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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

29092009

Nomination en Mauritanie /récompense politique ou …

 

Des dirigeants ont été nommés, tout récemment, dans de grandes entreprises du pays notamment la SNIM, SOMELEC, SNDE, l’ADU, etc. L’ancien directeur de la SOMELEC est parachuté à la tête de la SNIM, la puissante et la plus importante structure du pays.

Pourtant, la SOMELEC qui réalise un chiffre d’affaires colossal a fait l’objet de vives critiques. Le délestage et les coupures d’électricité en sont les preuves. Le pays a besoin de dirigeants honnêtes et compétents soumis à un système juridique indépendant et des organes d’inspection dépassant la logique de la tolérance à l’égard des hommes proches du pouvoir.

D’ailleurs le fondement de notre système exige une action rapide. Le processus est simple. Les premiers à être sous contrôle régulateur sont les hommes occupant des postes de responsabilité.

Qu’ils soient militaires généraux, ministres, secrétaires du gouvernement, etc., ils ne sont guère à l’abri d’une inspection transparente ayant une autorité suprême qui favorise la préservation du bien public et la sanction sans aucune ingérence de la part du pouvoir exécutif. Ce qui sauve la Mauritanie, pour le moment, ce ne sont nullement ses fils.

C’est, incontestablement, le fait que les pays voisins évitent un désordre, chez nous, pouvant se ‘répercuter ‘ au bord de leurs frontières, au delà sur leur sécurité interne. D’ailleurs, ces voisins occidentaux risquent de transformer les pays les plus proches de l’Europe, notamment la Mauritanie, en des pays en confrontation avec les groupes salafistes considérés trop dangereux et difficilement maitrisables dans un terroir immense tel que l’Afrique subsaharienne et le Maghreb.

Les populations, quant à elles, observent impatiemment la démarche décisionnelle de l’actuel gouvernement. Elles veulent une opération chirurgicale rapide. Toutefois, au fond, la société est touchée par un dysfonctionnement qui gangrène son fondement. Le fonctionnaire fait rarement son travail, l’employeur exploite injustement ses subalternes et le citoyen respecte péniblement les réglementations étatiques. Qui peut parler de la justice dans un tel système ?

La conséquence est frappante : tout le monde critique tout le monde. Dans ce jeu de critique, pourtant obscur, l’esprit analytique ne peut qu’évoquer avec perplexité la question centrale qui taraude les esprits : les mauritaniens peuvent-ils construire un pays fiable ? Désormais, les dirigeants mauritaniens sont amenés à rassurer l’opinion publique afin que le fondement de l’équilibre de notre société soit pérennisé dans un environnement mondial souvent hostile à la stabilité politique.

Des questionnements s’imposent et se posent dans cette perspective. En effet, depuis à peu près 40 ans de l’existence de l’Etat moderne en Mauritanie, la décision gouvernementale a été affectée par des alliances scandaleuses, politiques, soient-elles ou tribales …

m_barrada@yahoo.fr
Source : La Tribune




Le Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott dévoile les problèmes de la ville

29092009

Le Président  de la Communauté Urbaine de Nouakchott, président de l’Association des Maires de Mauritanie, Ahmed hamza  a déclenché un débat  sur la décentralisation au cours d’une conférence de presse tenue le mercredi dernier dans les locaux de la Communauté Urbaine.  Une conférence de  presse portant sur les compétences des maires,  les responsabilités des élus locaux, les moyens accordés aux structures décentralisées, les inondations de la ville et le chevauchement décisionnel etc.

« Je déplore le fait de dire que tout  ce qui est se passe dans a ville est sous ma responsabilité alors qu’en  réalité on ne me donne pas mes compétences.  Je tends la main au pouvoir en place, certes, je suis issu de l’opposition, néanmoins  je représente une entité morale loin des appartenances politiques.  D’ailleurs, je remercie vivement les  actions de l’actuel premier ministre  et je salue son dévouement pour la réussite des actions servant les citoyens. »,  précise-t-il.

« Les  textes  me donnent  un plein  pouvoir  mais en réalité  je n’ai pas les outils et les diapositifs nécessaires pour le travail. Je tends la main au gouvernement pour que je puisse  assainir la ville et mettre en œuvre des projets nécessaires pour la  capitale. », Martèle-t-il.   

S’agissant des projets,  Ahmed Hamza a déclaré « qu’il a pu, grâce à la restructuration budgétaire, réaliser  en excédent de 1 milliard et 400 millions d’ouguiyas. Ces sommes seront injectées prochainement dans des projets en leur totalité. Toutefois, l’Etat n’a jamais accordé des fonds à la Communauté Urbaine afin d’aider  à la réalisation des projets.»,  soutient-il avant d’ajouter que «  le seul appui demeure pour le moment la Coopération étrangère  notamment française».

« Les  projets en cours  sont entre autres  respectivement des   conventions de partenariat PDU /CUN assistance  technique et achat d’équipement des services  techniques,  construction de 16 km  de voies urbaines,  aménagement d’études communales, aménagement du parc OMVS, éclairage  solaire ».

 « Je tiens, cependant, à  saluer  le rôle joué,  dans le cadre  du plan de sauvetage de la ville suite aux pluies  qui se sont abattues sur la ville,   par la Communauté Urbaine de Nouakchott,  le  ministère de la décentralisation, le ministère de l’assainissement, le wali et les autres structures administratives »,  annonce-t-il.

Pour ce qui est de l’assainissement de  la ville, Ahmed  Hamza  a suggéré  une réflexion générale  pouvant faire face au problème de la construction de la ville. En effet, selon lui  « depuis  l’époque du premier président   Ould Daddah, aucun plan  urbain  basé sur  des études de faisabilité et d’aménagement prévoyant les pluies et l’extension de la capitale n’a été élaboré ».     

Il est à noter que  dans ce cadre  les techniciens et ingénieurs  de la Communauté Urbaine de Nouakchott ont  conçu   des objectifs  déduits  d’une stratégie optimale de gestion du réseau, en fonction des critères suivants : 

Programmation des interventions lourdes après la saison des pluies, sans doute avec les moyens de l’Etat  pour l’évacuation de toutes les eaux pluviales se trouvant sur les voies goudronnées et aux niveaux de leurs bordures ;

Programmation des interventions légères pendant l’année sur les nids de poule,  le désensablement,  le traitement des fissures, le colmatage des bordures endommagées par du tout-venant compacté, etc… ;

Identification des voies stratégiques qui nécessitent un suivi régulier, intensif et prioritaire ;

Adaptation des méthodes d’entretien en fonction du matériel et équipement disponibles pour cette mission ;

Réalisation de toutes les prestations selon les règles de l’art, pour garantir la durabilité dans le temps avec un suivi rigoureux et permanent ;

 Orientation des différentes prestations suivant le degré de l’exploitation de la voirie ;

Prévision de mesures coercitives, réglementées par délibérations, pour la conservation de la voirie urbaine contre le déversement des eaux ou d’autres produits, sources de sa dégradation, et aussi contre la création des vidanges sur ses abords.

Rappelons que selon un rapport récent, les projets de la Communauté Urbaine  en recherche de financement ont une durée  d’exécution ne dépassant  pas les 6 mois  avec une enveloppe  estimative de 529.800.000 ouguiyas et ils sont respectivement :  parking primature , parking Hôpital national, parking Wilaya, parking bloc, parking collège  jeune fille, aménagement  avenue Nasser, Esplanade palais des congrès, trottoirs palais  des congrès , parc 5 mars, animation centre culturel CUN.

Mohamed Fouad Barrada

 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

23092009

Le stress, le suicide, la famille et la confiance…

Comment peut-on profiter de la vie sans pour autant négliger le côté spirituel ? Certains me diront commence ta journée par une prière et termine la par une autre, sois en paix avec toi et ainsi va la vie, il y aura toujours le stress, il y aura toujours des gens qui dérangent. Comment peut-on alors éviter le stress ? Exploitons-le. Arguments scientifiques : évitez la constipation (elle rend les gens nerveux, scientifiquement prouvé), commencez la journée par un verre d’eau et mangez des chocolats (le chocolat agit sur le cœur en luttant contre le stress), l’eau atténue la constipation (n’oubliez pas de brosser vos dents) n’évitez pas de déverser vos larmes en cas de besoin (une telle pratique rend les cellules plus actives en provocant leur rajeunissement). En fait, ne dissimulez pas vos émotions si quelqu’un les utilisent contre vous, il faut chercher la faille dans la délicatesse du comportement humain. Un tel comportement n’est pas si facile dans des pays comme le nôtre. Notre société a son propre code, elle a également ses spécificités, ses exigences. Il semblerait, par ailleurs, que des ‘dignitaires’ ont été exposés à un déséquilibre psychique les poussant à favoriser le suicide. Mais ces derniers après avoir sollicité un retour à l’état normal, ont renoncé à une telle pratique. D’autres simples citoyens moins chanceux se sont suicidés. Ils avaient juste un déséquilibre psychique aggravé par le regard social. (Ces cas restent heureusement rares chez nous). Essayons d’être modérés. La fragilité peut dans certaines circonstances être transformée en force. Prenons, cependant, le cas d’une jeune fille possessive avec qui je correspondais. Celle-ci m’avait informé implicitement qu’elle cherchait le bonheur à travers une relation amoureuse qui se termine par un mariage. Elle a fini par m’avouer qu’elle a trouvé l’homme de sa vie. Son futur époux sera-t-il parmi cette catégorie d’hommes qui visent d’autres femmes et qui courent toujours derrière la recherche de la stabilité ? Interprétation de fait : la domination des femmes, le côté mécanique de la relation, le désir entre autres ne permettent pas la pérennité conjugale. Les charges financières en sont une explication du dysfonctionnement au sein de certains foyers. Ces charges peuvent surpasser la petite cellule familiale. Elles se manifestent à travers les besoins de la femme, de sa famille, de sa tribu, de ses amis, etc. Répercussions sociales : un fort taux de divorce, des enfants mal encadrés, des détournements de fonds publics, des vols et une crise de confiance. En effet, l’amour tel qu’il est ne reflète pas une conception originale du bonheur, car celui-ci réside dans l’harmonie cœur -esprit sous l’égide de la vérité. De quelle vérité s’agit-il ? Laissons la question ouverte. Pour maîtriser l’immaîtrisable, c’est-à-dire le stress la formule se trouve dans des formes d’équilibre plus au moins acceptables. La prière est un régulateur indispensable dans notre religion. Mais l’équilibre qui échappe malheureusement à beaucoup d’entre nous, réside dans le fait d’aimer à soi- même ce que nous aimons aux autres. C’est ainsi qu’on trouve le cœur de la religion (la paix avec soi même et la prospérité sociale). Supposons, dans un autre côté, que la femme est le centre de la relation humaine. Car elle est la mère, la sœur et l’épouse. Cette mère exerce dès la première enfance une influence incontestable sur l’avenir de son enfant. Ainsi, dans une dimension plus large forme-t-elle un élément incontestable constructif ou destructif agissant sur la cellule familiale, voire la société toute entière. Comme que l’expérience humaine est partagée par d’autres êtres humains par un consensus, nous pouvons mettre en exergue l’expérience de la journaliste américaine Amy Sutherland. Celle-ci s’inspirait des dresseurs des animaux pour résoudre ses problèmes conjugaux. Elle résumait sa méthode dans un article publié dans la rubrique Moderne Love du New York Times : « la leçon centrale que j’ai apprise de ces dresseurs est que je dois récompenser les comportements qui me plaisaient et ignorer ceux que je n’aime pas (…) Avec scott, mon mari, je me suis mise à le féliciter systématiquement pour chacun de ses effort (…) Je ne connais pas un seul homme que cela froisse d’être comparé à un tigre. Ce que nous apprennent ces dresseurs c’est qu’il ne faut jamais dominer mais accompagner. Flatter, récompenser, cajoler », explique-t-elle. Chez une catégorie de la société mauritanienne, c’est un peu le contraire, il faut les abattre (les hommes excusez moi les animaux) une fois furieux la conséquence peut s’avérer dans certaines mesures graves. En principe, l’Homme, c’est-à-dire les êtres humains s’organisent par une interactivité guidée par la confiance. Celle-ci est indispensable pour toute éducation. Partant, et comme le disait l’Imam Ali, l’homme sincère est gagnant sur plusieurs plans.

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°467




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

9092009

Loterie pour venir en aide aux africains !

« Nicolas Sarkozy annonce le désengagement de la France de ses anciennes colonies et la fin des accords secrets qui les lient depuis qu’il est à l’Elysée. Dans les faits, tout porte à croire que rien ne changera. Surtout quand trois chefs d’Etats africains obtiennent la mutation d’un ministre trop critique à leur égard. » (http://www.afrik.com/article17411.html).

Au sujet de l’Aide  au Développement, la France de Sarkozy vient d’innover. Elle vient de ‘suggérer’ une sorte de loterie pour venir en aide à l’Afrique.

C’est ainsi dans ce contexte je vous propose, d’abord, le  témoignage d’une française d’origine africaine.

 En effet,  m’explique-t-elle en guise de réaction «qu’en début août en pleine période estivale en France de retour d’une tournée sur le continent noir, Alain  Joyandet,  nouveau  Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a émis l’idée d’un loto en 2010 pour aider l’Afrique…Qu’elle idée lumineuse !!! Mais saugrenue…L’aide publique française au continent noir est loin d’être  suffisante, voilà une initiative qui devrait plaire à nos dirigeants. »  En effet, « le gain estimé à 10 millions d’euros par an, combien cela rapporterait  en taxes à l’Etat français ce  jeu de hasard. Qui jouera ? » S’interroge-t-elle. D’ailleurs, « la diaspora africaine en France, les plus modestes d’entre nous sont ceux qui jouent le plus dans l’espoir d’améliorer leur quotidien ou d’un éventuel retour au pays… A qui profitera cette aide en Afrique : aux États, aux peuples, ou à ceux qui nous gouvernent ? », Questionne-t-elle,   avant de marteler  que «  les africains ne doivent plus  être maintenus sous perfusion….

L’ Afrique est souveraine, elle doit s’émanciper, elle doit grandir seule maintenant…Nous devons nous conduire avec les autres continents comme des partenaires et non comme des assistés…Les africains sont amenés  à prendre en main leur destinée en travaillant, en combattant la corruption qui a gangrené la société pour donner à  nos enfants de meilleurs soins et une éducation accessible à tous…Nous n’avons pas besoin de ce loto qui est une humiliation de plus faite à ce continent…Qui en est responsable ? »

Elle déclare  que « l’Afrique a besoin de technologie comme l’énergie solaire car notre soleil est généreux en plus d’être gratuit. Une énergie que l’on pourrait revendre à l’occident, un panneau solaire a une durée de vie de 40 ans sans pratiquement d’entretien…Nous avons besoin d’appareils radiologiques (scanner, échographie, scintigraphie et autres) dans nos hôpitaux, de médicaments, d’infrastructures dignes de ce nom…Nos sols regorgent de richesses diverses  et variées. » .

Finalement pour elle «  la France  et ses alliés doivent investir massivement en Afrique subsaharienne afin de créer un important bassin de l’emploi qui nourrirait des centaines et milliers d’individus…La jeunesse africaine a besoin plus que jamais de démocratie, de bonne gouvernance et attend la redistribution à tous les étages de la société des fruits de nos richesses… »         

D’après un  solide  rapport sur l’Aide Publique au Développement « les membres du Comité d’aide au développement (CAD), c’est-à-dire les principaux donateurs dans le monde, ont déjà  fourni 48 milliards de dollars américains environ en APD nette (0,22 p. 100 du Revenu National Brut (RNB) des membres du CAD). En 2005, l’aide avait augmenté considérablement, autant en valeur absolue qu’en pourcentage du RNB : l’APD totale a atteint le « chiffre sans précédent de 106,8 milliards de dollars américains » (0,33 p. 100 du RNB du CAD). En 2006, l’APD des pays du CAD a affiché « un recul de 5,1 p. 100 […] à 103,9 milliards de dollars américains » (0,30 p. 100 du RNB du CAD). Comme l’OCDE le fait remarquer, « cette contraction avait été anticipée. En 2005, l’APD avait en effet atteint un niveau exceptionnellement élevé en raison de l’ampleur des opérations d’allégement de la dette […] (en faveur de l’Irak et du Nigeria, en particulier). » (NDLR)
Certes, en cas de catastrophe majeure, l’aide demeure une nécessité, toutefois, si l’aide est inhérente au développement, les rapports seront évidement déséquilibrés.

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°466

 




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

9092009

J’ai lu récemment un commentaire écrit par notre  confrère Eboulmaaly de Nouakchott-Info, sur une série d’émissions télévisées consacrées au phénomène du kamikaze du 8 août dernier. Parce que je crois que c’est là un combat qui mérite d’être mené, je m’en vais emboiter le pas à mon confrère pour dénoncer cette approche idiote qui veut d’une part nier l’existence d’un quelconque risque pour le pays, d’autre part récuser l’opportunité du dialogue avec les tenants de l’idéologie jihadiste combattante. 

A entendre les responsables de la sécurité et les officiels présents dans les tables-rondes (un pour le ministère des affaires islamiques, un pour les affaires étrangères), deux idées sont à retenir. La première consiste à dire que notre pays est préservé de toute dérive par l’existence d’un Islam malékite ash’arite sur ses terres. La deuxième est qu’il n’existe pas sur nos terres de cellules «dormantes ou éveillées», ni de camps d’entraînement, ni d’écoles pour les «terroristes», que par conséquent les quelques perdus sont à la solde d’entités extérieures… la récitation que nous connaissons. 

Le 24 décembre 2007, près d’Aleg, survient ce qu’il faut considérer comme l’acte fondateur pour le mouvement jihadiste en Mauritanie. Lemghayti – en juin 2005 – n’a pas produit les mêmes effets. Avec l’assassinat des quatre touristes français, les Mauritaniens découvraient le vrai visage du mouvement «takfiri». Ils découvraient en même temps que ce sont bien des nationaux qui ont commis l’acte – qui plus est des enfants de familles moyennes, ayant fait le cursus qui leur est permis et qui est permis à des dizaines de leurs semblables en ces années de décadence générale. Le 27 décembre suivant ce sont les soldats mauritaniens qui sont victimes d’une attaque : à Ghallawiya, trois des nôtres sont tués dans une embuscade. S’en suivra la traque qui aboutit à l’arrestation des assassins d’Aleg. Puis leurs complices aux termes d’une chasse qui dure quelques semaines. Avril et mai 2008 sont marqués par des affrontements armés à Nouakchott, en pleine rue et en plein jour. Démantèlement des cellules existantes à ce moment-là. Reconstitution d’autres responsables d’autres actes : Tourine et ses douze mauritaniens assassinés et décapités, assassinat de l’américain au Ksar et enfin la première opération kamikaze sur le territoire mauritanien. 

Si l’on fait le bilan depuis les premières manifestations de 2005, on ne peut conclure à un recul du mouvement jihadiste en Mauritanie. Si l’on ajoute à cela tous les Mauritaniens impliqués dans de violentes actions en Algérie, en Tunisie, en Afghanistan, en Arabie Saoudite… on ne peut que reconnaitre que notre pays devient l’épicentre de l’activité terroriste dans l’espace sahélo-saharien. Dans la stratégie d’Al Qaeda, la Mauritanie est perçue comme le maillon faible, le territoire dont la conquête est possible et où l’on peut établir l’embryon de l’Etat islamique tel qu’il a survécu en Afghanistan l’espace d’une décennie. 

N’en déplaise aux responsables actuels de la sécurité, ce sont les Jihadistes qui ont gagné des points depuis 2005. Annuler le rallye Dakar, provoquer le départ des ONG occidentales, accomplir des actions d’éclat et les réussir, déstabiliser le pouvoir en Mauritanie et donner du pays l’image d’un espace où règne l’insécurité alors que sa ressource première était justement le fait d’être resté un havre de paix. Il importe de se demander aujourd’hui qu’est-ce qui reste de cette image. 

Sur le plan sécuritaire, la Mauritanie a certes marqué des points qu’elle n’a cependant pas capitalisés. En 2006-07, l’appareil sécuritaire avait réussi à infiltré le mouvement à partir des camps du nord du Mali. Il avait même commencé à retourner certains combattants avec lesquels une forme de discussion avait été entamée. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Pas grand-chose si on en est officiellement à reprendre le discours de l’époque d’avant août 2005. Discours niant l’existence d’un danger pour le pays sur ce plan-là. Un grand recul en la matière. 

Sur le plan des idées, ces jeunes enragés ont reçu leur enseignement dans les mosquées de Nouakchott. Ils sont allés dans les camps sahariens pour mettre en pratique des idéaux cultivés aux abords de prédicateurs d’ici. Ces prédicateurs sont bien formés pour devenir de véritables idéologues du mouvement. Certains ne s’en cachent. D’autres ont officié auprès de Ben Laden, Zawahiry et Al Lliby. Certains ont fait leur repentir et sont revenus à une vie normale, certes marquée par une rigueur toute wahabbite dans la pratique religieuse, mais dénuée de tout appel à la violence. D’autres sont en prison. 

Ces idéologues doivent être confrontés entre eux d’abord, ensuite avec d’autres érudits et prédicateurs qui cultivent une autre vision du monde et de l’Islam. Ceux parmi nos Ulémas ou notables religieux qui soutiennent que «le pays est prémuni», ont en réalité peur d’affronter la perspective du débat. Ce n’est probablement pas la faiblesse de l’argumentaire qui fait cela, mais la connivence avec les services de sécurité. Lesquels se refusent à admettre que l’heure est grave. 

Aux uns et aux autres, il faut dire qu’il ne sert à rien d’enfouir sa tête dans le sable pour ne pas voir la réalité d’en face, parce que, le cas échéant, on ne fait qu’exposer son postérieur à la vue de tous. 

La réponse à l’activisme des jihadistes reste d’abord le nécessaire renouveau de la pensée islamique sous nos latitudes. Idée contre idée, interprétation contre interprétation, vision contre vision. Bien sûr qu’il faudra en même temps frapper et fort pour prévenir et contenir dans la mesure du possible. Il ne faut pas oublier qu’à Lemghayti, 15 braves soldats mauritaniens sont morts, à Ghallawiya (3), à Tourine (12), qu’à Aleg ce sont quatre innocents étrangers qui ont été lâchement assassinés, à Nouakchott un résident abattu tout aussi lâchement. Que tous ces morts, nous les avons sur la conscience. Pour les premiers, parce qu’ils nous défendaient. Pour les autres parce qu’ils nous aimaient. Nier l’existence de l’esprit qui les a condamnés et les bras qui les ont exécutés, c’est insulter leurs mémoires. Ce qui n’est pas juste. 

Source : La Tribune n°466




Faits divers de La Tribune

9092009

Riad : Carrefour Bamako, un croisement à risques ! 

Abou, un jeune chauffeur tiré à quatre épingles écoutait paisiblement sa musique et roulait à toute vitesse tout en plaçant son pied droit sur le tableau de bord. Venant du centre ville pour Riad. Il y avait avec lui un passager répondant au nom de Neytou âgé de 22 ans. 

Arrivé au rond point du carrefour Bamako, il perd le contrôle et donne un coup de volant à la voiture et là, la voiture fait quatre tonneaux pour se retrouver à cinquante mètres du goudron. Neytou est atteint d’un traumatisme crânien et le chauffeur sort sain et sauve. Cinq minutes après l’accident, nous nous sommes rendus sur le lieu ,  le véhicule, une Mercedes 190 de couleur noire, immatriculée 2744 AE 00 n’a perdu que son para brise arrière en plus de quelques déformations. Ce triste choc a eu lieu le mercredi dernier à 00heure. 

C’est le cinquième du genre depuis le début du Ramadan et le 12e depuis le 1er Août de l’année en cours. 

SEBKHA : Vol de voiture 

Mohamed O. M, semble être un spécialiste en matière de vol de voitures et très rapide pour les liquider. Mardi dernier, il a réussi à s’emparer d’une voiture de type Mercedes 190 dans le quartier de Sebkha, qu’il a amenée chez Ahmed O.H… un mécanicien qui se trouve non loin de
la SONIMEX à qui il payé 12.000 UM pour lui démonter le moteur. Il a vendu ce moteur à un revendeur de pièces détachées au Ksar. 

Lors de la vente du moteur, le malfrat était accompagné de son ami qu’il a mis en rapport avec l’acheteur pour lui remettre l’argent le soir. 

A 16 heures, l’ami du voleur est venu chez le magasinier pour récupérer l’argent et il tombe dans le filet des policiers qui l’attendaient avec impatience dans le magasin. 

Au commissariat de police, il a été entendu et par la suite il a fini par indexer son ami que la police n’a pas tardé a déloger. 

Selon une source policière, ils doivent être déférés au courant de cette semaine. 

Au moment d’amener
la Mercedes au garage, le larcin avait arraché les plaques d’immatriculation a indiqué le mécanicien. 

El MINA : une femme coupe les oreilles au nouveau né de sa soeur 

La nommée Bintou K…, âgée de quarante ans et souffrant e troubles mentaux depuis plusieurs années, a commis un acte horrible en tranchant les oreilles du nouveau né de sa sœur. Samedi, elle a voulu se donner la mort avec le même couteau, quelques heures plus tard. Mais ses parents se sont interposés en la ligotant. 

Le drame s’est produit à El Mina dans le quartier de Nezaha non loin de la base marine où les supputations les plus folles continuent d’être véhiculées par les habitants du quartier. Bintou a, selon les indications recueillies auprès de son frère, attendu que sa sœur prenne le chemin des toilettes pour sa douche matinale pour se saisir d’un couteau qu’elle avait placé sous la tête du petit Aziz âgé seulement de vingt cinq jours pour commettre son forfait. 

Tensoueilim : Confuse  affaire de viol! 

O. Abou. B…, risque d’être traduit en justice pour viol commis sur la femme d’autrui. Il n’a pas cherché à se débiner. Soutenant que la femme était consentante, il ne s’est pas du tout gêné de dire  à la police que cette dernière avait pris plaisir au moment de leur relation sexuelle en disant en pular: »A ffairé O wélikam, te kadi O wélimo  « . 

Cette affaire s’est déroulée dans la journée du samedi dernier aux environs de 17 heures. Est -ce que les deux éléments jeûnaient ou non ? Il semble que non ! 

 

Tevragh –Zeina(Nokhta Sakhina) : Un vendeur de cartes de recharges et d’abonnements roulé. 

Dimanche 06 septembre 09 à 14 h 20, Abdallahi O. Ch…, vendeur de cartes de recharge et d’abonnements vient déposer sa petite valise comme d’habitude dans la boutique de son ami Sidina O. T…, à Nokhta Sakina en attendant de prier dans la mosquée saoudienne d’à coté et revenir. Un malfrat vient déposer lui aussi la tienne à côté de celle d’Abdallahi et après avoir fait un petit tour, il revient et disparaît avec celle d’Abdallahi en lui laissant la sienne ne contenant que du papier blanc et des cartes de recharges  déjà utilisées. De sources bien informées la valise d’Abdallahi contient une valeur de 450.000 ouguiyas de cartes et d’abonnements et une somme de 505.000 ouguiyas. En plus de son passeport, de sa carte nationale d’identité et de son téléphone portable. 

Abdallahi entre le mal et le pire s’en remet à Allah et part faire une déclaration à la police. 

 

Abounecrine




Enfer électrique

9092009

 

  

24 heures sans électricité, 48 heures pour certains quartiers… les dégâts sont énormes et les choses se gâtent chaque jour un peu plus. Si, la première semaine, les délestages prenaient deux à trois heures, elles durent plus, beaucoup plus. Au bureau ou à la maison, le Nouakchottois est privé d’électricité. Les explications données sont insuffisantes. On parle ici de retard dans la livraison des 13,3 mégawatts loués à un fournisseur sénégalais dans le cadre des accords avec l’OMVS. De révision de l’outil de production par la Somelec ou de l’augmentation attendue de la part d’énergie produite par Manantali. 

«La centrale thermique de Arafat, principal outil de production en fonction continue depuis 1989, ne fournit actuellement qu’une puissance maximale garantie de 25 MW. Les groupes électrogènes dont la centrale du Ksar a été dotée sont conçus pour une production en appoint et ne peuvent générer que 10 MW. L’importation de l’énergie produite par la centrale hydroélectrique de Manantali au Mali est initialement limitée à un quota de 15% du productible, soit 13 MW en moyenne. La capacité de production globale de ces équipements est de 48 MW pour une demande qui varie entre 55 et 65 MW ce qui entraine un déficit de 7 à 17 MW». C’est ce qui est officiel. En attendant la réalisation de projets en vue d’augmenter la production, que peut faire la Somelec ? 

Elle peut louer les services d’un producteur comme cela a été fait en 2007-2008. Un opérateur privé étranger avait installé des groupes aux abords de la centrale de Arafat en vue d’approvisionner la Mauritanie et le Mali. Jugeant le coût du marché excessif, le ministère de l’énergie avait résilié le contrat il y a quelques mois. Les groupes fonctionnent encore pour le compte du Mali. Pourquoi ne pas reprendre le contrat en attendant de trouver une solution ? 

La Somelec qui a subi une mauvaise gestion ces vingt dernières années est en train de rendre l’âme faute de volonté de redressement. Même si les contrats mirobolants de recouvrement continuent d’être signés – et payés -, la boîte n’a pas officiellement de directeur. De tout temps les nominations à sa direction générale ont profité aux politiques. Est-ce qu’il n’est pas temps de procéder à une promotion interne ? Dans le vivier de cadres ayant eu accès à un grand nombre de postes de responsabilité, il existe bel et bien des gens capables de répondre aux exigences    actuelles. Le choix de quelqu’un du sérail évitera de passer par la période studieuse de l’acclimatation. Ainsi donc le nouveau directeur général n’aura pas à perdre du temps dans l’apprentissage des mécanismes de la société. 

 

Source : La Tribune n°466 




Classe moyenne : gage de stabilité…politique.

9092009

L’émergence d’une nouvelle classe moyenne est aujourd’hui une exigence capitale. A-t-on déjà parlé de ce sujet de manière objective et rationnelle ? A-t-on déjà essayé de jeter les fondements d’une société dans laquelle les disparités économiques ne seraient pas aussi flagrantes qu’elles le sont aujourd’hui ? Non jamais ! On a tourné autour du pot, on s’est contenté d’en parler sans entrer dans les détails et sans étudier la démarche à entreprendre pour favoriser l’émergence d’une réelle classe moyenne.

Le résultat est là, une infime minorité s’est vertigineusement enrichie aux dépens d’une écrasante majorité extrêmement pauvre !  Et l’écart se creuse chaque jour un peu plus. Un panorama frustrant, une réalité choquante. Aux oubliettes les objectifs du millénaire, aux oubliettes les ambitieux programmes de lutte contre/pour la pauvreté. Tout cela n’était que de la poudre aux yeux des mesquines populations qui ont cru pouvoir sortir de la pauvreté grâce à un don, ou à un maigre financement très souvent offert, tenez-vous bien, à des personnes triées sur le volet pour une raison subjective.

L’informel est le recours de tous ceux qui n’ont pas de quoi vivre. Pour ceux qui sont diplômés mais qui n’ont pas pu avoir de travail, pour ceux qui n’ont pas eu leur part du gâteau parce qu’ils n’étaient pas en odeur de sainteté chez le chef. Dans ce domaine le cultivé, le bardé de diplômes côtoie l’ignorant, les deux cherchent à gagner leur pain après avoir attendu longtemps l’appel du Makhzen.

 

Le principal employeur reste toujours l’Etat. En dehors de ce dernier il y a quelques entreprises privées, pas aussi nombreuses que cela. Tous les yeux sont braqués vers l’Etat, vers les nominations, vers le jour du conseil des ministres. Chacun espère être nommé ou attend que soit nommé un frère ou un  parent proche. C’est le jour de la grâce et de la disgrâce. Du retour d’ascenseur ou du châtiment, de la promotion ou de la relégation.

L’emploi est encore tributaire des convulsions politiques. Les critères de compétence et de savoir-faire étant superflues, on recrute sur l’obédience politique, régionale, tribale et ethnique avant que ne paraisse la mode des technocrates ou  SAP (Sans Appartenance Politique) comme on dit sous d’autres cieux. En gros il faudrait avoir un profil bien particulier pour être dans les grâces du chef.

Cette attention toute focalisée sur l’Etat est bien symptomatique d’une maladie qui ronge la stratification économique de la société. Elle est caractéristique d’un pays qui n’a presque pas de classe moyenne. Je ne parle pas de cette classe moyenne qui est instable et évanescente, qui se fait et  se défait au gré des régimes et des orientations politiques. Je parle d’une classe moyenne complètement indépendante de l’Etat, libre dans ses actions et surtout dans ses choix politiques.

N’oublions pas que Sidi a été victime de l’absence de classe moyenne désintéressée de la politique. C’est parce qu’il a été coopté par une grande partie de la nomenklatura qui compose l’aristocratie et la bourgeoisie locale qu’il a accédé à la magistrature suprême, c’est un secret de polichinelle. Mais toute cette nomenklatura attendait un retour sur investissements. La plupart d’entre eux ont jeté  tout leur dévolu pour qu’il soit élu, ils ont dépensés pour cette fin des sommes colossales. Et on connait tous la suite. Pas de retour sur investissements. Conséquence : fronde puis chute du premier président démocratiquement.

C’est le piège à éviter pour le président actuel. Il a déjà un grand avantage à son actif. Il n’est redevable à personne de sa victoire. Mais les grandes disparités économiques sont une bombe à retardement qui risquerait tôt au tard d’exploser si elle n’est pas traitée avec la plus grande détermination. Pour cela il faudrait mettre en place un véritable arsenal de mesures urgentes. Commencer par encourager  la création de petites et de moyennes entreprises, favoriser l’attractivité en termes d’investissements étrangers directs…

…Et l’Etat a tout à gagner de résoudre cet épineux problème. D’abord dépolitiser la population et ‘délocaliser’ la vive attention que celle-ci porte à tout ce qui fait dans les hautes sphères de l’Etat. Et ensuite créer une alternative d’emploi et d’espoir autre que celui tant de fois miroité mais qui reste au demeurant la  chasse gardée des gros bonnets.

Momme Ducros.

Source : La Tribune n°466




Carrefour des ouvriers : entre espoir et désarroi

9092009

 

 C’est une population dont la moyenne d’âge est située entre vingt et quarante ans… Elle se pointe régulièrement devant les quincailleries et sous les arbres guettant les clients avec impatience. Cette place est appelée par les sénégalais Khar Yalla. Littéralement dans l’attente de Dieu : Sous entendu : avec la chance qu’il apporte… 

En cette période hivernale, d’autres se tiennent sous l’ombre des arbres qui séparent les deux voies allant du rond point de la polyclinique à celui de la compagnie de la fanfare Leurs pelles plantées devant eux. D’autres tenant à la main des ampoules. Des tuyaux, des truelles, des pinceaux à la main, ils guettent un client qui aurait besoin de leurs services. Parmi eux certains jouent au damier ou à la carte en attendant de trouver quelqu’un qui va les amener pour du travail à la maison ou sur un chantier. 

On voit quelques uns se prélasser et discuter : histoire de tuer le temps comme on dit. Ce monde regroupe des hommes qui viennent de l’intérieur du pays et d’ailleurs. La plupart sont Sénégalais, Guinéens, Ghanéens, Nigérians. Ils ne reculent pas devant le travail. Pour ceux qui viennent de l’intérieur, ils ont quitté le terroir, où l’exploitation de la terre les a laissés sur leur faim, pour venir monnayer leur bravoure dans la capitale Nouakchott. Et s’agissant des autres, ils ont été contraints de quitter leur pays pour chercher du travail. 

Parmi ce lot de chercheurs d’emploi, certains comptent gagner leur passeport pour l’Europe. Il y en a même qui sont prêt à se risquer pour les voyage clandestin, tellement le chômage est lourd sur leur conscience. 

Ceux qui comptent retourner dans leurs villages, plaident pour le développement de l’agriculture, l’unique source de revenus des habitants. »Nous demandons aux autorités et aux hommes d’affaires de soutenir l’agriculture. C’est un secteur qui nourrit les populations du monde rural. Nous avons quitté nos villages, parce que l’agriculture ne nourrit pas son homme depuis un certain temps dans les localités », plaide Hamza. Un autre homme d’environ soixante ans du nom de Salif Diaw embouche la même trompette. Il prie pour l’ouverture des chantiers pour les délivrer du chômage qui ne cesse de faire des victimes. « Mais le plus grand problème, c’est que nous sommes parfois contraints au repos forcé. Nous souhaitons l’ouverture des sociétés et des services pour travailler en permanence », lance Moctar, ce polygame et père de neuf enfants. 

Son camarade ajoute : » Nous intervenons dans plusieurs domaines comme la construction des canalisations pour l’eau, l’électricité , le bâtiment , la plomberie , la tranchée , les fosses septiques , la peinture , le déménagement et autres. 

Malheureusement, le travail fait défaut « , renchérit Mamadou S. Thiaw. A en croire Mathieu, ce ghanéen, un ouvrier plus jeune que ceux précités, le chômage technique peut durer deux semaines voire plus. Et ce sont des emplois permanents, selon Jeylani ce ressortissant de Monguel, qui peuvent régler les problèmes auxquels ils sont confrontés tous les jours et cela depuis vingt ans pour certains. 

 » Nous voulons du travail. Mais ce sont ces emplois fixes qui sont souhaitables pour les pères de familles que nous sommes », rétorque Pathé Fall. Après ces intervenants, plus d’une dizaine d’ouvriers sont intervenus pour corroborer les propos de leurs prédécesseurs. 

Le chômage, facteur de sous développement fait des ravages dans notre pays. Il ne cesse de poser d’énormes problèmes qui entravent le décollage économique. 

Aboubecrine O.Sidi   

 

Source : La Tribune n° 466 




Hôpital ophtalmologique dit ‘tab Bouamatou’:

9092009

Main tendue aux pauvres

Entre décembre 2000 et mai 2001, la fondation Bouamatou a reçu tous le matériel et les médicaments nécessaires pour son bon fonctionnement. Selon un document publié par la fondation, le personnel de celle-ci «a disposé des locaux et matériaux à partir du 15 juillet 2001 et durant 10 jours il s’est familiarisé avec ces matériaux et surtout il a pu s’enquérir des taches qu’on lui demande d’accomplir en s’initiant au logiciel Axis Santé que l’hôpital utilise pour la gestion médicale».

Après les préparatifs qui ont valu beaucoup d’efforts du personnel, le début effectif des activités de la fondation a eu lieu le 24 juillet 2001. C’est ce même jour qui a connu sa première intervention chirurgicale. Le programme opératoire s’est poursuivi avec une journée opératoire par médecin et par semaine. A la fin du mois de juillet, la fondation a démarré les activités du laser, du champ visuel automatique et d’angiographie. Au cours du mois d’août 2001, l’atelier des lunettes correctrices de l’hôpital a distribué sa première paire de lunettes. Deux mois plus tard, la fondation signe avec le Ministère de la Santé et des Affaires sociales une convention de partenariat dans le cadre du Programme national de Lutte contre la Cécité.

Depuis sa création et jusqu’à nos jours, la fondation Bouamatou est la seule organisation caritative nationale qui dédie aux populations un hôpital spécialisé qui ne demande aucune contrepartie financière pour ses services. Pourtant, le tarif moyen d’une consultation en Mauritanie est de 3 000 UM. Celui d’une intervention chirurgicale est de 50 000 UM. Et celui d’une mission chirurgicale à l’étranger est de 350 000 UM. Cet hôpital reçoit les patients qui lui sont envoyés par toutes les structures sanitaires. Il est entièrement informatisé. Il fonctionne en réseau. Il offre des services qui concernent tous les types de prestations médicales et chirurgicales en ophtalmologie. Il utilise les dernières nouvelles technologies utilisées dans le domaine de diagnostic et de la thérapie ophtalmologique. Il met à la disposition de ses patients un laboratoire et un service de radiologie à usage multiple. Ceux-ci se trouvent au sein de l’hôpital pour que les patients n’aient pas à se déplacer aux autres hôpitaux pour effectuer des examens complémentaires parfois coûteux. Le service d’hospitalisation compte une vingtaine de lits à la disposition des patients. Ceux-ci jouissent d’une cuisine qui leur sert gratuitement tous les repas durant tout leur séjour hospitalier.

Pari gagné:

Dans son plan d’action, la fondation Bouamatou s’est fixée des objectifs à atteindre. Selon ses documents, elle a pour objectif principal de contribuer à la prévention de la cécité en Mauritanie. Elle vise à rendre accessible à la population la plus démunie les traitements les plus modernes. A promouvoir le développement de l’ophtalmologie (dans ses dimensions cliniques et de santé publique) en Mauritanie. A mettre en place des services de chirurgie proposant des prestations abordables pour la population la plus défavorisée, garantissant un taux de succès élevé et accessibles aux populations de Nouakchott dans un premier temps puis progressivement à toute la population Mauritanienne.

Selon son plan pour 2009, la fondation prévoit plus de 30.000 consultations ophtalmologiques ; 5 000 interventions chirurgicales, 6 000 consultations d’anesthésie, 500 examens radiologiques, 1200 examens de laboratoire, 5 000 distribution de lunettes. Elle compte assurer une formation continue pour le personnel médical et para-médical de l’hôpital ophtalmologique au Centre de Formations de Nouakchott et à l’étranger.

Rien qu’entre janvier 2009 et le mois d’août récent, l’hôpital ophtalmologique a enregistré plus de 17.000 consultations ophtalmologiques. S’ajoutent à cela les 5.000 consultations d’anesthésies, les 3.000 interventions chirurgicales et les 10.000 examens ophtalmologiques.

Mechri

Source : La Tribune n°466







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