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Politique :

4052009

 

 Les liaisons dangereuses 

 

Pour une bombe c’en est bien une. La révélation faite par Ahmed Ould Daddah, chef de file de l’opposition et président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) concernant les propositions faites par l’Ambassade des Etats Unis à Nouakchott. Dans une interview accordée au site d’information de l’Agence nationale d’information (ani.mr), Ould Daddah a déclaré que la charte signée il y a quelques semaines entre les partis politiques du Front national pour la défense de la démocratie et les organisations de la société civiles, cette charte «a été préparée par l’Ambassade des Etats Unis» à Nouakchott. Expliquant ainsi son refus de la signer. Avant d’ajouter qu’il a été lui-même l’objet de nombreuses propositions alléchantes de la part de la même source. On suppose à Nouakchott qu’il s’agit du Chargé d’affaires de l’Ambassade, Dennis Hankins qui bouge beaucoup sur la scène politique mauritanienne. Rencontrant les acteurs, principalement ceux qui sont contre le putsch et qui agissent en conséquence. Ses mouvements sont suivis par la presse locale comme s’il s’agissait d’éléments déterminants dans l’orientation des événements. Il ne cache pas non plus son engagement dans la lutte contre le putsch et les putschistes. 

Dennis Hankins appartient à cette race de diplomates qui se croient investis d’une mission de redresseur de torts dans les autres pays. En cela il est l’archétype de l’école de l’administration Bush. Avec tout ce que cela entend d’arrogance et de mépris pour l’Autre. Il y a quelques jours, le diplomate aurait déclaré à quelques responsables de partis politiques que «le Général s’apprêterait à vendre l’Ambassade des Etats Unis comme il a vendu celle d’Israël». Vraie ou fausse, cette déclaration n’a jamais été démentie par l’intéressé qui n’a pas non plus démenti les accusations d’ingérence en poussant les organisations politiques anti-putsch à mettre en place une feuille de route de la contestation. En l’absence de l’Ambassadeur – absent pour des raisons objectives de famille – c’est le Chargé d’Affaires qui gère la politique américaine en Mauritanie. C’est-à-dire pas grand-chose. 

Dans le dispositif américain, la Mauritanie a toujours été absente. Sous Ould Taya et parce que celui-ci voulait jouer l’Amérique contre la France et l’Europe en général, il y a eu la reconnaissance puis l’établissement de relations plus ou moins cordiales avec Israël. Ces relations ont été faites pour s’attirer la sympathie des Etats Unis sur des dossiers vitaux dont surtout celui des droits de l’Homme et celui des relations avec les instances financières internationales. Si sur le premier l’Amérique a rendu l’ascenseur notamment en atténuant l’engagement des organisations internationales sur ce front, c’est la France et dans une moindre mesure l’Espagne et l’Allemagne qui ont boosté la Mauritanie auprès du FMI et de la Banque Mondiale. 

Quand arrive le coup d’Etat du 3 août 2005, les Etats Unis entretenaient les meilleures relations avec le régime dictatorial de l’époque. Cette relation est jugée à l’aune du comportement des diplomates dans notre pays. Personne n’a encore oublié les longs et fréquents entretiens de l’Ambassadeur de l’époque avec les officiels. On écrivait même qu’il était le deuxième militant du PRDS après Ould Taya, au regard du temps qu’il passe dans les bureaux du parti-Etat. 

Le comportement du Chargé d’affaires américain rappelle en bien des aspects celui de l’Ambassadeur Brown en 1992. Quand il devenait un élément de l’échiquier politique et qu’il contribuait à la radicalisation de l’opposition qui avait fini par s’exclure complètement du jeu. La présence de Dennis Hankins et son activisme accentuent l’impression du «déjà vu». Encore le syndrome de 1992. 

La première conséquence des déclarations de Ould Daddah fut donc la levée de boucliers contre l’interventionnisme de l’Ambassade au moment où la politique américaine nouvelle va vers le dialogue et le respect de l’Autre. 

La deuxième conséquence est évidemment les conclusions à tirer de ces faits. Nous écrivions la semaine dernière que les stratégies des uns et des autres les amènent à voir l’avenir autrement. Mais aussi les oblige à se comporter différemment. Ould Daddah a refusé de marcher dans une combine visiblement élaborée sur un territoire étranger. C’est tout à son honneur. Ceux qui ont accepté de marcher doivent s’expliquer. Et vite. 

« Cette charte nous a été proposée par l’ambassade des USA à Nouakchott et nous l’avons refusée. Nous refusons à ce que l’ambassade des USA ou celle d’autre pays s’immisce dans nos problèmes internes», a déclaré Ahmed Ould Daddah. Avant d’ajouter  : «cette ambassade nous a proposé des incitations matérielles que nous avons déclinées, parce que, en tant que parti politique, la loi nous interdit de bénéficier de soutien matériel étranger et nous respectons la loi». Puis d’expliquer : «nous ne sommes pas des suivistes et nous sommes contre l’intervention de parties non concernées par le débat. Nous refusons d’accepter le retour de l’ancien président, pour cela nous nous sommes abstenus de signer cette charte et notre position claire au sujet à changement». 

Toujours sur le registre de l’interventionnisme étranger, Ould Daddah parlera d’une officine des renseignements français opérant à l’Ambassade et qui serait à l’origine de la mauvaise appréciation par la France de la situation en Mauritanie. Pas plus que l’Ambassade des Etats Unis, l’Ambassade de France n’a voulu répondre. 

Mais en fait tout cela découle du rôle que les uns et les autres veulent donner aux puissances étrangères en Mauritanie. Dès le début, l’opposition, sous l’impulsion de la diaspora mauritanienne basée en Europe et aux Etats Unis, a misé sur la pression extérieure. On a même parlé de débarquement tantôt des GI’s tantôt des forces africaines, toujours pour remettre Ould Cheikh Abdallahi en scelle. Des diplomates diront qu’ils se sont vu sollicités pour mettre le pays sous embargo pour amener le peuple affamé à se révolter. L’extravagance des démarches des uns et des autres feront tenir ici et là des propos sans mesure. On accusera publiquement les Ambassadeurs occidentaux de corruption. On dira du président français qu’il était ivre quand il a tenu des propos plutôt amènes vis-à-vis du pouvoir en place. Aucune retenue. C’est que la déception est grande. Résultat : de moins en moins d’engagement contre la junte de la part de la communauté internationale. Echec aussi de toutes les médiations. 

Dernière sortie en date, celle de Jean Ping, président de la Commission africaine. «Je continue de suivre de près l’évolution de la situation en Mauritanie, et ce à la lumière de la récente mission effectuée dans ce pays par le Secrétaire Ali Triki, représentant du Président en exercice de l’UA, et le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra. Cette mission témoigne de l’engagement renouvelé de l’UA à ne ménager aucun effort pour aider les parties mauritaniennes à agréer et à mettre en œuvre une solution consensuelle à la crise actuelle qui puisse bénéficier du soutien de la communauté internationale dans son ensemble». Avant de conclure : «j’encourage les parties mauritaniennes à parachever le rapprochement de leurs positions respectives par une démarche inclusive, conforme à la Constitution du pays et portée par une volonté sincère de concrétiser les chances d’une sortie de crise consensuelle. Je souligne que l’UA demeure pleinement disposée à aider les parties mauritaniennes dans la réalisation rapide de cet objectif». 

Pour sa part le Président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a renouvelé sa volonté à œuvrer pour trouver une porte de sortie en vue de solutionner la crise mauritanienne. 

Sur le terrain, le FNDD et le RFD continuent de manifester ensemble. Dimanche matin, un sit-in a eu lieu devant la télévision nationale pour dénoncer le discours monolithique de cet organe de presse. Les opposants revendiquaient l’ouverture des medias publics à toutes les parties. Quelques jours avant, les protestations avaient eu lieu devant le Palais de justice. La répression policière a été forte. Celle de dimanche n’a pas suscité la même violence de la part des forces de l’ordre. 

Il faut peut-être espérer qu’avec l’approche de l’élection présidentielle et les prédispositions internationales à entériner ce qui sera fait, le pouvoir lâche du lest. Cela commence par la réhabilitation du droit à l’information et l’ouverture des medias au débat. Cela passe par l’apaisement de l’atmosphère en libérant – même sous le régime de la liberté provisoire – les prisonniers, en accordant à tous le droit de manifester, en envoyant des messages clairs de rupture avec l’atmosphère délétère faite de vindicte et de rejet mutuel. 

Il faut peut-être commencer à accepter d’envisager, avec sérénité pour les uns avec philosophie pour les autres, l’après 6 juin. Comment ramener le pays sur les rails. Pour cela, les autorités doivent répondre dès à présent à la question : et après ? tandis que la classe politique planchera sur la réponse à la question : Que faire ? 

 

MFO 




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

4052009

Le 3 mai… chaque année on se fend d’une fête. Depuis trois ans, on le fait d’un commun accord avec les autorités. Chaque fois, c’est le même cérémonial : le ministre qui ouvre les travaux d’une journée qui s’annonce studieuse, des journalistes qui retrouvent l’art de discourir, la remise d’une plate-forme… et à l’année prochaine. 

Peut-on espérer que le 3 mai 2009 soit différent ? Pourquoi pas ? Les problèmes sont toujours les mêmes : accès à l’information, respect de la profession, organisation de la profession, aide effective à la presse, formation, moralisation, octroi des cartes… 

Mais l’urgence est à la réhabilitation de la fonction publique des médias d’Etat. Il faut que l’on revienne au stade où on était en janvier 2008. A ce moment-là l’Agence, TVM et Radio Mauritanie couvraient les activités de tous les partis – du moins de ceux qui sont représentés au Parlement. Il y avait des émissions de débat, des émissions critiques… quelque chose qui permettait de faire une catharsis collective et d’empêcher l’explosion des rancœurs et des frustrations. Sur ce plan, la liberté d’expression est une sorte de soupape de sécurité, le meilleur antidote pour les risques de dérives. 

Il y avait la radio Citoyenne animée par ICC. Il y avait «wayl emmak yelwarrani» qui permettait à Bout Mag’our de se gausser des décideurs. Il y avait le club de la presse à la Radio qui était une fenêtre ouverte sur les analyses objectives et plurielles. Quand le régime démocratique a été investi, un vent de liberté soufflait sur tout le pays. La nouvelle loi régissant l’exercice de la profession était déjà en vigueur. Le régime de la surveillance avait pris fin. La loi sur la libéralisation de l’audiovisuel était déjà dans le circuit. Le Premier ministre de la transition nous avait habitués à des conférences de presse régulières. Dans chaque ministère, il y avait une interface pour la presse. 

C’était loin d’être parfait. Parce que tout restait à faire. Mais ça promettait. Parce que tout était facile à faire. Et puis la reprise en main a commencé. Petit à petit le champ des libertés s’est rétréci. Exit toutes les émissions pluralistes. Interdites les émissions de débat. Tout comme les tentatives iconoclastes et irrévérencieuses. Fermée la Radio citoyenne. 

Presque dans l’indifférence. Seule la presse dénoncera. Il faudra attendre l’avènement du régime militaire pour voir les dégâts. Trop tard. Comme toujours. Nous nous réveillons à un moment où le mal est déjà enraciné. Notre élite politique et intellectuelle – civils et militaires – doit faire de la bataille pour la liberté d’expression sa cause première. Le recouvrement des droits commence par là. 

Cette revendication d’ouverture des medias publics ne doit pas être assujettie aux positionnements politiques des uns et des autres. L’exigence de libéralisation de l’audiovisuel doit être clairement exprimée par tous les partis politiques et toutes les organisations de la société civile. 

Que ceux qui se réfugient derrière la sotte prétention de l’immaturité du peuple, que ceux-là se rappellent qu’en deux ans de pratiques libérales et pluralistes en la matière – août 2005/mars 2008 – il n’y a jamais eu d’écarts, pas de scandale, pas de diffamation dans les directs… les Mauritaniens ont fait preuve d’un naturel déconcertant dans l’exercice de la responsabilité en matière de prise de parole. Alors pourquoi continuer à leur refuser l’accès aux medias publics ? Malheureux à plus d’un titre.              




Un nouveau monde ?!

4052009

Depuis quelques temps on parle de l’émergence d’un nouveau monde plus éthique et perçu comme plus lucide et moins généreux (uniquement envers le bas peuple). Deux sommets auraient été à l’origine de ce ‘nouveau monde’ dont on parle : celui du G20 à Londres et dans une moindre mesure celui de l’OTAN. Le premier était économique, le second sécuritaire. Contentons-nous de parler du premier. 

Le sommet du G20 a, parait-il, était un peu au dessus des attentes, tant mieux. Pour une fois que les sommets servent à autre chose qu’à se retrouver entre potes-présidents, à boire un verre et à se poser pour une photo de famille avec un sourire ratissant large. Il faut dire que cette fois-ci l’urgence était là, il fallait venir au secours d’une économie mondiale à bout de souffle, poignardée en plein dos par des banquiers-assassins et des économistes complices. Alors rien de vraiment surprenant à ce que les dirigeants de ce monde aient enfin ouvert les yeux. Le G20 a donc décidé de 3 points : un soutien à l’économie mondiale à travers des plans de relance à coup de milliards de dollars, une nouvelle régulation des marchés financiers qui prévoit une mise sous surveillance des institutions financières et des fonds spéculatifs (hedge funds)  et enfin d’une réforme de la gouvernance mondiale à travers la réforme des institutions financières comme le FMI et la Banque Mondiale. La réserve de certains pays a failli capoter le sommet, notamment ceux qui avaient des tendances protectionnistes pour leurs économies, en somme ceux qui n’avaient pas beaucoup à gagner d’un plan de relance commun. Chacun de ces pays a donc sacrifié une part de son amour-propre pour le bien commun, comme quoi en affaire il peut parfois y avoir de la pitié. Ambitieux tout cela. On a l’habitude de voir des déclarations si bien rédigées comme celles-ci. Reste à voir si les bons effets suivront. 

 Mais il ne faut pas se bercer d’illusions, la relance de l’économie mondiale n’aura pas lieu avant le début de l’année prochaine et  selon les observateurs, c’est en Chine que la croissance mondiale reprendra. Pour une fois depuis des décennies un pays autre que les USA a une part du destin de l’humanité entre les mains, c’est peut être une caractéristique de ce ‘nouveau monde’, qui sait.  Ce n’est pas seulement ailleurs qu’on parle d’un nouveau monde, chez nous aussi il est question d’une ‘nouvelle Mauritanie’, celle, parait-il, des ‘profondeurs ‘ dont la principale caractéristique serait la lutte contre la gabegie. L’idée est louable mais reste que jusqu’ici tous n’ont pas bénéficié du même traitement (je parle des ‘ gabegistes’), ceux qui se sont opposés au putsch ont étés coffrés  en prison mais ceux qui avaient vu dans le 6 Aout un ‘mouvement rectificatif’ ont étés épargnés. Pourtant  tous sont coupables au même degré d’avoir dilapidé les ressources de ce pays. Pourquoi alors ce deux poids, deux mesures ? Allez savoir. Oui nous voulons qu’on lutte contre la gabegie mais nous ne voulons pas que cela ne s’applique qu’à ceux qui ne se seraient pas rangés derrière les auteurs du ‘mouvement de la rectification’. Ce serait être ‘bushiste’ alors qu’on est désormais dans l’ère ‘obamienne’. Momme Ducros 




La Tribune :Faits divers

4052009

Cambriolage en plein jour à Ghandahar 

Le vendredi 1er  Mai 2009 à 11 h 30 était choisi par  Racine, M.O.El Kory, et Ablaye le chef du gang pour taper une deuxième fois  chez Khadijetou M.Keymich.

Au  moment où  cette dernière était partie  chez sa mère au village.

Lors de l’attaque Ablaye le chef du gang  s’est pointé à quelques mètres du lieu pour surveiller ses deux lieutenants très robustes et armés chacun d’une force de lion qui sont à l’épreuve à l’intérieur de la maison.

Sans prendre du temps, ils ont plié la porte en fer du magasin où Khadijetou avait rassemblé tout son matériel (télévision, récepteur, stabilisateur, matelas, moquettes, cuisinière, bombonnes de gaz).

 Inquiété par la présence d’Ablaye aux lunettes noires fumées sous un soleil de plomb  non loin de la maison de Khadijetou, Mohamed, le gérant de la briqueterie se rend aussitôt chez sa voisine pour s’informer sur le cas de Khadijetou. Celle-ci lui dit qu’elle est en voyage.

Alors, Mohamed lui dit : « il y a des voleurs dans sa maison » et est –ce qu’il monter sur sa terrasse pour voir et cette dernière lui dit bien sûr.

Sur la maison  Mohamed a bien vu les malfrats et il cria voleurs ! Voleurs ! Et aussitôt tout le monde  se retrouve aux alentours de la maison. Les deux  malfrats font le mur et tombent dans les mains des hommes qui les attendaient dehors. Alors que certains éléments de
la P.J du commissariat de police d’Arafat 1 faisaient la ronde dans le quartier se présentent et les amènent mains menottées.

Selon une source policière, ce gang  est très  actif car ces éléments mènent des opérations  en plein jour. Ils volent souvent du bétail.

Ablaye, le chef du gang a pris la fuite parce qu’il commandait l’opération de loin. Il est activement recherché et  leur dossier est en stand bail en attendant la capture du chef pour être déférés selon une source policière.

 

Grosses captures dans le milieu des dealers. 

Selon une source sécuritaire, les limiers du commissariat de police d’Arafat 1 ont mis la main sur M.O.B, B.O.M’Bareck, S.Diallo et Bih en possession d’une importante quantité de cocaine et ha chiche.

Selon la même source ces quatre personnes font partie d’un groupe de douze trafiquants de stupéfiants très actifs dans ce domaine car ils alimentent d’autres réseaux.

Ils occupaient une chambre dans une zone déserte à Arafat  dont le grand S.Diallo avait la charge et c’est lui qui montait les affaires.

Cet énième coup de filet vient s’ajouter à plusieurs d’autres. En plus cette saisie crédibilise   la honteuse affaire de l’avion transportant d’importantes quantités de cocaïne  qui a atterrit sur la piste de l’aéroport de Nouadhibou il y a de cela quelques temps.

Selon une source judiciaire, l’affaire de la drogue en Mauritanie n’est pas aussi facile à éradiquer parce qu’il y a de grosses et intouchables pointures derrière toutes les opérations.

En ce qui concerne les quatre dealers qui sont arrêtés dans la nuit du mardi 28 Avril dernier, ils devaient déférés ce dimanche pour comparaître devant le juge d’instruction, selon une source policière.

 

Qui a la vérité ? 

A.N, une élève âgée de 13 ans a été violée par son ami de classe O.S qui a l’âge de 16 ans.

Ils habitent dans le quartier de Basra sis à Sebkha.

Selon une source proche du jeune garçon, c’est la  jeune fille qui le rendait visite régulièrement  dans une baraque avant que sa grossesse ne se manifeste.

Quand la vase a débordé, ils ont changé de lieu de retrouvaille pour se  retrouver des fois à la borne fontaine qui se trouve dans une zone enclavée.

La bonne dame  qui lorsqu’elle a constaté que sa fille est en état de grossesse elle l’a interrogée et cette dernière  a fini par indexer  O.S.

Sa mère se rend au commissariat de police de Sebkha 1 et porta plainte. Aussitôt O.S est arrêté puis entendu par la police, mais il a nié catégoriquement toutes les accusations portées sur lui.

Selon une source policière, le dossier a été établit puis transmis à
la Brigade des mineurs.

Par la suite selon une proche de la famille de l’accusé, son père s’était engagé à prendre en charge la fille et même qu’il était à leur verser de l’argent, ce que le père de la fille aurait accepté avant de penser sur l’avenir des études de sa fille et il décida d’amener l’affaire à la justice. Le dossier est en étude et O.S risque d’être déféré très prochainement selon une source proche de
la Brigade des mineures.

 

Deux frères voleurs ! 

Deux frères, visiteurs réguliers de la plus grande épicerie deDar Naim ont eu le courage de voler dix téléphones portables qui étaient branchés pour la charge à l’intérieur du lieu.

N’appartenant pas  au gérant de l’épicerie et ce dernier à décider d’utiliser tous les moyens pour les retrouver.

Il s’est masqué d’un turban et il s’est rendu à Nokta Sakhina.

Arrivé sur le lieu et à sa première ronde il met la main sur les deux frères en possession des 10 portables.

Sous le poids de la tristesse, ils ont accepté de les  lui remettre.

Parmi les victimes il faut compter  notre confère Bakari Guèye de N.I qui  encore une fois de plus les deux frères avaient emporté son téléviseur et son précepteur.

Bakary  Guèye et son voisin un militaire ont déposé une plainte au C.P.de Dar Naim 1 mais selon il n’y a pas eu de suite.

Selon une source digne de foi, les deux frères sont les fils de la célèbre vendeuse de couscous et de gâteaux à Dar Naim qui est très sollicité dans
la  Moughataa.

Selon la même source, elle sait très bien que ses fils sont des voleurs.




Dans un mois le scrutin

4052009

Le FNDD et le RFD sont devenus désormais compagnons de misère. On est à un mois du 06/06/09, ce fameux jour de scrutin qui risque de parachever pour de bon l’échec cuisant d’une classe politique dont les acteurs ont pêché par un amateurisme et une naïveté surprenants … 

Mis devant le fait accompli d’un coup d’Etat militaire, les uns se sont cantonnés (oralement) à l’exigence (utopique) d’un rétablissement du président déchu dans ses fonctions  et les autres se sont accrochés à une compréhensibilité feinte et intéressée à l’égard d’ un militaire devenu trop ambitieux pour jouer une fois de plus au faiseur de rois… 

Que ce soient d’une part  Ould Boulkhier,  Ould Maouloud, Ould Mansour, Ould Houmeid, entre autres leaders du FNDD, ou d’autre part Ould Daddah, leader du RFD et chef de file de l’opposition, tous les adversaires du camp adossé à Mohamed Ould Abdel Aziz se sont disqualifiés d’une compétition dont ils ont en réalité laissé fixer les règles  par le HCE et ses partisans. 

D’abord au niveau des Etats Généraux de la Démocratie.  Sachant que leurs conclusions engageraient l’avenir du pays les partis du Front ont boycotté ces assises tandis que le RFD y a pris part. Sans avoir pu orienter les débats dans le sens qui l’arrange, Ahmed Ould Daddah est sorti défait de ces EGD mais ne s’est pas montré suffisamment ferme face au Général et son camp. Le FNDD, en ayant pas participé a laissé faire et a continué à espérer que la communauté internationale l’aiderait à bouter le Général hors du palais. 

Ensuite au face aux efforts de médiation entre protagonistes de la crise. Fini le ballet diplomatique des premières semaines qui ont suivi le putsch, voilà nos protagonistes répondant (poliment) aux invitations d’un Kadhafi qui viendra les humilier à Nouakchott, leur infligeant de longues heures de folklore pour finir par se payer la tête de tous les mauritaniens. Là aussi, le front a raté une occasion : se faire flexible et s’engager dans cette élection derrière un candidat suffisamment consensuel pour barrer la route au Général. A condition bien sûr que l’écueil des conflits de personnalités soit levé. 

Enfin dans la manière de résister. Le Front et le RFD se disent aujourd’hui déterminés à faire échouer « l’agenda unilatéral ». Les deux formations perdent de vue que cet agenda n’est que la résultante d’un processus dont ils n’ont à aucun moment eu le contrôle. Le Général a eu huit mois pour faire le tour de la Mauritanie, se faire connaitre des populations de « la Mauritanie des profondeurs » et les convaincre à le suivre. Pendant ce temps, les dirigeants du Front et celui du RFD ont fait beaucoup de déplacement à l’étranger. Ould Abdel Aziz, aussi a fait des sorties à l’étranger. Mais ses adversaires lui ont laissé le champ intérieur libre. Il a suffisamment utilisé cette surface de réparation où il finira certainement par être le seul à marquer le but de la victoire. Car, il lui a été donné l’opportunité d’être confronté à des candidats, il faut le dire, pas suffisamment lourds pour le battre vu les conditions dans lesquelles va se dérouler l’élection : matériellement, le Général domine. Mentalement aussi puisque des trois autres candidats l’opinion dit que c’est lui qui les a suscités. Sans compter que cette fois-ci, avec ou sans la majorité des électeurs il y aura belle et bien une élection présidentielle. 

Entre temps, le cafouillage est bien là : du côté du RFD, en plus de la scission, le président se laisse piéger par une interview où il jette le discrédit sur ses nouveaux amis du Front ‘voir ses déclarations mises en ligne par certains sites-web. Du côté du FNDD, c’est à Ould Maouloud qu’il a été prêté des propos sur la ‘mauritanité’ de certains candidats. Tout ça a de quoi faire peur. 

C’est vrai qu’en ce moment la pression du Front et du RFD par l’occupation de la rue et la répression qui s’en suit en termes de réaction du pouvoir à travers la violence n’augurent pas d’un avenir pacifique. Mais de grâce, messieurs du pouvoir et de l’opposition, ne mettez pas ce pays à feu et à sang. 

Kissima 

Source : La Tribune 




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

4052009

Les révélations d’Ahmed Daddah 

Le Front National pour la défense de la Démocratie,  les centrales syndicales, le FONADH et l’ambassade des Etats-Unis  se seraient livré à une compromission. Un appui financier du pays de l’oncle Sam  au club des anti-putschs aurait fait l’objet d’un pacte.  « J’ai refusé de signer  un tel pacte », déclare  le Président du RFD dans une récente interview sur un site électronique. Le leader  de l’opposition est revenu sur ses propos  à travers un communiqué publié par le bureau exécutif   de son  parti. Le Communiqué  a démenti cette déclaration. Ce qui a poussé l’Agence Nouakchott Info  (ANI) et d’autres sites électroniques  à  publier  l’enregistrement sonore du leader de l’opposition.    

D’abord, on explique que la rédaction de Nouakchott-info a subi  des pressions énormes  pour que l’interview ne soit pas publiée. La rédaction se serait pliée  à cette exigence. Ensuite, après le démenti du RFD, le directeur de publication de cette agence a ‘diffusé’ l’enregistrement.  Une autre partie de l’interview évoque que les services secrets de l’ambassade de France interviennent clairement dans les affaires du pays tout en influençant les décisions des  pouvoirs publics  français en faveur des autorités post  6 août 2008. 

Certaines versions doutent de l’authenticité de la voix d’Ahmed Daddah. Ce doute est fondé sur la capacité de certains individus à imiter les voix.   

Toutefois, les observateurs  et les analystes sont presque unanimes  sur le fait que l’enregistrement sonore est  bel et  bien celui  du  leader charismatique du RFD et de l’opposition.   

En tout état de cause, l’interview a été mise en ligne  par le site Taqadoumy et sur d’autres sites avant sa parution sur  le site ANI.                

Par ailleurs, il est clair que  la guerre entre les antagonistes mauritaniens  se  manifeste à traves les manifs et les déclarations.  Le discours du moment devient de plus en plus alarmant.  Ce qui sous-tend que  ce qui est pris par la force doit être arraché, impérativement et par tous les mayens,  par la force. Le FNDD, le RFD et des syndicats marchent ensemble contre l’ordre existant.   

Le général démissionnaire  arrive, quant à lui,   à percer  en s’abreuvant du   fond politique  du FNDD et  du RFD. Il renforce, pour le moment,  sa force  par  des ralliements par- ci et des retraits par- là.   

Le RFD et le FNDD sont  affectés par le départ des députés  et  d’une partie de leurs cadres.   L’AJD /MR n’est pas aussi à  l’abri des départs de ses cadres.  Ainsi,  des partis et des coalitions  viennent d’être  constitués à l’instar d’Almithaque de Lemarabott  Ould Sidi Mahmoud de l’époque de la transition du CMJD et d’Adil d’ Ould Waghef de  la période de Sidi Ould Cheikh Abdellahi .  La toute  fraîche coordination des partis de la majorité  se positionne, désormais,  sur  l‘échiquier politique pour être décomposée et composée ultérieurement.  Celle-ci est, présentement, l’alliée préférée du général Ould Abdel Aziz. Dirigée par   Mohamed Ali Chérif et Yahya Ould Abdel Ghahar, de l’Union pour la République (UPR), Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall dit Ghrini , président du PRDR, elle semble  appuyer  sans condition la candidature du général .  Dans l’autre partie  de la balance  se trouvent le FNDD,  le RFD et autres ONG qui militent à côté  des partis politiques opposants. En outre, un nouveau parti   dénommé Rassemblement Du Peuple Mauritanien (RDPM)  composé essentiellement des anciens indépendants se proclame du centre  en adoptant  une position intermédiaire.  Il est  fondé  par  Louleid ould wadad ancien directeur du cabinet de Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya,  actuellement député,   Mohamed Ould Boucief  et autres politiques de l’ancienne  mouvance des indépendants.    

 En fait, le nomadisme politique est  l’une des clés de la compréhension des enjeux   du pouvoir en Mauritanie. 

La ‘caractériologie’ politique  du pays  est guidée par une instabilité de positionnement dans  une seule coalition. Ce qui  se traduit par des divisions au sein de l’opposition et de la majorité. En fait, les partis,  les  coalitions et  les  coordinations  sont  souvent  conçues sur des convictions partagées. Tout simplement, les hommes politiques  mauritaniens   parviennent facilement  à trouver  leurs intérêts en dehors des structures  typiquement organisées.  Ce qui laisse  le champ libre à la création des entités  invisibles qui disparaissent et apparaissent  sous d’autres formes, d’autres   autorités. 

   m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°’447







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