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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

13042009

‘L’instabilité  voulue ‘  « Il faut 6 mois pour organiser des élections, 10 ans pour installer une économie de marché, mais une génération pour créer une société civile. Or sans société civile il n’y a pas de démocratie.»[i] 

« Le pays semble être caractérisé par  une instabilité  implicite   voulue  par les forces politiques », m’explique un ami européen qui vit en Mauritanie depuis belle lurette. Depuis  l‘indépendance de votre pays on se rend  compte que les  hommes d’influence s’abreuvent  de ce déséquilibre, précise-t-il.  En effet,  le ralliement politique  suit la logique de l’ennemi de mon ennemi est mon ami même s’il était jusqu’à une date récente  l’ami de mes ennemis.  En outre, pour les partis politiques aucune personnalité n’est exclue de l’adhésion.  La moralité  politique est quasi-inexistante.      Un autre  français  disait la même chose avec une simple différence. Votre pays déclare-t-il  comme d’ailleurs les autres pays de l’Afrique n’est pas encore prêt à la démocratie.  De toute vraisemblance, les dernières élections ont été faussées par le jeu démocratique à la Mauritanienne. Des individus ont été facilement influençables par leurs tribus, leurs amis, leurs ……….  

Par ailleurs, il est clair que les nominations sont basées sur des alignements conducteurs d’alliances électorales.  Les dernières nominations du conseil des ministres en sont   une illustration éloquente.  Il faut juste avoir des connaissances sur les composantes tribales et  la ‘stratification’ de la société mauritanienne pour  développer  conceptuellement  un chemin rhizomique des nominations dans les postes techniques. Le rhizome en tant que  fondement de la coopération intertribale doit être considéré  en Mauritanie comme étant un système, « sans mémoire organisatrice ou automate central, uniquement défini par une circulation d’états»,  (Gilles Deleuze et Félix Guattari, Le rhizome, 1976), d’où la politisation à outrance  de la société Mauritanienne. En effet, le technicien -directeur-  est guidé par le maintien de  son positionnement dans   la hiérarchie administrative, il doit jouer  le tout pour le tout pour forger une alliance politique solide. Ce qui implique  aussi d’autres nominations sous-structurelles (chef de service, chef de division, chef de….) ‘reposant’  sur le même principe rhizomique qui entraine l’inefficacité de l’appareil étatique.  Tel appareil  doit impérativement dissocier  le politique de la  technique décisionnelle.   

En effet, l’équilibre et le dosage tribal s’impose dans cette terre. Ce qui sous entend que le fonctionnement du pouvoir hiérarchique  est  alimenté  par un mouvement à la fois destructif et constructif qui puise  son énergie de la dichotomie désordre- ordre.  L’ordre est  le respect de la décision hiérarchique au sens pyramidal.  Les liens sont, dans cette perspective, essentielle.   Bien que le lien (familial, amical, etc.) soit  fondamental, les mauritaniens n’ont pas su pour le moment l’exploiter  d’un minière positive. En fait, il doit être  considéré comme étant une source de coopération ethnico-tribal  et non comme  une source de renforcement des alliances tribalo-politiques. En un mot, il doit être une valeur ajoutée, une source de diversité culturelle  et de la recherche de l’unité  au sens large. 

 A cet égard, la compréhension de la société mauritanienne nécessite le développement du concept de   la coopération comme principe de base de la réforme de la société civile qui a du mal à  se démarquer, car elle est  tout simplement politisée.  Elle  est, généralement,  dominée par  un  fonctionnement clanique  et Rhizomique au sens négatif du mot. En effet,  pour comprendre la valeur  à tirer  du renforcement positif  du lien qui existe déjà   mais négativement dans notre société, car il sert l’intérêt d’une minorité  qui exploite à fond leur positionnement  ‘sociétal ‘, évoquons  un passage du  roman  Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry, (Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p.470).   

«  […] Qu’est ce que signifie « apprivoiser » ?  - C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »   

- Créer des liens ?    - Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… » 

M_barrada@yahoo.fr



[i] (Le sociologue allemand  Ralf Dahrendo - NDRL-).




Le Mariage précoce dans la société Maure

13042009

 

  

J’ai beaucoup hésité, ce qui m’arrive rarement lorsque je me sens interpellée par un fait de société, avant d’écrire sur le mariage précoce, car je n’ai pas la prétention de faire partie de la société savante et je n’ai jamais fait de travaux de recherche ni d’études dans le domaine. 

 

Il faut donc qu’il soit bien clair que je ne fais que partager avec vous mes lectures et le peu d’informations glanées ici et là parmi mon entourage. 

 

Ma principale référence savante est l’ouvrage d’Odette du Pigaudeau « Arts et Coutumes des Maures » que beaucoup de spécialistes considèrent comme une référence anthropologique fiable. 

 

Ceci dit, le mariage dans la société maure a ceci de particulier : bien que fortement soumis au « code » de Khlil (condensé de règles fiqhi malékites) et fortement imprégné de soufisme, il garde des coutumes ancestrales berbères des tendances monogamiques et matriarcales prononcées. 

 

Le droit de l’homme à avoir quatre épouses légitimes y est par exemple presque inexistant. 

 

La précocité du mariage a tendance à scandaliser les étrangers. Il est exact que la fillette de sept ans pouvait être légalement mariée, mais dans ce cas elle restait chez ses parents jusqu’à la consommation du mariage, c’est-à-dire, à sa puberté. 

 

Du Pigaudeau cite que l’âge coutumier, normal du premier mariage est celui que la nature a fixé elle-même, environ douze ou treize ans, l’âge de la puberté – l’âge de Juliette, celui d’Anne de Bretagne lorsque la raison d’Etat la contraignit à épouser le roi Charles VIII, et c’était un âge tout à fait normal en Europe à la fin du XVIIIe siècle. 

 

Toute coutume sociale examinée objectivement a son explication : à 10 ans se termine l’instruction et comme la femme ne pratique ni art ni métier, il n’y a donc aucune raison d’attendre pour utiliser sa force et sa beauté naturelles et elle est préparée au mariage … et à son principale rôle dans une société nomade précaire : faire des enfants. 

 

En Mauritanie, comme partout, il se fait une évolution lente – un peu trop peut-être – mais inexorable, des esprits et des goûts vers des idées nouvelles. 

 

Aujourd’hui, le mariage précoce prend place dans le répertoire des violences, heureusement de plus en plus criminalisées et dénoncées[1], commises à l’encontre des femmes et des enfants, répertoire qui malheureusement ne cesse de s’étoffer : mutilations, gavage, agressions conjugales, viols, trafics … 

 

Il est malheureusement vrai que le mariage précoce peut avoir des conséquences graves et des dommages irréversibles sur l’éducation et la santé de beaucoup de nos jeunes filles, qui viendront grossir le rang des exclues victimes des violences non criminalisées : la précarité, l’abandon, l’injustice … bref, la misère. 

 

Je ne cherche, donc, pas à défendre cette pratique condamnable. Je ne cherche même pas à lui trouver des circonstances atténuantes dans notre société où, dans ses formes modernes, elle est souvent un produit de la pauvreté et de l’exclusion[2]. Je voudrais tout simplement, pour faire la part des choses, la sortir du champ commode des traditions pour la camper définitivement dans le répertoire des violences « urbaines » de notre monde moderne. Elle y rejoint s’y interfère avec beaucoup d’autres qu’elle aide à nourrir et qui la nourrissent… 

 

Cette semaine et devant la recrudescence des viols des jeunes filles, des femmes, et même des jeunes garçons, plusieurs associations (AMSME, AFCF) se mobilisent pour alerter l’opinion publique, pour interpeller les autorités publiques à travers l’organisation d’une campagne de sensibilisation[3]

 

Il faudrait saluer, au passage le remarquable travail effectué par ces associations qui travaillent déjà depuis de nombreuses années en collaboration avec les Commissariats de police et les hôpitaux pour dénoncer  ce crime et venir en aide aux victimes (appui psychologique, prise en charge, assistance juridique, réinsertion, …). 

 

Cependant, ce travail restera insuffisant, au regard du caractère multidimensionnel de cette problématique et des pesanteurs socio culturelles qui l’accompagnent et nécessite une mobilisation de tous les citoyens et surtout l’intervention urgente et volontariste des autorités publiques (administration, élus,…) et des partenaires au développement. 

 

Il me souvient que lors des élections de 2006, l’un des candidats (aujourd’hui élu), avait promis de réglementer, en priorité, le transport en commun pour sécuriser ses usagères. 

 

Je me permets de lui rappeler sa promesse et même de lui suggérer de créer un réseau de Taxi Girls : transport en commun au féminin ! 

 

La Citoyenne Lambda

Source: www.barrada.unblog.fr 



[1] Cf. Affaire en cours en Espagne, même si je déplore le jugement rendu : il aurait été plus juste de condamner le mari de la petite à la peine de réclusion ferme de 17 ans et ses parents à une peine avec sursis (pour des raisons pédagogiques) …

[2] Cf. mon article « Le mariage secret »…

[3] Voir sur le forum du site maurifemme.mr




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

13042009

Chaque fois que l’un de nous sort de la Mauritanie, il ne peut que se lamenter sur le sort de notre pays, sur notre sort. 

Si vous traversez la frontière avec le Sénégal ou le Mali, vous êtes tout de suite frappé par l’activité des gens. Vous voyez rarement des jeunes désœuvrés, assis à ne rien faire. Femmes et hommes marchent, courent parfois, portent quelque chose, labourent, défrichent, coupent… on le sent, les gens triment, ils luttent pour vivre. Ils occupent leurs vies. 

Si vous allez au Maroc ou en Algérie, en Tunisie et même en Libye, vous êtes déjà dans un autre monde qui ne ressemble en rien à nous. Le niveau intellectuel et technique est de loin supérieur au nôtre. Là aussi on ne peut qu’être frappé par l’activité des gens. 

Au sud comme au nord pourtant, ce sont des pays qui se battent contre la pauvreté, le chômage, les misères de toutes sortes, parfois conséquences de la mauvaise gouvernance parfois de la rareté des ressources, souvent de la conjugaison de facteurs endogènes et exogènes. 

Au sud comme au nord, il y a une profonde prise de conscience de la crise qui secoue le monde et dont les effets seront catastrophiques pour des économies comme les leurs… les leurs… parce que nous n’avons pas d’économie pour en parler. Qu’est-ce que nous produisons ? Du fer, du poisson, du bétail, un peu de pétrole, de cuivre et d’or. 

Le fer nous a nourris pendant longtemps. La Société nationale industrielle et minière (SNIM) est devenue la vache laitière de l’Etat. Elle subit trop de pressions. Qu’elle a supportées par le passé mais auxquelles elle ne peut faire face dans la conjoncture actuelle. Si les autorités ne donnent pas les moyens et le temps de souffler, nous pourrons bientôt faire son deuil. On peut toujours reprocher à la SNIM de toujours faire la même chose (extraction et exportation du fer), de toujours produire les mêmes quantités (aux alentours de dix millions tonnes). On peut toujours se dire qu’au premier coup d’essai, le Sénégal voisin s’apprête à en produire 20 millions de tonnes. Mais il restera que la Mauritanie doit beaucoup à la SNIM et qu’elle en vit encore. 

Le poisson… entre les mauvais accords – avec les Chinois, dans une moindre mesure les Européens – et les mauvaises politiques, le secteur s’est perdu. Est perdu pour la Mauritanie. Quelques hommes d’affaires ont eu de quoi construire ou acheter des demeures ailleurs. Quelques fonctionnaires véreux ont amassé des fortunes colossales qu’ils ont ensuite dilapidées pour la plupart. Cela a coûté à l’Etat qui n’en a pas véritablement profité. Industrie de pêche ? non. Flotte mauritanienne véritablement conséquente ? non. Pourtant qu’est-ce qui n’a pas été dépensé durant les trois dernières décennies ! Ce n’est certainement pas les atermoiements et l’inconséquence actuels qui redresseront la barre. Au contraire, par irresponsabilité notoire, le secteur a été poussé à sombrer davantage. Assez pour que son sauvetage éventuel soit encore plus difficile, voire impossible. 

Le pétrole… le cuivre… l’or… on en entend parler. A peine on a commencé à exploiter ces richesses, de multiples scandales ont été révélés. De l’affaire Sterling à celle des avenants en passant par les conditions d’octroi des permis de recherche et d’exploitation. A chaque niveau, corruption et bradage des intérêts nationaux. Depuis dix ans. A telle enseigne que nous avons l’impression que les décideurs ont bouffé la richesse par anticipation. Ce n’est pas pour rien que le mauritanien moyen ne parle pas – ou très peu – de ces richesses comme atouts pour le futur. Quelque part, nous nous sommes convaincus que leur exploitation ne servira pas le pays. 

Il ne reste rien. Sous la transition, nos partenaires économiques et financiers, notamment le FMI – avaient aidé la Mauritanie à redresser la barre et à éviter la banqueroute de l’Etat. Ce fut le retour sur les faux chiffres, les engagements sur la transparence, l’adoption de politiques d’austérité dans le train de vie de l’Etat, les contrôles de gestion… cela a produit des résultats notoires. Mais il y a eu une conspiration nationale pour en dénier les effets positifs. C’était pour refuser au gouvernement de transition de prétendre à un résultat positif. Péché monumental et capital. 

Depuis la fin de la transition, le pays est en pente raide. Et s’il a survécu jusqu’au 6 août, c’est principalement grâce à l’image/ressource que lui procurait l’expérience «démocratique» qui lui avait donné le premier pouvoir régulièrement élu (Parlement, Président…). On est loin de là. Ni les politiques n’ont pu construire sur les acquis ou consolider la démocratie, ni les militaires n’ont pu s’empêcher d’exercer directement le pouvoir. 

Ni les uns ni les autres ne pensent aujourd’hui à l’avenir immédiat du pays. Tous sont braqués sur le pouvoir et sur les moyens de le détenir. Pendant ce temps, la Mauritanie s’isole lentement, s’enfonce inexorablement…




Ibrahima Moktar Sarr candidat à la présidentielle 2009

13042009

La pêche aux arabes est lancée

 « Ma victoire ne sera pas le fruit d’un vote identitaire car beaucoup d’arabes voteront pour moi ». S’est écrié Ibrahima Moktar Sarr,  candidat malheureux à la présidentielle de 2007 avec 07%. Devenu depuis cette date Président de l’AJD/MR, il a déclaré samedi après midi à la Nouvelle Maison des Jeunes sa candidature à l’élection présidentielle de 2009. Quid de l’avenir de son parti lui qui a été vu aux côtés du chef de file de l’opposition aux tous premiers débuts du coup d’Etat alors même que ce dernier est réfractaire désormais au calendrier du HCE ?  « Je ne suis pas un employé d’Ahmed Ould Daddah dans le cadre de l’institution de l’opposition », proteste celui dont en 2007 on avait soutenu qu’il avait bénéficié d’un élan identitaire de la part des communautés négro-africaines. Il ajoute que l’institution de l’opposition est constituée de partis qui reconnaissent le coup d’Etat. «Tant que je ne suis pas élu, je resterais membre de cette institution » et le cas échéant « Je souhaite être le chef de file de cette opposition à la place d’Ahmed Ould Daddah », a dit encore le président de l’AJD.MR qui se défend d’avoir bénéficié d’un vote communautaire : « En 2007, il  y avait 19 candidats. Parmi les électeurs négro-africains, il  y en a qui ont voté pour Saleh Ould Hannana, il y en a qui ont voté pour Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui m’a battu d’ailleurs au Gorgol, il  y en a qui ont voté pour Khouna Ould Haidalla, Messaoud Ould Bouklkheir, etc.Mais j’aimerai que l’on me dise quel arabe a voté pour Ibrahima Moktar Sarr » a-t-il martelé. « Cette fois-ci les arabes voteront pour moi car ils ont compris  mon engagement pour l’intérêt de
la Mauritanie. » Lance-t-il, convaincu visiblement que sa participation au scrutin prévu le 06/06/09 peut constituer un challenge « dangereux pour le Général », si celui-ci était effectivement candidat ; étant donné qu’à ses yeux  « rien ne s’oppose à aller aux élections contre le Général Ould Abdel Aziz et qu’il suffit seulement que ce dernier démissionne 45 jours avant le scrutin »…En outre, Sarr reconnait avoir vu pour la dernière fois le Général Ould Abdel Aziz, il y a un mois pour parler de la situation du pays et des  perspectives d’avenir.

A une question portant sur une enveloppe qu’il aurait reçue du HCE en contre partie de sa candidature ‘faire-valoir’, Sarr à  répondu : « je n’irai jamais à une élection pour la forme ».

Ajoutant que les autres (acteurs politiques réfutant la participation au scrutin, ndlr.) qui ne veulent pas s’engager, « verront leurs militants voter pour Ibrahilma Moktar Sarr », le président de l’AJD/MR a déclaré que « les 8% gagnés en 2007 sont l’œuvre de toute une équipe qui a travaillé pour sa candidature ». Une occasion de taire une rumeur selon laquelle, le dirigeant de l’AJD/MR aurait soutenu devant certains militants, aujourd’hui, entrés en dissidence de son parti, que le mérite de ses 8% revenait à sa seule et unique personne.

« Notre objectif est d’arriver au pouvoir, je crois que toutes les conditions sont là pour un scrutin libre« , a décidé Ibrahima Sarr qui dit avoir « les assurances » général Mohamed Ould Abdel Aziz, pour que l’élection « transparente et crédible ». Suffisant apparemment car selon lui l’AJD/MR a été « associée à la constitution de la CENI et elle approuve le choix de ses membres ». Pour l’instant le défi qui se dresse devant l’homme qui avait bénéficié, à en croire certains observateurs, d’un large vote des mauritaniens originaires de la vallée du fleuve, alors même qu’il avait été battu par Sidi Ould Cheikh Abdallahi dans le Gorgol en 2007, c’est la conquête de «l’électorat arabe». Pour ce faire, il a besoin de redorer son blason et relever le niveau de son discours…Ne serait ce que pour se mettre comme un certain Obama au dessus de la mêlée qui s’attarde sur les notions de race et de communautés…

Contre tout soupçon de compromission adossée à un éventuel financement de son parti par le Général, Sarr affirme par ailleurs avec un brin d’audace : « Si le Général nous donne les moyens de le battre, nous n’hésiterons pas. » Il a en plus rappelé que si l’argent auquel il est fait allusion peut représenter ce que l’Etat mauritanien lui doit en « tant que victime,  journaliste révoqué depuis 1986 et ancien prisonnier ayant subi les atrocités des geôles de Taya », il est preneur…Sous quelle que forme que ce soit. »

Kissima




Un exemple à méditer

13042009

L’image a été reprise par toutes les chaines satellitaires : celle du président bolivien Evo Morales dans un bureau de la présidence engageant une grève de la faim pour la promulgation d’une loi électorale contesté par son opposition. Au-delà des dimensions politiques locales que peut avoir cet événement, c’est bien une nouvelle approche d’exercice du pouvoir qui est en train de prendre forme, sous un régime socialiste qu’on accuse d’être antidémocrate.

On a l’habitude de voir l’opposition boycotter, contester, entamer une grève de la faim pour arracher des concessions mais nous n’avons pas l’habitude de voir un président, détenteur in extenso, du « monopole légitime de la violence » ‘s’accroupir ‘ de la sorte pour faire passer une loi à laquelle il tient. Et ce n’était pas le seul recours qui lui restait, il avait toutes les cartes en main mais il a préféré agir  tout en restant fidèle à sa réputation de syndicaliste.

En regardant le JT le jour où le président bolivien a entamé sa grève, la réélection en Algérie de Bouteflika pour un troisième mandat faisait la Une. J’ai ressenti un profond malaise quand j’ai entendu le score avec lequel il a raflé la mise : plus de 90 %. Je pensais à tort que l’époque des élections à la stalinienne était révolue. La bouffée d’oxygène est venue de Bolivie. J’étais réconforté quand j’ai entendu qu’Evo Morales est en grève de la faim pour le vote d’une loi.

A ce moment je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon pauvre pays. A ce pays dans lequel on débarque un président démocratiquement élu parce qu’il a décidé en toute âme et conscience de démettre de leurs fonctions quatre officiers de l’appareil sécuritaire qui l’empêchaient  d’exercer pleinement sa légitimité. A ce pays dans lequel les baïonnettes dictent la loi. A ce pays dans lequel on use des moyens de l’Etat pour faire campagne. A ce pays sur lequel plane l’ombre de l’avenir incertain et du désespoir. J’ai peur de ce moment où même les mots qui nous restent, n’aient plus d’effets.

Ducros




Tournoi scolaire Sidi Mohamed Abass, édition 2009 :

13042009

 

 Les trophées ! 

Vainqueur de la Compétition Lycée El Mina : Une enveloppe financière d’un montant de un million cinq cent mille ouguiya (1 500 000 um), 1 000 000 um reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des joueurs  et encadreurs et 500 000 um en matériel informatique pour l’établissement. 

Finaliste de la Compétition Lycée Aîoun : Une enveloppe financière d’un montant de huit cent mille ouguiya (800 000 um), 500 000 um reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des joueurs  et encadreurs et 300 000 um en matériel informatique pour l’établissement. 

3ème de la Compétition Lycée Zouératt : Une enveloppe financière d’un montant de 400 000 um (quatre cent mille ouguiya), 200 000 um reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des joueurs  et encadreurs et 200 000 um en matériel informatique pour l’établissement. 

4ème  de la Compétition Lycée Salah Dine : Une enveloppe financière d’un montant de 400 000 um (quatre cent mille ouguiya), 200 000 um reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des joueurs  et encadreurs et 200 000 um en matériel informatique pour l’établissement. 

Meilleur Buteur  Louly Louk Emak (Lycée El Mina – 18 buts) : Une enveloppe financière d’un montant de 100 000 UM 

Meilleur Joueur Med Abdellahi Med (Lycée des Nations) : Une enveloppe financière d’un montant de 100 000 UM 

Club des Meilleurs Supporters  Lycée Zouératt : Une enveloppe financière d’un montant de 200 000 UM                 

L’équipe la plus fair-play  Lycée Zouératt : Une enveloppe financière d’un montant de 200 000 UM   

Les 4 meilleurs arbitres: Mohamed Navea – Bâ Maleck – Ibrahima Kenemé – Djibril Guisset (200 000UM) 

Génie en Herbe : 

Le vainqueur de la Compétition Lycée Zem Zem : Une enveloppe financière d’un montant de Huit Cent Mille Ouguiya (800.000 Um), 300. 000 UM reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des 4 élèves  et de l’encadreur et 500 000 UM en matériel informatique pour l’Etablissement vainqueur. 

Le finaliste de la Compétition Lycée Tidjikja : Une enveloppe financière d’un montant de Six Cent Mille Ouguiya (600 000 UM), 200. 000 UM reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des 4 élèves et de l’encadreur et 400. 000 UM en matériel informatique pour l’établissement finaliste. 

Le 3ème  de la Compétition Lycée Kumballi : Une enveloppe financière d’un montant de Quatre Cent Mille Ouguiya (400. 000 UM), 200. 000 UM reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des 4 élèves et de l’encadreur et 200. 000 UM en matériel informatique pour l’Etablissement classé 3ème

Le 4ème  de la Compétition Lycée Rosso : Une enveloppe financière d’un montant de Quatre Cent Mille Ouguiya (400. 000 UM), 200. 000 UM reparti dans des comptes ouverts à la BMCI aux noms des 4 élèves et de l’encadreur et 200. 000 UM en matériel informatique pour l’Etablissement classé 3ème

Le Club des meilleurs supporters Lycée Aîoun : Une enveloppe financière d’un montant de 100. 000 UM 

Lycée le plus fair-play   Lycée Akjoujt : Une enveloppe financière d’un montant de 100. 000 UM 




Régions/ACTU

13042009

Hodh El Gharbi Colère des enseignants contractuels  

Pour combler le manque de personnel enseignant, l’état a eu recours, comme d’habitude, aux enseignants  contractuels. C’est ainsi que dans la wilaya du Hodh El Gharbi 27 instituteurs et une dizaine de professeurs ont été recrutés pour un  contrat de 9 mois allant de novembre à juillet 2009. Dans l’engagement était prévu pour chaque contractant  une somme forfaitaire de 45 000 ouguiyas juste après la signature du contrat ; équivalent à la une somme d’insertion. A la fin de chaque mois,  les contractants devaient percevoir régulièrement leurs salaires.

Depuis la signature du contrat, les enseignants grattent la craie sur le tableau et se nourrissent d’espoir de toucher leur rémunération du jour au lendemain. Jeudi passé, ils  ont affirmé que jusqu’à cette date ils n’ont même pas senti l’odeur de l’argent.

 »La situation est inquiétante du fait que les élections présidentielles sont proches, une fois si la campagne démarre on va nous dire que le responsable est parti en campagne », a confié un contractuel.  Un autre a affirmé :  »depuis la signature du contrat on s’acquitte de nos taches alors que l’état ne se soucie pas de nous ». Une autre contractuelle a ajouté  qu’elle a 28 heures par semaine et une minute de retard suffit à son  directeur pour lui crier dessus et alors qu’elle  ne sait même pas est-ce qu’elle percevra ou non ses sous  . Quant à SB il dit que c’est bizarre le président du HCE chante pour la justice et nous ne sommes pas victimes d’injustice. AB a conclu que notre situation est la grande farce que l’état a toujours fait  comment se fait-il qu’au départ que la paye était prévue au niveau régional et ils attendent à la dernière minute pour  nous demander d’ouvrir des comptes bancaires et tous ça c’est pour retarder le processus. Et maintenant les comptes sont entre leurs mains depuis plus d’un mois.

Parmi ces contractuels il y’a certains qui ont laissé leurs boulots pour se livrer au contrat. En tout leur situation est pitoyable. Comment se fait-il un chef de famille travaille d’arrache pieds pour arrondir ses difficiles fins de moi reste plusieurs mois sans percevoir son salaire alors qu’ils existe des enseignants fonctionnaires qui se vaquent alors préoccupations et à la fin de chaque fin du mois viennent à la banque pour retirer l’argent qui ne résulte pas de la sieur de leurs fronts ?   Il est à savoir que le manque du personnel enseignant n’est pas seulement lié au faible effectif mais aussi à la mauvaise gestion du personnel.

Adama Sy cp Hodh El Gharbi NOUADHIBOU FIERE DE SA RADIO

Le directeur général de Radio Mauritanie, M. Hama Ould Soueilim, était à Nouadhibou ce lundi 06 Avril 2009.L’objet de sa tournée : Voir le travail accompli par le directeur de la station FM, M. Adahi Ould Lakhtera et son équipe, discuter avec les employés et collaborateurs de la station, s’enquérir de leurs difficultés, évaluer le rôle de FM Nouadhibou et son impact.

Le directeur général de Radio Mauritanie s’est d’abord rendu au centre émetteur pour visiter les installations. Puis s’est rendu chez le wali de Dakhlet Nouadhibou .M Bocar Ould Nah n’à pas manqué de lui confier ses bonnes impressions sur la radio FM et les compétences de son directeur. Le wali a, en outre, loué le rôle non négligeable de la station pour le développement de la wilaya ainsi que sa mission dans la sensibilisation et les changements de mentalité.

Le maire de Nouadhibou, M. Vadel Ould Aboubekrine que le DG de Radio Mauritanie rencontré par la suite, a, lui, souligné le ‘partenariat stratégique , excellent et bénéfique entre la radio FM et la commune de Nouadhibou’.

Vers 13 heures dans les locaux neufs et bien entretenus de FM Nouadhibou, le DG a tenu une réunion avec les journalistes, techniciens, animateurs, collaborateurs de la station. M.Hama Ould Soueilim a loué les efforts consentis par le groupe pour faire jouer à la station sa mission de service public. Tous ont parlé en des termes élogieux du directeur de la station régionale, M Adahi Ould Lakhtera dont la compétence et le sacrifice pour la station n’est pas à démonter. Autre geste apprécié c’est la demande de M Ould Lakhtera pour qu’un membre de la famille du défunt collaborateur Houssein Ould Taleb Ethmane, qui s’était lui aussi donné à fond pour la station, puisse être recruté .Demande acceptée par le DG.

Après un exposé détaillé de la situation de la station régionale faite par son directeur , le DG de Radio Mauritanie a promis de recruter au plus vite le maximum  de collaborateurs .Pour cela un comité devrait voir le jour prochainement qui étudiera la question.

FM NOUADHIBOU : UNE RADIO, UN HOMME

Ses collaborateurs ne tarissent pas d’éloges sur Adahi Ould Lakhtera, directeur de la station FM Nouadhibou.

Quand il a pris fonction le 30 août 2004, Nouadhibou n’avait de radio que le nom. Adahi a relevé le défi et pour cela il a fallu aller au charbon. En effet la radio ne disposait pour équipements de production que de 2 PC dont le volume d’utilisation frôlait la saturation. Aujourd’hui la station en compte une dizaine.

La radio ne disposait pas de moyen de transport. Ce qui lui  empêchait de réaliser le minimum de reportage et de recueils d’éléments sonores. C’est chose réglée avec l’acquisition d’un bus, fruit d’un partenariat judicieux avec l’UNICEF. Finies les rediffusions qui entamaient jadis sa crédibilité.

Finies aussi les coupures intempestives d’électricité. La station n’est plus raccordée à un secteur secondaire.

Le déficit de taille que la station a relevée c’est le déficit en ressources humaines. Cet obstacle de taille est derrière nous. De 09 personnes à sa prise de fonction, l’effectif dépasse aujourd’hui la quarantaine. Personnel venu à la radio par vocation. Ce personnel a pu profiter des compétences de son directeur régional .Au point que Radio Mauritanie s’est reposée entièrement sur lui pour la couverture de la visite du président.

Ce dont les habitants de la capitale économique sont le plus sans doute fiers, c’est sans doute la construction/rénovation des locaux de la station. Le bâtiment a été réhabilité et équipé en unités informatiques, matérielles de diffusion, bureaux avec tables et chaises.

Aujourd’hui FM Nouadhibou, 98.0 qui diffuse presque 15 heures par jour est très  écoutée et ses programmes appréciés. Le personnel a tout de même demandé au DG de Radio Mauritanie d’autoriser à nouveau les lignes téléphoniques. En effet depuis le 06 août 2008 les animateurs ne peuvent plus communiquer en direct avec les auditeurs.

Autre fait qui mérite une attention particulière c’est la place donnée aux langues nationales Pulaar, Soninke et wolof. C’est Ould Lakhtera qui a ‘osé’ donner des plages horaires à ces langues. Ce que les membres de ces communautés respectives n’ont pas manqué de lui en remercier.

Les émissions de sensibilisation sur les maladies comme le SIDA, la sensibilisation sur l’immigration clandestine, la prévention routière rencontre de grands succès.

De nombreux défis restent à vaincre a dit  modestement le directeur de la station. Parmi ceux -ci on peut citer l’absence d’un budget pour le bon fonctionnement de la station, l’absence d’un groupe électrogène pour pallier à d’éventuelles pannes de courant. La non formation du personnel est aussi un handicap.

Athié Youssouf

CP.NOUADHIBOU




En attendant le scrutin, le Général, seul à la conquête de l’Est, du Sud, du Centre et du Nord…

13042009

  

« Nous voulons une Mauritanie nouvelle…. » 

Le Général Mohamed O/ Abdel Aziz a visité  les 03-04 et 05 avril 2009  les deux Hodhs. Il a inauguré  un  projet hydraulique gigantesque à  Leeg dans la commune d’Achemine à 120 km de Néma capitale de Hodh El Chargui et posé la première pierre d’un autre projet d’approvisionnement en eau potable de 23 villages du pays dont 8 de la Wilaya de Hodh El Gharbi. Le 10 avril, il était au Guidimakha. On est à quelques jours de sa très certain démission de l’armée…Entre-temps, il prend le pouls des populations dont il a sans doute besoin du soutien dans la perspective de la présidentielle…D’est en Ouest, du Sud au Nord, Dans le Fouta ou dans les Hodhs ou encore à Nouadhibou, en parade ou en campagne, le Général a lancé sa conquête… 

Dans ses projets, la lutte contre la gabegie, la corruption, le détournement des biens publics, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz veut édifier une nouvelle Mauritanie. 

 A Aioun, vendredi 03 avril 2009, l’accueil a été très  chaleureux.  Jamais un Chef d’Etat mauritanien n’a été si accueilli par les populations de Hodh El Gharbi.

L’avion présidentiel a atterrit précisément à 16h52 minutes sur le tarmac de l’aéroport de la ville. Une foule immense en chants et danses attendait le Général ‘sauveur’.

Très en forme, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz foule ainsi le sol de celui qui voulait renverser le Président Maaouya O/ Sid’Ahmed Taya en 2003 lorsqu’il était  le chef de la Garde présidentielle autrement dit le BASEP. C’est lui d’ailleurs qui avait mis à l’échec cette tentative de Coup d’Etat de Saleh O/ Hannana. Aujourd’hui, Chef de l’Etat et probable candidat à sa propre succession, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz  est venu s’enquérir des problèmes et préoccupations  de la population.   

Une marée humaine impressionnante. De Tintane à Kobonni et ailleurs les gens sont venus en masse pour accueillir le Président du Haut Conseil d’Etat.

Préparatifs avant l’arrivée du Général

Ce  jour du vendredi matin 03 avril 2009, le climat  était acceptable. Dans la ville d’Aioun,  les photos du Général Mohamed O/ Abdel Aziz sont scotchées partout  sur les murs.

Un Général omniprésent. Et les éléments du Bataillon de la Sécurité Présidentielle (BASEP) circulaient deux à deux au marché de la ville.

A 10 heures du matin les rues menant à la  tribune officielle sont fermées par les éléments du  BASEP. En ce moment même les badgés n’ont pas droit  à l’accès. « Il faut attendre » nous disent-ils. Absents au Gorgol et au Brakna, les éléments du BASEP sont supers armés. Ils sont sur les toits et les murs.

Les délégations des villages, elles, continuent d’arriver en cris de joie : « Général, Général, Général».

Les  Colonel O/ Moguett et  Misqarou O/ Sidi membres du HCE sont présents. Leurs places ont été réservées à la tribune officielle.

La Wilaya regorge  beaucoup de cadres de ce pays.

De Hacene O/ Amar Jawda, ministre de la Fonction Publique, Slama Mint Cheikna, des Affaires sociales, Messouda Mint Baham du Developpement Rural, en passant par  Sidi O/ Ahmed Deya inspecteur général d’Etat, Nebghouha  Mint Telamid directrice de la PROCAPEC etc. Hodh El Chargui n’a pas droit à l’erreur.

Sur les banderoles  on pouvait lire : «  Oui pour la Résolution de tous les dossiers pour l’Unité et l’Entente Nationale », « Les anciens combattants  et les populations  d’arrondissement  de Ain Farba soutiennent le  Président du Haut Conseil d’Etat le Général Mohamed O/ Abdel Aziz pour la Résolution de tous les problèmes mauritaniens et le Renforcement de l’Unité Nationale », « Nous sommes avec vous, vous êtes notre candidat pour la bonne marche du pays » souligne une autre banderole en Arabe etc.

Les  partis  PRDR, HATTEM, UCD, ont  montrés  leur soutien au HCE. Sur une  banderole par  exemple du PRDR, on peut lire : « 6 août 2008= chance pour la Mauritanie »,

.

Le Général accuse…

Arrivé à la tribune officielle, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz  aurait ordonné  aux éléments du BASEP  et ceux de la Police de se retirer et de laisser la foule s’approcher de lui. Un geste hautement apprécié par les populations qui n’auraient pas désormais peur de leur Chef d’Etat.

 Le Général Mohamed O/ Abdel Aziz, ensuite, martèle: « La Mauritanie doit dépasser la situation actuelle, grâce à la volonté des Mauritaniens, à leur capacité  de mobilisation à empêcher le retour au Pouvoir des prévaricateurs. Parmi les éléments du groupe des opposants du HCE, des gens qui ont divisé le peuple, répandu la haine parmi ses composantes et légué un Passif Humanitaire qui a pesé lourd sur l’Unité National »

Le Général ‘des Pauvres’ déclare ensuite  que ceux qui se sont succédé au pouvoir  du pays l’ont détruit. Selon lui le HCE est donc venu pour sauver le pays. La foule applaudit. Un militant à genoux  face au Chef de l’Etat, réplique : « celui qui veut sauver le pays  ne peut pas détruire. On est avec vous, mon Général».

Le général s’arrête un peu et  le regarde avant de dire que l’un des walis qui a servi la Wilaya a vendu les places publiques de la ville d’Aioun programmant ainsi la mort en douceur du service public. Là les populations sont excitées : « vive le général, on est avec vous, ‘Aali Moulênaa. Tous ces gens sont des traîtres ». Celui qui crie énergiquement comme ça devant le général est un ancien maire de la ville d’Aioun. Un homme nous dit-on respecter par tous.

Les mots directs du général par rapport à la  mauvaise gestion des ressources du pays accrochent les citoyens. Des citoyens qui voient en lui comme un ‘sauveur’.

Le Général Mohamed O/ Abdel Aziz a dit également que l’Etat dépense plus de 3 milliards d’Ouguiya par an pour couvrir les frais liés aux évacuations sanitaires. Selon lui ces trois milliards ne profitent  pas à ceux qui ont droit mais plutôt à des personnes trillées sur la base de népotisme et d clientélisme.

Parlant en Hassiniya, le Président du HCE dit : « Dans les années 70, la Mauritanie exportait les viandes rouges, actuellement elle n’en exporte même pas 1 kg».

 Cela découle, selon lui, de la mauvaise gestion des ressources de notre pays. « Ceux  qui étaient là ont mis à genoux tous les projets de l’Etat.  Cela n’a pas  épargné votre  région Hodh El Gharbi.

Le groupe qui a  entraîné le peuple musulman mauritanien, sollicite encore l’étranger pour nous imposer des sanctions », dit le Général (tonnerre d’applaudissements). Selon lui , il appartient maintenant au peuple de s’unir autour des objectifs du Changement, de bien choisir celui qu’il confiera  la gestion du pays et de se préparer pour lui demander des comptes s’il aurait à commettre des erreurs.

Pendant  49 ans d’indépendance, selon lui, la Mauritanie n’a connu que de la carence. L’accaparement du Pouvoir par certains pourris qui ont détruit le système éducatif, encouragé la corruption. Le Général estime que cela est maintenant terminé !

Il faut dire que le Général a répondu aux doléances du maire. Selon lui, tous les problèmes de la Wilaya seront réglés.

« La corruption ‘owve’  » 

A Néma,  le ton est toujours le même. Arrivé à 12h58 dans une chaleur épuisante, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz  dit : «  l’Etat a tout pour nourrir  la population ».

Et que la corruption ‘owve’ » (fini en Hassaniya).

« Qu’ils soient Walis, Ministres, celui qui vole, la porte de la prison est ouverte pour lui », a-t-il dit en substance.

A propos des prix des denrées de consommation, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz dit : « Dés que les prix de consommation baissent à l’extérieur, nous le feront ici ».

 Très ferme, le Général se montre déterminé à aller jusqu’au bout de ses idéaux.

« Nous avons le pétrole, la pêche, l’Or, qui ont été  très mal gérés, mais vous ne savez pas », a ajouté le Général.

« Vous avez entendu certainement des événements à Nouakchott des gens qui parlent de la Démocratie, mais il y a parmi eux qui ont volé le droit du peule », déclare le Chef de l’Etat. Pour le Général Mohamed O/ Abdel Aziz, le temps des mensonges est révolu. ‘Avant n’importe qui venait  dire voter pour moi pour voler’  maintenant tout cela est du passé.

Selon lui, un préfet qui fait du favoritisme ou n’importe qui doit être dénoncé par le peuple puisque sans les citoyens l’administration n’existerait pas.

Le Président du Haut Conseil d’Etat, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz a dit qu’un ambassadeur est venu lui dire que les gens qui se disent défenseurs de la Démocratie, veulent un embargo contre la Mauritanie. Alors qu’il  veut, lui, une nouvelle Mauritanie où tout le monde se retrouve.

Des projets inaugurés… 

En marge de cette visite de contact  avec les populations, le Général Mohamed O/ Abdel Aziz a inaugurés plusieurs projets d’une grande importance. Il s’agit notamment du projet hydraulique de la localité de Leetig. Le coût des travaux de ce projet  d’alimentation en eau potable à partir de la nappe de Dhar, s’élève à 24 milliards d’Ouguiya. Sur cette enveloppe  la première tanche est estimée à 1 milliard 200 millions supporté par l’Etat mauritanien grâce à l’appui du Fon Arabe de Développement Economique et Social (FADES).

Un autre projet  d’approvisionnement d’eau de 23 villages du pays dont 8 de la Wilaya de Hodh Gharbi, a été également lancé dans la localité d’Agjert à quelques kilomètres de la ville d’Aioun. Plusieurs autres projets importants ont été lancé par le Général Mohamed O/ Abdel Aziz.

Sy Mamadou                              

Au Guidimakha

Jj-10, l’Administration régionale a changéde main : 

A dix jours de la visite du président du HCE au Guidimagha, un conflit de compétences et de prérogatives dit-on opposait le Wali  et le Hakem de
la Moughata de Selibabi.

Le fonctionnement de l’administration se paralyse ; la novelle défraie la scène politique locale.

Le Ministère de l’Intérieur dépêche une mission d’enquête .Résultat :l’administration régionale change de main : Abdallahi ould Mohamed Mahmoud précédemment Wali du Guidimagha,  est propulsé conseiller technique chargé des collectivités locales et cède
la Wilaya à l’ancien Wali de l’Assaba, Isselmou ould Abderahmane ould Meinouhi


La Moughata de Selibabi revient quant à elle, à la charge de Mohamed Salem ould Mohamed et Moctar Mbarek ould Ahmed Cheikh, l’ancien Hakem de Selibabi brigue le poste du Wali mouçaid chargé des affaires administratives au Gorgol .

 Les préparatifs de la visite.

Héritier donc d’une Wilaya à l’administration régionale partiellement grippée mais dont les populations sont suffisamment sensibilisées sur les nouvelles orientations politiques et socio-économiques du mouvement rectificatif, de par les visites répétées au Guidimagha, du colonel Hanana ould Sidi, membre du HCE, « le terrain » de Isselmou ould Meinouh est bien déblayé.

En prenant le train en marche, le Wali, épaulé par Mohamed Salem ould Mohamed, Hakem central de
la Moughata de Selibabi, organisent à un jour de l’arrivée du Président du HCE au Guidimagha, une grande rencontre où cours de laquelle, le nouveau patron de la wilaya fait une entrée prestigieuse dans une maison des jeunes qui affiche le plein, et revigore ainsi un public totalement en phase avec la politique pragmatique  du Général.

Au cours de la journée des réunions de contacts et de sensibilisations se sont multipliées touchant toutes les franges de la société : les maires des 18 communes (exception faite, maire UFP de la commune d’Ajar), les imams des mosquées, les organisations féminines et la jeunesse ont répondu favorablement à l’appel du Wali. 

L’Accueil du Président du HCE

C’est aux environs de 17 heures, vendredi 10avril 2009, que le cortège présidentiel, à bord d’un avion, atterrit à l’aéroport de Selibabi.

A la passerelle, le Président du HCE,chef de l’Etat ,le général  Mohamed Ould Abdel Aziz,fut reçu par le wali du Guidimagha, Isselmou ould Meinouh et le commandant de la 4ème région militaire ,le colonel Mohamed Ould Moine.

Les honneurs et l’hymne national ne se font pas attendre.

A l’accueil, tous les segments de l’administration locale, les chefs de services déconcentrés de l’Etat, les élus locaux, les notables, la société civile, les cadres, les représentants des coopératives féminines…

Le Général sillonne la file compacte et procède aux salutations d’usage.

De l’aéroport à la place publique de l’hôtel de ville, une véritable marée humaine en délire se bousculait. Des cris de joie, des chants, des danses folkloriques et des ovations en faveur du mouvement de rectification se rivalisaient d’ardeur.

C’est dans cette ambiance festive que Khadijetou Yero Diallo, maire adjointe de la commune centrale de Selibabi sous les couleurs du Hatem, prononce un discours très laudatif dont certains des propos sont : « Le Guidimagha, ici rassemblé, me charge d’un agréable et honorable message, celui de vous dire, Monsieur le Président, qu’il est résolument à vos cotés, que vous êtes son unique candidat aux prochaines élections présidentielles et que vous pouvez compter entièrement et totalement sur lui ».

Le Chef de l’Etat a remercié les populations de Guidimagha qui sont venues massivement l’accueillir, témoignage éloquent, selon lui, d’une volonté affichée d’adhésion sans faille  aux idéaux de paix, d’unité, de justice d’égalité et de progrès enclenchés depuis le mouvement du 6 août dernier.

Le Général salue dans son discours, les efforts titanesques fournis par les ressortissants mauritaniens à l’Etranger allant dans le cadre de la construction du pays et cela en parfaite harmonie avec la philosophie politique tracée par le HCE.

En substance, le Président du HCE clame haut et fort pour une Mauritanie nouvelle dont la toile de fond est soutenue par l’unité du peuple , l’égalité et la transparence dans la gestion des deniers publics :des principes sacro-saints du mouvement de la rectification.

Ces principes fondamentaux dira, le General étaient bafoués, saccagés et pillés avant le 6 août par une minorité brandissant le sceptre d’un simulacre démocratie.

Une démocratie de façade instaurée au grand dam des citoyens et qui privilégie le culte de personnalité à travers les honneurs de la télévision : Le Président dira à l’auditoire que l’ère de  la gabegie, de la division du peuple est à jamais révolue. Ne disparaissent que ceux qui ne s’adaptent pas à l’unité, à la concorde nationale, à la paix et la transparence dans la gestion.

L’accueil du Président du HCE au Guidimagha a vu la participation effectivement massive de toutes les couches confondues : ils étaient tous là, les Soninkés ; les Peuls, les Maures.

Les gros bonnets de la sphère politiques étaient au rendez vous et la mobilisation était au paroxysme : l’incontournable leader politique Kane Yahya, détenteur d’une base solide a fait montre, comme d’habitude, d’une vivacité politique de rassemblement sans faille en faveur du HCE.

Le retour en force de Diabira Bakary, ancien ministre de la justice de l’ère de Ould Taya, nommé récemment conseiller à la présidence du HCE, chargé des affaires culturelles et sociales n’a  pas surpris, d’autant plus que l’électorat du Soninké de Diaguili, était entre les mains son épouse Coumba Diabira dite Diara, maire de la commune de Gouraye.

Originaire et dépositaire d’une base intacte d’Agoinitt, dans la commune d’Ajar avec un maire de l’UFP, Mohamed Korera, secrétaire général du conseil économique et social draine toutes les populations de la commune d’Ajar au détriment de l’UFP en défection permanente.

Les populations de ould Yengé ont toujours répondu présentes aux appels du HCE : refermant 7 communes dont tous les maires étaient au Grand rendez-vous, la moughataa de Ould Yengé brille par la forte mobilisation. Mobilisation au cours de laquelle Sidi Mahmoud ould Oumar, député  de
la Moughataa  a pesé lourd dans la balance.

Ils étaient tous investis pour l’accueil du Président du HCE, Camara Ali Gueldio, député, Amedine Camara, sectaire général au Ministère et de l’industrie,Djimera ancien directeur de l’OMRG..

Ba Ousmane, le SG du gouvernement, originaire de
la Wilaya, a  bénéficié du »  témoignage d’un notable de la ville qui a déclaré que « les défections et les ralliements massifs en faveur des idéaux du HCE enregistrés récemment chez les jeunes, les femmes et les représentants des partis politiques (RFD en décomposition et UFP en ralliement) son  le fruit de son travail »  

Mbaye Demba Yero     Guidimagha  

   

 

  

Tel  6775234                              mail mbayedemba2001@yahoo.fr

NOUADHIBOU  SATISFACTIONS MAIS… 

Les autorités et cadres de la wilaya peuvent pousser un vrai ouf de soulagement. Le plus grand défi résidait dans la capacité à mobiliser. L’on craignait une faible affluence, Nouadhibou ayant la réputation de ville acquise à l’opposition, APP en particulier. Les populations sont venues nombreuses et dans un ordre impeccable. 

Coup de chapeau au wali qui, dés l’annonce de la visite du chef de l’état, avait tenu ce discours aux populations:’ C’est notre hôte à tous, un hôte de marque à qui nous devons réserver tous les honneurs. Si ça réussit c’est nous tous, le cas contraire c’est nous.’ Pour cela il s’est appuyé sur de solides réseaux de la société civile qui n’ont ménagé aucun effort. 

Ensuite la réussite de cette visite est à mettre sur le compte d’initiatives qui ont sienne cette affaire. Des cadres de la wilaya tels que le directeur de l’ENEMP , Babana Ould Yahya , celui des transports Gaouad , celui de la SOMAGAZ , Nouah Ould Mokhtar , la directrice de l’hôpital régional ne se sont pas ménagés. 

Des hommes d’affaires tels que Abbass Boughourball , Maurice Benza , Ahmed Ould Hajj ont été très remarqués. Il se dit qu’ils ont contibué à la réussite de la visite. Tous tirent le chapeau au hakem, M Ball qui se démenait comme un beau diable. 

La station régional a fait vivre l’événement en direct et dans toutes les langues du pays et en français avec une qualité exceptionnelle. Cette visite a permis aux autorités, aux renseignements de distribuer bons et mauvais points. Le prochain directoire régional de campagne de Ould Abdel Aziz s’est dessiné visiblement vues les prestations. 

Par contre, des cadres ont dit trembler quand le chef de l’état a parlé de corrompus et roumouz. Ils étaient nombreux dans la tribune ceux qui ont puisé dans la caisse sans jamais s’être inquiétés. A l’heure des comptes, Nouadhibou pourrait être satisfaite de cette visite. En attendant que les promesses se traduisent en actes. On jugera de la sincérité du général si sous peu, des têtes tombaient, si des gestionnaires indélicats répondaient de leurs forfaits. 

Athié Youssouf 

LE CHEF DE L’ETAT :’ NOUS SOMMES PRËTS A CONSTRUIRE DES PRISONS  POUR LES GABEGISTES’

Le chef de l’état a tenu un discours improvisé oû on retiendra particulièrement les mots très durs qu’il a adressé aux gabégistes et autres roumouz .C’était ce dimanche matin à Nouadhibou devant une grande assistance où les couleurs de l’UDP noyaient les autres.

La foule était tout acquise au général qui scandait son nom et qui applaudissait à chacune de ses phrases. Ould Abdel Aziz reprenait de plus belle chaque fois que la foule hurlait un problème pour dire que finalement avec ‘seulement 3 millions d’habitants et nos richesses énormes il n’y a pas de raison que le peuple souffre’. Et d’énumérer les retards dans plusieurs domaines : L’éducation oû les enseignants ont plusieurs métiers, la santé qui a été sabotée car ‘les fils des détourneurs des deniers publics se soignent et étudient à l’étranger sur le dos du peuple’.Le président du HCE dira que les gabégistes ont brûlé des milliards en achat de voitures de luxe alors que plusieurs centres urbains n’ont pas une seule ambulance. ‘Tout cela est bien fini. Notre seule raison d’être est la lutte contre la gabegie, les détournements des deniers publics. Notre seule campagne est dans ce sens’.Le président a dit que désormais c’est l’ère de la justice, de l’égalité et de l’équité.

Sur les doléances du maire en terme d’eau potable, de santé, d’éducation  et d’énergie le président dira que quelques millions suffiront alors que le peuple est abandonné à lui-même.’C'est une honte que ce genre de problèmes se pose à nous aujourd’hui.’Il dira que c’est la faute à la mauvaise gestion. Il ne sera pas tendre non plus avec le régime d’avant 06 août 2008.Sans le nommer, Ould Abdel Aziz affirmera que ce fut ’15 mois de descente aux enfers sur tous les plans. On a connu un grand pas en arrière au cours de ce régime élu pourtant par 52% des mauritaniens.’

Autre moment fort du discours c’est la passe sur ‘ceux qui refusent d’aller aux élections parce qu’ils ont peur d’affronter les suffrage populaire’.

Pas tendre non plus sur ‘ceux qui, n’ont satisfaits d’avoir ruiné le pays , cherchent à ,lui imposer des sanctions.’

Le général dira qu’il n’y a pas de sanctions qui vaillent et que de toutes façons ‘ depuis 06 mois nous n’avons reçu aucun sous de l’étranger mais qu’on se porte mieux.’

Sue le secteur des pêches Ould Abdel Aziz a dit que des ‘milliards seront investis mais qu’aucun détourneur n’en verra l’odeur. Des garde-fous seront mis en place

pour surveiller leur utilisation.’

Quand le président parlera de prisons prêtes à recevoir ces roumouz, une standing ovation viendra ponctuer ses propos.

Chaque mauritanien a droit à une terre, à l’eau, l’éducation , la santé , ‘ces droits fondamentaux.’

Le chef de l’état s’est dit prêt à instaurer une justice qui ne ferait tort à personne. Il dira que les libertés, même  ‘celle de filmer et d’enregistrer les gens à leur insu’ existe. Pourtant dira t-il ‘nous pouvons mettre fion aux activités de ceux qui ne pensent qu’à leurs intérêts mesquins au détriment de la majorité.

Le discours de Nouadhibou accordera une grande place à la jeunesse ‘avenir et fondement du pays.’ Le général dira que le travail ne manque pas dans le pays mais que la jeunesse doit d’abord relever le défi de la formation.

Il donnera la parole aux ministres de  la santé, des pêches, du commerce, des mines, de l’hydraulique, du développement rural, du commissaire aux droits de l’homme et du commissaire à la sécurité alimentaire. Chacun viendra à la barre pour défendre ses réalisations dans la région. Ils étaient interrompus par une foule qui, visiblement, n’a pas encore vu ces réalisations. Foule dont certains criaient du pain, de la justice, de la terre.

Après une courte pause le général reprendra par une visite au port autonome de Noudhibou pour l’inauguration de l’extension puis au centre hospitalier régional ou il s’est enquis des conditions de travail et des difficultés rencontrés. Il ne manquera pas de louer les mérites de la directrice générale Dr Zeinabou Mint M’haidy pour ‘son dynamisme’.

Après le déjeuner deà 16 heures , le président animera une conférence de presse où les propos du discours à la tribune officielle occuperont une grande place.

Pour rappel le général Ould Abdel Aziz est arrivé ce dimanche   à Nouadhibou, à 11 heurs à bord d’un avion militaire en provenance d’Atar. Il fera le trajet aéroport -tribune à pied, serrant des mains , faisant un gigantesque bain de foule. Soit 03 Km. La population était massée le long de l’axe criant son nom. Partout des banderoles louant ses réalisations dont la baisse des prix, la lutte contre la gabegie , le règlement du passif humanitaire , la rupture des relations avec Israël. Des banderoles de partis politiques, de syndicats, de sociétés de la place, de particuliers, d’organisations des handicapés, de la société civile…

Athié Youssouf

Cp. Nouadhibou




Les pressions pèsent sur les conseillers municipaux à la veille de la candidature d’Ould Abdel Aziz

13042009

Avec le compte à rebours de la mascarade des élections du 06 juin, unilatéralement fixées par le chef de la junte putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz, les conseillers municipaux, entre autres ceux de Rosso, subissent de plus en plus d’harcèlement et de pression de toute sorte à cause du refus de beaucoup d’entre eux de prendre part à l’agrément des candidatures des participants à cette farce.

Mohamed Ould Abdel Aziz et ses soutiens n’en sont décidément pas au bout de leurs peines. En effet, après leur cinglant échec à convaincre tant l’opinion nationale et internationale et après leur tentative désespérée visant à obliger les employés d’Etat à s’inscrire sur les listes électorales, voilà que la junte essuie un nouveau revers sérieux et riche d’enseignements. Ceci est la preuve que les mauritaniens rejettent massivement et totalement le putsch du 06 Août et, particulièrement cette parodie organisée pour maintenir illégalement le général limogé au pouvoir.

Il est maintenant sûr que si Mohamed Ould Abdel Aziz paraît déterminé à défier la volonté du peuple mauritanien, les populations sont, à leur tour, jusqu’au bout, engagées dans le combat pour faire échouer le coup d’Etat du 06 Août 2008 par tous les moyens dont elles disposent afin de restaurer la légalité constitutionnelle incarnée par son Excellence Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.   




Faits divers de La Tribune

13042009

 Bavure policière 

La Famille pardonne mais souhaite la contrepartie 

Sid’Ahmed O. Taleb Issa qui a perdu la vie à cause d’une bavure policière dimanche 5 avril, est un ressortissant de la localité de Nsaveni relevant de la moughataa de Tintane dans le Hodh Echargui. Il est père deux petites filles.

Selon une source proche de Sid’Amed, une importante délégation composée du Ministre de l’intérieur et de la décentralisation, du Procureur de
la République, du Directeur de la sûreté nationale, du Commissaire de Police d’Arafat 1 et du Hakem de la dite Moughataa se sont rendus chez sa famille le lendemain, lundi 06 Avril pour présenter leurs condoléances à la famille du défunt puis  ils se sont montrés très touchés  et enfin  ils ont écouté  sa famille et  ses proches parents  sur ce qui vient de se produire. Selon la même source son  frère aîné  Sidi O.Taleb Issa est absent, il est en Arabie Saoudite depuis plus d’une année. A propos de son séjour dans la capitale Saoudienne, la famille du défunt  a demandé aux autorités de leur faire de façon à ce qu’il regagne le pays.

Après  avoir reçu plusieurs plaintes, la section de la police judiciaire du commissariat de police d’Arafat 1 a mené des enquêtes et a fini par localiser le groupe de  trois multirécidivistes qui mené des opérations de vols à main armée et de cambriolage, dans une maison non loin de l’épicerie qui se trouve quelques mètres du poteau 15 à Arafat.

Ayant fait une descente musclée dans la maison le dimanche 5 Avril à 20 heures trente, les éléments de
la PJ ont pu mettre la main sur deux d’entre eux, à savoir Ibrahima Hamath et Ali Ould Nema.

Au cours de la chasse poursuite au troisième, l’Agent de police M. Ould A,  a tiré deux balles dont la première a frôlé la devanture de la maison de  Sidi O. Taleb Issa  et la deuxième est tombée dans la tête de Sid’Ahmed O.Taleb Issa qui sortait de la maison de son grand frère pour montrer dans sa voiture à fin de rendre chez des amis à Bouhdida  avec qui il devait dîner. N’oubliez pas que cinq minutes avant le drame Sid’Ahmed avait parlé à son épouse et ses filles au téléphone depuis Nsavenni.

Selon une source policière, Sid’Ahmed est mort sur le champ parce que la balle l’a touché de près.

Acheminé au CHN, il a subi une radiographie de la tête. Selon une source médicale bien informée, il ne pouvait pas survivre parce que le contenu de la balle s’est éparpillé dans le cerveau.

Le Procureur de
la République et une importante délégation se sont rendus à l’hôpital pour s’enquérir de la situation du défunt.

A l’hôpital,  le Procureur a pris le cliché et la  longuement observé et c’était en présence de nombreux parents et proches du défunt. Après consultations et analyses, il a été enterré dans la même nuit. Selon une source policière, le policier est toujours en garde à vue au C.P d’Arafat 1 en attendant que le dossier soit clos.

Mort d’un prisonnier salafiste ! 

Décédé le mercredi 8 Avril 2009 dans la prison centrale de Nouakchott puis amené à la morgue de l’hôpital National, Cheikhani O. Sidina,  avait été arrêté puis détenu suite aux multiples opérations des salafistes dans le pays.

Selon des sources  judiciaires, il était malade depuis quelques mois en plus il avait déclenché une grève de faim.

Selon une source proche du défunt, sa dépouille a été remise à son père le jeudi 9 pour les besoins de sépulture  24 heures après  sa mort.

Toujours selon la même source, les autorités judiciaires ont informé son père que la remise de la dépouille de son fils se fera après signature d’une déclaration d’abstention de toute déclaration et poursuite judiciaire en ce qui concerne le décès de son fils.

Selon la même source, aucune information  relative à cette affaire sur l’accord entre la famille et les autorités judiciaires n’a été évoquée.

Sachez que Chiekhani O.Sidina est le frère de Sidi O.Sidina qui semble être le principal acteur

de l’attentat sanglant  aux environs d’Aleg en décembre 2007 et  qui a coûté la vie à quatre touristes français.

 Un gardien de parti politique  envoyé en prison ! 

Yacoub O. M…, le gardien permanent du siège du Parti Tawassoul qui se trouve à Arafat, a été arrêté suite au vol d’une Mercedes 190.

Cette voiture était confiée à Y.O.M, depuis quelques mois et elle se trouvait  juste à coté du siège du parti. Après sa disparition  son propriétaire est venu  s’informer  auprès du gardien  de se qui est arrivé à sa voiture et ce dernier qui ne lui pas dit ce qu’il pourrait  comprendre.

Et il  a fini par porté plainte et le gardien  a été arrêté puis  entendu par
la PJ d’Arafat 1 avant d’être déféré le jeudi.

Un destructeur d’abonnement emprisonné. 

Isselmou O.M… est un spécialiste en matière de vol d’unités de crédit téléphoniques.

Selon des sources policières concordantes, Isselmou a des bonnes relations avec certains opérateurs de
la Mauritel .Il se rendait chez les ambulants qui transfèrent le crédit et surtout chez ceux  qui ont souvent d’importantes sommes dans leurs téléphones. Et il demande qu’on lui transfère une somme minime (200 à500) afin que le numéro du fournisseur soit affiché dans son téléphone portable. Juste après l’opération, il se rend à
la Mauritel et file les numéros à ses collaborateurs et ces derniers finissent par griller  les abonnements et lui transfère le crédit qui s’y trouve. Sa dernière victime est Kakka Mint …,  une femme d’affaires qu’il connaît très bien du fait qu’elle est  sa voisine  à qui il a chipé 400.000um de crédit. Il était venu l’a demandé de lui donner deux cents ouguiya de crédit pour téléphoné à un ami.

Isselmou  est arrêté par les limiers du commissariat  de police d’Arafat 1. Entendu puis déféré dans la semaine passée.

Démantèlement d’un réseau de trafiquants et consommateurs de drogue. 

Selon des sources bien informées, les services de sécurité ont arrêté  un gang de dix jeunes dont deux filles âgées de vingt ans dans la ville de Zouératt au courant de la  semaine passée.

Parmi eux  cinq multirécidivistes très connus par les services de
la P.J du Commissariat de police de Zouératt et de la justice.

Ce groupe s’adonnait à la consommation et au  trafique de drogue et de chanvre indien.

Les policiers qui avaient  fait  une descente musclée dans une maison occupée par les larcins  dans le quartier «  Bakar Massala », ont saisi une importante quantité de stupéfiants.

Toujours selon les mêmes sources, le groupe s’adonnait à la prostitution.

Déférés devant le parquet, ils ont subi un interrogatoire par le procureur de
la République.

Remis aux services de sécurité pour complément d’enquête.







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