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De la nécessité de la régulation du marché de change !

5 10 2009

 Par Mohamed Fouad Barrada 

 Suite  à la  récente  visite à   Nouakchott  de son  directeur des opérations en Afrique de l’ouest, la  World Bank  a décaissé 14 millions  de dollars pour  la Mauritanie.   Le Fonds international de développement agricole (FIDA)  a accordé aussi  12 millions d’USD au gouvernement, le but étant de   stimuler la production  tout en  réduisant  la dépendance  vis-à-vis  des importations.    Ce  qui marque  l’activation des relations économiques qui  ont été  suspendues  avec l’occident   après le Putsch de 2008.  A  cela s’ajoutent,  entre autres,   le montant de   295 millions de dollars de la chine accordés  pour l’extension du port de Nouakchott.  En effet,  ces   sommes  pourraient  soutenir, légèrement,   le taux de change de l’ouguiya par rapport au dollar.

Il est clair, par ailleurs,  que  les approches financières, qui s’imposent,  ont tendance  à  considérer les  devises   comme des actifs financiers , leurs   prix  (le taux de change) dépendra  de leur insuffisance relative  dans les marchés , et vraisemblablement du risque.

 La montée en flèche des cours de la devise européenne- l’Euro-   risque d’entrainer un  effet de bulle provoquant  la montée en puissance des prix des produits alimentaires, surtout dans une économie mauritanienne  qui dépend  en grande  partie de l’extérieur, notamment de l’Europe. Présentement, et officiellement,  1 euro se change à 382 MRO  et 1 dollar  US  à 265,44 MRO.    

Cependant, les  décaissements actuels  et prochains  de la part de la banque mondiale et les autres partenaires au développement,  en faveur de la Mauritanie,  peuvent atténuer l’effet  de la  conséquence  de la pénurie  de la  devise chez nous.  

Il convient de signaler que  les principales  sources ‘propres’  de  la réserve de la Banque Centrale de Mauritanie sont essentiellement : les exportations de la SNIM,  les revenus des accords de poisson,  les revenus pétroliers,  d’autres exportations relatives  à   la vente de cuivre, de l’or  et les fonds en provenance des  bailleurs et donateurs.  Ce qui  équivaut en terme monétaire à   des  avoirs  ne dépassant que rarement les 600 millions de dollars par an. Ainsi, la raison capitale des dépréciations de la valeur de  l’ouguiya est, souvent,   inhérente aux différences de productivité entre le secteur des biens échangeables et le secteur des biens non échangeables dans les pays exportateurs.

 En effet,  c’est pratiquement par le ‘canal’ de l’Etat  que des  hommes d’affaires du pays  disposent de la devise pour importer.

 La particularité mauritanienne   fait que les importateurs, qu’ils soient potentiels  ou non,  sont à la fois   des  banquiers,  des opérateurs  dans  des secteurs  d’importance primordiale.  Ils peuvent orienter une grande  partie de la réserve de change qui leur était   attribuée  par la BCM à l’importation (carburant, marchandises, etc.),  selon des ‘calculs’ spécifiques  et  selon  une rentabilité  allant à l’encontre de l’intérêt général.  La régulation du  marché  de change en Mauritanie   exige, à cet égard, une  rigueur impartiale et un  déploiement des ressources humaines compétentes  et dignement rémunérées.   Cette  régulation   donnera, probablement,   une idée précise,  des  chiffres d’affaire réalisés  par un  tel importateur. Ce qui permettra, dans certaines circonstances,   une rationalisation de la politique  monétaire   évitant, dans les limites du réel,   plusieurs formes d’évasion des capitaux.

m_barrada@yahoo.fr

Source :  L’authentique  du 6/10/2009


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