Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf à La Tribune :

26 05 2009

 

 «(Le soutien au candidat) procède de la conviction fortement ancrée chez le citoyen que ce candidat constitue la seule bouée de sauvetage, la seule planche de salut pour tous ceux qui veulent purifier l’Etat du clientélisme, de la corruption et de la privatisation de la chose publique en vue de l’institution d’un véritable Etat de droit et de l’enclenchement d’un processus de développement durable» 

 

Elle est présidente de la campagne des femmes, la coordinatrice nationale comme on dit. Elle a été ministre du développement rural dans le gouvernement issu du 6 août. Fille d’un commis de l’Etat, plusieurs fois ministre et ayant appartenu à la génération des bâtisseurs de la Mauritanie des années 60, Messaouda a de qui tenir en matière d’engagement politique. Nous l’avons rencontrée… 

 

La Tribune : Seule la campagne des femmes a véritablement commencé, comment peut-on expliquer cela ? 

Messaouda Mint Baham : La campagne  des femmes comme vous dites  n’a pas encore  commencé. Elle ne commencera qu’à la date officielle prévue pour la campagne électorale (NDLR : l’interview a été réalisée la veille du démarrage officiel de la campagne). 

 Ce qui vous a donné l’impression que la campagne  des femmes a déjà démarré, c’est la mobilisation spontanée des femmes et leur ferme volonté d’afficher leur soutien au candidat Mohamed Ould Abdel Aziz d’où les multiples manifestations, initiatives de soutiens et autres formes d’expression de l’adhésion  aux orientations du candidat   

Notez au passage que cet engouement pour notre candidat n’est pas  spécifique aux femmes. Il est tout aussi manifeste chez les jeunes. Il transcende l’âge et le genre parce qu’il procède de la conviction fortement ancrée chez le citoyen que ce candidat constitue la seule bouée de sauvetage, la seule planche de salut pour tous ceux qui veulent purifier l’Etat du clientélisme, de la corruption et de la privatisation de la chose publique en vue de l’institution d’un véritable Etat de droit et de l’enclenchement d’un processus de développement durable.   

  

La Tribune : Certains milieux vous reprochent d’avoir choisi votre staff au sein de vos proches. Qu’en dites-vous ? 

Messaouda Mint Baham : Consultez les noms et vous verrez que c’est un reproche non fondé. C’est un simple ragot comme il en pleut de toutes parts en période électorale. 

   

La Tribune : Vous avez travaillé avec le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, quelle appréciation faites vous de votre expérience dans son gouvernement ? 

Messaouda Mint Baham : Ce fut une expérience exaltante : l’homme est d’une sincérité, d’un dévouement pour l’intérêt national proprement exemplaires. Il est animé d’un ardent désir aussi manifeste qu’intense d’édifier un véritable Etat de doit et de faire de l’amélioration des conditions de vie du citoyen, l’obligation fondamentale qui surdétermine l’ensemble des obligations secondaires régissant l’action d’un gouvernement. 

Et à propos d’action du gouvernement il faut reconnaître que celle du nôtre fut dans son efficacité sans commune mesure avec le temps qui nous avait  été imparti. 

En effet des dossiers hier quasiment insolubles ont été traités avec diligence, efficacité et ont été soit définitivement réglés, soit en voie de l’être. Sans vouloir être exhaustif on peut citer, le passif humanitaire, les relations avec l’entité sioniste, la lutte contre la corruption, contre l’inflation, les questions de logement et d’infrastructures…..   

 

La Tribune : Quelle place occupe la femme dans la Mauritanie nouvelle que votre candidat promet ? 

Messaouda Mint Baham : Celle d’acteur à part entière du développement tant social, culturel, politique qu’économique. 

 

La Tribune : Votre passage à la tête du développement rural vous a permis de diriger un département ou vous aviez officié comme SG qu’avez-vous apporté qui vous tenait à cœur ? 

Messaouda Mint Baham : Pas comme SG mais comme DAF. Ce qui me tenait à cœur et que j’ai travaillé à insuffler à ce département, c’est  la rigueur, l’équité et la prise en compte constante des soucis du citoyen. 

  

La Tribune : Permettez-moi de faire une métaphore : les autorités issues du 6 août ont détruit les blocs, une certaine image de la Mauritanie s’en allée ainsi  Qu’est-ce qu’il y aura à sa place ? 

Messaouda Mint Baham: Eh bien métaphore pour métaphore, je vous dirais qui l’image qui s’estompe c’est l’image tout aussi hideuse que répulsive d’une Mauritanie gangrenée par la gabegie, la corruption et la privatisation de la chose publique. Cette image n’a pas commencé à réellement s’estomper le 6 mais le 3 août. Ce qui naîtra à sa place, c’est l’image d’une Mauritanie nouvelle unie et solidaire volontairement ouverte au monde par son double versant arabe et africain. Une Mauritanie résolument engagée dans un processus de développement durable fonctionnant comme un véritable état de droit et entièrement au service du citoyen. 

 

Propos recueillis par MFO

La Tribune n)450


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