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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

24032009

 

  Le Général et la Gabegie ! 

Dans une allocution récente, notamment  à Aleg (263 km à l’Est de Nouakchott), Oud Abdel Aziz  disait qu’au cas où il se présenterait   aux élections du  6 juin prochain et au cas où  il serait  Président, il ferait  de la  lutte contre la gabegie son crédo. S’agissant des  présidentielles  un  site  nommé For Mauritanie,  site proche de l’opposition,  dévoile un plan de sortie de crise en Mauritanie. Ce  plan est  avancé  par l’actuel Ministre des affaires étrangères  français  Bernard Kouchner  devant le parlement de son pays.  Il  prévoirait «  le retour du Président élu pour une durée de deux mois avec, comme mission, l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente. Il ne  pourrait se présenter à ces élections mais ces dernières seraient ouvertes à toute autre candidature, autorisée par la loi ».   

Par ailleurs,  dans le chapitre de la lutte contre la Gabegie, Ould Horma ancien Inspecteur Général d’Etat, nommé   suite au coup d’Etat du 3 août 2005 contre Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya,  avait déclenché  des procédures de   lutte contre le détournement  des fonds publics.   Cependant, Horma  ne semble guère   accomplir sa mission avec succès. Il était évincé  dans la période de  Sidi ould Cheikh Abdellahi  suite à une erreur, de sa part,  d’estimation vis-à -vis de la gestion  du budget  du  Sénat.  Il était question d’une fausse accusation adressée  à l’encontre de la deuxième chambre de l’Assemblée Nationale.   

Après  le coup contre Sidi Ould Cheikh Abdellahi  des révélations ont évoqué qu’il y a eu des détournements  faramineux   des  fonds publics. Le général, lui-même, a expliqué publiquement, qu’il y a eu des   trous  budgétaires de   400 millions d’euros  durant la période transitoire  du CMJD. Le Chef du HCE a confirmé aussi  qu’il était depuis  long temps dans le rouage du pouvoir  tout en sachant  parfaitement que le pays était victime d’une hémorragie se manifestant par l’épuisement illégal des ressources étatiques de la nation.  Je voulus  convaincre les dirigeants à l’époque  d’arrêter ces pratiques. Toutefois, cela m’était difficile, certifie-t-il au cours  d’une  visite à ce que des observateurs appelle communément   le ‘triangle de la pauvreté’ (Brakna, Gorgol et Assaba) », entamé le 19 mars 2009. Il a, en outre,  précisé   que  ‘Fraîchement’  les services d’inspections d’Etat  ont décelé  que des sommes avoisinant des centaines de millions ont été détournées,  d’où  sa  confusion quant à l’emprisonnement  des coupables.   « Dorénavant ces malversations doivent- être dévolues à jamais ! », déclare-t-il  en substance.      

En effet, depuis  son accès au pouvoir  par la force d’arme  en  août 2008, le Général  a mis l’accent sur la lutte contre le détournement des deniers  publics. Il a débuté par un adversaire politique du FNDD. Il a commencé par Ould Waghf ancien Secrétaire Général à  la Présidence,  deuxième  premier ministre de Sidi Ould Cheikh Abdellahi , et ex  directeur de la Société Air Mauritanie mise  en liquidation tout récemment. Waghef  est’ inculpé’ d’être le responsable de la faillite de cette  société. Ensuite c’était le tour à   Boidiel Oud Houmeid du FNND  ancien des anciens des périodes passées. Il a occupé des postes stratégiques, notamment trésorier de la République,  ministre des Finances, directeur de la CNAM et tout dernièrement Ministre Secrétaire Général à la Présidence en remplaçant  Ould  Waghf qui a  remplacé à son tour  Zeine Ould Zeidane.   

Boudiel  a été sommé de rembourser 102 millions d’ouguiyas de la  CNAM sous peine d’emprisonnement…   Il   précise que l’argent lui a été réclamé, par l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) peu avant son départ pour Tripoli ; ainsi, préféra-t-il obtempérer afin de se prémunir de l’emprisonnement » (Taqadoumy).  L’IGE m’a ciblé uniquement pour des raisons de règlement de comptes politiques, à cause de  mes opinions et de  mes engagements dans la lutte contre le putsch,  a-t- il martelé, selon des informations divulguées par la presse électronique.  « L’argent rendu à l’Etat a été entièrement dépensé aux soins médicaux des personnalités parmi lesquelles Cheyakh Ould Ely, directeur du cabinet de Ould Abdel Aziz et Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil, son conseiller chargé de la communication ». (Sic)  
Parallèlement, des alliés  des militaires ont été aussi poursuivis, notamment  l’affaire du directeur des caisses mauritaniennes d’épargne (PROCAPEC) Oud Kathry . Ainsi, des  hauts responsables du pouvoir en place sont contraints de rembourser des dépenses engagées par leurs structures. L’affaire de l’actuel  Ministère du développement rural en est une nouvelle illustration.   Ces actions  seront-elles concrétisées par des actes permanents et sincères, ou s’agit-il d’une simple compagne électorale dépourvue de toute volonté politique ? 

De toute manière, la lutte contre la gabegie  se situe au centre du processus du développement !    

 m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°441 




La diplomatie sexuelle

24032009

 

 Par Mohamed Fouad Barrada 

Un chauffeur rencontre une femme   sortant  d’un luxueux hôtel de la capitale. Celle-ci y avait visiblement passée la nuit dans une chambre de ‘snobisme’. « Que faisais-tu là seule avec des étrangers? Interroge le chauffeur. 

-         Je cherchais l’argent avec ce pourri de friqué.   

-         Vous ne croyez pas que vous allez  payer cher  ces actes. 

 Deux  raisonnements  avec des objectifs diamétralement opposés. L’une cherche de l’argent facile, l’autre a eu la chance de trouver un ‘job’ lui permettant de subvenir à certains de ses besoins.   Quel regard porte-t-on  sur ces deux individus de sexes différents ?     

Durant la visite du  guide libyen,  des réseaux informels  se sont activés dans des hôtels de luxe de Nouakchott-ville.  Il semble que des albums photos des belles  filles ont été exhibés   par  des chauffeurs de véhicules  de location et autres. Ces albums ont été destinés aux personnalités étrangères. Le but étant de satisfaire les besoins instinctifs des visiteurs étrangers en contrepartie bien sûr des  sommes pécuniaires. Ces visiteurs doivent goûter à tout le plaisir érotique  et connaitre tout sur des femmes  en quête des ressources.  « Il s’agit en terme simple et net d’un   tourisme sexuel et  occasionnel ».   C’est ce qui ressort des observations d’un  autre conducteur qui accompagnait un représentant d’un organe de presse  qui couvrait  les activités de la visite du chef suprême de la Jamahiriya . En effet, le commerce de sexe a fructifié    au cours de la visite de Mouammar Kadhafi. La période de la visite du  roi des rois africains a été une circonstance pour ceux  qui n’ont rien à gagner  de cette vie sauf de vendre à tort ou à raison leurs corps. Enfin de compte si les politiques ne sont pas parvenus  à  trouver  un terrain d’entente, les prostituées, quant à elles, ont trouvé quelque chose à vendre ! Cette ‘denrée’ demeure  pour les uns  ni  chère humainement,  ni  précieuse ni… . Pour eux tout est vendable, achetable et jetable !    

Si l’on en croit  des observateurs, des filles de tous les âges se sont livrées à elles-mêmes. Le commerce du sexe, disons la diplomatie du sexe, vient de prendre de l’importance dans un pays qui se dit  islamique.  Les théologiens et les moralistes  n’y peuvent rien !   Quelle explication ? 







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