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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

6042009

 

 Quel partenaire  potentiel pour la Mauritanie ? 

Un financement de l’Union européenne  déjà acquis  en période post coup d’Etat   orienté vers une  ong  mauritanienne active, qui opère dans le domaine environnemental, est  en phase d’arrêt, d’où l’ambigüité quant à l’application des accords de Cotonou. L’Union européenne  risque de bloquer des projets ayant comme cible les populations à travers des ONGs, des associations etc.  D’autres subventions  ex ante 6 août 2008  promises  par des pays européens ont été aussi arrêtées. Pour l’UE tout  ce qui n’est pas humanitaire doit être suspendu. Ce qui sous-entend qu’un financement  destiné à  former les malentendants, des pauvres  des… n’est  point considéré comme humanitaire. Il faut que des citoyens soient touchés par une épidémie, une famine horrible pour qu’il y ait une intervention ‘humaniste’ de la part des pays du vieux  continent, disons en paraphrasant Nietzsche ‘humain trop humain’.                

La Mauritanie semble perdre, en ce sens,  des  alliés stratégiques. Le choix de la Mauritanie était depuis 84 un choix d’ouverture. La conditionnalité démocratique  exigée par les européens a été acceptée par la Mauritanie de Taaya. En outre, les causes même du coup d’Etat contre Taaya  ont été provoquées en partie  par une rupture avec ces institutions. Le FMI et la Banque Mondiale s’apprêtaient à l’époque à  bloquer tout financement  destiné au régime. Car ils ont constaté que les décideurs du pays manipulaient frauduleusement  les agrégats économiques de la Mauritanie. 

Il est à préciser que la Banque mondiale et le FMI  ont révisé  leurs  systèmes d’intervention après leurs échecs   durant les années 80 et 90 en termes de politiques économiques dans  le  continent  africain.  Allant du système purement libéral (privatisation irréfléchie, réduction de l’effectif de la fonction publique, etc.) en passant par un système plus social proche des populations, la Banque mondiale et le FMI  envisageaient à partir de 2009  d’intégrer  les associations dans le processus  décisionnel  afin que les populations cibles arrivent à profiter  des financements. 

Présentement,  depuis le Coup d’Etat du 6 août 2009, les institutions de Bretton Woods sont loin d’être opérationnelles en Mauritanie.      

De toute  évidence, des partenaires au développement  arrêtent pour le moment  leur partenariat avec la Mauritanie. L’Union Européenne a commencé, dans cette perspective,  par une approche dissuasive consistant à appliquer  les sanctions infligées  par l’UA (Conseil de paix et  de sécurité) à l’encontre des militaires (membre du Haut conseil d’Etat) et leurs soutiens. 

Le paradoxe africain se manifeste par le fait que la plus grande partie des pays africains ne sont guère démocrates au vrai sens du mot. 

Toutefois, la Mauritanie était considérée après  le processus démocratique de la transition du CMJD  comme un modèle qui rassure la communauté internationale, notamment les occidentaux. Ces derniers craignent la montée en puissance de la Chine,  la Russie et  l’Iran  qui  risquent  de forger des alliances indépendamment du modèle occidental qui se cherchent d’ailleurs après la récente crise financière mondiale. 

Sur ce plan, l’Union européenne  avec son système complexe voire compliqué peut  prendre des décisions affectant  les populations en les isolant. On peut bien aider des populations en Finançant les structures décentralisées telles que les collectivités locales  et les ONG sans passer directement par l’Etat.     

Certes, les français, les allemands et les espagnols peuvent être implicitement  en faveur du système actuel. Néanmoins, la complexité  décisionnelle de l’Union européenne  semble  basculer vers le durcissement  des relations avec les autorités en place. D’où la préoccupation de ces derniers à rechercher  d’autres bailleurs  pour combler le vide qui peut être  causé par une vraisemblable   absence de partenariat avec  l’UE. 

« Selon le rapport annuel de
la Banque Centrale de Mauritanie (2007), les importations de la Mauritanie  proviennent pour l’essentiel de l’Europe soit 44% en 2007 et seulement 14%  de l’Asie, 29% des autres dont 10% de l’Amérique, et 9% de l’Afrique. Compte tenu de la situation, tout tarissement des devises entraînerait une baisse des importations, quand bien même  les prix des produits baisseraient sur le marché international », explique un financier de la Banque centrale  en Mauritanie. Que faire alors ? 

Renforcer, entre autres,  les liens avec des investisseurs étrangers crédibles, lutter contre la corruption, mettre en place un système étatique transversal et cibler le maintien de l’aide publique. Ainsi, la Banque centrale doit veiller  à  la stabilité financière  en  se basant sur un système de veille permettant d’éviter tout éventuel  manque de liquidité. En somme, dans un marché de trois millions d’individus  dominé par la défaillance du système politique, la tâche n’est pas tout à fait facile ! 


m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°443




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

6042009

 

  

L’erreur fatale de l’opposition aura été d’avoir compté sur l’extérieur. Inspiré par une diaspora activiste et porté par son discours d’aspiration légitime à la restauration de la démocratie, l’opposition a oublié l’essentiel : la bataille de l’intérieur. Il a fallu les déclarations du Président Sarkozy pour réveiller les hommes politiques. Trop tard probablement… 

La grande erreur aura été d’avoir refusé d’anticiper en proposant un schéma acceptable et surtout imparable. Pourtant… 

L’opposition avait pour gagner cette bataille qu’elle est sur la voie de perdre faute d’imagination. L’histoire d’abord. Il s’agit d’une opposition qui a vécu 1992 et tout ce qu’elle a porté de désaffections et d’expériences malheureuses pour la démocratie naissante. 

Elle avait aussi l’atout de la représentativité. En effet l’opposition d’aujourd’hui est composée de toutes les figures de l’histoire politique de Mauritanie. Des nationalistes arabes et négro-africains, aux anciens communistes, aux islamistes, aux dignitaires de l’ancien régime, aux notables politiques et sociaux… tout y est. Ces composantes ont leurs pendants – ou leurs soutiens – à l’extérieur : la Libye pour les nationalistes arabes, l’Iran et le clan arabe du refus pour les islamistes, certains réseaux européens et français en particulier pour les militants de la gauche traditionnelle, le Sénégal et le Maroc pour les milieux de notables et dignitaires… On se demande aujourd’hui qui influençait qui, entre les groupuscules et leurs soutiens de l’extérieur ? qui compte pour qui ? Mais là n’est pas la seule «anomalie». 

En 2008, c’est le syndrome de 1992 que nous avons vécu. Certains politiques ont refait exactement le chemin de 92, celui de 2005. L’un et l’autre ont été pourtant sans grands résultats. 

En 1992 le manque de visibilité avait amené l’opposition à refuser de reconnaitre les résultats de l’élection présidentielle, d’en appeler à la pression extérieure et de boycotter la législative qui a suivi (mars 92). On sait depuis qu’il s’est agi là du péché originel qui a conduit le processus démocratique de Ould Taya vers une normalisation de la dictature qui lui a permis de régner 13 ans de plus. 

En août 2005, la «précipitation» et l’essoufflement ont obligé l’opposition à Ould Taya de se jeter dans les bras des militaires dont le chef n’était autre que la clé de voute du système honni. Le manque de «prévoyance» a empêché les hommes politiques de tempérer leur passion pour une transition dont ils n’ont absolument pas fixé les règles, encore moins le timing. 

En 2007, des segments de l’opposition ont choisi – de façon délibérée et en toute connaissance de cause – d’épouser le schéma des militaires en apportant leur soutien au candidat Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Ils adhéraient ainsi à l’agenda des militaires. Un agenda dont ils n’étaient pas les concepteurs et dont ils ignoraient les véritables desseins. 

Nous récoltons aujourd’hui les fruits de ce que nous avons semé. Il ne faut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Parce que nous avons été incapables de capitaliser les expériences du passé, nous n’avons pas pu ou su peser sur le présent. Encore moins sur l’avenir. 

Il est temps de se regarder, de s’écouter et de reconnaitre les erreurs des uns et des autres. Personne n’est au-dessus du regard critique. 

Les militaires doivent être exclus du champ politique. D’accord. Mais le personnel politique n’est-il pas disqualifié par ses errements qui ont conduit à de fautes lourdes ? Est-ce que nous ne vivons pas justement les derniers moments d’un dispositif politique désuet ? 

Quand on voit qu’en Guinée, les acteurs politiques et ceux de la société civile ont pu faire front au moment qu’il faut et comme il faut, et qu’ils ont obtenu les résultats qu’il faut, qu’à Madagascar le personnel politique – pour ou contre le pouvoir – a la capacité de mobiliser en permanence, on ne peut qu’en vouloir à nos hommes politiques qui semblent ne voir que le siège du pouvoir. Et non le chemin qui y mène. 

Le moment est fatal pour le personnel politique traditionnel : prendre l’initiative et anticiper ou assumer la responsabilité historique de l’échec et accepter enfin de se démettre. C’est peut-être le premier pas vers le changement. Le grand changement. 

Source : La Tribune n°443




Y a-t-il une place pour les victimes et les bourreaux dans un même cœur ?

6042009

De la raison à la passion ? 

Le Général a compati  au Fouta  avec des victimes du passif humanitaire…Il  est parti exprimer à Doha sa solidarité à El Béchir un présumé bourreau rattrapé par la justice internationale… 

 Le Fouta  peut être à la Mauritanie ce que le Darfour n’est peut-être pas pour le Soudan : Un enjeu, un potentiel électoral… On pourrait demander au  Général ce que peuvent penser les populations meurtries du Darfour de chefs d’Etats arabes, africains et latino-américains soutenant tous sentimentalement un homme dont la responsabilité est engagée dans ce qui leur est arrivé en atrocité et en « barbarie de l’homme »…Mais on peut surtout se demander par ici en Mauritanie si la fureur d régner vaut la peine de transformer son royaume, cette jusque-là paisible Mauritanie en brasier et en cendrier… Il y a quelques jours, à Nouakchott, une manifestation organisée par des opposants au Général a été sévèrement réprimée par les forces de l’ordre. Des leaders ont reçu des coups. Il y a eu des blessés. Certains ont frôlé la mort. A l’image de Boubacar Ould Messaoud le dirigeant de SOS-esclaves. L’homme a déclaré avoir reçu un violent coup sur la nuque avant de perdre conscience.  Il doit la vie à Dieu qui a mis sur son chemin une député et l’épouse d’un dirigeant politique qui l’ont secouru…La vile pouvait être mise à feu et à sang ce jeudi 02 avril. Le  Front a-t-il décidé de donner la parole à la passion en décidant d’occuper la rue ? 

Pour une fois qu’ils les ont défiés, les opposants au coup d’Etat du 06/08/08 n’ont  pas fait trembler les autorités mais ils auront réussi à les énerver au point de faire perdre aux éléments du maintien de l’ordre leur sel-contrôle. Et cela est extrêmement dangereux. La conquête du pouvoir, sa conservation et tous les enjeux qui lui sont liés sont devenus autant de raisons inavouées de sacrifier le peuple. Le général est ostentatoirement en campagne : il demande à toutes les populations chez qui il se rend de voter massivement le 06/06/09. Il ne dit pas pour qui. Deux partis politiques issus de ses soutiens ont été créés. Cette semaine d’importantes nominations ont été faites dans l’administration territoriale. Tout ceci est d’augure. Du côté de ceux qui s’opposent le temps se fait pression. Et depuis la sortie de Messoud, l’on se montre plus déterminé à défier le pouvoir en place. D’où la marche de jeudi et ses conséquences que l’on connait désormais. 

Pourvu qu’avant le 06 juin, une main miséricordieuse vienne sauver la Mauritanie de l’appétit des loups. Kissima   




Peur sur mon pays

6042009

Ces derniers jours d’événements décisifs pour l’avenir du pays se sont produits. De l’affaire du passif humanitaire à la récente escalade de manifestations du FNDD, tout porte à croire que les choses vont vite, très vite. On a du mal à suivre le cours de l’actualité.

 Le ton est donné : l’heure est désormais à l’affrontement. Après la bataille diplomatique, c’est celle de la rue qui est en train de se préparer. Elle a d’ailleurs déjà commencé par des échauffourées qui ont opposé les forces de l’ordre aux militants du FNDD. Il faut s’attendre à ce que cette tendance à l’affrontement s’accentue ces jours-ci.

C’est en quelque sorte la bataille décisive qui désignera un vainqueur et un vaincu. Il faut que les deux camps soient départagés. Assez de cet état de crise, assez de cette prise en otage de la démocratie, assez de cette répression. Il est grand temps que ceux qui sont au pouvoir le sachent : la fuite en avant ne servira ni le peuple, ni le pays, ni même les desseins qu’ils comptent réaliser.

On ne le dira jamais assez, ce pauvre pays ne peut pas se payer le luxe de rester en situation de statu quo politique. Ceux qui nous dirigent pensent avoir trouvé la parade en s’alliant avec des pays peu fréquentables. Des relations conjoncturelles certes, mais somme toutes préjudiciable à la stabilité et à la réputation de la Mauritanie, une réputation suffisamment entachée par le coup d’état du 6 Aout.

Notre économie ne peut pas survivre alors que ses principales ressources ressentent violemment les effets de la crise économique et financière mondiale. Et ce n’est pas en la mettant sous perfusion qu’elle échappera à cet état de fait amer. Il ne va pas sans dire que quand l’économie d’un pays tousse c’est le peuple qui s’enrhume. Il suffit de regarder ce qui s’est passé dans certains pays de l’Europe de l’Est : la crise a entrainé un malaise social qui a aboutit à une impasse politique. Et ce ne sont pas les promesses du G20 qui feront baisser la tension. Notre situation à nous est plus complexe. A l’inverse de ces pays, le notre souffre d’un blocage politique qui paralyse l’économie et d’un pouvoir qui réprime la partie réfractaire de la société.

Tout ça pour dire qu’il est grand temps, même s’il est un peu tard, de rattraper le temps perdu, de faire des concessions pour faire sortir ce pays dans le bourbier dans lequel on l’a enfoncé.

Il y a des moments comme ce que nous vivons actuellement dans lesquels un peu de méditation s’impose. De la méditation jailli la sagesse et de la sagesse nait la retenue et le sacrifice.

Ducros




6042009

FNDD 

Passage à la vitesse sup’ ? 

Deux jours après  la répression de la marche qu’il a organisée, le FNDD a au cours d’une conférence de presse réitéré sa « détermination à poursuivre sa résistance jusqu’à ce que la légitimité soit rétablie ». 

« Nous ne voyions aucune justification légale qui pouvait nous interdire d’organiser la marche », a dit Oumar Ould Yali qui a rappelé que la coalition des forces démocratiques avait envoyé au wali la lettre d’information N°024 en date du 30 mars 2009, soit les 72 heures légales avant la tenue de la manifestation. Selon le représentant de l’APP et président en exercice du FNDD, la réponse du wali est parvenue le 1er avril et leur signifiait qu’une marche n’était pas autorisée mais que par contre le Front pouvait organiser une manifestation dans un espace fermé. « Ceci est insupportable ! » a dit Ould Yali qui poursuit : « Si cette répression est faite pour nous décourager, nous n’allons pas lâcher tant que nous n’aurons pas fait rétablir la légalité. » 

Un grand merci pour Ahmed 

Ould Yali a remercié le RFD dont le président selon lui a renoncé à se présenter aux élections programmées selon le calendrier « unilatéral des putschistes ».  Il a surtout insisté sur le fait qu’Ahmed Ould Daddah « reconnait que ceci est un coup d’Etat et non plus une rectification. » 

Le parti du chef de file de l’opposition avait rendu public un communiqué condamnant la répression de la marche organisée par le FNDD et ses alliés. La veille, Ahmed Ould Daddah, au cours d’un meeting euphorique au stade de la capitale avait salué en Messaoud Ould Boulkhier « le compagnon de route » et invité ses militants à se joindre à la marche programmée pour jeudi 02 avril. Il avait également dit tendre la main  pour le retour à l’ordre constitutionnel. 

Quel effet sur les représentant du Front dont l’exigence inébranlable est le retour de Sidi Ould Cheikh Abdallahi au pouvoir alors qu’Ould Daddah avait il y a plusieurs semaines proposé du « ni Aziz ni Sidi »  comme formule de sortie de  crise?   

Visiblement au sein du Front l’on s’en tient au changement de vocabulaire d’Ahmed. Ahmed Ould Sidi Baba, prétend ne pas avoir souvenance que le président du RFD ait dit être opposé au retour du président renversé. Il rappelle toutefois que celui-ci s’est dit disposé à écourter son mandat. 

Les leaders du Front ont également dit être décidés à continuer leur pression à Nouakchott et à l’intérieur du pays « quel qu’en soit le prix » pour faire échouer le coup d’état. 

Kane Moustapha était à Lexeiba : la caution du notable au Général 

Il faut noter que pour la première fois, sinon pour une des très rares, l’ancien ministre et ancien député Kane Moustapha a assisté à la conférence de presse. A son arrivée, il a été très applaudi. Une présence remarqué qui rappelle qu’il était au Gorgol. Chez lui à Lexeiba, Kane avait accueilli le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Des explications ?  Boidiel Ould Houmeid décide les apporter en sa « qualité de président de Adil » parti dont l’ex député est membre de hautes instances. « C’est moi qui ai  autorisé Kane Moustapha à faire le déplacement à Lexeïba, son chez. Comme vous savez nous nos militants ont des chez… Il y a reçu cet hôte en visite chez lui. Mais juste après la visite, Kane s’est réuni avec les siens pour leur signifier qu’il n’a pas changé de position et qu’il reste au sein du FNDD »…Curieux pourtant, car Kane Moustapha n’est pas un élu local ni un administrateur d’ailleurs qui serait obligé de recevoir les autorités chez eux. S’il l’a reçu comme notable, il a certainement donné une caution au Général. 

Sauver le pays de l’abîme 

Au cours de la conférence de presse, ils ont lu un communiqué invitant « tous les mauritaniens à faire abstraction de leurs divergences politiques ou autres, et à se mobiliser pour mettre un terme à l’agenda unilatéral de la junte, afin de sauver le pays de l’abîme vers laquelle le conduit le général putschiste, qui ne semble pas mesurer les conséquences désastreuses de son entreprise ». 

Interrogé sur l’éventualité d’une occupation continue de la rue, Ould Yali répond : « La volonté des peuples ne se piétine pas. Nous ferons tout pour l a faire respecté. Quel qu’en soit le prix. Et je voudrais que ce soit la dernière fois que l’on nous pose cette question.» 




Françafrique

6042009

 

  

Chassez le naturel, et il revient au Congo 

 

Nicolas Sarkozy avait fait de la fin de la Françafrique un de ses chevaux de bataille en termes de politique étrangère française, pendant sa campagne présidentielle. Deux ans plus tard, les indices s’accumulent pour révéler une Françafrique moins moribonde qu’on ne croyait, désormais «décomplexée». 

 

 

De passage en Afrique centrale il y a moins de dix jours, Nicolas Sarkozy démontrait un néo-pragmatisme qu’on ne connaissait pas vraiment à la France. Désormais les intérêts français, qui primaient déjà avant lui, sont affichés haut et fort. Si ça ne s’arrêtait qu’à cela, tout état (soyons réalistes) ne se mouvant sur l’échiquier international, qu’à l’aune de ses intérêts, essentiellement économiques. Mais on touche à la moelle de la Françafrique ici, quand on voit les contacts africains qui ont été réveillés (c-f encadré), les premiers présidents africains qui ont été sollicités.

Avant son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de tordre le cou à la «Françafrique» pour instaurer avec les anciennes colonies du continent noir une relation transparente et guidée par la seule défense des intérêts économiques. Mais, sitôt élu il se rendait chez «papa» Bongo, président du Gabon et fils aîné de la Françafrique. Plus récemment, lors de sa mini-tournée de deux jours sur le continent, l’exercice de grand écart français continuait: Sarkozy a déclaré ne soutenir aucun candidat lors des prochaines élections congolaises, mais dans le même temps il a rendu un hommage appuyé à son «ami» Denis Sassou-Nguesso, pour avoir rétabli la «stabilité» dans le pays.

Les deux hommes se connaissent depuis l’époque où Charles Pasqua régnait en maître dans les Hauts-de-Seine. Mais le président congolais est aussi l’une des figures de la Françafrique. Sassou-Nguesso est tout sauf un modèle de bonne gouvernance : il est soupçonné par les ONG d’avoir détourné à son seul profit la manne pétrolière – avec l’aide active de compagnies françaises -, laissant le Congo dans un état de pauvreté avancé.

 

Coïncidence? 

 

Quelques jours après cette tournée de deux jours, le parquet de Paris refuse d’ouvrir une information judiciaire sur les biens que trois présidents africains auraient acquis en France en puisant dans les deniers publics. Le Gabonais Omar Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso et l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema sont notamment mis en cause par Transparency International France et Sherpa. Le parquet de Paris va s’opposer à l’ouverture d’une information judiciaire après une plainte visant trois chefs d’État africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné. Déposée le 2 décembre par les associations Transparency International France (TI) et Sherpa ainsi qu’un ressortissant gabonais, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, de blanchiment, d’abus de bien social, d’abus de confiance et de complicités.

Elle vise «les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ainsi que des membres de leur entourage», affirmaient les deux ONG dans un communiqué le 2 décembre.

 

 

MLK 

 

Encadré:

 

On reprend les mêmes, et on recommence 

Certains personnages représentent à eux seuls l’image de la Françafrique; on en entendait parler de moins en moins; mais ils sont revenus au premier plan lors du voyage éclair de Nicolas Sarkozy au Niger et au Congo. Sarko Ier avait choisi d’inviter le truculent Patrick Balkany. L’occasion pour le preux maire de Levallois-Perret de recroiser ses potes de virée africaine. Au premier chef, Georges Forrest, belge d’origine néo-zélandaise, consul honoraire de France et de Belgique au Katanga et surnommé le proconsul, dans cette région minière. Et aussi Fabien Singaye, l’ancienne barbouze rwandaise qui rôdait par là. Conseiller spécial du président centrafricain Bozizé, Singaye navigue dans les eaux centrafricaines… et congolaises. En fait, dans « tout ce qui sent l’uranium », peste une « Grande oreille africaine ». Au moins, avec de tels parrains, « Areva ne va pas manquer de publicité ». La patronne du groupe nucléaire, Anne Lauvergeon, n’aura pas fait le voyage en Afrique pour rien, dans l’avion présidentiel. Prospection sur toute l’étendue du territoire de RDC, entérinement du deal signé début janvier pour exploiter le 2e gisement d’uranium au monde. Et elle aura vu Georges Forrest ailleurs qu’au Ritz, où elle a l’habitude de discutailler avec le sieur.

 

Bakchich.info 




Actualités

6042009

H.C.E. : Réunion de sensibilisation à ZOUERATE.  Une mission conduite par le général Mohamed ould Meguett Inspecteur Général des Forces Armées et de sécurité et membre du H.C.E. a présidé une réunion de sensibilisation sur la situation du pays. La salle du club « les Gazelles » était étroite pour contenir les sympathisants et soutiens du H.C.E venus nombreux écouter le message de son Président.  Un mot de  Bienvenue a été prononcé par le  4e Maire adjoint Mohamed Lemine o.Nakh. Ce fut le tour de  ould Meguett qui  a pris la parole devant un parterre de leaders politiques, d’élus locaux notamment le député SALL Saîdou et le sénateur Mohamed ould Laveloit,   de notables, ainsi que  de cadres et ouvriers de
la Snim  venus pour la circonstance. Il a d’emblée précisé qu’il est porteur d’un message du Président du H.C.E. ET CHEF DE l’Etat le Général Mohamed o.Abdel Aziz relatif à la situation générale du pays qui se prépare à une élection présidentielle le 06 Juin prochain. 

Ould Meguett a ensuite  indiqué que le pays traversait une situation difficile avant le mouvement rectificatif qui a  consacré la stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire. Des meures sociales ont été prises pour améliorer les conditions des populations comme la réduction des prix des denrées de première nécessité, du gaz et du carburant à la pompe. Le général Ould Meguett a précisé que les officiers ne sont proches d’aucuns partis politiques ne sont contre personne mais, les lois s’appliquent à tout le monde, ils sont contre la personnalisation du pouvoir, l’Etat est basé sur les lois et la justice et l’intérêt suprême de
la Nation prime sur les intérêts personnels. A ce sujet, il demande au peuple mauritanien  de comprendre la situation car dit-il le pays ne doit pas revenir à la situation d’avant 06 Août, ils sont en concertation avec la communauté internationale pour expliquer la situation. 

L’Inspecteur Général des Forces Armées a rapporté que la principale décision politique aura été la décision d’organiser une élection présidentielle le 06 Juin date proposée par les participants aux dernières journées de concertation, la course est ouverte à tous. 

   APPEL au recensement pour un taux de participation élevé Le général Meguett a rappelé la position  et le symbole de Zouerate en demandant aux populations de s’inscrire sur les listes électorales et voter pour qui elles veulent pour une Mauritanie apaisée et unifiée en accordant la priorité au taux de participation. 

Il a ajouté que le projet du H.C.E est dans sa dernière phase qui demande le concours de tous les mauritaniens qui doivent accorder de l’importance et de la primauté à la citoyenneté, au civisme pour bien accomplir ce projet. Il a enfin appelé la jeunesse de s’acquitter de ses devoirs civiques et de jouer pleinement son rôle pour une participation élevée à la future élection présidentielle. 

Allocutions des élus départementaux (soutiens du H.C.E.) 

Le sénateur Mohamed o.Laveloit et le député SALL SaÏdou ont fait le déplacement. Le premier a pris la parole en remerciant les populations pour leur soutien au H.C.E. et leur demande de payer la dette au Conseil militaire en votant massivement pour son candidat. Quant à SALL Saîdou (transfuge de l’A.P.P.), il a confirmé que le pays ne traverse aucun problème financier, mais malheureusement certains leaders politiques souhaitent que des sanctions soient appliquées contre le H.C.E. et ses soutiens lance-t-il.Il a témoigné que l’avènement  du H.C.E. a donné des fruits comme la baisse sensible des prix mais la principale mesure est l’ébauche de règlement du passif humanitaire consacré par le discours historique du général Ould Abdel Aziz à Kaédi. « Au cours de deux entretiens avec le Président du H.C.E., j’ai toujours émis le souhait de résorber ce problème, le Président m’a toujours répondu ce difficile dossier à régler, ce point sombre de cette Mauritanie, le H.C.E. le règlera » ajoute-t-il. IL a en outre demandé aux populations de soutenir encore plus le H.C.E. dans l’accomplissement de ses grandioses projets. 

  La plupart des intervenants ont réitéré leur soutien indéfectible au H.C.E. et appelé au vote massif pour relever le défi. 

                                                                                     Il est à noter que l’émissaire du H.C.E. a eu beaucoup de rencontres avec des leaders politiques (parmi lesquels des laudateurs de tous les temps), des notables, des ensembles tribaux, des faiseurs d’opinions également des groupements féminins de la région. 

                    SY Djibril Amadou CP/ Zouerate 

 

Le chef de l’état aux aïounois : Votre soutien au HCE se confirmera le 06-06

Le  général Mohamed Ould Abdel Aziz Président du Haut Conseil d’État et chef de l’Etat, est arrivé à Aioun capitale du Hodh El Gharbi ce vendredi 03 avril 2009 oứ il a atterri précisément dix-sept heures moins le quart. A son arrivée le  »Rais » est accueilli par M’Hamdi Ould Sabary wali du Hodh El Gharbi et le commandement de la cinquième région militaire. A l’aéroport de la capitale de la wilaya situé à sep kilomètres de la ville, le guide du HCE a salué, les autorités administratives civiles et militaires,les élus,les représentants de la société civile et des partis politiques,les notables et les cadres de la région. Puis le cortège présidentiel s’est dirigé vers la ville ou le général soulevait les mains en guise de salutation avant de descendre et de saluer au passage, les populations venues nombreuses des quatre horizons de la wilaya regroupées  au long de la route. La visite d’Aiuo se range parmi les plus populaires des visites du Général. Arrivée à la place de la wilaya le Général a présidé un grand meeting populaire en faveur des populations de la wilaya. Un monde fou était au rendez-vous et  entourait  la tribune officielle. Aux alentours, les posters géants du tombeur de Sidi Ould Cheikh Ould Cheikh Abdellahi et des banderoles maquillées de slogan de soutien au général sur lesquelles on pouvait lire oui au HCE, Halte à la corruption brandissaient. 

Le meeting a été ouvert par Monsieur Sadna Ould Hamadi maire de la commune de la moughata d’Aioun qui souhaita la bienvenue au président de la République et la forte délégation qui l’accompagne. A prés ce mot monsieur Sadna a salué les efforts louables entrepris par le mouvement rectificatif du 06 août dernier dont il a cité la baisse des prix de denrées de première nécessité,la rupture diplomatique avec l’Etat hébreux, le retour digne des réfugies,le règlement du passif humanitaire. Le chef de la magistrature d’Aioun n’a pas ceinturé son mot sans réitérer le soutien des occupants de la wilaya au  » Rais » et de décliner une série de doléances pour l’ensemble des communes de la wilaya en général et celles de la commune d’Aioun en particulier. Parmi les quelles on peut énumérer : extension du réseau  électrique et hydrique d’Aioun, extension du centre hospitalier d’Aioun, le bitumage de la route ville aéroport, renforcement des infrastructures de base, assurer l’alimentation en eau potable pour l’ensemble des habitants de la wilaya, financement des ONGs… 

Après le mot du maire, le chef de l’état prit parole qui ouvrit son discours par remercier la population de leur accueil chaleureux qu’ils furent objet lui et la délégation  qui l’accompagne. Le général a aussi précisé que la wilaya d’Aioun est parmi les premières wilayas du pays qui ont manifesté leur soutien sans réserves au mouvement rectificatif. Le chef de l’état s’est précipité pour qualifier les quarante neuf ans qui suivent l’indépendance par une période marqué par la gabegie, la corruption, le détournement des deniers publiques, le népotisme, l’égoïsme et j’en passe. Mon général s’est longuement attardé a expliquer à son auditoire l’existence d’une minorité de la population qui ont eu des grandes responsabilités l’état qui ont ruiné le pays et semé le désordre et des philosophies de favoritisme  dans le pays islamique et qui à présent réclament la démocratie la sanction à notre chère patrie.  »Nous fermons la porte à ces malfaiteurs  »  le chef de l’état a aussi souligné que la Mauritanie est un pays indépendant depuis 1960 de ce fait il n’est pas acceptable de laisser d’autres pays s’ingérer dans nos affaires et le problème doit se régler entre les fils du pays. 

Le Général a aussi dit à son public ‘’ Il existe des gens que vous connaissez et ils sont d’Aioun, ont détourné les biens de l’état et construit des villas et qui maintenant crient pour la démocratie. Faut-il donner l’occasion à ses gens de retourner ? Ould Abdel Aziz a aussi réitéré au public qui buvait ses mots que l’attachement de la population de la région se confirmera le 06  juin.  Après le discours du général les ministres qui les accompagnes ont chacun prononcé un mot pour répondre au doléances du maire notamment ceux de l’éducation,du développement rural,du commerce,de la santé…Les promesses tombèrent et la population du Hodh se rentra enthousiasmée et rassurée. 

Le lendemain à 7h, le cortège présidentiel s’est dirigé vers Akjert pour inaugurer une borne fontaine avant de s’élancer vers la capitale du Hodh EL Chargui. Adama Sy cp Hodh El Gharbi  




Administration publique :

6042009

 

 Entre politisation et instrumentalisation, 

Par où commence la réforme ? 

 

Les histoires se suivent. Et se ressemblent. C’est un ministre qui est conduit par son chauffeur au Conseil hebdomadaire. Le chauffeur lui dit en route : «Monsieur le ministre, il paraît que c’est B.H. qui vient chez nous comme secrétaire général». Sans prendre la peine de chercher dans le ton le mode de la question, le ministre répond : «non on va garder le même le temps pour moi de savoir le profil qu’il faut». Le chauffeur ne réplique rien, comme s’il avait été convaincu par son «patron». En fait non. 

Arrivé au conseil, le ministre est convoqué par le directeur du cabinet du chef de l’Etat qui lui dit : «c’est B. H. qui vous a été choisi comme secrétaire général…» Le ministre est groggy. Il avait toujours entendu que les propositions du ministre étaient une formalité. Qu’en réalité, un ministre propose rarement de lui-même. Qu’avant chaque conseil, le ministre passe nécessairement par le cabinet pour avoir les instructions. Les blagues sur les «impairs» des ministres «nouveaux» ne manquent pas. Celle qui a nommé son directeur de cabinet en plein conseil et qui a, à cause de cela, dérangé les «anciens». Le président Ould Taya qui intervient en disant : «faites à Mme la ministre ce qu’elle veut». Madame la ministre qui sera convoquée par le cabinet président pour lui faire la mise au point. 

Depuis l’époque de Ould Taya, rien n’a vraiment changé. Quand le gouvernement de transition est nommé, le Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar tente d’imposer une équipe. Mais il faut se rendre vite compte de la nécessité de prendre en compte les désidératas de certains membres du Comité militaire (CMJD). Le gouvernement est pourvu pour des postes fondamentaux : Mahfoudh Ould Bettah pour la justice, Mohamed Ould Abed pour les affaires économiques, Ba Ibrahima Demba pour le transport, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine pour l’intérieur, Ahmed Ould Sid’Ahmed pour les affaires étrangères… à la présidence, Habib Ould Hemmett remplissait largement le rôle. Le reste des membres du gouvernement est formé de novices, sinon d’individus sans grande envergure ou encore ceux qui ont fait les bancs de l’école d’avant le 3 août. 

Quand Sidi Ould Cheikh Abdallahi prend les rênes du pouvoir, on croit franchement à la probabilité du changement, et même à une rupture définitive avec les méthodes du passé. C’est une alliance politique hétéroclite qui l’a amené au pouvoir. Son pouvoir doit nécessairement refléter cette pluralité. Et c’était suffisant pour faire le virage. Zeine Ould Zeidane est nommé Premier ministre. Il bénéficie d’un grand capital de sympathie qui lui a permis d’arriver troisième à l’occasion de la première présidentielle pluraliste transparente et dont les résultats ont été acceptés par toutes les parties malgré le reste. Il puise dans son réservoir de cadres. Essentiellement dans le milieu de la consultation. Donc en dehors des rouages de l’administration. Trois hommes confectionnent le nouveau gouvernement : le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le président de l’Assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir et Zeine Ould Zeidane. Chacun essaye de placer des «fidèles» sans vraiment prendre en compte la compétence, l’expérience encore moins l’envergure. Résultat : moins de figures frappantes avec notamment de nouvelles figures, très controversées du reste : Mohamed Salek Ould Mohamed Lemine pour l’intérieur, Mohamed Ould Bilal pour l’équipement, Nebghouha Mint Haba pour l’éducation, Fatimetou Mint Khattri pour la condition féminine… Absence totale de figure de poids à la présidence malgré la pléthore de conseillers dont on peut compter deux. L’un, Sidi Mohamed Ould Biye, pour l’expérience dans les gouvernements de Ould Taya et le brillant curusus. L’autre, Ba Abdoulaye pour les compétences qui le prédisposent effectivement à jouer le rôle de porte-parole. 

Quand Ould Zeidane est démis, il est remplacé par Yahya Ould Ahmed Waghf, choisi par Ould Cheikh Abdallahi pour éviter d’affronter les différents segments du pouvoir. «Vous avez voulu un gouvernement politique, on vous sert un gouvernement politique avec pour chef le président du parti ADIL qui a le plus de députés au parlement». C’est ce que Ould Cheikh Abdallahi semble dire aux contestataires. Il opère en même temps une ouverture sur certains segments de l’opposition, notamment l’UFP de Ould Maouloud et Tawassoul des islamistes modérés. Deuxième test pour l’opposition en matière de capacité de proposition. Sur la dizaine de ministres qui sont issus des partis d’opposition à Ould Taya (APP, UFP et Tawassoul), il n’y a qu’un seul qui, réellement, est d’envergure : Ba Bocar Moussa éphémère ministre-conseiller à la présidence. Ce sont surtout les ministres de l’époque Ould Taya qui donnent un poids au premier gouvernement de Ould Ahmed Waghf : Boydiel Ould Hoummoid, Cheikh el Avia Ould Mohamed Khouna… ou encore les personnalités politiques d’envergure comme Bebbaha Ould Ahmed Youra, Mohamed Ould R’Zeizim… ils sont malheureusement objet de controverse. Pourtant ce qui devait attirer l’attention, c’était plutôt l’équipe de l’opposition parce qu’elle donne une idée de l’alternative et révèle combien les orphelins de Ould Taya ne sont pas forcément ceux qu’on pense. Le deuxième gouvernement de Ould Ahmed Waghf n’a pas le temps d’être apprécié. Nous sommes déjà installés dans la crise. 

La crise aboutit au coup d’Etat du 6 août. La nouvelle junte tente d’associer la partie civile du pouvoir. D’abord en essayant de faire du Haut conseil d’Etat, un organe mixte : cinq militaire et cinq civils (présidents des deux chambres, chef de file de l’opposition, président du conseil constitutionnel, président du conseil économique et social). Ensuite en proposant la possibilité d’un gouvernement d’union nationale ou de large consensus. Echec : les politiques refusent d’assumer et d’être associés directement. Les militaires font avec ce qu’ils peuvent. Le HCE est exclusivement militaire. Ils nomment un Premier ministre, rapatrié à l’occasion. Même s’il a été ambassadeur à Bruxelles, et même s’il a travaillé dans l’assistance aux populations au Hodh, il reste novice en matière d’expérience administrative, et est sans ancrage politique et sociale et locale. On saura plus tard qu’il n’a aucune influence non plus sur les rouages de Bruxelles. Ses ministres sont choisis dans le tout-venant proposé par les députés frondeurs ayant apporté leur soutien aux généraux. Pas de poids lourds dans le dispositif mis en place par les militaires. 

Que les nominations des ministres n’obéissent pas à l’exigence de la compétence et de l’expérience, n’est pas vraiment grave. Parce qu’un ministre est chargé de mettre en œuvre la politique d’un gouvernement dans un domaine donné. Il a pour ce faire un appareil administratif à son service pour lui permettre justement de remplir la mission qui est la sienne. Il est vrai qu’il doit avoir les compétences nécessaires pour concevoir, mettre en œuvre, diriger, orchestrer la mission. Mais le travail technique n’est pas de son ressort. Il doit relever de la mission d’un appareil comprenant le secrétaire général, les directeurs, les chefs de services, de divisions, agents et contractuels… un appareil qui change selon l’organigramme du ministère. Et c’est justement la raison pour laquelle, cet appareil doit pouvoir fonctionner en dehors des nécessités et des aléas politiques. Et c’est exactement la grande faiblesse de l’Etat en Mauritanie. 

A chaque période, on utilisera – plus ou moins vulgairement – les postes de l’administration pour satisfaire soit un souci de dosages, soit des desseins personnels toujours liés à des considérations politiques. 

Répondant récemment à une question de l’un de ses collaborateurs concernant l’organigramme qu’il s’apprêtait à proposer en conseil, l’ancien ministre de la communication répondait que derrière l’éclatement de certaines directions, se trouvait le souci de créer des places à pourvoir pour satisfaire la forte demande. C’est ainsi qu’au ministère de la communication, la direction des relations avec le parlement a été scindée en deux : direction des relations avec l’Assemblée et direction des relations avec le Sénat ; la direction de la presse écrite a été éclatée en trois : la direction de la coopération (relations extérieures), la direction de la presse électronique (unique en son genre dans le monde) et direction de la presse écrite. Un exemple pour dire combien la manipulation des organigrammes est déjà catastrophique pour l’appareil de l’Etat. Quand on sait qu’en moins de quatre ans, nous avons connu cinq restructurations de l’appareil (transition, gouvernement de Ould Zeidane, premier et deuxième gouvernements de Ould Ahmed Waghf et gouvernement de Ould Mohamed Laghdaf. A chaque fois, il a fallu choisir de nouveaux secrétaires généraux. Toujours selon les critères qui ont dicté le choix du gouvernement : les dosages «technocratiques» au temps de Zeine Ould Zeidane, «politiques» au temps de Ould Ahmed Waghf et «parlementaires» au temps des militaires. La dévotion de l’appareil de l’Etat commence ici : les «nominés» font allégeance d’abord à leurs parrains, ensuite aux commanditaires de ceux-là etc. jamais à l’Etat. 

…En Malaisie, un nouveau Premier ministre vient de prêter serment. Il est le sixième depuis 1957… A méditer pour la Mauritanie. Dans tous les pays du monde, l’administration reste à l’abri des «intempéries» politiques. Ici chacun veut nommer les siens. Année après année, c’est le chef de l’exécutif qui tente de mettre la main sur tout l’Appareil. En nomant et en dénommant. 

 

Ould Oumeïr 




ACTU/REGIONS

6042009

                     Le Troisième séjour  de Hanana ould Sidi au Guidimagha 

 

Après le premier séjour au Guidimagha pour la campagne d’explication et de sensibilisation sur les raisons du mouvement rectificatif du 06 août et le deuxième consacré à la tenue des Etats Généraux de
la Démocratie, Hanana ould Sidi, membre du HCE, Directeur général de la sécurité Extérieure et de
la Documentation revient à Selibabi  pour la troisième fois, porteur cette fois-ci d’un message dont la toile de fond porte essentiellement sur l’inscription massive à la liste électorale ce qui explique le regain d’intérêt que le pouvoir en place accorde pour l’assainissement du secteur de l’état civil .

C’est dans
la Maison de Jeunes de Selibabi, aux énormes capacités d’accueil, bondée pour la circonstance, et sur les murs de laquelle est accrochée une banderole où l’on pouvait lire « oui pour une Mauritanie unie et prospère sous la présidence de Mohamed ould Abdel Aziz »que le colonel ould Sidi fut reçu le 28mars 2009 par les populations de Guidimagha.

Ouvrant la rencontre par un mot de bienvenue, Abdallah ould Mohamed Mahmoud, Wali de la région salue et apprécie la présence massive des citoyens :

« Cette présence accrue où toutes les composantes sociales du pays sont exhaustivement représentées, se situe effectivement à la hauteur de l’événement et exprime en substance l’attachement au mouvement rectificatif du 6 août dernier qui a enregistré un bilan totalement positif »

Calme et posé, le colonel Hanana  prend la parole et félicite l’assistance de sa présence  effectivement massive et rappelle à l’auditoire que cette visite qui constitue la troisième et qui concerne la dynamique de l’état civil et l’inscription massive à la liste électorale est précédée de deux autres portant successivement sur la campagne d’explication des objectifs du mouvement rectificatif et la sensibilisation sur la tenue des Etats  Généraux de
la Démocratie.

Hanana ould Sidi membre du HCE invite les citoyens à plus de dynamisme dans l’inscription à la liste électorale en vue d’une participation effective et souligne en outre que toutes les dispositions nécessaires ont été prises et que les mesures appropriées de nature à faire réussir l’opération seront  mises en œuvre.

 

                    Les interventions des participants. 

Les interventions fusent de partout et s’accordent à l’unanimité à apprécier les grands pas franchis par le HCE sous l’égide du Général Mohamed ould Abdelaziz : une volonté politique dont le fondement est d’améliorer les conditions de vie des citoyens par la mise en place des solutions pragmatiques alloués aux grands dossiers du passif humanitaire, du retour des réfugiés, de la lutte contre la gabegie jugés autrefois sensibles et tabous.

Aux grands dossiers nationaux positivement traités et appréciés par les intervenants vient se greffer le spectre des services régionaux : le service régional de l’état civil du Guidimagha est classé en tête du peloton des services décriés, truffé dit-on de corruption et d’une lenteur administrative épouvantable au moment où le citoyen a besoin de plus de célérité dans la confection des dossiers de l’état civil.

Le CSA n’est pas en reste du « procès » que les intervenants à la grande rencontre de Sélibabi infligeaient à l’encontre des services régionaux de
la Wilaya qui ne répondaient pas  convenablement dit-on à la mission qui leur a été assignée.

 Une objection de taille a été aussi portée aux modalités de recrutement des ouvriers opérant dans les Entreprises brésiliennes AFA et TEMAGA ayant en charge le goudronnage des tronçons KaédiMBout-  MBout-Selibabi  -Selibabi-Gouraye. A ce sujet, Salem Mammi ould Abed, un notable de la ville dira « qu’aucun manœuvre recruté pour le compte de la route n’est originaire de
la Wilaya du Guidimagha. » N’est –il pas là pas un désagrément pour une politique d’insertion à la vie active à l’échelle régionale ?

Au terme des interventions des participants qui se sont étalées en un temps records de 10heures du matin jusqu’aux 14 heures, le colonel Hanana ould Sidi, animé d’une grande patience et d’une capacité d’écoute appréciable, s’exprime en ces termes « je vous remercie de votre franchise et que tous les problèmes posés seront consignés dans des rapports et seront transmis aux hautes autorités ».

Interrogé par
la Tribune à propos de
la Grande rencontre de Selibabi, le député de
la Moughataa de Ould Yengé Sidi Mahmoud ould Oumar qui a toujours répondu aux appels du HCE au Guidimagha  en mobilisant les populations de son département nous révèle que « le HCE a tracé la ligne du salut et que nos populations conscientes et  profondément sensibilisées sont venues massivement témoigner leur adhésion à la cause juste et noble. ».

Harouna Jafara  Camara, originaire du Hassi Cheggar, cadre au Développement rural d’ajouter « que cette grande  mobilisation  est le  fruit d’une prise de conscience des populations de la justesse des faits et de la transparence de la philosophie politique enclenchée par le HCE sous les auspices du Général Mohamed ould Abdel AZIZ »

 

 

                           Les Audiences avec le Colonel Hanana 

 

Pleine à craquer, la grande salle del’hôtel de l’Amitié de Sélibabi ne pouvait plus contenir « le monde »qui cherchait à rencontrer l’émissaire du HCE.

Ayant commencé à 15heures du 28 mars les audiences groupées se sont poursuivies jusqu’aux environs de 23heures de la soirée.

En fait les citoyens d’obédiences diverses se bousculaient à la rencontre du colonel Hanana ould Sidi, membre du HCE, Directeur général de

la Sécurité Extérieure et de

la Documentation. Ils étaient tous là : les élus locaux, les représentants de la société civile, les représentants des partis politiques (RFD, UFP, HATEM) ,les coopératives féminines, les notables et le cercle des commerçants sont venus renouveler le pacte d’adhésion au mouvement rectificatif du 06 août dernier.

 

 

 

GUIDIMAGHA 

 

MBAYE DEMBA YERO              




Affaire Taiba contre Sava : Le Tribunal statue en faveur de Taiba

6042009

Il a été remarqué une forte ressemblance entre les bouteilles d’eau naturelle distribuées de marque Taiba et celles distribuées par Sava. Or, Taiba préexiste à Sava et a possède une marque déposée auprès d’un organisme international de protection de la propriété intellectuelle, commerciale et industrielle (OAPI).

Lesdites ressemblances sont trop marquées pour être fortuites : couleurs, aspect des bouteilles, et la comparaison des produits des deux produits aboutit à des similitudes si nombreuses que la distinction devient difficile pour le public.

Par conséquent, la société Taiba a introduit une requête auprès du Tribunal de Commerce de la Wilaya de Nouakchott pour concurrence déloyale, contrefaçon, exigeant le retrait du marché des produits présentant de tels aspects et le payement de dommages et intérêts pour préjudices subis (50 millions d’UM).

Le Tribunal de Commerce de la Wilaya de Nouakchott a statué en faveur du demandeur (Société Taiba) et condamné le défendeur (Société Sava) au retrait de ses produits ous leur aspect actuel.

Et ce au terme d’une séance publique, en sa salle d’audiences, en date du 02/03/2009 (Affaire N°118/08 – Jugement N°033/09).

Mohamed Yahya Ould Abdel Wedoud







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