Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

29062009

Le HCE dans la ligne de mire !

Il est évident que l’accord de Dakar n’est qu’une étape dans un long processus de désaccords. Le but étant de s’assurer de la transparence de l’appareil étatique, entre la question sécuritaire à travers le maintien du HCE et celle de la neutralité du pouvoir en place, les politiques semblent divisés. La contrainte d’une élection aidant, pour Ahmed Daddah, chef de file de l’opposition, Ould Abdel Aziz détenait le pouvoir depuis le 3 août 2005 et continue d’ailleurs à le détenir depuis le 6 août 2008 jusqu’à nos jours. Ce qui sous-entend que le général démissionnaire dirige indirectement le HCE et le pays.
Eu égard à la fronde qui a précédé le coup d’Etat du 6 août, on peut même aller plus loin que le leader du RFD en soulignant qu’en fait le Général Ould Abdel Aziz a toujours détenu le pouvoir sachant qu’on le fait passer pour le principal acteur du mouvement du 3 août 2005 et le faiseur de roi qui a favorisé l’élection d’Ould Cheikh Abdallahi ; sans compter qu’il a pu tirer les ficelles qui dans l’ombre ont fait bouger parlementaires et élus locaux dans une déstabilisation systématique du règne de Sidioca…A présent ce n’est que de bonne guerre si celui-ci réclame la dissolution d’une structure qui a causé sa chute et symbolise désormais l’irruption de l’illégalité dans les institutions d’une République partie sur des bases que tous les observateurs avaient voulu sûres…Que Général Ould Abdel Aziz tienne au maintien du HCE coûte que coûte, cela relève d’un souci de conserver une carte désormais redoutable censée barrer la route à toute autre ambition émanant de l’armée. Aussi, le prétexte de rôle sécuritaire ne saurait être interprété autrement que par ce désir de consolider un pouvoir par les mains de Généraux enrôlés dans un HCE perceptible comme chasse gardée d’un Ould Abdel Aziz qui bien que favori du prochain scrutin à bien des égards, pourrait se voir donner du fil à retordre par l’entrée en course d’Ahmed Ould Daddah, d’Ely Ould Mohamed Vall, de Messaoud Oul Boulkheir et même d’un certain Maouya Ould Sid’Ahmed Taya… L’arrivée de candidats de poids tels que Ely Ould Mohamed Val qui a pu par un sens politique relatif rassembler derrière lui des hommes forts qui ont une mainmise incontestable sur les forces tribales risque de bouleverser la scène politique. Le FNDD et son regroupement derrière Messaoud Oud Boulkheïr sans le parti Tawassoul représente un autre poids et bien sûr le RFD demeure assurément populaire.
La question de la dissolution du HCE divise. « Celui-ci n’a jamais fait partie de l’Accord cadre de Dakar », déclare Ba Adama Moussa, un des porte-parole d’Aziz, soutenant que « le HCE est un appareil sécuritaire indispensable pour le pays ». Visiblement le maintien du HCE arrange les affaires de nos voisins espagnols qui prétendent avoir constaté depuis 3 mois une nette diminution du flux migratoire en provenance de la Mauritanie. Ils se sont dits contre une telle dissolution. Le camp de l’opposition a cherché à recomposer à nouveau le HCE pour faire plaisir aux européens tout en puisant de la force juridique de l’article 34 de la Constitution. Pourtant au départ, seul Sidi Ould Cheikh Abdellahi a insisté sur ce point. Actuellement deux pôles du paysage politique font de l’article 34 leur cheval de bataille.
Les tacticiens de la Majorité sont vigilants. Ils peuvent maintenir le statu quo en rejetant la responsabilité de l’échec de la mise en application de l’accord de Dakar au camp adverse. La position de ce dernier s’explique ainsi : « l’accord de Dakar était, pourtant, sur le point d’être mis en œuvre n’eût été l’objection du général Ould Abdel Aziz sur certains détails relatifs à la formulation de la fin des missions du HCE. Ainsi le fond du problème a fait objet d’un consensus de toutes les parties et il ne restait plus qu’à trouver une formule qui consacre le fait conformément à l’article 34 de la constitution mauritanienne ». L’accord de Dakar ne mentionne guère clairement la dissolution du HCE. L’interprétation juridique d’un tel accord fait défaut. Un retour consensuel à l’ordre constitutionnel suppose le retour à l’article 34 par le biais de la signature de Sidi Ould Cheikh Abdellahi de sa démission. Cet article 34 stipule que « le Président de la République est le chef Suprême des Forces armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale ». Seulement chaque partie commente et explique les accords à sa guise et selon ses intérêts. Et face à cette réalité militaro-politicienne, le simple mauritanien est dépassé par les calculs électoralistes.
m_ Barrada@yahoo.fr
La Tribune n°454 du 22 juin 2009




Hodh El Gharbi

29062009

Atelier de formation sur la malnutrition et le SINIS 

Les locaux de la Direction Régionale de la Promotion Sanitaire et Sociale du Hodh El Gharbi ont abrité du 19 au 20 du mois courant, un atelier de formation sur la malnutrition et le système national d’information sanitaire(SNIS), au profit  des infirmiers et chef de poste de santé des moughatas de Kobéni et d’Aioun. Cet atelier est organisé par le ministère de la santé et des affaires sociales avec l’appui de L’Unicef. Pour les deux autres moughatas Tintane et Tamchaket  la formation est prévu du 21 au 22 du mois courant.  Durant ces deux jours, les participants ont longuement débattu sur les deux thèmes.

S’agissant de la malnutrition, l’objectif visé est d’acquérir des connaissances sur la prise en charge de la malnutrition aigüe et l’alimentation de complément chez les enfants.

Pour le SINIS  l’objectif visé de disposer d’informations fiables pertinentes et nécessaire à la définition de politique de santé, la planification, la mise en oeuvre, la gestion et le suivi sanitaire des activités sanitaires à tous les niveaux et aussi assurer une surveillance permanente des maladies à potentiel épidémique.

A la sortie de cette formation les participants ont manifesté leur entière satisfaction.  Ce qui a été  remarqué au niveau de cet atelier est l’absence de plusieurs ICP du au manque de communication et de problème de transport. Les responsables sanitaires ne fournissent pas d’effort pour que tout le personnel soit à la même longueur d’onde d’information. Et que  certains infirmiers qui sont dans des localités enclavées  ne possèdent pas des motocyclettes alors que d’autres qui ne sont pas dans le  besoin en possèdent.

La malnutrition reste toujours un défit à relever dans la wilaya qui compte plusieurs  poches de pauvreté notamment dans les  »lahdada » (zones frontalières). Ce phénomène est plus récurrent dans l’arrondissement de T’will,zone située au sud de la région. Zone peuplée par une population majoritairement composé d’éleveurs et d’agriculteurs analphabètes. La pauvreté sévit dans cette zone  ou la faim avait fait plusieurs  victimes en 2006. 

Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

Source : La Tribune n°454 




Faits divers de la Tribune

29062009

 

 

 

Violée à 12 ans, elle accouche par césarienne.

Elle est si petite de taille et maigrichonne. C’est à avoir des frissons dans le dos de savoir que la frêle Rama Kane, « fillette » de 12 ans, a porté dans ses entrailles un si lourd fardeau, un bébé issu d’un viol.

L’enfant est venu au monde le lundi 15 juin 2009 aux environs de 16 heures au CHN.  Par césarienne, avec l’assistance du Dr H.O.C avec de l’appui d’une ONG de la place.

 Mamadou K.S, le père du nourrisson ne l’a pas reconnu. Le responsable de l’ONG, décide de porter l’affaire devant la brigade des mineurs. Il s’est dit déterminé d’aller jusqu’au bout pour que ces genres de pratiques révoltantes dont sont victimes les mineures cessent.

 

Mise en grossesse par le chauffeur, elle se fait avorter par une bonne 

Khady S. est employée dans une maison à Tevragh Zeina, au lieu de se limiter à son travail, elle s’est muée en praticienne de la médecine. Elle s’est permis de faire avorter une autre bonne Mame N. enceinte de deux mois des œuvres du chauffeur de la famille où elle travaille.

Khady S  a opéré pour la somme de 10.000um confie une source proche de Mame N.

Mame, 25 ans, enceinte de 2 mois n’a pas hésité de se débarrasser de ce qu’elle portait.  

 

Vol et viol à El Mina. 

Dah O.S, B. O. Bilal et Brahim O M. sont arrêtés par les limiers du Commissariat de police d’El Mina 1 dans la nuit du dimanche 21 juin 2009 aux environs de minuit  suite à un vol de magnétophone. Lors de l’investigation, la brigade de recherche a trouvé dans la chambre du trio le magnétophone et une jeune fille du nom de K. ND née en 1992 à Nouakchott enceintée par Brahim O.Bilal né en 1985 à Bababé.

Selon la police, c’est la fille même qui a révélé cela à la police et son ami ne l’a pas démentie.

Jusqu’à hier à 10 heures le trio et la fille sont gardés à vue à la police et aucun proche à eux ne s’est présenté.




«De Cordoue à Oualata» :

29062009

 

 Un nouveau parc est né 

 

Le Président de
la Communauté urbaine de Nouakchott (CUN), Ahmed Ould Hamza, et l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie, Alejandro Polanco Mata, ont inauguré, mardi dernier, le parc «De Cordoue à Oualata» situé en face des ambassades d’Allemagne et d’Espagne. 

Dans son discours d’inauguration, l’ambassadeur d’Espagne, Alejandro Polanco Mata, a plongé dans l’histoire commune des deux pays. Mais également dans leur géographie conjointe. Il a parlé de «l’épopée Almoravide, source de fierté». Selon lui «nous avons ici l’histoire. Ça évoque (…) le voyage de Youssef Ben Tachaffine (…) qui travaille dans une dynamique de plantation (…) d’idées religieuses, culturelles et politiques, et qui arrive en Espagne, aux alentours de Saragosse». On peut retrouver, ajoute-t-il, des références aux artistes dans la langue arabe à
la Grenade. Comme «Hassan El Wezzani, un homme de Grenade, qui a rédigé les premières études géographiques sur l’Afrique et qui reprend la ville de Oualata. Il mentionne
la Mauritanie et ses villes». Un voyage qu’on peut trouver ici dans ce parc, dit-il. Dans ce parc où on a mis en exergue, selon lui, la force de la pierre de Tichitt et de Chinguitty, la 7ème cité sainte de l’islam. Avec quelques éléments de garnison. Telles que «des plantes et des fleurs typiques de
la Mauritanie, mais également de l’Espagne». Et le diplomate espagnol de donner comme exemple l’implantation d’oliviers «l’un des arbres les plus significatifs dans la culture espagnole. C’est l’arbre de

la Méditerranée. Mais aussi de la paix et du consensus». 

«De Cordoue à Oualatta» est réalisé par
la Coopération espagnole. En juin 2008, le ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Anjel Moratinos, rend visite à Nouakchott. Le Président de
la Communauté urbaine de Nouakchott, Ahmed Ould Hamza, saisit l’occasion pour demander aux européens de participer aux efforts d’aménagement urbain de Nouakchott. Un projet qui lui tient cœur, dira-t-il. D’où est née l’idée de la conception de ce parc. 

Le parc abrite une série d’éléments floraux et culturels qui nous rapprochent de la réalité des deux cultures et nous permettent de jouir d’un parcours marqué par quatre figures architecturales représentant les portes de Oualata et de Tichitt, et les arcs d’Alhambra (Grenade) et la mosquée de Cordoue. Il dispose d’une reproduction de la tour de la mosquée de Chinguitty. Etant en forme d’un cercle, le parc donne aux promeneurs, à chaque étape, le choix de continuer le promenade ou retourner vers le point de départ. Aux contours des portes et arcs, on a construit des sortes de classes. Pour se permettre d’organiser des visites guidées pour les enfants, à partir de la prochaine entrée scolaire. 

Une bonne nouvelle pour l’enfant mauritanien qui fêtait le même jour la journée de l’enfant africain. 

Mechri Ould Rabbany. 

 

 

Source : La Tribune n°454 du 22 juin 2009 




Le HCE ?

22062009

Il est évident  que l’accord de Dakar n’est qu’une étape dans un long processus de désaccord. Ainsi, le but étant de s’assurer de  la transparence de l’appareil étatique. Entre la question sécuritaire à travers le maintien du HCE  et  celle de la neutralité du pouvoir en place, les politiques semblent être divisés. Il s’agit  de la contrainte électorale.  Pour  Ahmed Daddah, le chef de file de l’opposition, Ould Abdel Aziz détenait le pouvoir depuis le 3 août 2005. Et il continue d’ailleurs  à le détenir depuis le 6 août 2008 jusqu’à  nos jours.  Ce qui sous-entend que le général  démissionnaire dirige indirectement  le HCE.     Certes,  l’accord de Dakar ne mentionne guère clairement, la dissolution du HCE. Néanmoins,  c’est l’interprétation juridique d’un tel accord qui fait défaut. Un retour consensuel  à l’ordre constitutionnel suppose le retour à l’article 34 par le biais de  la signature de Sidi Ould Cheikh  Abdellahi de sa démission. Que dit l’article 34 ?  Il stipule  que « le Président  de la République  est le chef Suprême  des Forces armées. Il préside  les conseils et comités supérieurs de la défense  nationale ».  Il en ressort  que chaque partie  commente et explique les accords à sa guise  et selon ses intérêts.  

Après la signature le 4 juin 2009  du  premier accord, la donne a complètement changé.  L’arrivée de candidats de poids tels que Ely Ould Mohamed Val qui  a pu par son sens politique  rassembler  derrière  lui  des hommes forts qui ont une  mainmise incontestable  sur les forces tribales  risque  de bouleverser la scène  politique. Le FNDD et son regroupement derrière Messaoud Oud Boulkheïr sans le parti Tawassoul représente un autre poids et bien sûr  le RFD demeure assurément  populaire.  Les tacticiens de la Majorité sont vigilants. Ils peuvent maintenir   le statu quo en rejetant la  responsabilité de l’échec de la mise en application de l’accord de Dakar  au camp adverse.  La position de ce dernier s’explique ainsi : « l’accord de Dakar était, pourtant, sur le point d’être mis en œuvre n’eût été l’objection du général Ould Abdel Aziz sur certains détails relatifs à la formulation de la fin des missions du HCE. Ainsi le fond du problème a fait objet d’un consensus de toutes les parties et il ne restait plus qu’à trouver une formule qui consacre le fait conformément à l’article 34 de la constitution mauritanienne ».   Présentement,  le  camp du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz  confirme à travers ses porte paroles notamment Ba et Raïss    qu’il n’y a eu aucune évolution dans le cadre de l’application de l’Accord cadre de Dakar et qu’il y a un ultimatum accordé au FNDD et au RFD  pour les 48 heures prochaines  sinon   …  La dissolution  du  HCE divise.  «  Celui-ci n’a jamais fait partie de l’Accord cadre de Dakar »,  confirme Ba,  avant de marteler  que  sa dissolution n’est  point  dans l’ordre du jour des négociations. Le HCE est un appareil sécuritaire indispensable  pour le pays, soutient-il  en substance. En tout cas le maintien du  HCE  arrange les affaires de nos voisins espagnols qui constatent depuis 3 mois  une nette diminution du flux migratoire en provenance de la Mauritanie. Pour cela,  ils  sont contre une telle dissolution. Toutefois, le camp de l’opposition a  cherché   à recomposer à nouveau le HCE  pour plaire aux européens  tout   en puisant de la force juridique de l’article 34 de la Constitution. Pourtant  au départ, seul Sidi Ould Cheikh Abdellahi  a insisté sur ce point.  Actuellement deux pôles du paysage politique  font de  l’article 34  leur  cheval  de bataille.      Nos politiques toutes catégories confondues   scandalisent   désormais ce que  les citoyens  devraient savoir.  Et face  à cette  réalité militaro-politicienne,  le simple mauritanien est, dans cette perspective,  dépassé par les calculs électoralistes.  

Mohamed Fouad Barrada

m_barrada@yahoo.fr    

Source : www.barrada.unblog.fr 




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

15062009

De la démocratie communautaire ? 

A l’évidence, ce qui manque à ce pays c’est l’élément régulateur. Il est quasi inexistant. On doit  s’abreuver d’un modèle régulateur et  commun, un modèle qui colle avec  la  réalité socioculturelle du pays. S’agit-il, en attendant  l’émergence d’une vraie société civile, d’un  communautarisme qui puise sa force du tribalisme ?  Comment tirer profit d’un  tel système afin d’attaquer les sources du dysfonctionnement  social de chez nous,  notamment : l’éduction, la santé, l’emploi  etc. ? Telles sont les  questions  de  fond. Telles sont, aussi, les  questions  d’urgence qui doivent  être abordées  le plus tôt  possible.

 Ainsi, le concept   du consensus constitutionnel  se situe-t-il   au centre du débat national en Mauritanie.  Et qui dit consensus évoque  certainement   la  concertation. Cependant,  le processus démocratique, une fois engagé,  la concertation politique  doit être évitée, car le jeu  démocratique, lui-même, suppose  divergence d’opinions. Curieusement, le fondement  de ce  même jeu  se manifeste  à travers un  mécanisme guidé par l’idéal de la justice sociale.

Présentement, les sources du blocage de la finalisation des  accords de Dakar qui prévoyaient la fin de la crise constitutionnelle issue du  coup de force de l’armée semblent être dues à la retouche de la dernière minute. Sidi ould Cheikh Abdellahi, Président déchu,  aurait exigé une dissolution du Haut Conseil d’Etat.

Sur le plan politique, ce qu’il nous faut en cette période,   c’est une démocratie communautaire.  Telle démocratie  suppose  des élections « sélectives pour désigner l’autorité repère du Sens du bien commun »,  écrit déjà   l’humaniste  Roger Nifle. Et sur le plan économique, elle repose   sur « la production et l’échange de biens et services au sein d’une communauté d’enjeu. Les valeurs économiques se mesurent sur les échelles de valeurs caractérisant le Sens du bien commun et ses valeurs de référence. Elle suppose des régulations communautaires, intra et intercommunautaires ».

Culturellement, « chaque groupement tribal  est appelé à développer ses modes de vie selon sa culture et à cultiver ses potentiels et ses talents selon une vocation propre, au service de l’accomplissement des personnes et des groupes qui le constituent. Il  est appelé à un développement approprié et donc durable, en cultivant les valeurs qui expriment son Sens du bien commun »

En effet, la démocratie communautaire est une notion constituant  un socle nécessaire  du  dépassement du blocage politique de chez nous. Celui-ci   n’était qu’une manifestation d’une réalité amère alimentée par une pauvreté pouvant mettre en cause le fondement de la stabilité  sociale de la troisième République.  Il avait  comme source un fonctionnement communautaire négativement exploitée et  intégrant difficilement les principes d’une liberté responsable permettant de reconnaitre  la dignité, la fraternité.   Cette démocratie doit être un héritage basé sur l’expérience de  notre passé, qui  a été, d’ailleurs, depuis son avènement   régulé   par le pouvoir central et tout ce qui gravite  autour de lui.  Elle était pour ainsi dire  la  résultante d’un  dosage politico-clanique affectant  la condition sociale d’une population vulnérable avoisinant, selon les statistiques officielles, 45% des citoyens.  Elle n’assure  que  péniblement le strict minimum de ses  besoins élémentaires. Elle est, tout simplement, classée mondialement dans la catégorie touchée par la stricte pauvreté.  Voilà en résumé le diagnostic passé et présent de la  situation   socio-économique du pays. Qu’en est-il de notre devenir?  

m_barrada@yahoo.fr   




Pieds perdus à travers la Mauritanie !

15062009

  

 

« Du sable au goudron », documentaire de création, écrit et réalisé par Lucile Moussié, avec l’aide de
la Maison des Cinéastes, a réussi l’exploit d’évoquer près d’un siècle de l’histoire d’un peuple, d’en évoquer les dures réalités quotidiennes et de cerner la complexité de son devenir, en 52 minutes.

A travers, juste un aller/retour sur la route de Nouadhibou, Lucile nous fait vivre, tour à tour :

·         La cacophonie d’un Nouakchott surpeuplé, tiraillé, perdu entre deux modes de vie (semi nomade – semi urbain), carrefour d’un flux incroyable de personnes et de biens, tels ces fruits cueillis sur les rives de la méditerranée, venus garnir les étalages « jour & nuit » qui bordent ses rues,

·         La magie d’images évocatrices des marques indélébiles, imprimées par les « pieds nus » d’une Odette du Puigaudeau sur « l’océan de sable » d’un Théodore Monod. L’image mythique de ses deux grands amoureux du pays qui traversent, côte à côte, leur « désert beau, propre, qui ne ment pas » pour nous mener sur les rivages d’un « océan d’eau »,

·         La sérénité d’un désert troublé par le mouvement incessant des usagers de la nouvelle route – route qui bouleverse, avec ses touristes, ses nouveaux venus avec qui il faut partager les ressources déjà maigres – route qui n’a pas su rapprocher une administration, tant attendue, de ces populations si longtemps délaissées, avides de tout (l’eau, l’école, les soins, la sécurité, …)

·         Le trouble profond suscité par la force de la foi, des rêves, des espoirs – par la ténacité, le dénuement, les désillusions, la précarité, le désarroi, la misère, l’impuissance des uns et des autres, de ceux qui étaient là, de ceux qui arrivent, de ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui vont et qui reviennent et de ceux qui ne reviendront plus jamais…

Au-delà de tout l’extraordinaire travail technique et artistique, que l’on peut sentir et voir derrière, devant, au dessus et au travers des merveilleuses images captées tout au long de ce voyage, il y a la variété et la richesse des témoignages émouvants et sincères qui font de ce documentaire une base de réflexion profonde sur notre passé, notre présent et notre devenir.

J’invite vivement
la Télévision de Mauritanie (TVM) à s’approprier ce formidable travail pour en faire l’introduction à un débat national (sociopolitique) en cette période charnière de l’histoire de notre pays chéri,
la Mauritanie.

Bravo Lucile, Bravo Abderrahmane (Toutou), votre travail fera tâche de soleil dans toutes les annales.


La Citoyenne Lambda

Source : www.barrada.unblog.fr

Wa Inna Lillahi Wa Inna Illeyhi Rajioun 

 

Il y a des moments où « seul le silence est grand et tout le reste est vain »,

Il y des moments où les mots s’étranglent dans une gorge nouée,

Il y a des moments où la main tremble, la vue se brouille, la tête se vide,

Il y a des moments où la mort s’installe dans l’âme … et une petite question nous obsède : « pourquoi ? »

 

Petite, lorsque j’étais triste parce que j’étais privée du goûter ou d’un jouet, mon père me disait : ‘pense à tous ceux qui sont privés de sommeil parce qu’ils ont faim ou froid’. J’oubliais mes caprices et me disais : quand je serai grande, je serai une Riche Princesse et je distribuerai à tout le monde des vêtements et à manger.

 

Plus tard, lorsque j’étais mélancolique et malheureuse, mon père m’emmenait rendre visite aux parents malades hospitalisés en me disant : ‘pense à tous ceux qui sont privés de sommeil parce qu’ils ont mal’. J’oubliais mes peines et me disais : quand je serai grande je serai Médecin et je soignerai tout le monde.

 

Beaucoup plus tard, j’ai croisé, alors que je  portais les paquets de Maman S… pour une prison au Ksar, un garçon, grand, beau, fort, en train de fixer des moustiquaires aux fenêtres des chambres des détenues, après avoir fini d’en peindre les murs de ses mains, en leur disant : « et voilà, cet été les moustiques ne vous piqueront pas ! ». Et là je me suis dit : je serai plus qu’une Princesse et plus qu’un Médecin, je serai Christopher !

 

Depuis des années, inlassablement et avec beaucoup d’humilité, de simplicité, d’engagement, d’amour, Christopher Langest a su apporter :

 

- à ceux qui sont privés de sommeil, parce que privés de liberté, parce que privés de dignité,  - en plus de soins, de couvertures, de sucre, de lait, de pain, de livres … – un souffle de vie par sa présence, un rayon de lumière par son sourire …

 

- à ceux qui sont privés de sommeil, parce que privés de travail, parce que privés de savoir, l’opportunité d’apprendre, gracieusement, un métier dans le centre de formation qu’il avait créé au sein de sa fondation ‘NOURA’ (de la lumière) pour vivre dans la dignité.

 

Aujourd’hui, et devant la stupéfaction, la douleur, l’horreur, la monstruosité de la folle barbarie qui a fauché sa vie, je ne peux trouver les mots qui pourront consoler sa famille, en particulier son épouse, ses filles – ses amis – la communauté américaine – la communauté mauritanienne (en particulier tous les démunis devenus encore plus orphelins) tous, aujourd’hui, profondément éplorés.

 

Je ne peux dire que  « Wa Inna Lillahi Wa Inna Illeyhi Rajioun », (nous sommes à Dieu et à lui nous revenons) 

 

(En ayant une pensée pour notre amie Maud Moulinier, qui nous avait quitté il y a presque un an dans des circonstances toutes aussi tragiques.)

 

Que la terre leur soit légère ! 

Citoyen  Lambda 

Source :barrad.unblog.fr 




Que veut le Tawssoul ?

15062009

 

 « Mohamed Ould Abdel Aziz est devenu à présent un citoyen et un candidat mauritanien. Nous n’avons avec lui aucun problème de quelque ordre que ce soit. Et personnellement,   si le Conseil National (de Tawassoul, ndlr) prend la décision de le soutenir ou de soutenir quelqu’un d’autre, je suis prêt à partir pour sa campagne ce soir même. Ce qui veut dire que la phase des désaccords  et brouilles est terminée. » Ce propos est de Mohamed Ghoulam Ould El Hadj Cheikh qui répondait aux questions d’un confrère du quotidien arabophone Akhbar Nouakchott  (N°1205 du 10 juin 2009). 

Vice Président du Parti Tawassoul, Ould El Hadj Cheikh a évolué avec son parti dans le Front de défense de la démocratie depuis le coup d’Etat du 06 août 2008 jusqu’à la signature de l’accord de Dakar le 6 juin 2009. 

Le 14 juin, le parti Tawassoul après de longues réunions de ses instances décide de lancer Jemil Ould Mansour  dans la bataille à la magistrature suprême programmée pour le 18 juillet. Le Parti des islamistes sera donc le premier à aller à contre courant de l’option d’une candidature unique au sein du Front. 

Autant les propos conciliateurs de Mohamed Ghoulam envers Ould Abdel Aziz pouvaient présager d’une ‘désolidarisation’ des barbus à l’égard des ‘amis’ de Sidi, autant le choix par son parti de présenter son président au scrutin du 18 juillet peut avoir l’air d’une curieuse aventure. 

On se rappelle qu’Ould Ghoulam, président du Ribat faisait partie du camp des opposants à l’’entrée du parti Tawassoul dans le gouvernement de Waghef 1 sous Sidi Ould cheikh Abdallahi. En fait, le Président déchu conservait les relations controversées avec Israël jusqu’à sa chute. Faut-il voir dans la soudaine compréhension de M. Ghoulam pour Aziz, un brin de reconnaissance à celui-ci d’avoir mis fin justement à ces relations diplomatiques ; reconnaissance qu’il ne pouvait exprimer sous les feux de la contestation du coup d’Etat dans laquelle s’était engagé son parti ? 

Même si dans la même interview, le vice Président du Tawassoul reconnait avoir « côtoyé des hommes qui aiment la Mauritanie et son peuple ainsi que des femmes remarquables qui sont engagées »,  il a voté pour la candidature de Jemil Ould Mansour. Pour la première fois donc le leader islamiste modéré va se lancer dans une bataille présidentielle sans l’avoir préparée avec les mêmes dipositions qu’en 2007 où il a choisi de s’effacer au profit de Saleh Ould Hannana au premier tour puis d’Ahmed Ould Daddah au second tour. Doit-on alors conclure qu’Ould El Hadj Cheikh et son parti choisissent de diviser les forces politiques cette fois-ci en vue de les regrouper au profit de celui qui à leur yeux se révélerait plus méritant ? Ould Abdel Aziz, par exemple ? L’homme est issu du HCE. Cet organe est dirigé par le Général Ould Ghazouani, un homme socialement classé Ideyboussatt. Cette tribu serait une des principales contributrices de la formation islamiste. Selon toute vraisemblance, le Tawassoul se lance dans une bataille avec forces calculs. Boutés hors du gouvernement de Waghef 2 peu avant le coup de force du 06 août, les islamistes se verraient bien dans un gouvernement issu des consultations de 2009. Histoire de prendre une revanche sur l’histoire… 

Kissima 

 

Source : La Tribune n°453 




Faits divers de La Tribune

15062009

Démantèlement d’un réseau de voleurs de véhicules. 

Le plus  grand réseau de voleurs de voitures qui opère depuis quelques mois dans le triangle (Teyarett- Dar Naim- Toujounine)  a été démantelé par les limiers du Commissariat de police de Dar Naim 1 au courant de la semaine passée.

La police a procédé par l’arrestation du cerveau du groupe qui s’apprêtait à vendre une voiture sans matricule.

C’est d’ailleurs ce qui a mis la puce à l’oreille des policiers qui aussitôt ont procédé par son arrestation le dimanche dernier. Dans la même journée, la police avait découvert un autre véhicule volé dans la partie est du quartier isolé de Haye Sa Ken à Teyarett.

Ce véhicule manquait de certaines pièces ;  démontées par les voleurs.

Selon une source policière et d’après les éléments de l’enquête, le véhicule appartient à un célèbre griot de la place tandis que le deuxième véhicule appartiendrait à un agent de la police qui habite à Riad et qui l’avait garée devant sa maison.

Selon la même source, trois éléments du réseau ont été déposés à la prison civile par la police. En plus de ces forfaits qu’ils viennent de commettre ils sont impliqués dans plusieurs opérations dont le vol de voitures qui sont par la suite dépecées en pièces détachées puis vendues à bas prix.

Le trio a des précédents judiciaires et leur jugement est prévu pour quelques jours a ajouté la même source.

Une dame violée en plein jour. 

N. Mint A, une femme âgée de 36 ans environ a été victime d’un viol dans le quartier de Tensoueilem sis à Dar Naim.

Ce cas s’est produit vendredi 12 juin2009 aux environs de 14 heures15mn alors que les hommes étaient à la mosquée pour la prière de vendredi.

N…était seule dans la maison lorsqu’un gaillard tapa à la porte de la chambre armé d’un poignard, il menaça la dame et l’obligea à se soumettre à ses ordres.

Sous le poids de la peur, la bonne dame exécute les ordres du malfrat qui passa à l’acte avant de prendre la poudre d’escampette avec les Sala Malek de L’imam.

 

Des cadavres de bébés à Riad ! 

Deux cadavres de bébés ont été retrouvés sous une vieille natte avant-hier samedi 13 juin 09 à quelques mètres de la grande mosquée Tewba dans
la Moughataa de Riad par des enfants.

Informé, nous nous sommes rendus sur le lieu. Les bébés sont de sexe masculin et ils ont tout le corps couvert de boutons. Et selon une femme qui était présente « ils ont moins de neuf mois et ils sont des jumeaux ».

Quelques instants après la découverte, le procureur de
la République est venu accompagner de certaines autorités. Avant de quitter le lieu, il a ordonné qu’une enquête soit faite par la police afin de trouver les personnes qui sont derrière cette affaire. 

Après le constat, les deux cadavres ont été transportés pour être enterrés.

 

Un violeur échappe au lynchage.

Profitant de l’innocence de la fillette Bina Sy qui s’est accrochée à son bras pour lui demander quelques pièces, Amadou, mécanicien et voisin à la famille de la fillette a profité de cette occasion  pour l’entraîner dans la chambre qu’il occupe dans une maison louée par des célibataires qui ne reviennent que le soir.

Après l’avoir introduit edans sa chambre, il lui remet un billet de deux cents ouguiya.

En contrepartie, il tenta d’abuser d’elle. Son coup a été lui déjoué par la gamine elle-même.

Bina émet des cris qui ont rempli la maison de monde. Heureusement pour elle, il n’a pas pu la toucher selon sa mère. Donc plus de peur que de mal.

Sa mère informa son père et ses frères qui sont tous vendeurs de poisson au marché  « Ef »de sebkha. Ces derniers s’y rendent armés de couteaux et de gourdins prêts à transformer Amadou en lambeaux.

Mais avec l’intervention de l’imam de
la Mosquée d’à côté qui est le père de la deuxième femme du père de la fille les choses sont réglées.

La scène s’est produite samedi 13 juin 09 à sebkha dans le quartier qui se trouve non loin de

la CAPEC Sebkha.

 

Noces très brèves ! 

Salma Mint  H, une jeune fille de 12 ans a été mariée à  un riche sexagénaire de  Nouakchott le jeudi dernier dans le quartier de Ghandahar à Arafat.

Après le festin qui s’est très bien passé, la nouvelle mariée est amenée par sa tante et ses amies chez son mari. Ce dernier n’a pas pu consommer le mariage.

 

Et pour cause : la fille a été trouvée « fermée », selon l’expression consacrée. Trois nuits après, le vieux mari ne parvenait toujours pas à disposer de sa femme : l’hymen résistait toujours. Résultat, le mariage est rompu alors que selon  une source médicale, ce genre de cas aurait pu être réglé. Une proche de la famille de la fille,  confie que dans la nuit du dimanche 14 juin 2009, M.O.C accompagné de deux de ses amis sont venus pour demander des excuses à la famille de la fille et en partant il a remis une somme de 250.000um à sa mère en guise d’aide sociale.

Toujours selon la même source, lors de l’attachement  il avait donné 500.000um comme dot.

 

 

Un voleur inattentif ! 

Moussa O. Ahmed dit Moise Sarr avait défoncé l’une des portes d’une grande boutique à la gare routière du Ksar dans la nuit du jeudi 04 juin 2009.par la suite il a emporté un lot de 20 boubous, un paquet de 10 chemises, 30 cartouches de cigarettes (Marlboro, Congres, Legend), un colis de 10 djellaba, un collier de bonnes perles et une somme de 120.000 um.

Après son opération, il s’est rendu à la gare routière qui se trouve près de la  centrale thermique d’Arafat où il a prit un taxi pour Rosso afin de liquider sa charge.

Suite aux déclarations faites aux commissariats de police et aux postes de sorties de Nouakchott, Moise est tombé dans le filet d’un policier au poste de contrôle à l’entrée de Rosso. Ce dernier informa d’urgence le chef de section Police judiciaire d’El Mina 1, qui mobilisa par la suite ses éléments pour l’amener.

Suite à un bref interrogatoire Moise a bien reconnu son forfait selon une source policière de la PJ et il a été déferré jeudi.

 

 

 

Par Aboubecrine




Le cas Sidioca :

15062009

 

 …Le plus difficile c’est de s’en séparer 

 

«J’ai été élu pour cinq ans, or le coup d’Etat a eu lieu quinze mois après ma prise de fonctions. Seul, le peuple mauritanien pourra me faire partir, et en s’exprimant de la même façon qu’il m’a fait venir. Il est quand même invraisemblable de prendre un président démocratiquement élu, qui n’a commis aucune infraction, de le bouter dehors et de lui dire « Accepte le sacrifice, pour le bien du pays, de dégager et de cautionner le coup d’Etat ! »» C’est ce que déclarait, il y a quelques mois, le Président déchu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à l’envoyée spéciale du quotidien français Le Monde. Rien aujourd’hui ne semble avoir changé dans son attitude. 

Quand les négociations de Dakar aboutissent, la première question est de savoir si Ould Cheikh Abdallahi acceptera ou non. La réponse est immédiate : «Il a toujours dit qu’il s’en tiendra à l’accord que les partis politiques mauritaniens trouveront». Réponse de ceux du Front qui s’aventuraient à l’optimisme. Dès le premier jour en fait l’absence d’Ould Cheikh Abdallahi a été perçue. Ni lui ni un représentant. Alors qu’il était la troisième partie prenante identifiée par le groupe de contact. Entretemps, le FNDD avait su imposer sa présence. Sans avoir nécessairement à travailler sous la bannière d’Ould Cheikh Abdallahi. Mohamed Ould Maouloud et ses quatre accompagnateurs étaient là pour le compte du Front et non pour le président. Quand Kaber Ould Hammoudi, ancien directeur de Radio Mauritanie, actuel directeur de cabinet d’Ould Cheikh Abdallahi arrive, on se dit qu’il est là pour cette mission. C’est effectivement lui qui parle le premier dans les couloirs de la nécessité de dissoudre le Haut Conseil d’Etat. Dans les couloirs il s’affaire avec bien d’autres activistes pour faire du lobbying. Nonobstant toutes ces considérations, tout le monde semble assuré que Ould Cheikh Abdallahi ne fera pas de blocage. Aujourd’hui, c’est bien lui qui risque de tout faire foirer. 

Son entêtement a d’abord été senti comme le résultat d’une manipulation de son entourage. Certains sont allés jusqu’à dire que «depuis qu’il a reçu Yahya Ould Ahmed Waghf et Ely Ould Mohamed Val, il est devenu plus exigeant et plus catégorique. Il ne signera pas sans des préalables dont : la dissolution du HCE, la démission formelle de son gouvernement d’avant, l’organisation d’une cérémonie solennelle pendant laquelle il s’adressera à la Nation… 

Certains observateurs pensent qu’il s’agit là de manœuvres du FNDD visant à chercher un nouveau report de l’élection présidentielle. D’où le communiqué tranchant du CPS de l’Union Africaine. D’autres y voient une manière de faire payer aux militaires leur acte séditieux et l’occasion d’assouvir une quelconque soif de vengeance. 

Quelle qu’en soit la cause ou le soubassement, le refus d’Ould Cheikh Abdallahi remet en cause tout l’accord. Comme il soumet le pays et à la population à une peur qui pèse déjà trop lourd. Tous ceux qui ont été approchés de ses proches – collaborateurs ou parents – restent confiants qu’il «finira par signer». C’est méconnaitre la personne. S’il a décidé de ne pas signer sans la satisfaction de ses doléances, il ne signera qu’à ses conditions. Il faut maintenant savoir s’il faut faire sans lui. On dit que ce qui est difficile, dans le cas des personnes âgées, ce n’est pas d’en devenir le compagnon, mais le plus difficile, c’est de vouloir s’en séparer. Dans le cas d’Ould Cheikh Abdallahi, cela relève de l’impossible apparemment…. 

 

Bechirou 

Source : La Tribune  453 







bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann