous passé service à leurs remplaçants sans jamais été inquiétés, au vu et au su de tous. Mieux, quelques uns parmi eux ont même été gratifiés de postes plus importants dans la haute administration, comme Ministre, Wali ou Hakem dans des centres plus importants, ambassadeurs…

Incroyable mais vrai, il existe un désordre sans précédent dans la gestion du patrimoine foncier régional. La subdivision des Travaux Publics pouvait au moins éclairer ces responsables administratifs (Wali et Hakem) quant à l’application stricte du schéma de développement urbain établi en 1989 par le Ministère de l’Equipement sur financement de la coopération française.

N’oublions pas aussi que l’ensemble de l’autorité administrative est ampliataire des textes régissant le patrimoine foncier, tels l’ordonnance 87/289 du 7 octobre 1987, l’Arrêté R-018 du 26 janvier 1987 et l’ordonnance 89/012/CMSN.

A cela s’ajoute le phénomène des doubles, triples ou quadruples emplois, ces terrains attribués à plusieurs personnes à la fois et qui entraînent bagarres, litiges fonciers et recours interminables devant les juridictions.

A Kiffa, tout au long de la route de l’Espoir, certaines concessions empiètent carrément sur l’emprise de la voie, au mépris des dangers sur la sécurité publique. Parfois, la rue et les espaces vitales sont considérées comme places vacantes.
La restructuration de la ville de Kiffa s’impose dans les plus brefs délais. Il faut revoir la restructuration des quartiers, reprendre les études du plan de cadastre, revoir l’implantation des bornes et l’aménagement de la Bat’ha.

Fouad Barrada Aziz

CP/Kiffa

Source : barrada.unblog.fr




KIFFA:

6102009

L’indifférence de la Commune centrale

Carrefour d’échanges entre le Mali, les deux Hodhs, le Tagant et le Guidimagha, deuxième ville la plus peuplée de Mauritanie, Kiffa à l’instar des autres grandes mégapoles du pays continue de connaître les effets de la mal gouvernance locale et de la gabegie qui ont plongé le pays dans une longue période de gaspillage de ses ressources.
C’est bien dommage pour les familles de Kiffa qui on gardé ainsi des noms Songhaï, Wolof, Sérères, Bambara, léguant à ce bastion de la coloniale un melting-pot culturel qui fait toute sa fierté.

Disons haut et fort que Kiffa est envahie par les ordures et les eaux usées, respire la saleté et dégage une puanteur nauséabonde qui donne au voyageur de passage l’envie de déguerpir plutôt que de s’y attarder. D’une manière générale, la ville est devenue une véritable porcherie où se chevauchent des tacots poussifs et des hangars délabrés jetés ça et là, pêle-mêle au bord des artères. Les amoncellements de détritus et l’écoulement putride des flaques d’eau obligent les habitants à se boucher le nez en permanence pour ne pas vomir, devant l’indifférence des autorités municipales plus promptes à collecter les taxes qu’à soulager les populations. La nuit, c’est l’enfer pour les habitants de la Ghadima (derrière le dispensaire côté ouest en allant vers le marché). C’est le moment où le vent du soir soufflant répand sur ce vieux quartier les odeurs fétides. Monsieur le Maire est souvent absent, et on a l’impression qu’il préfère respirer la brise de l’océan à Nouakchott qu’à partager les souffrances de se administrés.
Camions et bennes de la Commune sont sur calle depuis fort longtemps, ainsi que le chargeur de l’Inspection régionale du Développement Rural, en panne lui aussi depuis belle lurette. C’est comme si le chapitre budget de fonctionnement de la ville de Kiffa n’existe pas. L’autorité en charge de l’Exécutif au niveau régionale, représentée par le Wali et le Hakem ne cherchent pas de solution pour leur région et sa capitale, ne serait-ce que définir avec les autorités municipales les solutions pour améliorer le bien-être des populations et mettre un terme à l’absentéisme chronique du Maire central.

A Kiffa, ce que l’on voit, ce sont des bicoques délabrées, des animaux qu’on abat ici et là, laissant des flaques de sang et de restes d’animaux qui pourrissent à même les rues, des excréments partout, des sabots et cornes qui viennent se mélanger aux mauvaises odeurs non loin de la principale route, celle de l’Espoir par laquelle passent des milliers de voyageurs en provenance d’Europe ou de l’Afrique profonde. Se mêlent à tout cela, les huiles de vidanges des garages mécaniques installés dans la plus grande anarchie, des carcasses de voiture qui jonchent les grandes artères de Ghadima, Jedida, Toueimirit, la gare….On butte sur des montages d’ordures où se rencontrent sachets en plastic, os récurés, sandales usés, vieux boubous rapiécés, canettes de boisson rouillées, bidons, chiffons, cartons…Et ça s’entasse, s’entasse devant l’indifférence de tous, des autorités comme des populations incapables de s’organiser pour nettoyer leur quartier.

Fouad Barrada Aziz

CP/Kiffa







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