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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

11052009

Crise  politique  sans issue ! 

Le Sénégal visiblement appuyé  par l’UA et l’UE, joue aux bons offices en Mauritanie. Des parlementaires du parti  du général  Oud Abdel Aziz excluent  tout report des élections alors que l’opposition  favorise un arrêt immédiat du  calendrier du 6 juin 2009 des prochaines présidentielles.

Les antagonistes mauritaniens  demeurent divisés. Le général démissionnaire et ses  alliés politiques sont plus proches des Français.  Quant au camp anti-putsch (le Front national pour la défense de
la Démocratie et le RFD) il s’est aliéné  sur la position des Etats-Unis et  des organismes internationaux, notamment l’Union européenne, l’UA et NDI  etc. .). Ce qui laisse penser que le conflit politique tend à être internationalisé, si ce n’est pas le cas.

Sur le plan strictement conflictuel, la crise politique mauritanienne peut être appréhendée  sous deux angles.  Un angle interne qui refuse toute ingérence étrangère. Et un deuxième qui s’impose par le biais de l’immixtion des pays étrangers dans la politique interne. Il s’agit là d’un paradoxe. Ce  paradoxe ne peut être évoqué loin de son aspect pragmatique qui se transforme suivant le contexte à une réalité manifeste. Le paradoxe  n’est, en ce sens, qu’« une double assertion dont les termes sont contradictoires ; il est aporétique  et signale  un seuil critique : une limite absolue, infranchissable, et pourtant à franchir nécessairement». (Note de l’universitaire tunisien Mohammed Kameledine Gaha).

A titre d’illustration, le parti islamiste mauritanien qui est  partisan d’un retour à l’ordre d’avant le 6 août 2008, est obligé pour le moment de cohabiter avec des forces  faisant appel à la puissance américaine alors que les américains sont les partenaires stratégiques  préférés des israéliens. Ces derniers  ont été expulsés du pays  par le Général Ould Abdel Aziz. C’est pour cela que dans l’imaginaire des sympathisants du parti Tawassoul et le simple citoyen  toute  alliance avec les américains est mal perçue. Car elle cache une autre alliance indirecte ou directe  avec l’Etat hébreu. Ce qui n’est pas tout à fait exclu. Ainsi, le RFD qui  se déclare  contre  toute ingérence des pays étrangers se positionne, actuellement, après avoir  été  l’allié du Général, dans le même camp du FNDD. Puisque, politiquement,  le RFD  rejette catégoriquement l’option unilatérale du général  qui fait que les élections seront organisées le 6 juin 2009 et que les militaires  sont  éligibles.

 Pour ce qui est des frondeurs pro-putschs, ils  sont contre toute ingérence américaine dans les affaires internes de
la Mauritanie alors qu’ils négligent  l’ingérence  Française dans les affaires politique du pays.   

En attendant une acceptation d’une solution poussant les antagonistes à se mettre d’accord sur un consensus national, des  politiques, qui se proclament du centre, croient fort que toute solution est typiquement interne. Ce qui n’est pas évident. A cet égard, dans tout confit politique interne, il y a des enjeux  alimentés par des intérêts stratégiques, économiques et culturels qui influencent la position des antagonistes nationaux. 

En toute vraisemblance, les politiques mauritaniens savent pertinemment que le contexte économique mondial  n’est pas favorable à la pérennité de la crise politique. La responsabilité est, dans cette lancée, partagée.  

m_barrada@yahoo.fr







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