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A Dieu au Chef Rebel

23032009

 

 

La mort, fin inévitable de toute vie, vient de nous arracher l’ami et le compagnon de route Mohamed Mahmoud Ould Mohamd Radhi.

Sa vie aura été marquée par l’empreinte d’un homme juste, Rebel à toute forme d’oppression et toujours aux côtés des faibles.

Dans le « maquis de l’Assaba »où il a livré bataille, sous le drapeau des combattants pour la liberté, à tous les gendarmes et policiers d’une certaine époque, Mohamed Mahmoud est resté à la fois fidèle à l’esprit d’une famille traditionnelle et attentif aux appels du progrès.

Son opposition au « Syndicat intégré », lui coûtera maintes fois son poste d’enseignant mais  le conduira à la tête du syndicat libre où son combat fût couronné par son élection à la tête de l’Union des Travailleurs de Mauritanie.

Son attachement à la démocratie et à l’unité nationale, le feront entrer, par la grande porte, dans les premières formations politiques, où ses qualités de rassembleur et d’impliable, eurent raison de toutes les  tentatives de le détourner de son idéal de justice et de liberté.

Né au milieu des armes, il est mort par sa propre arme

Que son exemple inspire tous les jeunes de notre pays

Qu’Allah lui pardonne et l’accueille à jamais dans son paradis.

 

Ahmed Yedaly

 

Source : www.barrada.unblog.fr




Pharmacies

23032009

 

 

De pire en pire 

 

Il manque cruellement de pharmaciens diplômés en Mauritanie. Et pourtant, les pharmacies, elles, sont légion. Un paradoxe qui perdure aux risques et périls des malades. 

 

Le 17 février passé, se tenait à Nouakchott, les premières journée scientifiques de l’association des pharmaciens de Mauritanie. Une initiative pour mettre en perspective le rôle des pharmaciens dans le combat des maladies infectieuses telles que le Sida, la tuberculose, mais aussi l’occasion de (re)pointer du doigt l’anarchie toute Mauritanie qui règne dans le milieu pharmaceutique, carrefour des soins du malade. «Le pharmacien se trouve en première ligne de l’action sanitaire, et on ne peut donc décemment pas laisser l’anarchie miner ce secteur vital. Chacun doit faire son travail, les autorités sanitaires en premier, qui doivent veiller davantage à l’organisation du secteur des pharmacies.» explique le docteur Mohamed Mahmoud Ould Jeilany, président de la section des pharmaciens dans l’ordre national des médecins et pharmaciens. Le docteur Chérif Souleymane, président de l’association des pharmaciens de Mauritanie révèle que le marché parallèle des médicaments «parasite le circuit légal», selon les services nationaux de la santé. «Ainsi, certains opérateurs autorisés, en réalité des commerçants, procèdent à un recyclage de produits illicites dans le marché normal», a révélé Chérif Souleymane, président de l’association des pharmaciens de Mauritanie et membre de l’ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes.

Il insiste aussi sur l’importance d’organisations plus régulières de ce genre d’événements, tout en reconnaissant que le secteur manque de professionnels, et que ceux qui sont en place ne sont pas suffisamment formés. «Ils permettent de mieux informer les pharmaciens des différents développements au niveau scientifique, surtout en l’absence d’un environnement universitaire approprié offrant aux chercheurs et aux pharmaciens les développements scientifiques et technologiques dans le domaine de leurs spécialisations.»

 

Les autorités dépassées 

 

«Les pharmacies ont eu droit à un laboratoire de contrôle très récemment. Cela avait été suivi par la fermeture de plusieurs pharmacies irrégulières. Mais d’autres ont poussé aussitôt, ou les mêmes sous un autre nom. Et là demeure la grosse épine du système: il y a des actions éclairs de temps à autres, sans qu’il n’y ait un réel suivi de ces actions publiques et surtout médiatiques. En ce sens, on peut dire qu’il y a un réel effort des autorités, mais il y a beaucoup de chemin à parcourir. D’autant que la législation demeure une abstraction pour les mauritaniens. L’intérêt d’avoir un laboratoire de contrôle est de pouvoir vérifier si ce qui est sur la notice correspond en qualité et quantité dans le médicament spécifié. Avec plus de moyens, un tel laboratoire peut être un bon début de solution.» avance pour sa part Sokhna Fall, jeune doctoresse en pharmacie.

Ces «actions éclairs» entrent dans le cadre «d’une politique d’assainissement du secteur de la santé» entamée depuis plusieurs mois à travers notamment «des campagnes d’inspection générale contre l’exercice illégale de la médecine, de la pharmacie et de l’art dentaire», selon un communiqué du ministère de la Santé. Le département signale que les pharmacies et cabinets médicaux et dentaires tombés sous le coup de la mesure de fermeture avaient reçu, au cours des mois écoulés un préavis, pour se conformer aux normes légales régissant l’exercice de leurs différentes activités.
Ces normes et conditions définies par la loi, portent sur la nationalité, le diplôme, la qualité de membre de l’ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes. Elles ouvrent droit à une autorisation délivrée par l’administration après avis du même ordre.
Les médicaments contrefaits, représentent une part importante du stock des pharmacies en Mauritanie. En octobre dernier, une quantité importante de ces médicaments a fait l’objet d’une opération d’incinération dans un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au Nord de Nouakchott sur la route d’Akjoujt. «Ces établissements sont plus du domaine de la vente que de la santé. Les médicaments vendus proviennent parfois d’aides humanitaires, ils peuvent aussi provenir de contre-façons ou sont parfois périmés.» confirme Lemina Mint Bechir, pharmacienne.

 

MLK 




Bassin du fleuve Sénégal

23032009

 

  

Quand l’infrastructure crée des maladies 

 

Avec la construction des barrages de Diama et Manantali, d’énormes quantités d’eau sont désormais disponibles. Celles-ci ont permis la promotions des cultures irriguées. Mais la modification des conditions écologiques résultant des aménagements hydro-agricoles, et le changement des habitudes alimentaires, a favorisé l’implantation et l’extension de parasites intestinaux jusque là absents ou peu répandus. État des lieux. 

 

Les villages du Walo, dans la vallée du fleuve Sénégal sont bien plus exposés aux risques de maladies hydriques. Les eaux de surfaces fortement contaminées, notamment par les excréments du bétail, constituent une ressource gratuite et facilement accessible. En moyenne, 30% des consultations médicales dans cette région, concernent ces maladies (surtout la bilharziose intestinale et urinaire, mais aussi les diarrhées, et les dysenteries). «Aujourd’hui c’est une région souche de maladies relativement peu répandues, voire inexistantes, avant l’édification des barrages; et même le paludisme s’y est fortement ancré.» constate un chercheur au centre national d’hygiène (CNH) de Nouakchott. Avec le projet de mise en valeur multi-objectifs des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal (MWRD), la Banque mondiale a ouvert un nouveau front dans la guerre menée contre le paludisme,en accordant à la Mauritanie et à ses autres partenaires frontaliers, une enveloppe d’environ 46 millions de dollars pour combattre ces maladies liées à l’eau, particulièrement le paludisme et la schistosomiase qui sont deux des problèmes sanitaires les plus sérieux du bassin fluvial.

 

Barrages et maladies 

 

«Avant les barrages, l’eau des affluents était régulièrement changée, nettoyée. Les microbes et les maladies qui en résultent étaient donc moindre, du fait que les eaux des fleuves ne stagnaient pas. Aujourd’hui, leur marasme a tué des écosystèmes entiers, et généré tant de maladies hydriques.» explique le chercheur. Entre autres, la stagnation a multiplié de façon extrêmement importante la présence des moustiques donc du paludisme dans la région du fleuve Sénégal. Malgré tout cela, dans le bassin, la couverture de l’intervention visant à contrôler le paludisme est parmi les plus faibles au monde. Celui-ci y est encore le premier motif de consultation dans les centres médicaux, la raison du décès d’un enfant sur cinq et la source de 90% des cas de fièvre. Selon l’autorité du bassin du fleuve Sénégal (SRBA), «la construction de barrages a eu un effet des plus négatifs sur la santé dans la région du bassin. Elle a considérablement augmenté la quantité d’eau présente dans l’environnement et donc les maladies transmises par des vecteurs tels que les moustiques.» Cependant, le développement d’infrastructures et le contrôle de la maladie ne sont pas des choix incompatibles.

 

MLK

Source : La Tribune n°441




23032009

La SNIM sous pression 

 

Les cadres de la SNIM sont inquiets. Pas seulement parce que la conjoncture internationale est difficile. Pas parce que la conjoncture nationale est compliquée. Mais tout simplement parce que la société subit une énorme pression de la part du ministre de tutelle, le ministre des mines et du président du conseil d’administration, Mohamed Sidiya Ould Mohamed Khaled nommé au lendemain du 6 août. 

«Ceux de Nouakchott» – c’est comme ça qu’on les appelle dans le milieu des cadres «snimards» – veulent profiter au maximum de l’entreprise sans prendre en compte la complexité de l’environnement et la gravité de la conjoncture. Interventions pour imposer des recrutements, demandes excessives de profits matériels, privilèges, passe-droits… tout y est. 

En fait le ministre des mines, Ould Oudaa, est un ancien de la SNIM. Il a quitté la boîte dans des conditions «particulières» qui font aujourd’hui que le vieux personnel croit ferme qu’il en veut à l’entreprise. Tandis que l’ancien ministre des finances de Ould Taya, Ould Mohamed Khaled, ne fait, selon les cadres, aucun effort pour aider à «décompresser l’entreprise et son personnel». 

Vieille tradition dans l’entreprise : la communication interne. Tout le monde sait ici que l’ADG Kane Ousmane, nommé à la tête de la SNIM après un excellent passage à la BCM, est en conflit ouvert avec ceux qui sont censés lui apporter leur concours pour faire avancer les choses. 

Dernière «entreloupoupette», la visite de 40 investisseurs qui est presque passée inaperçue. Il s’agissait d’une visite organisée par la SNIM au profit de 20 investisseurs publics et 20 investisseurs privés, connus à l’échelon international. En pareille conjoncture, une telle présence aurait dû faire l’objet d’une grande publicité. C’est à peine si on avait pas honte d’en faire cas. A qui la faute ? 




23032009

Nouadhibou 

ETATS GENERAUX DES PECHES 

Le comité interministériel pour la concertation avec les opérateurs du secteur des pêches est à Nouadhibou depuis le 19 mars 2009. 

Composé des ministres des pêches et de l’économie maritime , du ministre des finances , du directeur général des douanes et d’autres responsables des deux ministères , ce comité est chargé de réfléchir aux problèmes que traverse le secteur et d’y apporter des solutions afin de sauver un secteur vital mais moribond du fait de politiques hasardeuses et tatillonnes. 

Le comité a rencontré tour à tour les opérateurs, les syndicats, le pélagique, la section des services (consignataires manutentionnaires) ,  Les exportateurs , les armateurs , les usiniers , les pêcheurs artisans et côtiers et la commercialisation (SMCP). 

Beaucoup de problèmes ont été évoqués : coût de l’énergie, absence de subvention, vétusté de la flotte, concurrence déloyale européenne ,  lourdeurs administratives ,  non compétitivité des opérateurs nationaux. 

Le ministre des pêches Hacena Ould Ely et son collègue des finances Sid Ahmed Ould Raiss se sont prêtés aux critiques des opérateurs et syndicats .Tous ont cependant convenu de la nécessité de sacrifices.’l'état est disposé à vous aider mais professionnalisez-vous ‘ leur ont-ils dit. 

Il faut noter que les questions conjoncturelles ont occupé l’essentiel des débats .Au lieu de poser des problèmes structurelles, les opérateurs se sont contentés chacun d’évoquer ses problèmes particuliers.. 

Les opérateurs n’ont cependant pas manqué de fustiger la SMCP qui continue selon eux d’appliquer des méthodes peu orthodoxes en contradiction avec les règles du commerce international. Les patrons dénoncent le laxisme de cette société de commercialisation .Les usiniers évoquent les coûts d’énergie qui empêcheraient une progression. En plus il a été longuement débattu de la concurrence déloyale de la flotte européenne. La réponse des ministres fut sans équivoque.’ Si on chassait les européens vous fermerez car notre pays ne dispose pas de flotte’. 

Du fait de la crise économique mondiale et du manque de débouchés des produits mauritaniens il est à craindre que beaucoup d’entreprises ne mettent la clef sous la porte. Pour cela certains opérateurs ont posé comme doléances la subvention du secteur, ce à quoi les ministres ont répondu: ‘Nous ne pouvons résister à la tentation de poser à certains d’entre vous la question suivante : Où avez-vous trouvé l’argent avec lequel vous avez acquis vos bateaux?’ Et d’évoquer les faveurs douanières, portuaires que l’état fait aux opérateurs. 

Quoi qu’on dise l’image du secteur est ternie  car s’improvisent consignataire usinier, marin …qui veut. 

Avec les syndicats des marins ce fut la cacophonie. Pas moins de trente(30) organisations syndicales , parlant chacune en son nom de retards des alaires , de patrons qui ne payent pas , de capitaines étrangers qui maltraitent les marins nationaux , de faux livrets , de favoritisme , d’arnaques et de taux de chômage élevé. 

Sans s’entendre sur rien on a discuté de tous les problèmes supposés et réels du secteur et le constat est là : Le secteur manque de professionnels, l’état de vision. Une fois que le diagnostic est fait il est temps que chacun prenne ses responsabilités pour sortir le secteur des pêches des difficultés dans lesquelles il se débat. Tous les participants sont convenus que notre pays est dépassé par le Maroc et le Sénégal de loin. Que nous devrions prendre exemple sur nos voisins pour avancer. Il est entendu aussi que les torts sont partagés mais qu’on peut se ressaisir. Que l’état n’st plus cette vache à lait sur laquelle les opérateurs profitent sans contrepartie, sans réelle valeur ajoutée, sans résorber le chômage, sans que nos concitoyens mangent du poisson et voient leurs conditions de vie améliorées. 

Il est temps que chacun respecte ses engagements, s’acquitte de ses taxes .Ce n’est pas en fraudant que l’on devient efficace. Les textes devraient être réécrits et appliqués. 

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBO 

 

 

Aziz au Brakna 

« Nos maîtres sont là » pour vous mon général ! 

 

19 mars 2009. Le soleil est au zénith. Normal : c’est l’été. La saison est sèche dans le Brakna. La population de cette région brave la chaleur pour venir très nombreuse  accueillir et écouter le nouvel homme fort du pays. Il est11h quand  la délégation présidentielle conduite par le général arrive par voie terrestre.  Bain de foule sous le soleil ardent.  Procession vers le centre ville distant du lieu d’accueil de 4 km.   La place publique où était dressée la tribune s’est avérée très petite pour recevoir ce flot humain déferlant des quatre  coins de
la Willaya. 

Ce nombre impressionnant de personnes est il un retournement de veste en faveur du Général ou un tape-à l’œil  pour le berner ? 

La place publique  était entourée de plusieurs de banderoles sur lesquelles on pouvait lire «le Brakna  exige la candidature du Géneral Mohamed O/ Abdel Aziz »   « le 06/06/2009 un nouvel élan dans l’histoire » 

C’est à 12h que le 5ème maire adjoint N’diaye Omar a pris la parole en lieu et place du  maire titulaire, proche de l’UFP, qui a préféré  boycotter la cérémonie car il est contre « la rectification » et milite au sein du FNDD. 

Sous la pression et l’émotion  le maire adjoint avant de lire son discours a voulu présenter à l’assistance, malheureusement une peau de banane a glissé dans ses propos : « des notables, des jeunes,  des femmes et particulièrement nos maîtres sont là présent…»  a-t-il oublié que  l’esclavage est aboli en Mauritanie ?   A la suite de cette bévue le maire a commencé  à lire son discours. Après les formules de bienvenus,  le maire  dira que toute la population du Brakna dans sa diversité Arabo-Africine est venue  accueillir le bâtisseur de
la Mauritanie unie et prospère en la personne du Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Le maire de continuer que la population dans sa grande majorité accompagne  les reformes entreprises en un peu de temps  par le Général  dans la vie sociale  économique du pays  et  l’amélioration du retour des rapatriés. 

Avant de conclure  il formula plusieurs doléances comme l’érection de l’hôpital régional en un centre hospitalier vu  la position géographique qu’occupe  ALEG, la construction des bretelles pour désenclaver certaines localités telles que Lehlewa Taiba et Goural, les constructions de certaines infrastructures de base pour la ville d’Aleg, etc. 

A la fin du discours du maire d’Alég  le chef de l’Etat a pris la parole il a remercié tous les départements de l’accueille chaleureux et enthousiaste et une mention particulière a été adressé à l’endroit des rapatriés du Sénégal venus nombreux encadrés par l’A N A I R. le président  dira : «vous êtes  les bienvenus chez vous après  plusieurs années d’absence ». Ensuite, il a fait  un sévère réquisitoire et a tiré des boulets sur les régimes précédant en les qualifiant des noms d’oiseaux et qui ont fait saigner par la gabegie, la corruption, le clientélisme.  il dira dans ses propos que plusieurs Ministres, d’ancien directeurs de l’ancien régime traînent des cassoroles financières  et que cet argent détourné pouvait servir à forer des puits,  construire des écoles et des hopitaux. 

Il a rappelé que le pays est immensément riche cependant. Cette richesses était accaparée par une minorité de personne et  cela n’a pas profité aux populations tout manque à cette population : l’eau potable, les écoles,  les hopitaux , l’électricité ……. 

Après avoir fait  un tableau sombre de la situation,  le Général s’est attaqué  aux dirigeants du F N D D  sans les nommer en les qualifiant de minorité qui refuse le changement  en s’alliant avec l’étranger  pour mettre à genoux notre pays. Cependant le peuple n’est pas dupe. 

Avant de conclure le Général qui  serait déclaré candidat  à la magistrature suprême a invité ses adversaires politiques à descendre sur le champ politique  pour jauger de leur popularité le 6/ 6 /2009. Le dernier point de son discours c’est à l’endroit de la presse, le Général dira certes, elle a sa liberté totale, cependant elle doit respecter son éthique et sa déontologie et être au dessus de la mêlée  pour éveiller la population. 

Du côté de l’organisation,  on a noté la présence massive des forces armées  Du coté de la tribune, elle a été banchée des 3 cotés  ce qui a provoqué des suffocations  à cause d’un nombre très élevée d’invités  et cela a occasionné l’évanouissement  d’un homme. 

Abou Boubou Fall 

Cp Brakna 

 

La visite du MSAS au Centre hospitalier d’Aioun 

Le centre hospitalier d’Aioun fut l’objet de la visite de Monsieur Mohamed Abdallahi Ould Siam, Ministre de la Santé et des affaires sociales, le lundi 16 du mois courant. Le ministre fut accompagné de Monsieur l’ambassadeur de la République Populaire de Chine résidant dans notre pays et d’une délégation du Ministère. L’objectif de cette visite est de s’enquérir des informations sur l’état, scruter les contraintes liées au fonctionnement du dit centre qui vient  d’acquérir son autonomie au début de l’année en cours, afin d’apporter des solutions adéquates. Ould Siam et sa délégation ont sillonné tous les services de l’hôpital avant de recevoir une explication détaillée sur la présentation, les forces, les faiblesses et les recommandations du centre, dans un exposé bien  détaillé du Dr Sy Alassane, Directeur de l’hôpital. 

 Dans son brillant exposé, devant les hôtes, le Wali, le Hakem de la Moughata, le DRPS et d’autres chefs services de la région, le responsable du centre a mis sur table 17 recommandations sine qua non pour la bonne marche de son institution. 

Parmi les recommandations du patron du centre on peut citer : construction et équipement d’un service de pédiatrie, construction et équipement d’un service d’urgence, acquisition d’une ambulance médicalisée, construction d’un service des maladies infectieuses, affectation d’une équipe médicale chinoise, construction d’une morgue. Une plate forme lourde qui n’est pas aisée à satisfaire mais  très objectif. La  situation explique que l’autonomie de l’hôpital  n’est pas accomplie avec des mesures d’accompagnement au point de vu matériel pour qu’il puisse  jouer pleinement son rôle qui lui sera assigné. 

.  On peut noter la  surprise du Ministre, qui s’est réjoui de la qualité du service du centre qui vient juste d’avoir son autonomie malgré la modestie de ses équipements. En tout cas la délégation ministérielle a un lourd fardeau pour surmonter ces difficultés qui lui viennent d’être exhibés. Le répertoire  ministériel sera certainement bondé de doléances à la suite de ces visites effectuées par Ould Siam. 

La percée chinoise 

Il est constaté que depuis quelques années la Chine veut récupérer l’Afrique au profit de l’Occident et des Etats Unis. La chine s’implique. Le continent africain trouve un nouvel ami. Les chinois s’éparpillent dans plusieurs grandes villes africaines avec leurs produits qui sont à la portée des populations, et qui demeurent excitants. La Chine  entreprend beaucoup d’ouvrages en faveur du continent. La tournée  récente du président Chinois Xun Tao dans le continent africain a occasionné plusieurs protocoles d’accord économiques. 

C’est dans ce contexte que certainement son excellence Monsieur  l’ambassadeur prit chemin avec le ministre. Qu’est ce que la chine va-t-elle apporter au centre hospitalier? L’ambassadeur chinois a promis aux Aiounois un financement pour la réhabilitation du centre  après celui du Kiffa, son ancien partenaire et probablement l’affectation d’une équipe chinoise  au niveau de l’Hôpital… 

Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

   

      

 

  Zouerate : Distribution et vente de blé, méthodes peu orthodoxes : un commerçant rafle la mise 

 

Décidément, les populations continuent à vivre le cauchemar malgré la visite du Chef de l’Etat qui n’avait pas manqué de donner des instructions fermes pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens Particulièrement l’accès aux services sociaux de base. Mis à part le renforcement du personnel de l’hôpital régional par l’arrivée d’un chirurgien et d’un gynécologue, rien n’a évolué dans le quotidien difficile des populations de la capitale de Tiris sans parler des autres bourgades. Lors d’une visite du Wali dans les différents services de l’Etat, les  responsables n’ont pas manqué d’évoquer les principales difficultés notamment le déficit criant en personnel et équipements adaptés. Ainsi, à l’hôpital régional se pose toujours le problème de l’eau, après les recommandations données par le Président à
la Snim pour faciliter l’approvisionnement de cette denrée précieuse de façon permanente. Les préoccupations quotidiennes des populations sont nombreuses. 

 Ainsi, Dénoncent-elles  la façon dont se font les identifications  des familles nécessiteuses et la distribution des vivres par les responsables régionaux du C.S.A.  Avec l’ancien Hakem, beaucoup de personnes avaient décrié les méthodes de recensement des populations vulnérables et la distribution des denrées (riz, blé, sucre, lait…) qui ne se faisaient pas dans la totale transparence. 

 

A qui profitent la distribution et la vente des vivres du C.S.A. ?   

 

Des personnes interrogées ont exprimé leur colère face à ce qu’ils qualifient de mascarade : « je vis avec mes enfants et un mari au chômage mais nous n’avons jamais été recensés comme nécessiteux ni reçu aucune aide, pourtant nos voisins sont recensés nuitamment » lance une femme dépitée avant d’ajouter « nous n’avons jamais été informés sur un quelconque recensement de populations  vulnérables néanmoins je connais des familles recensées mais qui n’ont rien reçu. » 

Une autre enfonce le clou « nous avons toujours été identifiées comme familles nécessiteuses mais nous n’avons jamais reçu qui que ce soit, nous sommes des citoyens avec des devoirs mais aussi des droits à la nourriture, au logement, si ça se passe toujours comme ça nous préférons ne pas être recenser car on utilise nos noms soit pour satisfaire d’autres soit pour assouvir des ambitions mercantilistes » soutient-elle la mort dans l’âme. 

A ce niveau, se pose la question de la gestion et de la distribution des vivres et stocks du C.S.A. Dans un passé récent, des distributions ont été faites sur la base d’une commission de recensement sous la supervision du Hakem de la commune, du responsable du C.S.A secondée d’une commission dite de vérification. Mais la grande interrogation c’est qui recense qui ? Que vérifie-t-on ? Car la procédure avait soulevé un tolet chez les populations qui avaient alors dénoncé le manque de transparence dans la phase d’identification des populations vulnérables et l’opacité dans laquelle s’étaient déroulées les opérations. 

Autre démol porté, les denrées  sont vendues au plus offrant c’est alors que  des commerçants véreux s’accaparent de la plus grande quantité pour revendre à des prix exorbitants au marché local.Distribution ou vente c’est un marché de dupes, un théâtre dans l’ombre. 

C’est ainsi que récemment un commerçant de la place a racheté une importante quantité de blé du  reliquat du P.S.I.livré à la vente aux enchères. Selon le responsable du C.S.A. le reliquat était de 60 tonnes pour Zouerate et 51t pour Bir Moghrein. La question qui se pose est de savoir la petite différence de tonnes de blé  entre les deux villes (soit 09t) étant donné la grande différence entre le nombre des populations des deux agglomérations, il y a anguille sous roche. 

Le même responsable du C.S.A. a affirmé que 50t sont vendues aux populations à 2500um le sac, allégation démentie par les dites populations qui ont longtemps fait le pied de grue devant le hangar du C.S.A mais en vain, ainsi, ont-elles remarqué l’arrivée de deux commerçants dont le premier a donné 3000um le sac et le deuxième a empoché la cagnotte à 4000um le sac et rafle alors la plus  grande quantité au détriment des populations nécessiteuses qui ne font que humer l’odeur du blé. 

Ce qui provoque l’ire de certains qui se sentent exclus de tout « on voit des terrains attribués aux grands commerçants alors que les pauvres sont dans des maisons à location très chères 20.000, 25000,30.000um c’est sidérant, c’est pourquoi certains font des « gazras » dans la seule intention de trouver des terrains pour construire. » soutient une femme. En ce sens qu’on on a observé  l’année dernière le phénomène des « gazras » qui a fait des émules à Zouerate quand les populations ont appris que des terrains seront distribués mais le processus fut stoppé dans sa première gestation l’on ne sait pour quelle raison. 

 

Terrain ou logement : les populations ne savent plus à quel saint se vouer ? 

 

A l’heure où le prix de l’immobilier explose à Zouerate, la location des maisons monte en flèche, construire n’est pas donné à n’importe qui d’autant plus que le permis de construire se vend à 80.000 um. 

La flambée des montants de location des maisons PARTICULI7REMENT  de la cité Snim ne permet pas à une famille de faible revenu de trouver un toit.Des commerçants véreux et insouciants happent des pauvres citoyens en complicité avec des propriétaires des logements sociaux de
la Société minière qui en réalité n’a aucun impact sur la vie des populations parmi lesquelles il y a une forte paupérisation. A quand la fin de situation de mainmise sur des logements prévus pour l’habitat et non la location.
La Snim elle-même est consciente de ce ETAT DE FAIT. Cette situation touche les fonctionnaires de l’Etat et particulièrement ceux du Ministère de l’Education Nationale qui ont mille problèmes pour s’abriter.Récemment, des spécialistes affectés à «  l’hôpital régional » ont trouver des problèmes de logements, l’administration locale qui avait adressé une demande de logements à
la Snim en leur faveur n’a pas eu gain de cause car faut-il le reconnaître  la société minière vit une crise de logements. L’Etat devra consentir des efforts pour héberger ses agents et ne pas compter sur une société qui elle-même n’est qu’un miroir aux alouettes. 

Les populations épinglent la rentabilité et l’efficacité de certains services régionaux. 

                                 SY Djibril Amadou  CP Tiris Zemmour sydjibo@yahoo.fr

 Source: La Tribune n°441




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

23032009

  

Le Général est pressé. Pressé de se rendre partout et de se faire entendre partout. Ce que donne un Général pressé, on ne le sait pas encore. Mais on peut essayer de le deviner. Et ce n’est pas bon. Ni pour lui ni pour le pays. 

Libre au Général de vouloir accaparer un pouvoir dont il connaît les vicissitudes pour l’avoir exercé indirectement (sous Sidi), ou pour y avoir participé (sous Eli et Maawiya). Libre à lui d’être entré dans l’Histoire par la grande porte le 3 août 2006 – en mettant fin à un régime qui menait le pays au chaos – et de vouloir en sortir comme Ould Taya, Ould Haidalla, Ould Mohamed Saleck… banalement… comme il y a accédé. Probablement trahi par l’un de ses hommes. Sûrement trahis par tous ses soutiens civils. Il le sait mieux que tous : ceux qui applaudissent aujourd’hui et qui se noient sous le flot de verbes et de salive pour lui exprimer leur soutien sont les mêmes qui ont accompagné ses trois prédécesseurs à la porte de sortie. Leur allégeance va au plus fort. Il est le plus fort aujourd’hui. Comme Ould Taya l’était le 2 août 2005, Ould Haidalla le 11/12/84 ou même Ould Daddah le 9 juillet 1978. 

On dit en populaire hassaniya : «itemou içafgu lak ilayn içafgu min tahtak» (ils continuent à t’applaudir jusqu’à te dégager). 

Quelques semaines avant le coup d’Etat du 6 août 2008, j’écrivais à l’intention du Président de la République de l’époque qu’il avait le droit de jouer son pouvoir, son avenir politique en s’impliquant dans une querelle qui divisait ses soutiens, mais qu’il n’avait pas le droit de jouer l’avenir du pays, son unité, sa stabilité et son expérience démocratique pour satisfaire des desseins personnels (de qui qu’il soit). Cela vaut aujourd’hui pour le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Lui qui est en train de reprendre le chemin des officiers venus au pouvoir prétendant – parfois croyant sincèrement – vouloir faire de «bonnes choses» et qui finissent par devenir des autocrates sans emprise sur la réalité. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, n’est-ce pas ? 

Le 3 août 2005 n’était pas seulement salvateur pour nous avoir débarrassés du régime et pour nous avoir ouvert d’énormes perspectives d’émancipation et de recouvrement de soi. Il a été surtout un moment de réconciliation entre l’Armée mauritanienne et son peuple. 30 ans après son arrivée au pouvoir, l’Armée proposait enfin un schéma à même d’assurer la réalisation du rêve de libération et de démocratie. 

Le 6 août 2008 risque justement – si ce n’est déjà fait – de faire du 3 août une simple variation du 10 juillet 1978. Les mêmes rengaines à chaque changement de locataire de la maison brune. Les mêmes promesses de lendemains meilleurs. Les mêmes bains de foule «préparés». Les mêmes voyages, le même cérémonial, presque les mêmes mots pour dénoncer les mêmes maux… parce qu’entre-temps rien n’aura été fait pour apaiser la faim de ces pauvres hères. Rien n’aura été fait pour leur permettre d’avoir une meilleure exploitation de leurs terres cultivables, une plus grande possession de leur être, une meilleure vision de leur avenir. 

Et le pays dans tout ça ? Le pays a besoin de reprendre confiance, de se mettre au travail (le vrai), de redorer son image, de se remettre sur les pieds, de se remettre du choc de l’éternel recommencement… Le pays a, plus que jamais, besoin de renouer avec la normalité… 

En dehors de la crise politique interne, de la crise globale interne – politique, économique, sociale -, nous avons la crise mondiale qui a déjà ses répercussions sur nous et pour laquelle aucune préparation n’est faite. Non ! Nous avons l’impression qu’il ne se passe rien dans le monde, qu’il n’y a pas de dangers. A nous voir nous amuser de la sorte ! 

Dans quelques jours, le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’exprimera sur la situation en Mauritanie. Il réitérera très probablement sa position du 5 février par laquelle il a décidé des sanctions ciblées. Plus tard ce sera autour de l’Union Européenne d’officialiser «les mesures appropriées» déjà prises concernant l’aide au développement. Même si on espère plus d’indulgence de la part de nos partenaires et amis, même si la logique internationale est dictée par la loi des intérêts, il faut craindre le pire notamment l’isolement. L’isolement pour un pays comme le nôtre… c’est déjà l’enfer… 

Ce n’est pas la virée de l’Aftout qui nous tranquillisera. Mais c’est cette virée qui nous fait déjà penser que le Général semble commencer là où Ould Taya avait fini… 

 

Source : La Tribune 441 

 




Actualités

23032009

La charte de l’UA interdit des candidatures des membres de la junte en Mauritanie, selon Ould Daddah

 

Le Chef de file de l’opposition mauritanienne et président du parti des forces démocratiques (RFD), M. Ahmed Ould Daddah a réaffirmé lundi à Nouakchott devant la presse l’inéligibilité des membres des forces armées et de sécurité en service au 6 août 2008, date du coup d’Etat, en s’appuyant sur la charte de l’Union africaine (UA).

Par cette déclaration M. Ould Daddah cherche à anéantir une interprétation constitutionnelle devant permettre au général Mohamed Ould Abdel Aziz de se présenter, après avoir démissionné 45 jours avant la date fixée pour la tenue des élections.

A cette fin le leader de l’opposition fait référence à la charte africaine pour la démocratie, les élections et la gouvernance, déjà ratifiée par la Mauritanie, qui interdit formellement ce genre de candidature.

La charte stipule dans son article 25 alinéa 4 que « les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne peuvent ni participer aux élections organisées pour la restauration de l’ordre démocratique ni occuper des postes de responsabilité dans leurs Etats« , précise Ould Daddah.

Le dirigeant du RFD a, ensuite, rappelé que la ratification de cette charte a été votée par le parlement mauritanien avec ces deux chambres, promulguée et publiée au journal officiel (loi 2008-016 du 29 avril 2008 au journal officiel no 1169 du 5 juin 2008).

Commentant la constitution mauritanienne qui permet aux juges et militaires de se présenté s’ils démissionnent, Ould Daddah précise que cette même constitution stipule en son article 80 que « les traités et accords régulièrement approuvés sont supérieurs aux lois dès leur publication« .

M. Ould Daddah a aussi attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale ainsi que celle des parties prenantes mauritaniennes sur la nécessité de prendre en compte, dans leurs efforts de recherche de sortie de crise, le fait que la loi mauritanienne et le droit international interdisent au membres de la junte de se présenter aux prochaines élections.

Concernant sa propre candidature, Ould Daddah a exclu celle-ci si les choses ne sont mises à l’ordre et si la loi n’est pas respectée.

Il a aussi mis en doute la légitimité du président déchu, son rival à l’époque, réaffirmant que les militaires avaient mis tous les organismes de l’Etat en faveur de l’autre candidat (Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi).

Ould Daddah n’a pas exclu une coalition avec le FNDD (front national pour la défense de la démocratie) dans « l’intérêt suprême de la Mauritanie« , selon lui.

Au sujet des déclaration du ministre français des affaires étrangères, appelant le général Ould Abdel Aziz à la démission et préconisant le retour du président déchu pour l’organisation des élections pour lesquelles il n’est pas candidats, M. Ahmed Ould Daddah a dit que le ministre français n’a pas été informé de cette charte et qu’il va devoir rectifier sa position.

Info source : Agence de Presse Africaine

Naissance du RDPM : Un ancien ministre surpris.

L’ancien Ministre et ancien ambassadeur n’est pas content du tout. Motif, à peine de retour d’Aleg où il s’était rendu à l’accueil du président du HCE, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, le voilà surpris de voir son nom figurer dans la liste des membres fondateurs du parti.

De source bien informée au sein de cette nouvelle formation politique, l’erreur provient du journaliste qui a donné l’information, précisant que le membre fondateur du RDPM

dont il s’agit, est Ngaïdé Alassane, ancien maire de la commune Djéol relevant du département central de Kaédi (Gorgol) et non N’Gaïdé Lamine Kayou.

La nouvelle formation politique de Louleïd Ould Weddad se plaint elle-même que le journaliste se soit trompé sur le nom du parti.


Info source : Le Quotidien de Nouakchott




Post-scriptum

23032009

 

  

 

« Nos descendants se vêtiront d’habits dorés, mangeront des mets gras et sucrés, monteront d’excellents coursiers, presseront dans leurs bras les plus belles femmes et oublieront qu’ils nous le doivent. »
     Gengis Khan, cité par l’historien persan
Rachid Al-Din 

 

 

De Général  Excellence en passant par Monsieur… 

Bernard Kouchner, le ministre français des affaires étrangères a vraisemblablement soutenu dans Jeune Afrique que le Général Ould Abdelaziz doit démissionner au moins quarante cinq jours avant l’élection présidentielle, s’il souhaite s’y présenter. Cette élection est prévue le 06/06/09 si l’on s’en tient au calendrier fixé par les autorités du moment  et entériné par Kadhafi.  Dans le même temps, le renouvellement partiel du sénat est prévu pour le 10 mai 2009. Alors, les choses paraissent un peu compliquées si réellement le général veut devenir le prochain président démocratiquement élu de la Mauritanie après Sidi Ould Cheikh Abdellahi. Va-t-il démissionner de la présidence du HCE que certains de ses alliés et partisans ne veulent plus qualifier d’institution militaire ? Ou bien Ould Abdel Aziz devra-t-il tout simplement démissionner de la ‘chefferie’ de l’Etat et renoncer du coup a son statut de militaire ?   

Dans tous les cas, il devra se départir, même symboliquement, du ‘contrôle du navire ne serait-ce qu’un moment pour se préparer à mieux en manipuler le gouvernail… Sinon faut-il qu’il fasse comme Maouya dont on n’a nullement senti, en 1992, la métamorphose. On sait seulement que pour Old Taya,  l’on a remplacé le qualificatif ‘colonel’ par celui de ‘monsieur’ et qu’il a rempoté les élections et est devenu le président de la République… 

Si  Kouchner en arrive a soutenir que le général doit démissionner s’il veut se présenter à une élection présidentielle, faut-il percevoir en cela une flexibilité de la France à l’égard de la junte et comprendre que ce qui intéresse les partenaires occidentaux en général c’est que la démocratie africaine respecte seulement les aspects techniques et que le reste n’a finalement pas d’importance ? 

Depuis que le guide libyen a invité les mauritaniens à regarder l’avenir de leur pays à partir du 06/06/09, le général s’est lancé dans ‘la campagne’… 

Du côté du FNDD, on encaisse… Coupable d’avoir tardé à se scandaliser, le FNDD donne l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir… 

C’est depuis Tripoli que le guide a cherché à nous imposer ses positions favorables aux putschistes, a dit un des leaders du FNDD, nous lui avons donné le bénéfice du doute espérant qu’il exerçait sur nos adversaires les mêmes pressions stratégiques en vue de trouver un compromis, a poursuivi ce leader… 

A Nouakchott, également Kadhafi leur a fait les mêmes pressions. Ils l’ont supporté…ils l’ont même vénéré…Ce n’est qu’à la toute dernière minute qu’ils se sont retirés. Ils ont été comptés et mis en minorité : « ils n’étaient que neuf : quatre femmes et cinq hommes a dit le ministre de la communication qui déclare que tout le reste de la salle s’est levé pour applaudir le guide et ses propos… » 

On nous di que Messoud a eu droit à des excuses de la part du guide.  C’est l’inverse qui s’est passé estime-t-on dans le camp adverse. Sur El Jazzeera Ravi Medani atteste cette version. Il aurait même dit que les gens du front étaient partants pour toutes les propositions du guide… Qui a raison ? Qui a tort ? C’est confus tout ça. Pour l’instant une chose est claire : Ould Abdel Aziz passera de Général à Excellence si le front continue à se montrer timide… 

Kissima 

La Tribune N° 441 du 23/03/09 




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

23032009

 

Le Général est pressé. Pressé de se rendre partout et de se faire entendre partout. Ce que donne un Général pressé, on ne le sait pas encore. Mais on peut essayer de le deviner. Et ce n’est pas bon. Ni pour lui ni pour le pays. Libre au Général de vouloir accaparer un pouvoir dont il connaît les vicissitudes pour l’avoir exercé indirectement (sous Sidi), ou pour y avoir participé (sous Eli et Maawiya). Libre à lui d’être entré dans l’Histoire par la grande porte le 3 août 2006 – en mettant fin à un régime qui menait le pays au chaos – et de vouloir en sortir comme Ould Taya, Ould Haidalla, Ould Mohamed Saleck… banalement… comme il y a accédé. Probablement trahi par l’un de ses hommes. Sûrement trahis par tous ses soutiens civils. Il le sait mieux que tous : ceux qui applaudissent aujourd’hui et qui se noient sous le flot de verbes et de salive pour lui exprimer leur soutien sont les mêmes qui ont accompagné ses trois prédécesseurs à la porte de sortie. Leur allégeance va au plus fort. Il est le plus fort aujourd’hui. Comme Ould Taya l’était le 2 août 2005, Ould Haidalla le 11/12/84 ou même Ould Daddah le 9 juillet 1978. On dit en populaire hassaniya : «itemou içafgu lak ilayn içafgu min tahtak» (ils continuent à t’applaudir jusqu’à te dégager). Quelques semaines avant le coup d’Etat du 6 août 2008, j’écrivais à l’intention du Président de la République de l’époque qu’il avait le droit de jouer son pouvoir, son avenir politique en s’impliquant dans une querelle qui divisait ses soutiens, mais qu’il n’avait pas le droit de jouer l’avenir du pays, son unité, sa stabilité et son expérience démocratique pour satisfaire des desseins personnels (de qui qu’il soit). Cela vaut aujourd’hui pour le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Lui qui est en train de reprendre le chemin des officiers venus au pouvoir prétendant – parfois croyant sincèrement – vouloir faire de «bonnes choses» et qui finissent par devenir des autocrates sans emprise sur la réalité. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, n’est-ce pas ? Le 3 août 2005 n’était pas seulement salvateur pour nous avoir débarrassés du régime et pour nous avoir ouvert d’énormes perspectives d’émancipation et de recouvrement de soi. Il a été surtout un moment de réconciliation entre l’Armée mauritanienne et son peuple. 30 ans après son arrivée au pouvoir, l’Armée proposait enfin un schéma à même d’assurer la réalisation du rêve de libération et de démocratie. Le 6 août 2008 risque justement – si ce n’est déjà fait – de faire du 3 août une simple variation du 10 juillet 1978. Les mêmes rengaines à chaque changement de locataire de la maison brune. Les mêmes promesses de lendemains meilleurs. Les mêmes bains de foule «préparés». Les mêmes voyages, le même cérémonial, presque les mêmes mots pour dénoncer les mêmes maux… parce qu’entre-temps rien n’aura été fait pour apaiser la faim de ces pauvres hères. Rien n’aura été fait pour leur permettre d’avoir une meilleure exploitation de leurs terres cultivables, une plus grande possession de leur être, une meilleure vision de leur avenir. Et le pays dans tout ça ? Le pays a besoin de reprendre confiance, de se mettre au travail (le vrai), de redorer son image, de se remettre sur les pieds, de se remettre du choc de l’éternel recommencement… Le pays a, plus que jamais, besoin de renouer avec la normalité… En dehors de la crise politique interne, de la crise globale interne – politique, économique, sociale -, nous avons la crise mondiale qui a déjà ses répercussions sur nous et pour laquelle aucune préparation n’est faite. Non ! Nous avons l’impression qu’il ne se passe rien dans le monde, qu’il n’y a pas de dangers. A nous voir nous amuser de la sorte ! Dans quelques jours, le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’exprimera sur la situation en Mauritanie. Il réitérera très probablement sa position du 5 février par laquelle il a décidé des sanctions ciblées. Plus tard ce sera autour de l’Union Européenne d’officialiser «les mesures appropriées» déjà prises concernant l’aide au développement. Même si on espère plus d’indulgence de la part de nos partenaires et amis, même si la logique internationale est dictée par la loi des intérêts, il faut craindre le pire notamment l’isolement. L’isolement pour un pays comme le nôtre… c’est déjà l’enfer… Ce n’est pas la virée de l’Aftout qui nous tranquillisera. Mais c’est cette virée qui nous fait déjà penser que le Général semble commencer là où Ould Taya avait fini…




Révélation :

23032009

 

 Le bon, la brute et le méchant 

 

Sitôt l’interdiction levée, le site Taqdoumy.com revient à la charge avec une primeur qui risque de faire des vagues. En effet le site vient de publier un document sonore inédit parce qu’il s’agit d’une discussion entre les colonels Mohamed Ould Hady, directeur de la sûreté nationale, et Mohamed Ould Meguett, inspecteur des forces armées, discussion qu’ils auraient eues avec le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, alors en résidence dans l’une des villas du Palais des Congrès. Les deux colonels étaient venus annoncer au prisonnier son transfert vers Lemden, son village natal. 

Sur l’enregistrement lui-même, aucune indication naturellement. Mais on imagine aisément que c’est l’un des colonels qui avait l’appareil d’enregistrement car on entend le bruit du moteur et des portières qui se referment. 

La discussion commence difficilement. Après les convenances habituelles, Sidi réplique : «c’est à vous qu’on doit demander les infos». Ould Hady demande à Ould Meguett de lui dire. C’est annoncé. Ould Meguett reste poli. Ould Hady l’interrompt de temps en temps. Après les précisions sur l’état de la résidence surveillée, Sidi déclare : «restons clair. Il y a ce qui me concerne et ce qui vous concerne. Dites-moi ce que vous voulez et je le ferai, il faut que je sache les limites de ce que vous donnez comme liberté de contact». Ould Meguett tente de le mettre en confiance, «tout ce qui ne touche pas à la sécurité ne dérange pas, nous comptons sur la sagesse de votre âge». Ould Hady précise que le statut d’ancien président lui sera accordé. «Si vous acceptez de coopérer avec nous, pour vous et pour la Mauritanie, tout sera possible». Ould Meguett se place dans la perspective parentale. Ould Hady dit : «vous avez à choisir entre l’apaisement et l’escalade. Nous espérons que nous soyons tous responsables, mais c’est à vous de décider». Même pour le régime de la résidence à Lemten, «tout dépend de vous, vous pouvez l’écourter ou l’allonger. Mieux vaut pour vous la première formule sinon nous n’accepterons aucune déviance». Le changement de résidence est présenté comme une ouverture des bienfaiteurs : «ici vous n’aviez pas la possibilité de voir qui vous voulez, là-bas vous êtes libres de faire ce qui ne dérange pas la sécurité publique». Ould Hady rappelle qu’ils sont membres du Haut Conseil et qu’ils sont mandatés par le Chef d’Etat. 

Sidi Ould Cheikh Abdallahi a de la peine à placer un mot face à ses geôliers. Quand il prend la parole, il est ferme. Légèrement énervé. «Vous avez raconté n’importe quoi sur mon compte, croyez-vous que je vais sortir pour me taire ?» Ould Meguett tente de le convaincre. «Il y a deux groupes politiques, celui de l’UFP et celui de Jemil Mansour, qui vous utilisent comme carte… si vous allez jouer leur jeu, c’est grave, sinon il faut comprendre qu’ils ne peuvent pas vous utiliser». Ould Hady tire ce qu’il croit être la conclusion : «à partir de demain vous êtes libre de recevoir qui vous voulez». Petite polémique autour du mot libre. Flagrante arrogance des interlocuteurs de Ould Cheikh Abdallahi. Même les règles de convenances traditionnelles n’y sont pas. «J’ai compris que je suis mis en observation à Lemden. Si je suis très sage et que je reconnais le coup d’Etat…» Les colonels s’empressent de l’interrompre et reviennent sur leurs propositions en le contredisant. Le Président reste ferme avec un brin d’humour qui casse l’atmosphère tragique du moment. Ould Meguett ne s’empêche de rire. Ould Hady est visiblement irrité. «J’ai dit que le HCE, le président du HCE, disent que si Sidi, si le Président Sidi veut saluer les gens de Lemden et rester tranquille il ne restera pas longtemps et sera traité comme un ancien chef d’Etat, sinon nous répondrons aux provocations des suvahas…» Ould Hady s’apaise et parle en aîné. Il entend donner des leçons sur le respect de l’Etat. 

Les deux colonels n’ont visiblement pas éteint leurs téléphones. «Moi j’ai une position, une attitude qui me concerne et je ne peux être mis entre deux choix». Ould Cheikh Abdallahi est ferme. Ould Hady contre-attaque : «nous sommes toujours entre deux choix, même Allah tabaraka wa ta’aala…» «Le chemin le plus court est l’efficacité, nous avons un message, nous l’avons délivré». Ould Meguett tente de tempérer, d’amadouer. Rien à faire. Sidi Ould Cheikh Abdallahi ne recule pas devant l’entreprise des deux officiers. Il est vrai qu’ils ne sont pas les meilleurs à envoyer à négocier. Quand Ould Meguett parle de «coup d’Etat» et invite Sidi à se comporter comme Mokhtar, Ould Haidalla… c’est Sidi qui rectifie moqueur : «Ce n’est pas un coup d’Etat c’est une rectification…» Les deux officiers tentent de reprendre le dessus. Rien n’y fait. Deux heures durant. Quand Ould Meguett parle de justice, la voix de Sidi est encore plus ferme : «j’espère que cette allusion à la justice n’est pas une menace pour me dire que j’ai peur d’être confronté à la justice…» «Je suis né sous une tente et j’ai fait mon école pieds nus. Je ne suis pas habitué au luxe et rien ne peut m’appâter…» Ould Hady : «Je ne suis pas d’accord avec vous…» «D’accord avec vous… qu’est-ce que j’ai dit pour que vous soyez d’accord ou pas… je ne vous parle pas d’ailleurs… et à Ould Hady tu sembles faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit alors je ne discute pas avec vous». Il est KO. «J’aime Ould Abdel Aziz comme j’aime mes enfants, mais nous sommes en train de parler d’un Président renversé, d’un coup d’Etat…» Sidi tente ensuite de récapituler ce qu’il a cru comprendre de ce que les deux officiers lui ont dit. «Non» ils ne sont pas d’accord. «C’est votre compréhension». Ould Meguett s’en va reprendre ce qu’il a déjà dit en insistant sur le sens de la responsabilité de Sidi pour éviter l’escalade et promouvoir l’apaisement. «…vous serez traité avec les égards qu’il faut et même comme un partenaire…» «…vous n’êtes pas comme Ould Maouloud ou Ould Mansour, vous avez une expérience…» «…c’est un souhait…» Ould Meguett s’arrête. Ould Hady précise que la vérité est bonne à dire «parce qu’elle le sabre de Allah sur terre» «…ceux qui sont avec vous maintenant, ce ne sont pas ceux qui étaient avec vous…» «…je crois que la décision du conseil est positive et l’envoi des deux membres est significatif en soi…» «…les relations que nous voulons ne sont pas une ruse…» 

Sidi en a marre et demande : «le départ, c’est pour quand ?» «Ce soir, à trois heures comme ça». «C’est pour cela que vous m’avez tiré de mon sommeil». Rires et retour aux convenances. «Vous m’avez pris mon téléphone le jour du coup d’Etat, essayez de me le remettre». Ould Hady avertit : «il y aura un poste dans la zone pour votre sécurité à vous». Modalités du voyage. 

Au bout de l’enregistrement on se rend compte qu’il a été fait par Ould Hady, sinon à partir de son téléphone. On entend son retour chez lui et les mots qu’il dit à son garde. Mais qui a organisé la fuite ? Mystère. Et c’est là un sérieux coup porté à l’appareil sécuritaire et à l’administration en général. En effet, il y a lieu de se demander comment un tel document est tombé entre les mains de Taqadoumy qui a prouvé – si besoin en était – qu’il a bien infiltré l’appareil administratif. En tout cas on ne compte plus le nombre de fuites de documents ultraconfidentiels et même d’entretiens personnels. C’est que depuis la fin de la transition, nous avons assisté à une déconfiture de l’appareil liée à son investissement par une classe de cadres qui n’ont aucune expérience et aucun respect pour les réserves que leur imposent leurs fonctions. 

Deuxième question importante : à quelle fin l’enregistrement a-t-il été fait ? Est-ce une manière de rendre compte fidèlement au Général Ould Abdel Aziz ? Est-ce pour utiliser ultérieurement l’enregistrement contre le Général ? ou contre Ould Cheikh Abdallahi ? Si c’est pour cela, les deux officiers en ont eu pour… leur grade. Ould Cheikh Abdallahi est resté nettement supérieur à leur arrogance qui cache très mal leurs insuffisances intellectuelles. Au bout de près de deux heures. Dialogue surréaliste. Le prisonnier est plus rassurant, plus posé que ceux qui ont le pouvoir en main. Et quand il se rend compte que Ould Hady ne connait pas Lemden, il le lui reproche amicalement. C’est lui qui propose d’arriver à Lemden à cinq trente, à l’heure de la prière matinale. C’est lui qui impose finalement son rythme. C’est lui qui tient tête tout en restant la victime bénéficiant de toute la sympathie de celui qui écoute. Le reste de l’histoire, vous le connaissez… 

 

MFO 

Source : La Tribune n°441 







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