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Réchauffement climatique : Dakar et Nouakchott bientôt sous l’eau si on ne fait rien

28102009

Réchauffement climatique : Dakar et Nouakchott bientôt sous l’eau si on ne fait rien

Tous les regards sont tournés vers le prochain sommet international en décembre sur le climat à Copenhague au Danemark. Une rencontre décisive surtout pour les africains qui demandent une aide financière estimée à 65 milliards d’euros par an pour lutter contre le réchauffement climatique .

Nul doute que c’est le continent africain qui reste le plus vulnérable à cause de son sous développement et de sa marginalisation dans l’économie mondiale.Ce triste constat ne date pas d’aujourd’hui. En attendant qu’ils soient écoutés par leurs homologues des pays riches dans la capitale danoise, les présidents Wade du Sénégal et Ould Aziz de la Mauritanie sont très inquiets des montées du niveau des mers qui risquent d’engloutir Dakar et Nouakchott d’ici 2020 si rien n’est fait.

Le Sénégal avec ses 700km de littoral et la Mauritanie avec 734 km, deux pays de l’Afrique de l’Ouest qui font face depuis une décennie à une montée incroyable des eaux qui pousse les populations à construire ailleurs ou à s’installer dans des zones à risque.

Beaucoup de villages sénégalais voire des villes situés sur la côte subissent de plein fouet l’érosion des sols et risquent de disparaître d’ici 2020 si les autorités sénégalaises ne bougent pas. Nouakchott également risque de connaître le même sort si la mer franchit un jour le cordon dunaire. Pour les mauritaniens, le plus urgent pour l’instant reste l’évacuation illiquo presto des populations qui continuent d’occuper les zones à risques c’est à dire toutes les zones inférieures au niveau de la mer.

La comparaison s’arrête là. Le gouvernement sénégalais est l’un des tous premiers gouvernements en Afrique à anticiper le mouvement pour minimiser les effets du changement climatique sur la vie des populations en adoptant en 2006 le Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) qui avait misé à l’époque la lutte contre l’érosion côtière, les feux de brousse, la faiblesse des ressources en eau et au changement de température. Aujourd’hui, il doit parer au plus pressé parce que la menace est bien réelle .

Les 4 millions de sénégalais qui vivent dans la capitale notamment le long du littoral attendent des décisions concrètes pour sauver les 2 principales ressources du pays, la pêche et le tourisme. Le premier secteur le plus important déjà mal en point à cause de la raréfaction halieutique occupe plus de 100 000 pratiquants et génère indirectement plus de 500 000 emplois.

Autre menace sérieuse, la désertification. Situé dans la bande sahélienne, une zone où les pluies sont rares malgré une abondance ces dernières années marquées de plus en plus par des pertes de terre à cause de la sécheresse avec ses effets dévastateurs , la famine endémique et l’exode rural. Les sénégalais se souviennent encore des émeutes de la faim en 2008 dues au brutal renchérissement du prix des denrées de première nécessité notamment le riz.

Pour freiner la désertification de la frange sahélo-saharienne, le gouvernement de Souleymane Ndéné Ndiaye a pris les devants en appelant ses compatriotes à se mobiliser pour la construction de la grande muraille verte, un projet pharaonique de reboisement qui doit traverser l’Afrique d’Ouest en Est. C’est plutôt la Mauritanie le maillon faible en termes de ressources humaines et financières .

Elle souffre plus de ce phénomène de désertification avec 90% du pays désertique. Situé entre le Sahel au Sud et le Sahara au Nord , le pays ne possède que 1 % seulement des terres cultivables le long du fleuve Sénégal et au Nord dans les oasis de l’Adrar. Ce n’est pas un hasard si le pays des Mourabitounes accuse un déficit pluviométrique structurel dont les conséquences sont énormes sur l’autosuffisance alimentaire. Les deux dernières décennies de sécheresse ont fait mal et entraîné un exode rural massif.

Comment nourrir et accueillir une population qui ne cesse d’augmenter d’année en année surtout dans la capitale ?Nouakchott qui comptait à peine 6000 habitants en 1960, en compte aujourd’hui près d’un million soit le tiers de la population globale. Cette surpopulation de la capitale entraîne des problèmes d’adduction d’eau et de collecte des déchets.

L’autre menace est l’installation de ces nouveaux migrants dans les zones périphériques et les constructions anarchiques dans les zones extrêmement sensibles à côté de la mer. Malgré la présence d’un cordon sécuritaire, la menace de la montée de la mer est réelle. Les autorités de Nouakchott sont conscientes de ce danger. Face à cette situation, un département de l’environnement a été créé dont l’une des missions est de protéger le littoral.

Le conseil consultatif national et l’observatoire du littoral sont significatifs à cet égard. Mais reste toujours le concret c’est à dire des investissements lourds pour restaurer par exemple le couvert végétal. Il existe des associations qui agissent dans ce sens mais elles manquent de moyens humains et financiers pour aller jusqu’au bout de leur mission .En général les actions du gouvernement et celles de la société civile s’inscrivent le plus souvent dans une logique de court terme. La lutte contre le réchauffement climatique passe par le littoral qui abrite toutes les ressources de l’espace maritime.

Côté dioxyde de carbone, c’est également difficile pour le Sénégal et la Mauritanie comme la plupart des autres pays africains de lutter contre des émissions de gaz à effet de serre du moins sur le marché carbone où ils sont marginalisés intentionnellement par les pays industrialisés. Un marché qui consiste à financer par une action verte dans un pays du Sud pour acheter une pollution au Nord. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 1600 projets dans le Nord, seuls 30 sont africains dont la moitié en Afrique du Sud.

Au delà de ce que les dirigeants africains attendent du sommet de Copenhague, les populations savent aussi que le changement climatique n’est pas une fatalité d’où une mobilisation autour des actes citoyens pour diminuer les émissions de co2 et rappeler ainsi les politiques leurs responsabilités dans ce domaine. Il va falloir aller très vite sinon il faudra s’attendre dans une décennie à un emballement des températures et d’autres cataclysmes.

 
Info source : Kane Mamadou




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

26102009

 Ould Abdel Aziz  et la question urbanistique ! 

J’étais surpris,  lorsque  j’ai su que l’ensemble des  mairies ne disposent que de  2% du budget de l’Etat. Sur ce  point, je  me permets, il est encore temps,  de formuler   des    observations.  Et plus précisément de commenter  l’actuelle   campagne d’assainissement et  de nettoyage de Nouakchott-Ville.  Cette campagne  montre où nous pouvons aller si  le pouvoir central est  décidé à faire ce qu’il est souhaitable.  Je  salue , en effet , volontairement,  l’ acharnement de l’actuel Président , m’explique-t-on,  contre les membres de son gouvernement après sa lecture d’un article intitulé Nouakchott : deux poids, deux mesures…  dont voici les points saillants  : « aujourd’hui, et face à la démission de l’Etat (Administration, Armée, Collectivités Locales) et à son incapacité de mobiliser des ressources humaines ou matérielles, publiques ou privées pour assainir la façade du pays, gravement polluée et paralysée par quelques pluies et une grève d’agents d’hygiène », (…) aucune initiative de quartiers, de jeunes, de femmes, de foyers, d’amis, de cadres  ne s’est organisée ou mobilisée pour enlever les ordures ou les mares d’eaux saumâtres, qui bloquent parfois l’accès à leurs domiciles … »  Toutefois, il est bien connu que l’acte de bonne intention, ou l’acte tout court, ne font pas souvent   défaut. C’est, particulièrement,  la   pérennité des actions  de bienfaisance, intégrant le tout et les parties, qui me semble difficile. Le tout à travers la sensibilisation des populations,  et la  nécessité de  sanctionner  les malfaiteurs sans aucune discrimination, ni partialité. Pour ce qui est des parties, elles  sous-entendent, quant-à-elles, entre autres,   la responsabilisation  des acteurs locaux en leur octroyant les moyens nécessaires  pour assurer leur mission.. Cela étant, il faut  engager des réformes permettant l’efficacité communale.   Je m’exclame, cependant, ‘admirablement’, sur   la confirmation  selon  laquelle, le Président de la République  est déterminé  à  mettre en marche un pays qui  peine  à décoller  socio-économiquement.  Il a été  dit,  à  ce sujet, qu’au cours d’un Conseil des ministres, Ould Abdel Aziz a résolument dénoncé le népotisme, indiquant qu’il n’a pas de parent à part le travail et le patriotisme et qu’il est hors de question que l’un de  l’exécutif  soit  limogé s’il refuse d’accorder des faveurs à l’un de ses porches.  A cet égard, «  toutes les pratiques contraires à l’éthique d’une bonne administration, notamment le clientélisme, le tribalisme, le régionalisme et le favoritisme doivent être définitivement bannies ».  Par ailleurs, que cette personnalité ‘Azizienne’  atypique pour les uns,   controversée’  par l’opposition  prône la mise en place d’un  système juridique indépendant et fort. Qu’elle  préconise -par conviction-   un système de liberté de presse publique et privée ‘ouvert ‘à la critique substantielle. 

m_barrada@yahoo.fr

 Source : La Tribune n°472/ toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

26102009

 Ould Abdel Aziz  et la question urbanistique ! 

J’étais surpris,  lorsque  j’ai su que l’ensemble des  mairies ne disposent que de  2% du budget de l’Etat. Sur ce  point, je  me permets, il est encore temps,  de formuler   des    observations.  Et plus précisément de commenter  l’actuelle   campagne d’assainissement et  de nettoyage de Nouakchott-Ville.  Cette campagne  montre où nous pouvons aller si  le pouvoir central est  décidé à faire ce qu’il est souhaitable.  Je  salue , en effet , volontairement,  l’ acharnement de l’actuel Président , m’explique-t-on,  contre les membres de son gouvernement après sa lecture d’un article intitulé Nouakchott : deux poids, deux mesures…  dont voici les points saillants  : « aujourd’hui, et face à la démission de l’Etat (Administration, Armée, Collectivités Locales) et à son incapacité de mobiliser des ressources humaines ou matérielles, publiques ou privées pour assainir la façade du pays, gravement polluée et paralysée par quelques pluies et une grève d’agents d’hygiène », (…) aucune initiative de quartiers, de jeunes, de femmes, de foyers, d’amis, de cadres  ne s’est organisée ou mobilisée pour enlever les ordures ou les mares d’eaux saumâtres, qui bloquent parfois l’accès à leurs domiciles … »  

Toutefois, il est bien connu que l’acte de bonne intention, ou l’acte tout court, ne font pas souvent   défaut. C’est, particulièrement,  la   pérennité des actions  de bienfaisance, intégrant le tout et les parties, qui me semble difficile. Le tout à travers la sensibilisation des populations,  et la  nécessité de  sanctionner  les malfaiteurs sans aucune discrimination, ni partialité. Pour ce qui est des parties, elles  sous-entendent, quant-à-elles, entre autres,   la responsabilisation  des acteurs locaux en leur octroyant les moyens nécessaires  pour assurer leur mission.. Cela étant, il faut  engager des réformes permettant l’efficacité communale.   

Je m’exclame, cependant, ‘admirablement’, sur   la confirmation  selon  laquelle, le Président de la République  est déterminé  à  mettre en marche un pays qui  peine  à décoller  socio-économiquement.  Il a été  dit,  à  ce sujet, qu’au cours d’un Conseil des ministres, Ould Abdel Aziz a résolument dénoncé le népotisme, indiquant qu’il n’a pas de parent à part le travail et le patriotisme et qu’il est hors de question que l’un de  l’exécutif  soit  limogés s’il refuse d’accorder des faveurs à l’un de ses porches.  A cet égard, «  toutes les pratiques contraires à l’éthique d’une bonne administration, notamment le clientélisme, le tribalisme, le régionalisme et le favoritisme doivent être définitivement bannies ». 

Par ailleurs, que cette personnalité ‘Azizienne’  atypique pour les uns,   controversée’  par l’opposition  prône la mise en place d’un  système juridique indépendant et fort. Qu’elle  préconise -par conviction-   un système de liberté de presse publique et privée ‘ouvert ‘à la critique substantielle. 

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°472/ toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

26102009

238 voitures de type 4×4 sont aujourd’hui immobilisées. 105 voitures appartenant à l’Etat sont encore dans la nature. 75 ministres – tous anciens – ont vu résiliés leurs prises en charge par l’Etat de leurs consommations en électricité et eau, pour certains depuis dix ans et plus. Des dizaines d’abonnements de téléphones portables et fixes, ouverts pour toutes communications et entièrement pris en charge par l’Etat depuis plus de dix ans pour beaucoup, ces abonnements ont été suspendus… certaines des voitures et des téléphones ont été ramenés du désert où ils servaient aux bergers de dignitaires – anciens et nouveaux. 

La campagne n’a pas deux semaines. Et avec elle des dizaines de mises en demeures destinées à de hauts fonctionnaires véreux – anciens et actuels. 

Le plus sceptiques d’entre nous diront : «c’est du déjà vu et cela ne sert à rien». Ils pourraient avoir raison. Comme ils pourraient avoir tort. Et c’est ce que nous espérons quant à nous. 

Ces campagnes ne sont jamais simples à engager, à soutenir et à rentabiliser. De nombreuses résistances se manifestent justement pour les empêcher d’aboutir. En plus, elles ont toujours été le fruit d’une réaction passagère. Est-ce la cas aujourd’hui ? Non apparemment. 

Pour gérer le parc, une structure sera mise sur pieds dans les jours qui viennent. Elle aura à réceptionner les 4×4, les entretenir pour les disponibiliser au moment des missions de l’intérieur. 

Une deuxième structure verra le jour. Il s’agit d’un corps chargé de la sécurité routière. Ce corps remplacera la police et la gendarmerie pour ce qui concerne la régularisation routière. C’est la parade que les nouvelles autorités ont trouvé pour éviter à dissoudre le corps de la police réputé gangrené et donc disqualifié pour continuer l’aspect de sa mission concernant les routes… 

Et vint la campagne contre le trafic d’influence… c’est au cours du conseil des ministres de jeudi que le Président Ould Abdel Aziz a fait une virulente sortie contre le phénomène. En substance : «j’apprends que des personnes dont de soit-disants élus viennent voir les responsables sous le prétexte d’être mes parents ou mes amis et qu’ils les menacent, qu’ils les convoquent, qu’ils leur donnent les ordres… Je voudrai vous dire que je n’ai pas de parents ou d’amis qui puissent vous nommer ou dénommer. Vous êtes là parce que je crois que vous pouvez aider à réaliser le changement que nous voulons. C’est en fonction de vos agissements que vous êtes jugés et seuls ceux qui seront défaillants seront menacés. Les ministres doivent se prendre au sérieux et ne plus se laisser marcher sur les pieds. Entre eux et moi il ne peut pas y avoir d’intermédiaires. Ils sont les seuls responsables de leurs actes et de leurs gestions.» 

La tirade a été longue et claire. Pour ceux qui ont cru un moment qu’ils étaient les protégés de tel ou tel auquel ils devaient tout. Et que ces protecteurs peuvent leur éviter d’être comptables de leurs actes. 

L’intermédiation est devenue l’industrie la plus lucrative après le thieb-thib. Elle a profité à toutes les catégories de personnes : élus, hauts fonctionnaires, journalistes, hommes d’affaires… Elle a profité comme le blanchiment de l’argent sale. A permis à des hommes et des femmes de ce pays de se donner une image surfaite parfois, en les auréolant de quelque once de dignité perdue, s’il en reste encore une once. Parfois d’occuper des postes électifs à responsabilité distinctive. 

Ces hommes et ces femmes se targuent de relations particulières avec de hauts responsables. Ils sont parfois capables de payer quelques «bulletins de renseignements» (BR, pour les intimes) pour placer en orbite tel ou tel pion. Sitôt nommé, le pion devra renvoyer l’ascenseur en octroyant des marchés frauduleux, par l’émission de fausses factures, l’engagement d’emplois fictifs… tout ce qui peut faire la richesse de l’intermédiaire qui gagne en «crédit» quant à ses possibilités d’interférer dans les décisions les plus vitales pour le pays. 

Ces hommes et ces femmes tirent leurs forces de l’existence de liens réels ou supposés avec les premiers responsables du pays. Ces derniers se retrouvent souvent cités, voire impliqués, dans des affaires qui ne concernent en fait que ces intermédiaires. On ne peut imaginer un instant que tout l’argent engrangé n’arrose toute la chaîne. Et c’est l’un des aspects dangereux de l’activisme des intermédiaires qui laissent toujours entendre qu’ils font des versements réguliers au chef. C’est ce qui explique toutes les rumeurs sur les propriétés, les avoirs des hauts responsables… mais c’est ce qui explique aussi l’ancrage de l’injustice sociale, l’iniquité et en partie le règne de la médiocrité dans le pays.

Source: La Tribune n°472/toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




26102009

Mon père avait raison

Il y a de cela quelques jours, je discutais avec mon père de politique, de la situation du pays et des nouvelles orientations du pouvoir en place. Je me rappelle que je lui avais annoncé une mauvaise nouvelle concernant la politique gouvernementale. Il me regarda droit dans les yeux, sur un air sérieux qui me rappelait les fessées qu’il me faisait lorsque j’avais fait une bourde et me dit  sur un ton sec et tranchant «  mon fils quand on est dans un avion on ne peut pas souhaiter la mort du pilote. » Il n’ajouta pas un mot.

C’était comme s’il me guidait, comme s’il me prévenait de faire mauvaise appréciation, c’était comme s’il voulait me dire que la foi et les bonnes intentions comptent plus que tout le reste. Et il avait raison.

On n’a plus droit à l’erreur, notre marche vers le progrès ou – souhaitons Le Tout Puissant qu’il nous en épargne – vers la destruction et l’apocalypse est inéluctable, on ne peut plus faire machine arrière. Le sursis que nous avions nous l’avons utilisé. Aujourd’hui c’est le développement ou le chaos, la vie ou la mort collective, l’anéantissement total. Comme l’a si bien dit le génie africain qu’était Hassan II « nous ne sommes plus, comme nous le fumes jadis, devant des choix, mais des impératifs » (Le Défi, Editions Albin Michel, Page 106). Le défunt roi  parlait ici des difficultés qu’ils avaient rencontrées après l’indépendance du Maroc. Ceci est d’autant plus valable et d’autant plus d’actualité pour nous.

Tout le pays est à reconstruire de nouveau, sur des bases saines et avec de bonnes intentions. Ce sont d’interminables impératifs qui nous attendent pressement. Les énumérer reviendrait à dire qu’il y a quelque chose qui marche dans ce pays alors que rien ne va. Tous les secteurs de l’administration sont paralysés, tous les domaines sont touchés par cette hallucinante inertie.

Finie la complaisance, assez de palabres d’inaction et d’insouciance. Nous avons survécu par miracle à plusieurs secousses qui ont menacé l’existence même de notre propre nation. Estimons-nous alors chanceux, bénis  par le bon Dieu mais investis d’une mission à la fois difficile et sacrée : reconstruire la Nation mauritanienne sur le socle inébranlable de la justice, de la démocratie et du progrès.

Momme Ducros.

Source : La Tribune n°471/toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




Impact de l’exploitation extractive

26102009

PCQVP/Mauritanie sensibilise

La Coalition Mauritanienne « PCQVP » (Publiez Ce que Vous Payez) a organisé samedi au siège Rencontre Citoyenne, un atelier de sensibilisation et de rappel sur les principaux objectifs inscrits dans sa mission. Cet atelier visait à attirer l’attention des participants sur les enjeux des exploitations des ressources minières et pétrolières dans le pays. Et surtout sur l’impact sur l’environnement et en matière de transparence.

Ainsi, le chargé de communication de la Coalition mauritanienne, Baliou Coulibaly a fait un exposé se rapportant à l’exploitation pétrolière et gazière. Partant du fait que cette exploitation devrait être surveillée quant à ses effets sur l’environnement et sur les populations, il en est arrivé à attirer l’attention sur les questions élémentaires que tout un chacun est censé pouvoir se poser. « Où vont les sous ? Combien les compagnies payent-elles ? Combien l’Etat reçoit-il ? » Pour lui en effet, il suffit que l’accès à l’information soit facilité pour qu’une meilleure compréhension et un plaidoyer franc soit effectifs dans l’intérêt du pays. Car il est question de changer les comportements consécutivement aux lois existant en matière de respect des normes. D’un autre point de vue, M. Coulibaly a rappelé que le pétrole comme industrie la plus puissante et la plus influente ne représente pas que des avantages pour des pays comme la Mauritanie. Avec des promesses de départ d’une production de 75 000 barils par jour, le pays en est aujourd’hui à environ 5000. Une désillusion criante qui de toute évidence, pousse à des questionnements. Pointé du doigt : la gouvernance. Mais aussi, un problème d’expérience. A trop compter sur le pétrole, il y a risque de délaisser les autres ressources. D’où la nécessité de rappeler le syndrome dit hollandais. Il s’agit, selon le chargé de communication de PCQVP/Mauritanie, d’éviter de tomber dans le piège de l’argent facile en oubliant de diversifier les secteurs de développement économique.

Un exemple à adopter toutefois, rappelle-t-il : la Norvège. Ce pays a fait du pétrole un moteur de développement ; cette ressource représentant 31% des revenus, 48% des exportations. La Norvège séduit parce qu’elle affecte 23% des revenus pétroliers au budget de l’Etat et crée un fonds de sécurité ; si bien que des secteurs comme l’éducation sont entièrement pris en charge, rappelle-t-il. Alors, pour la Mauritanie, l’enjeu est de maitriser les facteurs négatifs de cette exploitation pétrolière. La principale difficulté réside selon PCQVP/Mauritanie dans l’opacité dans la gestion des compagnies ; l’on déplore notamment le manque de communication d’une compagnie comme Petronas qui « ne répond pas aux invitations ».

Autre écueil, l’absence de rapports annuels réguliers accessibles à toutes les communautés. 

Côté recommandations, PCQVP/Mauritanie propose des activités de sensibilisation de masse à travers la mise en place de comités locaux et des émissions en langues nationales, entre autres moyens de mettre les populations au parfum de ce qui se passe dans leur environnement.

L’atelier était animé, outre le chargé de communication, par le coordinateur de PCQVP/Mauritanie, Abdoulaye Doudou Sarr. Il a rappelé qu’en matière de transparence te de lisibilité des textes, il y a beaucoup d’incohérences. Selon lui, même le code minier ne permet pas d’effectuer une surveillance efficace dans la mesure où « certains articles ne donnent pas avec précision les dispositions adéquates à des situations censées faire l’objet de sanctions. »

Etaient présents à cet atelier des journalistes et parlementaires qui ont au cours des débats convenu de la nécessité de former un large public, notamment de parlementaires pour leur permettre de mieux discuter les propositions de lois qui leurs seront soumises.

 Source: La Tribune n° 471/Toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




26102009

Nouadhibou
MECONTENTEMENT DES PECHEURS ARTISANAUX
La fatigue aura eu raison de leur détermination. La cinquantaine de pêcheurs artisanaux qui étaient en sit-in devant la wilaya de Nouadhibou ont fini par se lasser et ont abandonné leur position dans l’indifférence générale.
Les professionnels du secteur entendaient par ce sit-in attirer l’attention des décideurs régionaux sur leur problème.
Ecoutons leur porte-parole :
« Depuis la fin du repos biologique ( 15 octobre ) nous sommes victimes de traitements que nous pensions réservés aux seuls étrangers .Pourtant nous sommes tous mauritaniens.
La gendarmerie maritime, la DSPCM, la marine nous rendent la vie impossible en nous empêchant de faire notre travail pour gagner notre vie. Nos pirogues sont arraisonnées et escortées jusqu’au port artisanal sous prétexte que les équipages ne sont pas mauritaniens. Mais les mauritaniens ne voulant pas de ce boulot, nous sommes obligés d’engager des étrangers qui font bien le travail (une récente loi dite de mauritanisation impose aux armateurs d’embaucher des nationaux en priorité, ndlr). L’autre source du problème se trouve dans les papiers. La gendarmerie, en contrôlant l’équipage trouve des anomalies entre ce qui est déclaré et les occupants .C’est normal car il arrive que de marins soient malades et que l’on procède à leur remplacement au pied levé. Quand, la nuit, nous venons chez les gendarmes pour faire des formalités , signaler des changements dans l’équipage , ils disent que nous les dérangeons. Ils nous réprimandent. C’est difficile étant donné que l’essentiel de nos activités se fait la nuit.’
Notre interlocuteur évoque d’autres problèmes :
 » Ils (gendarmes , DSPCM , marine ) exigent des pirogues qu’elles soient immatriculées. On est d’accord. Seulement le marquage des nouvelles pirogues n’a pas encore eu lieu. Nous demandons à pouvoir accéder au numérotage de nos embarcations. Pourtant il y a du favoritisme. Pendant que des centaines de nouvelles pirogues prennent la mer, sans aucun papier, sans numéro, ils ciblent certaines en particulier. C’est du deux poids deux mesures. »
Le secteur souffre de la désorganisation, du faible accès au crédit, du taux élevé de remboursement, de la crise au sein de la MECPAN (mutuelle d’épargne et de crédit de la pêche artisanale du nord (banque des pêcheurs artisanaux, en quelque sorte).
Ajoutons à cela le manque de formation des mareyeurs, intermédiaires entre pêcheurs et usiniers.
Pour les pêcheurs en sit-in  « notre fédération ne fait rien pour nous et les syndicalistes sont corrompus ».
Athié Youssouf
CP.Nouadhibou 

Diolli : querelle autour de manguiers 

Depuis leur retour en terre mauritaniennes les rapatriés de Diolli (arrondissement de Tékane) ont des problèmes pour récupérer ce qu’ils considèrent comme leur bien. Ils ont notamment voulu récupérer des manguiers qu’ils avaient plantés bien avant leur déportation et qui sont revendiqués aujourd’hui par des citoyens installés dans le village pendant les années de braise. 

Selon les rapatriés, le mardi 1er juin dernier, un groupe de maures s’était rendu dans le verger pour couper des branches. Ils ont mis les mangues mûres dans des sacs pour les vendre au Sénégal voisin tandis que les mangues vertes étaient déchiquetées sur place. Informés, tous les villageois ont accouru sur les lieux et les saccageurs ont pris la fuite. C’est alors que les rapatriés ont envoyé quelqu’un informer le commissaire de police. Ce dernier à son arrivée a tenu des propos injurieux à l’égard des rapatriés et leur a demandé de quitter les lieux, ce qu’ils ont catégoriquement refusé. Le commissaire a ensuite informé le chef d’arrondissement qui a convoqué les rapatriés à Tékane pour le lendemain 2 juin. 

A Tékane, la délégation des villageois (le chef de village de Diolli, le chef du site des rapatriés et un notable) a été reçue par le chef d’arrondissement qui a tenu des propos apaisants et a précisé qu’il allait demander au commissaire de police de faire une enquête approfondie dans les jours qui suivaient afin de trouver une solution définitive à ce problème. 

 Après ce premier incident, les rapatriés ont voulu clôturer le périmètre où sont plantés les manguiers. Les autorités administratives  ont interdit cela et il y deux semaines (début octobre), le prétendu propriétaire des arbres fruitiers est venu sur place avec des forces de l’ordre et le préfet de Rkiz.  Il a fallu la mobilisation de tous les habitants du village (armés de pilons, de bâtons et de pierres) pour que ceux des rapatriés considérés comme responsables ne soient pas embarqués par la police. 

Aujourd’hui les rapatriés qui ont perdu  tout espoir d’un règlement définitif de ce problème par les autorités se disent prêts à mourir pour récupérer leurs biens. 

Il est urgent que cette affaire le droit soit dit pour que ce problème soit réglé et de manière définitive. Autrement les choses pourraient s’envenimer et prendre une autre tournure. 

Djigo Aboubakry (aboubakry_d@yahoo.fr) 

Sinistrés de Rosso : Mention spéciale à l’équipe du Samu social 

De toutes les structures mises en place lors du déplacement des populations sinistrées de Rosso au Pk 7, celle qui a fonctionné le mieux était le poste de santé. Le ministre de tutelle n’a pas manqué de le souligner du reste lors d’une de ses visites sur le site d’accueil. 

Au début c’est l’une des ambulances du Samu social de Rosso qui avait servi de poste. Toute la journée on pouvait constater un attroupement devant le véhicule. Plus tard le FNUAP a apporté son aide en délimitant et clôturant une place où furent installées trois tentes : la première pour les soins infirmiers, la seconde pour servir de bureau à la sage-femme et la dernière pour la sensibilisation des patients.  Cela a permis à l’équipe de Moussa Ndiathie, coordinateur du Samu social de Rosso d’accomplir sa mission dans de meilleures conditions. De nombreux cas ont été traités sur place au grand soulagement des populations tandis que l’ambulance évacuait sur  Nouakchott les cas les plus compliqués (cinq de grossesse difficile, des cas de femmes césarisées et un cas d’appendicite). Des accidentés de la voie publique ont été transportés à Rosso pour recevoir les soins adéquats ont été évacués à Nouakchott. 

L’équipe du poste médical a même donné un coup de main aux volontaires du comité local du Croissant Rouge Mauritanien lors de leurs activités de ramassage d’ordures. L’équipe du Samu social de Rosso a arrêté ses activités au Pk 7 le 5 octobre, le médecin-chef de la moughataa de Rosso ayant pris l’engagement d’installer un poste fixe sur le site du PK 7. 

D.A. 

  

Rosso : Don de tentes aux sinistrés  

Le  samedi  24 octobre, l’ONG El Karama a fait un don aux populations sinistrées de Rosso. Pour cette opération il s’agissait de remettre des tentes aux familles dont les habitations se sont effondrées. Au total 100 tentes ont été apportées dont 20 distribuées le même jour. Les 80 tentes restantes seront distribuées incessamment. 

Selon Mme Vatma Atella responsable de l’ONG, El Karama qui travaille en partenariat avec Secours Islamique France, a distribué l’année dernière pendant le Ramadan près de 400 tonnes de produits alimentaires (riz, huile, sucre, thé, sel iodé) et 47 dromadaires. 

L’ONG El Karama doit revenir bientôt à Rosso pour venir en aide aux sinistrés à l’occasion de la fête de Tabaski  pour distribuer des dromadaires. 

D.A. 

  

Rosso : la colonie malienne reçoit S.E. Souleymane Koné 

Son Excellence Souleymane Koné ambassadeur du Mali à Nouakchott a rencontré dimanche 25 octobre à la Maison des jeunes de Rosso la colonie malienne installée dans la capitale du Trarza. L’ambassadeur  était venu sensibiliser ses compatriotes par rapport au recensement prévu en fin d’année au Mal. L’ambassadeur a profité de son séjour pour demander aux ressortissants maliens d’avoir un comportement exemplaire dans leur pays d’accueil et de respecter toutes les lois en vigueurs dans le pays hôte. 

Les maliens ont profité de cette occasion pour poser de nombreuses questions au diplomate. Rappelons qu’une forte colonie malienne réside à Rosso. Les maliens travaillent souvent dans la blanchisserie ou dans les projets agricoles. 

D.A. 

 M’Bagne : Municipales anticipées 2009, 7 candidats pour un seul fauteuil 

 

C’est à la suite de la démission des 11 conseillers sur 19 que la tutelle a pris acte et a suspendu le Maire Bâ Mamoudou Yéro Bess de ses fonctions et confié les affaires courantes de la Mairie à Ly Oumar IDEN de M’Bagne. C’est au cours du conseil de Ministre en date …! que le conseildes ministres du jeudi 27 août2009 a décidé de convoquer le collège électoral de M’Bagne pour une élection partielle de la Commune pour le 08 novembre 2009. C’est dans cette optique qu’une campagne pour une élection s’est enclenchée ce jeudi 23 octobre 2009 à 00 heures. 

Cependant, il faut noter que cette dernière a débutée cahin-caha seule 2 directoires l’UPR et l’UDP ont effectués le démarrage de la campagne à 00 heures à M’Bagne dans la capitale communale. Le parti Tawassoul quant à lui a préféré démarré sa campagne dans un village. 

Il faut noter 7 candidats se sont mis sur la ligne de départ pour conquérir le fauteuil du premier magistrat de la commune : 3 partis (UPR dont la mandataire est Toulaye Sall, l’UDP Diop Abdoulaye Hamady, le FNDD de Kaya Diop, Tawassoul mandaté par Bâ Demba Samba et 3 listes indépendantes dirrigées respectivement par Alassane Abderahmane Diop, Mamadou Seye Kébé et Ismail Guissé). 

Pour le tout nouveau parti l’UPR son premier baptême de feu pour une élection municipale. La liste doit impérativement gagner pour ne pas décevoir les dirigeants nationaux qui sont à Nouakchott. Cependant, il faut noter au sein de cette liste à pas moins de 4 individus lorgnent le fauteuil : l’ex Maire Diop Amadou El Hadj, le Professeur Sy Abdoulaye, l’ancien Ministre de Moctar O/ Daddah Diop Amadou Mamadou et l’étoile montante de la scène politique locale et mandataire de la liste Toulaye Sall. 

Pour Monsieur Diop Amadou El Hadj de l’UPR, la victoire ne fait pas de doute cependant, il reconnaît qu’il y a des prétendants au fauteuil c’est la loi qui l’autorise. Selon Monsieur Diop, avec sa gestion de 1999 à 2006 (2 mandats successifs) et on bilan élogieux avec la réalisation de 15 km entre Niabina et M’Bagne, pour désenclaver M’Bagne, la création de forages dans plusieurs villages, la construction du marché de M’Bagne et la construction de l’école de Dabano. Avec un investissement de 1.003.000.000 Um (Un virgule Trois Milliards d’ouguiyas). 

Vu toutes ces réalisation, c’est pourquoi la population a fait appel à lui. Profitant de l’entretien avec le réseau des correspondants régionaux du brakna Monsieur Diop a nié toute implication sur le détournement du CNLS. Tout ce qui est dit sur lui, ne sont que de fausses informations véhiculées par ses adversaires politiques. 

L’UDP la favorite parmi les toutes dont le mandataire est Diop Abdoulaye Hamady cadre au niveau de la BCM affiche son optimisme. Il a rappelé au cours d’une réunion que la mairie lui revient de droit car lors des dernières municipalités il l’avait remporté. C’est à cause d’une cohalition des conseillers des autres formations politiques qui lui ont fait perdre le fauteuil de la Mairie. 

Pour les listes indépendantes dont 2 seraient pilotées par l’ex ministre Bâ Bocar Souleye c’est celle de diop Aliou Thioffi et de Mamadou Seye Kébé c’est dans ce cadre qu’une réunion a été organisée le vendredi 24 octobre chez Monsieur Diagne Ibrahima sous la présidence de Bâ Bocar Souleye pour élaborer une stratégie de lutte et de futur aliance pour l’élection du futur maire. 

Pour Kaya Diop du FNDD, grâce à ces relations parentales et de la Popularité du feu Mourtodo Diop qui est son grand frère, pense faire un score honorable. 

Monsieur Bâ Demba Samba mandataire de la liste Tawassoul, grâce à des appuis qui sont venus de Nouakchott dit qu’il n’est pas venu pour faire la fine bouche. Il faut rappeler que la commune compte plus de 3.550 inscrit dont on estime 2.800 votants. Il faut rappeler que la commune compte sept villages et un heureux hasard il y a aussi 7 candidats. 

Il faut rappeler que le scrutin est à 1 tour et que c’est for probable qu’aucune des listes n’obtiendra la majorité absolue et que nous acheminerons vers des coalitions et des arrangements post électoraux. 

 

    CR/Brakn

Abou Boubou Fall

Source La Tribune n°471/toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 

                                                                                        




Citoyens et administration publique

26102009

 

 La parole aux chiffres 

Les administrations mauritaniennes ont une image de marque générale assez négative aux yeux des usagers. 82,9%  de ceux-ci estiment en effet que les degrés de corruption y sont très graves. Ils sont 78,7% de citoyens à percevoir cette gravité dans le trafic d’influence et 82,6% à indexer la personnalisation des relations administratives. 

Un rapport d’enquête publié en mars 2009 par le Secrétariat d’Etat Chargé de la Modernisation de l’Administration et TICS montre que 88,7% des citoyens considèrent que les agents publics sont absentéistes et négligents. 

Réalisée par le cabinet DEVSTAT CONSULT sur financement de la Banque Mondiale et inscrite au Projet de Renforcement des capacités du Secteur Public (PRECASP) sur Crédit IDA N°4218-MAU, cette enquête sur les Attentes des Citoyens vis-à-vis des Administrations Publiques (ACAP) a ciblé une population âgée de 15 à 65 ans et a été conduite auprès d’un échantillon représentatif de 2507 personnes. L’ACAP a couvert tous les secteurs d’activités des administrations publiques, ainsi que les secteurs marchands fournis et, principalement, les secteurs stratégiques sociaux de base. Elle a porté sur toutes les questions liées à l’exercice d’activité en termes de quantité et de qualité, de procédures et de formalités, de délais d’accès, d’équité et de transparence, d’information et d’accueil. 

Censée permettre aux services chargées de la modernisation de l’adminsitration de meiux apprécier l’écart entre les prestations rendues et les attentes des usagers, l’ACAP a pour objectifs principaux l’alimentation du système de suivi du Cadre Stratégique de Réforme de l’Administration (CSRA), la prise en compte de la perception des usagers dans la conception des offres de srevices dans le soucis d’éviter les choix unilatéraux et de promouvoir l’approche participative et le partenariat avec le citoyen. Il est question par ailleurs d’aider le gouvernement à développer une administration publique au service du citoyen assurant des services de proximité et de qualité. 

Utilisant la méthode des quotas, tenant compte des ratios de structures de la population enquêtée, relativement aux critères d’âge, de sexe, de résidence et de situation professionnelle, l’ACAP a analysé la sollicitation et la fréquentation des services publics comme la santé, l’éducation, les finances et la sécurité, entre autres. 

Ainsi, pour le secteur de la santé, les structures publiques sont sollicitées peu ou prou par 94,6% de la population enquêtée. 70,5% de cette population a déclaré avoir recours rarement recours aux structures publiques de santé. Le taux de fréquentation des cliniques et cabinets privés est de 56,9%. Des chiffres qui montrent à eux seuls le degré de confiance des populations dans l’administration publique. 

Concernant le secteur de l’éducation, les enquêtés ont dit solliciter les écoles publiques à concurrence de 77,1%. 47,8% les sollicitent rarement, 20,4% de temps en temps et 8,9% régulièrement. Ils sont 43,9% sur une proportion de 15,1% à déclarer fréquenter les écoles privées. 

En matière d’administrations du travail et de l’emploi, le taux de fréquentation régulière est à concurrence de 30,8% pour les services en charge du travail et de l’emploi, 31, 7% pour l’ANAPEJ et 38% pour la Fonction Publique. 

En matière de sécurité, il ressort de l’enquête ACAP que les services de police sont sollicités à une fréquence de 67,4%, dont 39% déclarent y recourir rarement. La gendarmerie, elle, est sollicitée par 36,9% des citoyens interrogées avec un taux de 18% pour ceux qui y ont recours fréquemment. 

Par ailleurs, l’enquête ACAP s’est intéressée à la perception des usagers sur l’administration. Il ressort ainsi de cet intérêt que 93,5% des citoyens trouvent que la corruption existe au niveau des services de l’administration. Sur une proportion de 82,9%, 29,9% estime que cette corruption est à un degré grave tandis que les 53% la trouve très grave. Concernant le trafic d’influence, sujet, du reste,  à l’ordre du jour du conseil des ministres du jeudi passé (Ndr), ils sont seulement 2,7% des interviewés à penser qu’il n’existe pas au sein de l’administration et 6,5% à déclarer ne pas savoir. La personnalisation des administratives elle aussi est perçue comme grave à une échelle de 82,6% de l’échantillon contacté. 

Cette perception n’épargne pas outre mesure l’image des agents des services publics. Ainsi, ceux-ci sont jugés absentéistes par 88,7% des citoyens dont 35% trouvent cet état de fait grave au moment où 37,6% l’estiment très grave. Autre reproche fait aux agents de services publics : la négligence faisant l’objet auprès des enquêtés des mêmes proportions. Côté professionnalisme, les agents des services publics jouissent de 45,7% de jugements favorables contre 40,3% des opinions selon lesquels cette qualité est insuffisante voire très insuffisante chez les agents. On retrouve ces mêmes opinions à des proportions quasi identiques quant à la motivation des agents pour la réussite de leurs prestations publiques. Quid de la déontologie et de l’éthique chez les agents des services publiques ? 

Le rapport de l’ACAP répond : la moitié de la population interrogé a une opinion positive à ce sujet ; soit 49,3 et 36,7% pensant qu’il y a plutôt des insuffisances. Seul 14% sont restés sans opinion sur le sujet. 

En termes d’efficacité, les chiffres gardent la même éloquence : 38, 5% jugent insuffisantes cette performance alors que plus de 45% la trouvent satisfaisante. Toutefois en matière d’équité les décisions administratives les opinions défavorables sont inférieures à celles favorables : 39,7% contre 42,9%. 

Dans le domaine de la santé l’opinion négative sur la qualité des prestations des services est également inférieure aux appréciations favorables : 47,5% contre 50,3%. Pour ce qui est de services d’assurance maladie, 31,3% des enquêtés ne se sentent pas concernés. 45,8% sont indécis. Aussi les taux respectifs de satisfaction de 11,6% et 11,1 d’insatisfaction sont enregistrés. A l’opposé, les cliniques privées enregistrent 35% de satisfactions quant à la qualité des prestations contre 22,5. Les indécis et les non concernés sont respectivement 27,7 et 15%. 

L’appréciation générale de la qualité de service de l’éducation montre à un taux de 44,4% d’opinions défavorables sur les prestations de l’école publique ; les écoles privées ne concernant pas 52,5% des personnes interrogées, sont jugées négativement par 17,5% et positivement par 30% quant à la qualité de leurs prestations. 

La qualité des services de la justice est perçue de manière générale comme plus ou moins bonne par 19% des personnes interrogées contre 33,4% d’opinions favorables.  Pour la police il y a plus d’avis défavorables : 43,3% contre 19,6%. L’état civil lui est jugé de qualité assez bonne, bonne ou excellente par 39,5% des citoyens tandis que 25,4% n’en sont pas satisfaits. 

Le rapport ACAP 2008 montre par ailleurs que la qualité des services fiscaux est trouvée non satisfaisante par 32,2% des enquêtés. Seuls 13,9% en seraient satisfaits ; tandis que 53,9% se sont dit non concernés ou sans avis. 

En ce qui concerne la fonction publique, 70,4% des citoyens ne sont pas usagers de l’administration de ce secteur selon l’ACAP, ou n’ont pas d’opinion quant à la qualité de ses prestations. Pour les médias publics, on enrégistre 46% de satisfaction contre 24% d’insatisfaction. 

Dans le rapport ACAP une section est consacrée à l’évaluation par les bénéficiaires du fonctionnement de quelques secteurs clés. 

Ainsi en matière de santé les délais d’attente auprès des services sont considérés non satisfaisants par 65,6% contre seulement 26,4% de satisfaits ; l’accueil des usagers ne satisfait pas 51%. La disponibilité du corps médical est perçue comme bonne et à des degrés divers par 46,1% contre 47,8% d’avis négatifs. 

Côté surveillance et suivi des malades, les avis sont partagés entre 39,6% de favorables et 52,2% de défavorables. La qualité des soins ? 53,7% en sont insatisfaits. 

D’un autre point de vue, le secteur de l’éducation est évalué par les populations enquêtées de manière équilibrée ; du moins offrent-ils à équidistance les mentions bonne (44,5%) et mauvaise (44,9%) en ce qui concerne l’encadrement domestique. Ceux qui pensent que la qualité et le suivi des programmes scolaires sont d’un niveau satisfaisant représentent 45,4% contre 40,2% ayant des avis contraires. Le corps enseignant est jugé disponible par 48% alors que 41% se déclarent non contents. 

Censée servir de support à l’évaluation de la situation actuelle quant à la perception des usagers des différentes dimensions du fonctionnement des administrations et la qualité des services rendus, le rapport ACAP a fait des recommandations dans le sens d’accorder la priorité à la modernisation et à l’amélioration des prestations des secteurs de première catégorie. L’enjeu étant de faire bénéficier le plus grand nombre d’usagers, il est noté dans le rapport l’intérêt de tenir compte des spécificités de certains secteurs de la troisième catégorie. Le rapport explique en effet que même si le recours au transport public marchand concerne 77% des citoyens enquêtés, seuls quelques 4,1% le font de manière  régulière. Ce qui correspond à un faible développement du transport public malgré l’existence d’une très probable demande potentielle. D’où la nécessité, indique le rapport de mettre en œuvre une politique et des investissements conséquents dans ce domaine. 

En conclusion, il apparait que l’image générale des administrations est marquée par l’étendu de la gravité de la corruption, du trafic d’influence et de la personnalisation des relations administratives.

Synthèse 

Source : La Tribune 471/Toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 

 

 




La Semaine Nationale du Film, édition 2009 :

26102009

 

  

Par le cinéma cimenter l’unité nationale 

 

 

La fraternité, l’unité, la diversité et la liberté, ces mots résument l’ouverture de la senaf hautement appréciée par les Mauritaniens de  toutes couches confondue parce qu’elle est désormais un lieu d’échanges, de retrouvaille et d’amour, d’abord,  entre les Mauritaniens eux–même et, ensuite, entre les Mauritaniens et des invités d’autres cultures du monde. 

 

C’était ce vendredi 23 octobre à l’ancienne Maison des Jeunes que le Ministre de
la Culture de
la Jeunesse et des Sports  Cissé Mint Cheikh O/ Boide  a ouvert la quatrième édition de

la Semaine Nationale du Film (SENAF) en présence de son homologue de l’Enseignement Supérieur, du Président de

la Communauté Urbaine de Nouakchott et de hautes personnalités du monde de la culture. Ornée pour la circonstance avec des fleurs de toutes sortes, la salle de 
la Maison des Jeunes était envahie de jeunes mauritaniens libres et pleins d’ambitieux.  A l’entrée de la salle, le drapeau national et ceux des pays invités sont  arborés. Des tapis rouges étalés. Des invités de marque et des simples spectateurs y défilaient. Des belles hôtesses dans en accoutrement  traditionnel accueillaient tout le monde avec des sourires éclatants et attirants.

Accompagné par une hôtesse à l’intérieur de la salle, un jeune homme d’une trentaine d’années s’alarme. Triste! Le jeune homme pensait  à sa nuit de noce avortée puisque sa promise épouse est décédée dans son sommeil il y a deux mois seulement.  

Non loin de là, l’ambiance est bon enfant. Tout le monde s’embrassait. Tout le monde souriait parfois ricanait sans interdiction. Liberté.

Placée sous le haut patronage du Premier Ministre Moulaye O. Mohamed Laghdaf, la senaf a débuté d’une manière impressionnante et satisfaisante même si le retard considérable a été remarqué sur le programme d’ouverture.

Dans un discours d’ouverture, justement, le ministre de
la Culture s’est félicité de cette initiative cinématographique. Il a dit que le  Président de
la République accorde beaucoup d’importance à la culture.

Ce qui est sùr c’est qu’une semaine durant, les Nouakchottois pourront regarder des projections des films dont plusieurs auteurs  sont des jeunes mauritaniens  décidés plus que jamais  à faire de la cinématographie dans un pays  où le dossier du  cinéma semble classé dans les tiroirs.  Pourquoi il n’y a pas de salles de cinéma en Mauritanie ?.

Il faut dire que cette année,
la SENAF va projeter  59 films dont 33 mauritaniens et 5 coproduits avec
la Maison des cinéastes dans différentes  salles  de Nouakchott. Elle a vu la participation de 25 invités venant de différentes contrées du  Maghreb, Afrique, Europe, Asie et Amérique. De tradition,
la SENAF porte un  regard sur le cinéma  d’un pays étranger. Pour  cette année son regard est porté sur le cinéma marocain.


La SENAF mettra en vedette, également, l’art plastique mauritanien après les Imraguens en 2007 et les teinturières  soninkés en 2008.

                                                                                                              

   

Métissage en toile de fond 

 

Le thème de
la SENAF  cette année: « Vivons ensembles » et la devise de
la Maison des Cinéastes « rapprocher les hommes et les cultures », mettent en graffiti la portée du métissage culturel mauritanien pour une unité renforcée. Le Premier Ministre  Moulaye O. Mohamed Laghdaf écrit : « vivons ensembles ! Un objectif que nous sommes obligés de nous fixer en ce début de millénaire ; un impératif qui s’impose à notre monde, malgré tous ces particularismes et en dépit de son infinie et imposante globalité. Et n’y a pas mieux que l’image pour mettre en valeur les différences qui nous unissent et les similitudes qui nous différencient ». Le Premier Ministre apparemment très ravi de l’énorme travail fourni par
la Maison des Cinéastes ajoute qu’avec la senaf, c’est l’expression d’une jeunesse mauritanienne créatrice et libre qui est en train de s’imposer, doucement, pour vivre  son siècle. Une jeunesse qui fixe l’instant, se projette dans le futur pour rattraper un passé encore très présent dont l’image ne faisait pas partie. Une jeunesse qui fait face, avec le peu de moyen dont elle dispose, au rouleau compresseur d’un monde uniformisé à volonté et à des torrents d’images où elle ne se reconnaît pas forcément.

Quant au ministre de
la Culture de
la Jeunesse et des Sports Cissé Mint Cheikh O. Boide « il n’est plus justifié que chaque  ethnie ou race se replie sur elle-même. Nous vivons aujourd’hui sur une terre unique où il est indispensable que l’on comprenne l’autre afin de pouvoir cohabiter aisément avec lui ».

Le directeur du festival Mohamed Ould Idoumou pense,lui, que vivre ensemble veut dire que l’ont doit partager nos sangs pour que d’autres  cœurs battent de vie, et fusionner nos qualités et nos richesses pour les partager justement. Il estime, également, que vivre ensemble veut dire accepter de délaisser un peu l’égo- profondément ancré dans nos âmes, cédant ainsi la place à l’intérêt commun. Mohamed Ould Idoumou croit aussi que vivre ensemble signifie que la différence  ne sera plus un obstacle qui nous divise mais une force qui nous unit. 

Le directeur de
la Maison des Cinéastes Abdarahmane Ahmed Salem, a, lui également, dit que la création culturelle est un langage universel qui, lorsqu’elle peut s’épanouir, permet de mieux comprendre et communiquer. Celle-ci n’a de sens que si elle est spontanée et non commandée. L’expression culturelle doit venir de l’intérieur de l’artiste. La culture ne doit pas être un moyen mais une fin. » 

Abdarahmane Ahmed Salem très heureux, aujourd’hui, avoir réussi à réunir tous les mauritaniens autour de son projet, ajoute que la culture ne doit  pas servir mais on doit servir la culture. « C’est ainsi qu’à
la Maison des Cinéastes nous agissons pour offrir aux artistes les moyens de s’exprimer. Pour cela j’appelle à plus de culture.  Coordonnons nos idées, nos énergies, nos initiatives pour être plus visible », a
martelé le directeur de
la Maison des Cinéastes.

« Parler des difficultés d’un pays, c’est l’aimer. Notre pays a besoin de réconciliation. La réconciliation, c’est l’espoir. Et, c’est pour cet espoir, la culture peut jouer un rôle important en faisant comprendre que notre diversité est une richesse », a déclaré de sa part Abdarahmane Sissako parrain de
la Maison des Cinéastes. 

Ainsi donc, le monde de la culture  appelle
la Mauritanie à l’unité nationale.

En tout cas le  pays du million de poètes ne mérite pas la désunion de ses fils. C’est pour cela que le Gouvernement  mauritanien doit faire de cette unité son cheval de bataille en encourageant le métissage entre les cultures et bannir toute forme de racisme d’Etat. Car, croyez-moi l’unité sincère de
la Mauritanie dépend de la volonté de ses dirigeants.

 

Sy Mamadou 

 

Source : La Tribune 471 / toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 




Faits divers de La Tribune

26102009

Dar Naim : Démantèlement d’un gang. 

Dans le courant de la semaine dernière, la brigade recherche du commissariat de police de Dar Naim 2, a arrêté un groupe de trois larcins qui menait des opérations de vols dans les quatre coins de la capitale.

Ce groupe avait volé deux véhicules de type Mercedes immatriculées 1923 AK 00 et 1626 AL 00 dont le dernier été stationné devant la maison de
la Radio Mauritanie, le lundi dernier vers 19 heures précises.

Ces trois malfrats avaient volé à Dar Naim, le mobilier d’un salon composé de six matelas et de leurs coussins tous neufs et une « samsonnette » à main contenant des bijoux, des bagues et des colliers. A savoir qu’ils ont réussi l’opération en jouant sur le moral du boutiquier voisin à la famille victime avec qui ils ont pu récupérer les clés de la maison. En plus, lors d’une descente qu’ils avaient effectuée dans une maison isolée toujours dans le même quartier les malfrats ont eu à emporter une grande valise remplie de voiles. A en croire que le chef du gang avait avancé un nom qui n’est pas le sien au gérant de l’agence de voyage TEYSSIR lorsqu’il été venu pour louer une voiture en lui disant qui va amener sa mère malade de la brousse.  Le malfrat s’est présenté être un gendarme a indiqué le responsable de l’agence TEYSSIR. Et tel n’a pas été le cas. Suite à une traque menée par les limiers de Dar Naim 2 , les trois caïds ont été épinglés à  bord de la voiture louée qu’ils utilisaient pour mener à bien leurs d’opérations.

Selon une source bien informée, le chef du gang avait transporté le matériel du salon au marché Tieb-Tieb pour le vendre. Sur place, dans ce centre d’affaires où tout se fait à la hâte, il est intercepté par un receleur qui lui donne 65.000 ouguiyas pour le salon. Prix qu’il n’accepta pas et demande 75.000 ouguiyas. Il était 19 heures et il ne trouva pas un prix plus intéressant que celui avancé par son premier client. Et il revient le voir pour lui filer le matériel avec le prix qu’il avait donné afin de s’en débarrasser avant qu’il ne soit délogé par la police. Le receleur lui demanda d’amener quelqu’un qui peut le garantir. Un petit tour dans le marché, il se présenta avec un habitué du lieu qui s’engage comme étant son responsable et la vente fut conclue.

Le lendemain aux premières heures de la journée, quelques éléments de la police se présentent chez le receleur qui avait payé les matelas et les coussins volés qui étaient encore sur place. Les policiers, lui demandent comment il a eu ce mobilier de salon ?

« Je l’ai payé avec un homme que connaît l’un de mes voisins » a-t-il dit. Et débute l’enquête. Le receleur et le matériel furent transportés au commissariat de police de Dar Naim 2.

Selon une source sécuritaire, le gang détenait un matériel impressionnant composé de criques, de manivelles, de démontes pneus, des clés à molettes, d’arraches clous, de haches, de tournes vis, de tenailles, de clés de véhicules et d’armes blanches pour accomplir leurs missions sans être inquiétés. Lors de leur arrestation, la police a trouvé sur chacun d’eux un téléphone portable et une somme d’argent a ajouté la même source.

Les victimes se réjouissent des grandes et difficiles actions menées par le commissariat de police de Dar Naim 2 dans le domaine de la chasse poursuite aux voleurs.

A savoir que, les caïds devaient être déférés devant le parquet depuis les jours passés. Sachez que le chef du gang est un multirécidiviste très connu par les chefs de section de Police Judiciaire des commissariats de police de Nouakchott selon le Commissaire Ould Hacen.

 

El Mina : Un meurtre à Neteug 

Un jeune garçon, chef d’un groupe de quatre délinquants a été liquidé par ses lieutenants suite à une altercation autour d’un butin qu’ils devaient se partager entre eux selon des proches de la victime. Par contre, selon une autre source proche de l’un des membres du gang, tout le groupe aimait une jeune fille que le chef fréquentait. Et il interdisait à ses amis de lui parler. Et des fois il les menaçait.

 Dans la nuit du dimanche 18 octobre 09, les subordonnés ont décidé de se débarrasser du leur chef en lui plantant un couteau dans l’abdomen avant de le déposer chez sa grande sœur enceinte de 5 à 6 mois selon notre source.

Dans la même nuit, deux d’entre eux ont été épinglés par la police et le troisième a été arrêté le lendemain. Il semblerait que les assassins n’étaient pas en cachette, nous rapporte une source de bonne foi.

 

El Mina » Zone Mitsubishi » : Un homme retrouvé mort. 

Il était 17 heures passées le jeudi 22 Octobre en cours, quand des travailleurs de
la SAMIA ont senti une odeur nauséabonde dans les environs. Et voulant savoir de quoi il s’agit. Ils sont partis regarder dans les deux grandes cuves dont chacune est de 4 mètres de hauteurs. Ils ont trouvé dans celle remplit d’eau à 3mètres un homme mort.

Aussitôt informée la police s’est rendue sur le lieu ainsi que les autorités judiciaires concernées. Comme il était en phase de décomposition, les autorités ont sollicité les services des sapeurs pompiers pour l’enlever.

Le corps a été transporté à l’hôpital Cheikh Zaid pour être examiné.

Selon ceux qui se sont approchés du corps, il a un teint noir et il a deux blessures dont l’une au front et l’autre au joue. Suite aux enquêtes, il s’agit jeune garçon nommé Alioune qui travaille avec des commerçants qui habitent à Arafat. Il avait prit le dîner et le thé avec eux et après il les a dit qu’il part pour des proches dans le quartier Tarhil sis à El Mina. Empruntant la rue de
la SAMIA, où est positionné un poste de
la Gendarmerie, selon un analyste peut-être qu’il avait peur et en courant il est tombé dans l’une des cuves et c’est pourquoi il s’est blessé au front et un fer l’a attrapé au joue.  A en croire, une enquête a été ordonnée pour savoir les causes de cet acte et ses auteurs. Là, où le corps a été trouvé dépend de la zone d’intervention du Commissariat de police d’El Mina 2 selon notre source.

A savoir que
la Moughataa d’El Mina a enregistré cette année le plus de meurtres.

 

Sebkha  » Basra » : Un déficient mental viole sa belle mère ! 

Une rocambolesque histoire d’adultère déraie la chronique dans le quartier de Basra ces derniers jours. A. Oumar. D…, un émigré qui était établi au Mali, après avoir débarqué, une seconde fois dans sa ville natale de Kaédi, vient pour saluer ses beaux parents dans la capitale. A. O.D, durant son séjour au Mali avait eu des problèmes de dépression et il a été hospitalisé dans un centre de psychiatrie pendant quelques semaines. Et depuis sa sortie, il a des comprimés à prendre régulièrement. Arrivé à Nouakchott, il a cessé de prendre ses médicaments et les troubles lui sont revenues et il a commencé à dérailler.

Chez ses beaux où il avait l ajournée du mardi dernier, il entra dans la chambre à coucher de sa   belle mère et la trouva entrain de se maquiller pour se rendre à une cérémonie et il sauta dessus en la menaçant avec une arme blanche avant de satisfaire son libido sous le regard impuissant de ses deux beaux frères dont le plus âgé a 13 ans.

Riad  » Carrefour Bamako » : Quand les malfrats pistent les passantes ! 

L’insécurité vient une énième fois de se faire signaler dans cette grande partie de la capitale, avec cette agression perpétrée sur B.B… une jeune fille domiciliée à Riad.

La particularité de cet acte odieux est que ses bourreaux lui ont arraché son téléphone portable de marque Samsung français (deux abonnements) qu’elle vient de payer ce samedi 24 Octobre 2009 à 18 heures au marché Nokhta Sakhina à 30.000 ouguiyas. C’est encore le rêve d’une jeune fille qui vient d’être totalement fracassé par deux jeunes larcins.

 En communication avec l’une de ses copines depuis la capitale économique du pays, alors qu’elle de descendre d’un taxi, l’un de ses agresseurs lui arrache son portable et se fond dans la nature et l’autre se met à crier « Sarig, Sarig  » pour s’isoler avant de prendre la poudre d’escampette.

Impuissante devant ses agrésseurs, elle se met à pleurer et crier aux secours. Mais qui ose poursuivre ces gangs armés jusqu’aux dents dans leur maquis, lance un passant.

Selon le vendeur de cartes de recharge, c’est onzième cas depuis le début de ce mois.

Toute femme qui descend seule d’un taxi à partir de 20 heures plus sera dépouillée par des bandes qui circulent le long du goudron a- t-il ajouté.

La fille a indiqué qu’elle est la fille d’un Commandant de la gendarmerie nationale, nouvellement affecté à Nouakchott.

Source : La Tribune 471 /toute reprise d’article  devra inclure une référence à www.barrada.unblog.fr 

 







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