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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

9032009

Femme et pouvoir en Mauritanie ! 

« Je ne sais pas comment finira cette histoire de chef d’Etat
L’ambition d’autres candidates, la retraite ou un coup d’Etat ? »

 Voilà, une partie d’un poème d’une femme  arabo- africaine  qui désire occuper  un poste de magistrature suprême. Cela nous donne une petite idée sur  l’ambition féminine des pays arabo- africains  vis-à-vis de la prise du  pouvoir. En Mauritanie, cette ambition se manifeste  par des enjeux politiques touchant la haute sphère décisionnelle, parfois en arrière plan, d’autrefois en 1èr plan.

Des  mesures des  conseils de ministres ont été connues avant leur déclaration officielle. Qui divulguaient  les informations ? Les femmes des  ministres, confirment certains.  Ces femmes  influencent fortement  leurs époux ! En outre, des  alliances et  des ralliements politiques ont été  guidés, durant les élections présidentielles  et législatives, semble-t-il,  par la position des épouses  des dirigeants et  des  politiques.

En effet, il s’avère que  l’ancien homme fort Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya  était  influencé durant ses premières années de règne par la personnalité de sa première épouse Sadia Kamil.  Celui-ci  a déclenché à l’époque  une guerre contre le tribalisme. Cela n’a pas duré.  Après la mort de sa première femme, le réseau tribal a pu affecter le  pourvoir décisionnel de l’Etat  et cela avec les premières prémices de la démocratisation du pays en 1991. Maaouya et ses amis ont pu jouer la carte tribale à fond jusqu’au renversement  du pouvoir de ce dernier  par ses proches (le coup du 3 août 2005). Une explication pousse à croire que sa  deuxième femme a beaucoup osé s’immiscer  indirectement dans la prise de décision politique. Après lui c’était le tour du président Sidi Ould Cheikh Abdellahi   que la presse qualifie d’être le premier président  élu démocratiquement.  Sa  période était courte (du 19 avril 2007 jusqu’au 6 août 2008) car il était lui aussi renversé par les hommes du pouvoir : les militaires de l’ancien régime.   La femme de Sidi Ould Cheikh Abdelahi  s’impliquait politiquement en s’affichant publiquement à côté de son époux. Elle a multiplié les sorties médiatiques tout en créant sa propre ONG.  La conséquence était aussi frappante. Les politiques mauritaniens n’ont pas accepté à tort ou à raison  les interventions de la première dame à l’époque de la troisième république. On lui reproche  entres autres un abus de pouvoir. 

Par ailleurs, la femme du premier président civil Moctar Ould Daddah,  qui est considérée par plusieurs mauritaniens comme étant le père de la nation, a su jouer un rôle du premier plan. Elle a avait son mot à dire.

Côté professionnel, la femme commence depuis l’époque de l’ancien président Maaouya  à occuper    des postes sensibles  en Mauritanie.  Car, à cette époque, Maaouya comptait sur les projets financés par les bailleurs de fonds. Ces projets se basaient  sur une exigence allant dans le sens de l’application de l’approche genre. Une approche fortement  recommandée par les institutions de Breton Woods.  C’est une approche qui prône l’égalité de chance  entre les femmes et les hommes. Ainsi, tout récemment, précisément, depuis à peu près 2 ans,    les femmes ont bénéficié d’une discrimination positive qui leur donne 20% des postes politiques. Les activistes féministes continuent la lutte. Elles veulent une vraie égalité. Toutefois, en pratique la question de la domination féminine n’est pas tout à fait claire.  En Mauritanie, la femme occupe une place centrale. D’où la difficulté d’avancer une approche égalitaire.  La faute est souvent tolérée pour les femmes. En cas de débat, il est difficile pour un homme de contredire une femme de pouvoir. Car la faiblesse féminine demeure, incontestablement,  une force.  Sa sensibilité, son intelligence émotionnelle et sa capacité  biologique à dégager  ses sentiments publiquement, lui permettront    une imposition déterminante en Mauritanie. Cela s’explique sociologiquement par un phénomène religieux. Dans cette terre, des gens avaient une déesse femme. Après l’islamisation de la population, ils ont conservé une partie de leur culture et de leurs rituels. Mais avec l’interaction avec d’autres sociétés, la tendance va pousser nos femmes à s’adapter en transformant leur  pouvoir  émotionnel en pouvoir décisionnel plus clair. Après tout, elle représente selon les chiffres officiels plus de la moitié de la population.

M_barrada@yahoo.fr




Edito de Mohamed Fall O Oumère

9032009

 

  

Cette image du président soudanais Oumar Al Bachir dansant au milieu d’une foule hystérique, haranguant, fustigeant… cette image au lendemain de l’émission du mandat d’arrêt international contre sa personne, cette image résume à elle seule l’incapacité de nos dirigeants arabes de comprendre le monde d’aujourd’hui. Et d’accepter de remettre à plus tard les «fiertés nationales» et de faire face aux conséquences de leurs gestions. 

Nous sommes dans un monde qui est régi par des mécanismes fortement soutenus par les plus fortes des nations du monde. Aucun pays au monde ne peut refuser d’appliquer les décisions de la communauté internationale. Il en va pour le Soudan comme pour la Mauritanie. Et c’est ce qui nous intéresse. 

Le 20 février dernier, la réunion du groupe de contact sur la Mauritanie décidait à Paris de donner une nouvelle chance à la Mauritanie. La réunion avait retenu le principe d’une élection anticipée et d’un processus consensuel. Le communiqué s’est inspiré des trois initiatives de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, du RFD de Ahmed Ould Daddah et les propositions du Haut conseil d’Etat contenues dans la lettre du ministre mauritanien des affaires étrangères. Il a surtout tracé une ligne rouge : le processus ne peut en aucun cas être unilatéral. En d’autres termes, toute solution qui ne fera pas l’objet d’un consensus ne peut être acceptée par la communauté internationale. 

C’est pourquoi, il faut relativiser l’effet «miraculeux» attendu de la médiation de Moammar Kadhafi qui reste un médiateur et non un mandaté. Quoi qu’il fasse, l’équation restera la même. 

Le Général Mohamed Ould Abdel Aziz veut rester au pouvoir. A n’importe quel prix visiblement. Le Président élu/déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi veut revenir au pouvoir. A n’importe quel prix évidemment. Le chef de file de l’opposition, le président de l’Assemblée nationale, les autres présidents de partis représentés au parlement – et à un moment au gouvernement – tiennent chacun à avoir la portion du pouvoir qu’il croit mériter. Evidemment à n’importe quel prix. 

En face, une communauté internationale qui a financé, suivi et soutenu le premier processus de 2006/2007, et qui n’entend pas laisser passer facilement le coup d’Etat du 6 août. Surtout qu’une série de secousses a déstabilisé des pays en Afrique de l’Ouest (Guinée, Guinée Bissau…). Aussi les hauts responsables politiques occidentaux ont-ils été les premiers à prendre position vis-à-vis du putsch. Avant même que les Ambassadeurs ne rendent compte. 

Le grand principe de la recherche d’une solution reste le même : la solution est mauritanienne. C’est ici qu’il faut la chercher. Par les hommes politiques mauritaniens. L’argent de la Libye n’y fera rien. On ne gère pas les pays avec des pansements. Et il nous faut savoir ce qui nous attend au cas où les protagonistes – particulièrement le Général et le Président élu/déchu – refusent de faire les concessions nécessaires. 

La mise à l’écart au niveau africain est déjà effective. Les organes de l’Union Africaine considèrent «illégitime» le pouvoir actuel et insoutenable la situation. Ils ont adopté – il est vrai sans aller jusqu’au bout – des sanctions ciblées contre les responsables de la situation. L’étape prochaine sera la saisie du Conseil de Sécurité. 

L’Union Européenne a gelé tous ses programmes depuis la première semaine. En attendant la clôture officielle des discussions ouvertes dans le cadre de l’article 96 de la convention de Cotonou. Il n’y a pas que le FED qui risque de tarir. Il y a aussi tout le système de stabilisation des prix d’exportation des matières premières, notamment le fer et le poisson. Au niveau de la ressource halieutique, les Européens s’engageaient, en cas de baisse extraordinaire des prix sur le marché international, à faire la moyenne des trois dernières années et à verser la différence. Le Sysmin couvre les exportations minières en finançant l’entretien de l’outil de production, en compensant les déséquilibres des prix à l’exportation et en aidant à la reconversion des employés en cas de difficultés majeures du secteur. Dans la conjoncture internationale actuelle, on imagine aisément le prix que la Mauritanie aura à payer en cas de refus des protagonistes de faire les concessions nécessaires. 

En attendant que le ciel nous tombe sur les têtes, nos gouvernants ont choisi de nous plonger dans le noir du désespoir. Le manque de visibilité est énorme. Le pouvoir est concentré – plus que jamais – entre les mains d’une seule personne : le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. La Mauritanie est obligée de souffrir les choix incongrus. De Sidi Ould Cheikh Abdallahi à Sidi Maouloud Ould Brahim, la logique qui sous-tend les choix des personnes est la même. Elle est dictée par le refus de céder une once de pouvoir. On nomme et on dénomme pour une raison ou une autre, mais toujours dans le souci constant de la recherche de la médiocrité. La bataille contre la mal gouvernance ne dépasse pas les limites du «soutenable» pour les soutiens du régime. Les repères s’envolent les uns après les autres et avec eux l’espoir de voir mis en œuvre un projet cohérent et conséquent. C’est pour cela que nous avons de plus en plus l’impression que nous allons vers la catastrophe. Totale. Et générale. 

 

 

Source : la Tribune 439 




Faits divers

9032009

Un ivrogne et son fournisseur en taule 

D. Lô  a été arrêté par les du commissariat spécial de la police judiciaire au centre du marché de la capitale en état d’ivresse. C’était la semaine passée.

Interrogé par la police, il dénonce son fournisseur. Yelly dont le nom figure à maintes reprises dans les registres de la police et dans les annales de la justice gardait dans sa piaule une importante quantité de soum-soum que la police a trouvé. Les deux prévenus ont été déférés au parquet puis entendus par le procureur de
la République et le juge du 5e cabinet avant de s’envoler pour l’autre bout du monde.

Dépité, un père envoie son fils en prison 

Malgré plusieurs négociations entre lui et son père – qui a tout fait pour le convaincre à se débarrasser des mauvaises mœurs et de se mettre sur la bonne voie, Sid’Ahmed, continue à s’intéresser à la drogue et à la délinquance. Il se procure régulièrement des stupéfiants pour se droguer (alcool, comprimés, chanvre indien, boisson alcoolique, …).

A force de se droguer, il est devenu brutal et sème la terreur dans sa famille.

Il insulte et provoque tous ceux qu’il trouve à son passage.

Ses  comportements ont poussé son père à se plaindre de lui auprès du commissariat de police d’El Mina 2. Il sera arrêté puis déféré au parquet ; entendu par le juge d’instruction puis incarcéré. Selon une source proche de Sid’Ahmed, « il a dit qu’il est responsable de ses actes et une fois libéré, il continuera son chemin». 

 

Tu ne peux hériter car tu es une esclave ! 

La veuve Salma Mint Jiddou et son fils orphelin Mohamed Ould Werzeg âgé de sept se plaignent d’injustice aux relents d’esclavagisme. « J’étais mariée à Werzeg Ould Ebhoum depuis quelques années, déclare Salma, et nous avons eu cet enfant que vous voyez. Nous n’avions jamais eu  de problèmes. Avec beaucoup d’efforts,  il s’est fait des biens sans aucune aide étrangère. Il avait une maison dans le quartier carrefour d’Arafat, deux lots, une gazra dans le quartier Kandahar non loin des cimetières, une briqueterie et une charrette pour la livraison des briques à ses clients.

Lorsqu’il est décédé  trois hommes : Hamada Ould Tabou infirmier au CHN de Nouakchott, Hassan Ould Tabou notable dans la localité de Baijlala relevant de
la Moughataa de Méderdra dans
la Wilaya du Trarza et Mohamed Ould Awah homme d’affaire opérant à Nouakchott accompagnés du jeune frère de Werzeg, M’Bareck Vall qui est leur berger se sont présentés soit disant qu’ils sont les maîtres de mon mari.

A leur arrivée, ils se sont montrés très humanistes et ils m’ont demandé ses pièces d’Etat Civil, les documents relatifs aux biens et ils ont récupéré le matériel de la briqueterie et ils ont vendu les mille briques qui s’y trouvaient.

Et  depuis lors il n’y a jamais eu de contact entre nous et cela fait un an et quelques mois  que mon fils et moi nous attendons nos parts de l’héritage.

Après une longue patience, je suis  partie les voir, là ils m’ont fait savoir que nous sommes exclus de l’héritage sous prétexte que la loi Islamique (
la Charia) ne prévoit aucun héritage pour les esclaves et leurs descendants. »

Salma, sensibilisée aux lois incriminant l’esclavage et ses pratiques tente de poser son problème devant la justice.

Elle se lance sur la scène et sollicite l’aide des défenseurs des droits de l’homme, des ONG et de la presse privée pour avoir ses droits et ceux de son fils orphelin qui n’a aucun soutien pour viser son avenir. Selon la veuve, il semble que ces pratiques se faisaient dans les temps passés et dans les coins les plus reculés du pays (les virganes et adwabes) et maintenant ces faits sont révolus et nous sommes dans un  Etat de droit et l’esclavage est aboli et ses pratiques sont punies par la loi.

 

 

Quand la force défie la loi ! 

Lundi dernier aux environs de 22 heures,  M.O.B, taximan, conduisait tranquillement  à bord
la Mercedes 190, immatriculée 4503 AG, quatre passagers à destination de Riyad.

Arrivé au rond point de la foire, un policier en tenue lui fait signe de s’arrêter, mais comme  il lui « fallait deux places pour compléter son versement il a préféré prendre les deux hommes qui se trouvaient à quelques pas devant le policier.

Il faisait très froid et il y avait du vent ce soir là. Le policier vexé, tape à la malle arrière du véhicule et le chauffeur s’arrête.

« C’est un taxi lui demande t-il ?

-          Oui répond le chauffeur.

-          Pourquoi tu ne t’es pas arrêté lorsque je t’ai fait signe ?

-           Il me manquait deux places et je les ai eues.

Enervé le policier l’insulte et lui renvoie la portière par un claquement si puissant que la vitre en fut brisée et réduite en morceaux.

Une dispute s’en suit. Le taximan exige d’être dédommagé. Quelques instants plus tard, une patrouille de la police qui faisait la ronde voit l’attroupement et s’y joint. Le chef appelle les deux protagonistes et s’informe sur l’affaire. Il finit par dire au chauffeur : « Hadha Aadi beyn el khoutt we saamhou, Walla guilt ebdeh werah el hagg ebbled mneyn ebghaitt » (traduction : ceci est courant entre des frères. Il faut vous pardonner. Sinon, va où tu veux).  Sur ce, il embarque son collègue et s’en va avec lui.




Israël bouté dehors pour ‘les beaux yeux’ du guide ?

9032009

Que peut bien signifier la fermeture définitive de l’ambassade d’Israël en Mauritanie juste à la veille de la visite de Mouammar Kadhafi à Nouakchott ? Cette coïncidence est d’autant plus curieuse que la décision des autorités du moment de donner 48 heures aux locataires de cette représentation diplomatique n’a été révélée que le jour même où Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le président renversé,  devait se rendre à Tripoli.

Ce geste que certains partis politiques ont choisi de saluer n’aurait-il pas eu plus de portée s’il avait été fait pendant que ‘le fer était chaud sur Gaza’, en lieu et place d’un ‘gel’ que l’on vient de voir fondre comme glace à l’approche de l’été ?

Ou bien, les gouvernants du moment ont été influencés par  le guide libyen qui aurait fait de l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël une condition pour lui de fouler le sol mauritanien. Une manière de dire aux ‘frères arabes’ : nettoyez les lieux en attendant que j’arrive ! Cette hypothèse peut être renforcée par le fait que le HCE peut avoir perdu tout espoir de se redorer le blason aux yeux des USA qui continuent à lui tenir tête. Et du coup, la junte des Généraux passe de l’hésitation qu’était en réalité le gel des relations à la ‘fermeté’ d’une rupture perceptible désormais comme un va-tout  à la fois en perspective d’une campagne électorale pour Ould Abdel Aziz et d’une opération de charme face à un Mouammar Kadhafi probablement influençable par un ‘coup assené’ à ses ennemis, les occidentaux.

Ou bien au contraire cette fermeture de l’ambassade procède d’un choix sécuritaire faisant qu’en toute logique la Mauritanie n’a nul intérêt à conserver la moindre trace de la présence de l’Etat sioniste en ces moments de tumulte où n’importe quel adversaire des militaires pourrait profiter pour envoyer dans la rue des foules de ‘révoltés’ lançables à l’assaut d’une ambassade cheval de bataille de tout opposant en mal d’arguments.  Pareille éventualité ferait donc lâcher du lest au HCE qui peut se targuer devant les populations d’être en train de répondre à leurs caprices.

Seulement, voilà : dans les deux cas, le choix d’une rupture définitive des relations avec Israël ne semble être d’aucune pertinence. Et pour cause, elle se présente comme l’expression d’une faiblesse stratégique des autorités : soit, elles se sont montrées faibles devant un Kadhafi toujours enclin à faire plier ses homologues africains à ses propres choix et à en faire des espèces de béni-oui-oui, conscient qu’il est de n’avoir pas un atome d’ascendant sur ses pairs arabes et maghrébins. Soit elles ont naïvement cru pouvoir monnayer  leur présence à la tête du pays contre une relation diplomatique sans grand effet sur le cours des événements quant au destin d’une Palestine portée dans les cœurs à des fins, en réalité idéologiques.

Au finish, la Mauritanie elle-même a gagné de cette relation un centre oncologique. Il parait que  c’est un espoir pour les malades du cancer. Pousserait-on un jour le zèle jusqu’à en réclamer la fermeture ?

Kissima

bentocka@yahoo.fr




Communication du HCE :

9032009

   L’arme dangereuse de l’intox Les lecteurs assidus de la presse électronique ont sans doute remarqué un fait singulier : la prolifération d’attaques « ciblées » qui ne visent non plus les partis politiques et les organisations hostiles à la junte au pouvoir en Mauritanie depuis le 6 août 2008 mais des personnalités gênantes à plus d’un titre. Le constat d’échec de la campagne médiatique officielle à faire gagner au HCE la bataille de l’information a, apparemment, poussé le pouvoir à ouvrir un nouveau front par sites électroniques interposés. 

Ainsi, il y a quelques jours, cette nouvelle stratégie qui relève des vieilles méthodes de l’intox, avait pris pour cible le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, dont le passage avec armes et bagages dans le camp du pouvoir avait été donné pour imminent. Quelques jours plus tard, c’était autour d’Ahmed Ould Sidi Baba d’être « traité » par cette presse à relents de propagande. Le leader politique du FNDD aurait signé des accords secrets, lors d’un déplacement dans un pays voisin, pour rompre les amarres avec les anti-putschistes ! Une fausse information qui démontrait déjà l’ampleur du désarroi dans le camp des militaires face à la stratégie efficace de l’opposition au coup d’Etat du général Aziz.

La rupture des relations avec Israël  a tout l’air d’un stratagème populiste consistant à mettre les populations dans l’état d’esprit d’avoir à travers le général Ould Abdel Aziz un héros qu’il faut porter au pouvoir. N’est-ce pas là une fausse piste ?

Cette mesure est exploitée par cette même machine de propagande pour nuire au colonel Ely Ould Mohamed Vall, perçu comme empêcheur de tourner en rond, dans l’imaginaire des défenseurs de la  « rectification ».

Ainsi, c’est vers lui que la machine de propagande du pouvoir s’est tournée pour trouver « l’opposant » à la rupture des relations avec Israël !

« L’information » aurait été sifflée par le nouveau ministre de
la Communication à des journalistes chargés de servir de relais à cette attaque en règle contre celui qui a eu le mérite d’assurer une transition démocratique exemplaire en Afrique et que la « rectification » du Général Aziz a sabordée.

Mais au-delà de ces « on-dit », il faut bien que le pouvoir militaire actuel assume, avec courage, toutes les décisions qu’il prend, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur.

Le « gel » des relations avec l’Etat d’Israël, décision prise il y a un mois, puis la rupture annoncée dans la précipitation, à la veille de l’arrivée en Mauritanie du Guide libyen sont-ils des actes mûrement réfléchis ou suggérés par l’Emir du Qatar et Mouammar Kadhafi ? Une question que beaucoup d’observateurs ne peuvent s’empêcher de poser, nonobstant l’unanimité des Mauritaniens en faveur d’un tel geste mais aussi celle des observateurs avertis sur les risques énormes qu’il fait courir au pays. Le HCE qui cherche à plier le médiateur libyen à ses thèses « rectificatrices » mesure-t-il le risque qu’il prend en se mettant sur le dos un Occident prêt à renier toutes les « bonnes causes », y compris la démocratie, pour défendre les intérêts d’Israël ?  Toute la question est là.

YOYE

Source : La Tribune n°439




Visite de Kadhafi en Mauritanie :

9032009

 

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Comment démêler les fils de l’écheveau ? 

 

Ould Abdel Aziz ne veut pas quitter le pouvoir. 

Ould Cheikh Abdallahi veut recouvrer sa «légitimité», conquise par les militaires puis bafouée par eux. Il veut reprendre le pouvoir. 

Ould Daddah veut dégager tous les écueils de sa route vers le pouvoir. 

Les autres veulent chacun la part qu’il croit lui revenir de droit… 

Kadhafi arrive à Nouakchott sans visiblement prendre en compte les directives et recommandations du groupe de contact du 20 février dernier. 

Que peut-on attendre de cette médiation ? 

 

Aujourd’hui, lundi 9 mars, arrive à Nouakchott le colonel Moammar Kadhafi, Guide de la Révolution libyenne, présentement président de l’Union Africaine. Il vient officiellement diriger les prières du Maghrib et du ‘Ichaa, mardi, au stade olympique. Un rite qu’il tente d’instituer depuis quelques années en Afrique noire. L’occasion pour lui de parader à travers les contrées africaines et d’ancrer sa nouvelle appartenance au continent noir qu’il porte plus et mieux dans son cœur que le monde arabe. C’est là une conséquence directe du comportement des uns et des autres lors des années de mise sous embargo de la Libye. 

 

Médiation et non mandat 

 

Kadhafi qui a vu le groupe de contact de Paris lui confier la mission de supervision d’une intercession entre les protagonistes de la crise mauritanienne. C’est pourquoi sa mission réelle est d’abord de trouver une solution. Il s’agira pour lui d’amener les différents protagonistes à se retrouver autour d’une feuille de route qui soit la mise en œuvre d’une transition consensuelle, le principe d’une élection présidentielle ayant été retenu par tous. 

Dans ses démarches préliminaires, le leader libyen a reçu le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l’Etat, Ahmed Ould Daddah, chef de file de l’opposition, une délégation du FNDD et enfin Sidi Ould Cheikh Abdallahi accompagné d’une grande délégation. Le Guide a demandé à tous l’aide en vue de trouver une solution «acceptable». Il a averti aussi les uns et les autres qu’ils devront faire des concessions, sans préciser lesquelles. Il est clair cependant que la partie libyenne n’a pas vraiment une vision claire de ce que peut être la solution. 

Nous sommes dans un pays dirigé suivant un schéma unique : pas de constitution, pas de gouvernement à proprement parlé, pouvoir au peuple qui l’exerce directement à travers les congrès populaires… Un pays dont le Guide est le premier pourfendeur de la démocratie qu’il considère «un produit occidental inadapté aux réalités africaines». Il a d’ailleurs fait des sorties mémorables particulièrement contre l’expérience mauritanienne en 2006-2007. Ceux qui l’arrosent aujourd’hui de beaux discours sont les auteurs de pamphlets inqualifiables dans les colonnes de la presse officielle à ce moment-là. 

L’atout de Kadhafi en tant que médiateur, est que la communauté internationale lui a balisé le chemin : il s’agit de construire autour des trois principales propositions de Ould Cheikh Abdallahi, Ould Daddah et Ould Abdel Aziz. De chacune des propositions, le groupe a retenu un ou deux aspects. Jugeant quand même insuffisantes les propositions du HCE. C’est pourquoi l’essentiel de l’effort du négociateur devraient se porter sur le président du HCE. Soit pour l’amener à accepter le principe de sa non éligibilité – par retrait volontaire de sa candidature. Auquel cas, il faudra se mettre d’accord les parties sur la gestion de l’avant élection et surtout sur le recul de l’échéance pour permettre la mise en place des outils garantissant la participation de tous et l’organisation d’un scrutin crédible et transparent. 

Deuxième possibilité : le Général tient à se porter candidat. Auquel cas il faudra faire des concessions en contrepartie. Notamment la mise en place d’un gouvernement de consensus, d’une CENI acceptée, en plus de la démission de toute fonction politique au moins deux mois avant l’échéance. Difficile à envisager parce que le Général est le premier à savoir que sa sortie des rouages de l’Etat ne rassurera pas ses soutiens et compromettra sérieusement son avenir politique. 

 

Ça passe ou ça casse 

 

Il restera alors au Général de foncer tête baissée et de faire fi de toutes les menaces. Extérieures et intérieures. C’est ce qu’il risque de faire visiblement. 

En attendant, le Général Ould Abdel Aziz tente vainement de parfaire la maîtrise de ses troupes. Ce qui lui est très difficile. Il doit aussi chercher de l’argent pour le Trésor du pays au moment où les sources tarissent les unes après les autres. Et en même temps assurer la sécurité du pays. Cette gestion personnelle a toujours été le prétexte pour les putschistes pour écarter tel ou tel président. Elle a en tout cas été le point faible des prédécesseurs du Général Ould Abdel Aziz. 

Comme pour pallier à toutes les insuffisances dans l’accomplissement de ses desseins politiques, le Général a «inspiré» la création d’un parti politique qui devra le servir. C’est justement cette initiative qui a été à l’origine de la fissure qui semble prendre forme au sein de la majorité des premières heures. 

Un groupe de parlementaires, d’anciens ministres et hauts responsables ont jugé utile de faire une démarche dans le sens de créer un parti. «Conscients de l’inanité des partis-Etats et ayant vécu les expériences néfastes du PRDS, puis de ADIL, nous avons décidé de rompre avec cette logique qui veut arrimer un parti à celui qui est au pouvoir», nous explique l’un des promoteurs de l’idée. Pour lui tous les échecs politiques et toute la réussite de la refondation de la démocratie passent par le refus de laisser se constituer un Parti-Etat. Opinion qui est loin d’être partagée par les soutiens immédiats du Général. Lesquels soutiens tiennent d’une part à avoir un parti qui soit «le parti du Général», et d’autre part à le porter candidat de là où il est pour assurer son élection à l’échéance prochaine. Cette tendance est dirigée par les députés Sidi Mohamed Ould Maham, Mohamd el Mokhtar Ould Zamel, Mohamed Yahya Ould Kherchi… un alliage de famille et d’alliés qui forment ce qu’on appelle malicieusement «la cellule d’Aoujeft» pour les relations qu’ils ont avec leurs inspirateurs directs : le Général Mohamed Ould Hady (DGSN), le Sénateur Yahya Ould Abdel Qahar, le député Mohamed el Mokhtar Ould Zamel… cousins et proches de l’ancien président Ould Taya et premiers soutiens de Ould Abdel Aziz dans la fronde contre Ould Cheikh Abdallahi. 

Le deuxième groupe s’est formé autour des députés Louleid Ould Wedad, Kaba Ould Elewa, Baba Ould Sidi, d’anciens ministres comme Camara Ali Guéladio, Rachid Ould Saleh et d’autres personnalités qui ont pesé jusque-là de leurs poids. 

 

Prémisses de déconfiture ? 

 

Dans un premier temps, ce groupe recevra le feu vert du HCE, à travers son président qui ne fera aucune objection quand les promoteurs lui font part de leur projet, et le secrétaire général du HCE, colonel Ould Baya qui les encouragera plus ou moins. L’essentiel étant que le soutien au HCE et à son chef reste acquis. Et il est justement acquis. 

En fait la plus grande ambition des politiques est de créer un nouveau pôle capable de se poser en «pôle-médian» en vue de pouvoir agir, le moment venu, pour rapprocher les points de vue. Il est vrai que le projet est sous-tendu par une velléité d’indépendance vis-à-vis de cette devanture politique promue par les généraux depuis la fronde contre Ould Cheikh Abdallahi. Et dont justement la promotion est un élément d’une action qui vise leur mise à l’écart au nom du «renouvellement de la classe politique». D’ailleurs le Général ne s’en cachera pas. 

Quand il rencontre les 18 sénateurs ayant créé le «groupe des libres», il leur parle des promoteurs de l’initiative comme faisant partie de ce qu’il appelle les «moufsidine» (auteurs de gabegie et de mauvaise gestion). Tout en leur déconseillant de s’associer à eux. Du coup, le malaise s’installe. 

Jeudi dernier, le groupe des initiateurs – une dizaine de personnalités environ – est convoqué par le Général. Il veut les dissuader de continuer leur démarche. Ils lui réitèrent ce que quelques-uns lui avaient déjà dit en aparté : l’objectif n’est pas de renier les positions de soutien, mais de créer une formation permettant une meilleure expression de la pluralité politique au sein de la majorité. Ils lui rappelèrent le feu vert préalable et confirmèrent l’impossibilité pour eux de faire marche arrière. Les arguments politiques n’ébranlèrent en rien la position du Général : il veut un parti où tous ses soutiens se retrouveront nonobstant leurs divergences et même leurs différences d’approches et de visions. Dès la sortie de la réunion, les pressions commencèrent. Certains ont été nommés à la présidence de conseils d’administration de société lors du dernier conseil des ministres, d’autres ont été menacés. Cela suffira-t-il pour faire plier les principaux inspirateurs ? Difficile à croire quand il s’agit de ceux-là. 

Autre préoccupation du Général Ould Abdel Aziz : casser Ahmed Ould Daddah avant même de l’engager dans le processus électoral qu’il entend diligenter. En effet il est maintenant attesté – parce que venant de sources différentes et concordantes – que le Général ne se prive jamais d’ouvrir le dossier de ses relations avec Ould Daddah avec ses invités. Pour lui, Ould Daddah fait partie du passé et si son parti existe encore, c’est parce que lui n’a pas voulu le détruire lors de ses dernières assises. 

L’inquiétant dans ces propos, c’est que Ould Daddah a été l’unique grand partenaire du HCE. C’est lui qui l’a aidé à franchir le difficile cap des premières semaines en soutenant la légitimité de son acte du 6 août. Puis en accompagnant son processus de normalisation. Le statut de chef de file de l’opposition faisant de Ould Daddah la quatrième personnalité politique après le président, les chefs des deux Chambres, y a beaucoup aidé. Se retourner contre lui révèle une inconstance dans les rapports. De quoi inquiéter les politiques. 

 

Visibilité réduite à très réduite 

 

Déjà, l’arrestation sinon les complications auxquelles ont fait face certains des soutiens «indéfectibles», a inquiété plus d’un. On se souvient des déconvenues de Lemrabott Ould Bennahi, ancien directeur de l’ENER, qui en arrivait aux mains pendant les Etats généraux de la démocratie pour défendre la candidature du Général, et qui, au moment où il était à Kiffa pour mobiliser pour le soutien de «son» candidat, était limogé pour une affaire d’achat de voitures. Ahmed Ould Khattri qui a tout fait pour le Général, et qui se trouve actuellement en prison sans raison évidente de mauvaise gestion. Mohamed Lemine Ould Moulaye Zeine dont le départ de la Wilaya de Nouakchott est volontairement entouré d’un mélimélo obscur, juste pour laisser planer un doute sur ses pratiques. Idoumou Ould Abdi, qui paye pour une malversation commise au développement rural et dont il n’est pas forcément responsable, et qui est limogé avant même les conclusions de l’inspection… La liste commence à être longue. Il faut peut-être y ajouter toutes les nominations et dénominations jamais expliquées, le règne de la médiocrité qui se renforce et le manque de visibilité qui s’intensifie. 

C’est d’autant plus inquiétant qu’on ne voit pas sur qui le Général peut compter pour imposer sa feuille de route. En effet la carence de son appareil est aujourd’hui évidente. On n’en veut pour preuve que l’obligation pour lui d’intervenir à tous les niveaux et à toutes les occasions : c’est lui qui a annulé en personne le dernier mouvement au CSA ; c’est lui en personne qui a «déplacé» Ould Moulaye Zeine lui préférant Sidi Maouloud Ould Brahim, Wali du Brakna au moment de l’assassinat des touristes français à Aleg, premier responsable des insuffisances sécuritaires relevés à l’époque… Autre preuve de l’insuffisante vision du Général : alors que le pays attend des propositions de sortie de crise, alors qu’il attend la visite – quelque peu inquiétante – de Kadhafi, président de l’UA, le Général a le temps et l’esprit de réunir des parlementaires, des personnalités indépendantes, pour leur demander de «créer un parti au plus vite». Pour le Général, «il n’y a aucun problème à part l’absence d’un président qui sera élu le 6 juin». Pour lui, «il n’y aura pas de sanctions et tout entrera dans l’ordre dès le lendemain de l’élection». Pas d’opposition intérieure, pas d’autre avis qui compte, pas d’unité de la communauté internationale. Rien ne peut donc arrêter la machine qui tourne déjà. A plein régime ou à vide ? Parce que le même bruit est produit dans les deux cas, c’est là une question à laquelle il faudra répondre au plus tôt. Au moins avant qu’il ne soit trop tard. 

 

MFO 

 

Encadré :   

 

Kadhafi reçoit le président mauritanien déchu 

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’est entretenu vendredi soir avec l’ex-président mauritanien Sidi Mohammed Ould Cheikh Abdallahi, que Tripoli semble considérer comme le chef d’Etat de la Mauritanie malgré le coup qui l’a renversé en août dernier. L’agence officielle de presse libyenne Jana faisait référence à Abdallahi comme au « président » mauritanien. 

« De longues discussions ont eu lieu durant la rencontre (…) au sujet de la situation en Mauritanie et des perspectives de la résoudre par une solution de consensus entre les parties », rapporte Jana après l’entretien des deux hommes à Syrte, où vit le guide libyen. 

La semaine dernière, Kadhafi avait eu un entretien similaire avec le chef de la junte mauritanienne, Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien chef de la garde présidentielle qui s’est emparé du pouvoir après un putsch sans effusion de sang.
Kadhafi a été élu cette année président de l’Union africaine. Il a envoyé le mois dernier un émissaire en Mauritanie pour une mission de médiation entre les deux parties rivales. 

Début février, l’UA a imposé des sanctions à la junte mauritanienne, notamment des restrictions aux déplacements des militaires et civils liés au nouveau pouvoir. (ANI avec agences) 

 

Encadré : 

Petite histoire d’une grande relation 

 

C’est au cours d’une présentation de la commission de communication dirigée par Hammoud Ould M’Hammed, ancien ministre de la communication, que l’ancien Ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould Wedady a fait une présentation des relations entre la Libye et la Mauritanie. Il a été Ambassadeur dans ce pays et connaît parfaitement l’Histoire des relations dans la région. Nous avons choisi de faire un survol de son texte qui reste une référence en la matière. 

L’Ambassadeur Ould Wedady a rappelé l’extraordinaire année 1969 et tous les événements qui l’ont marquée. Notamment la révolution du 1er septembre qui a mené le jeune officier Moammar Kadhafi au pouvoir. Immédiatement, la Mauritanie a reconnu le nouveau régime. Réciprocité : alors que notre pays entamait la normalisation avec les pays arabes et qu’il espérait regagner le cercle des frères, la Libye de Kadhafi s’empressa de le reconnaitre. Ouvrant la voie à la suite : reconnaissance par le Maroc en 1969 et ouverture d’un processus qui devait aboutir à la l’accession du pays à la Ligue Arabe en 1973. 

Le Président Moktar Ould Daddah se rendra en Libye en 1970, tandis que le colonel viendra en Mauritanie en 1972. Une visite qui lui permettra de découvrir ce pays, à la périphérie du monde arabe, tout en étant un poumon vivat pour lui. La Libye s’engage aux côtés de la Mauritanie dont elle fait sa porte vers l’Afrique. Elle participe à la consolidation de l’indépendance nationale en apportant un grand soutien à l’économie du pays : réserve de la BCM au moment de la création de l’Ouguiya, création de sociétés mixtes, formation d’étudiants, accueil de travailleurs migrants… 

 

Encadré : 

Expulsion peu diplomatique 

 

Quoi qu’on dise l’événement n’a pas été bien exécuté. Avant même que les diplomates israéliens, priés de quitter le pays en 48 heures, aient fait leurs valises, les bulldozers sont envoyés détruire les murs et autres barrages de sécurité. Le tout dans le souci de faire de l’image. 

Tôt le matin de vendredi 6 mars – 7 mois après l’accession au pouvoir du Général Ould Abdel Aziz – on apprenait que la Mauritanie avait donné 48 heures au personnel de l’ambassade d’Israël à Nouakchott pour quitter le pays après le gel des relations avec l’Etat hébreu en raison de l’intervention à Gaza. « Les autorités mauritaniennes ont donné 48 heures au personnel de l’ambassade israélienne pour quitter le pays », a déclaré un responsable mauritanien. Un autre responsable, proche du général Mohamed Ould Abdel Aziz, a précisé que cette expulsion des diplomates fait suite au gel des relations avec Israël en janvier. « C’est la conséquence logique d’un gel des relations entre Israël et la Mauritanie… Il n’y a rien de nouveau, » a précisé ce responsable. « Cela était attendu. Après la décision prise par le général Aziz lors du sommet de Doha, un représentant du ministère mauritanien des Affaires étrangères a adressé une lettre à l’ambassadeur d’Israël pour lui demander de quitter le pays », a encore dit ce responsable.
Un témoin de Reuters avait, auparavant, indiqué que les deux membres de l’ambassade avaient quitté les locaux de la représentation diplomatique. 

Les relations entre Israël et la Mauritanie, l’un des trois pays arabes à entretenir des relations diplomatiques complètes avec l’Etat hébreu, se sont détériorées depuis l’intervention militaire dans la bande de Gaza en décembre.
Un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que son pays n’avait pas été officiellement informé de la décision d’expulsion de l’ambassadeur. « Nous ne savons pas ce qu’il se passe exactement là-bas. Nous continuons de vérifier. Ils ne nous avaient pas fait part de leur intention d’expulser notre ambassadeur, » a dit ce responsable. Selon lui, cette décision pourrait correspondre avec la visite à Nouakchott du chef de l’Etat libyen Mouammar Kadhafi. « Ils veulent afficher leur détermination », a-t-il estimé. Tout indique qu’il pourrait avoir raison dans la mesure où c’est là une vieille pomme de discorde entre la Mauritanie et le Guide libyen qui n’a jamais compris l’existence d’une telle relation. 

Autre justification avancée par les observateurs : les autorités ont voulu détourné l’attention de l’opinion publique, surtout de la presse, des déplacements du président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui se trouvait alors à Tripoli. Il faut peut-être ajouter la recherche constante de la popularité et des soutiens populaire pour un régime qui n’arrive pas à limiter clairement ses marques. 

Geste anodin pour certains, «héroïque» pour d’autres, mais qui va certainement coûter cher en terme de réactions internationales. La conséquence première est le risque, de plus en plus évident, de voir durcir les positions des uns et des autres. (avec les agences ANI et Reuters) 




Visite de Mouamar Kadhafi:

9032009

 

  

Les dollars qui vont avec 

 

Le guide libyen arrive. Avec lui, sa médiation dans la crise politique, son cortège d’invités, et surtout, ses valises de devises. Par les temps qui courent, aux yeux de nombre de nos concitoyens, c’est ce dernier aspect qui prime. 

 

«Plus de cent cinquante villas et maisons loués, l’hôtel du stade olympique complètement refait à neuf, aux frais libyens, tous les hôtels réservés, des voitures toutes neuves qui ne repartiront pas de la Mauritanie…» Voilà quelques-uns des bruits (pour certains farfelus) qui zig-zaguent dans la capitale depuis l’annonce de l’arrivée de Kadhafi. Tous mettent l’accent sur la fortune colossale mise à la disposition pour l’organisation des festivités du 9 mars. On ne oublie qu’une médiation politique, pour le règlement d’une crise qui menace l’avenir du pays est en cours. Mais qu’importe, une autre crise aussi est en cours, autrement plus grave à vivre au quotidien: c’est la crise des devises. De ce fait, un intérêt plus économique que politique se dessine pour certains mauritaniens, qui voient dans l’arrivée du roi des rois d’Afrique, une opportunité rare par les temps de crise qui courent. Parmi les innombrables villas «réquisitionnés», certaines ont été retapées aussi, pour être à la hauteur des 2500 invités que le pays recevra durant deux jours.

 

Les investisseurs sont du voyage aussi 

 

Dans la foulée de l’annonce de l’arrivée du Guide, pour la fête du Maouloud, le commissaire à la promotion des investissements, Ba Houdou Abdoul, a reçu une délégation de la Libyan African Investment Company (LAAICO). Cette société d’investissements, au capital de 1,6 milliard de dollars, filiale de la Société Libyenne d’investissement Extérieur, et dotée d’un fonds d’investissements de 5 milliards de dollars, appartient à l’état Libyen. En cours de réalisation de son premier investissement ici, avec un hôtel cinq étoile, de trente étages, la LAAICO a manifesté son intérêt pour investir dans les secteurs de la promotion immobilière, de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. A ce titre, une mission d’experts agricoles de la société visitera la Mauritanie afin d’évaluer les opportunités dans ce secteur.

 

Un visiteur irrésistible partout où il passe 

 

On se souvient de l’épisode très frais, où le colonel chef d’état avait traité les mauritaniens de «bédouins» (à raison…ou à tort) et qui avait suscité un lever de bouclier au niveau de nos politiciens et des médias pseudo nationalistes. On voit les mêmes aujourd’hui souhaiter, à travers tous les supports possibles la bienvenue au «frère guide». À poches ouvertes.

«Lors de son passage en Guinée Conakry en début d’année, et au Togo en juin de l’an passé, entre les préparatifs pour son arrivée, son arrivée, et les enveloppes laissées sur place, en moyenne dix millions d’euros ont été dépensés pour chacun de ces pays.» estime un chargé de mission qui a requis l’anonymat dans un de nos ministères. Et peu de pays peuvent se payer le luxe d’ignorer un tel mécène; les occidentaux le peuvent difficilement, à plus forte raison Nouz’autres. Malheureusement, quelque soit la somme qui sera «laissée sur place», et les dons manifestés, il est hautement probables, qu’il n’y ait aucun effet domino, qui dépasse un premier et deuxième cercle qui fréquenteront assidument le guide et son entourage, durant son séjour parmi nous.

 

MLK 




Médiation libyenne :

9032009

Contexte, enjeux, et perspectives de sortie de crise 

 

 

Il y a lieu de méditer sur les raisons et les enjeux de l’initiative de sortie de crise initiée par le Guide libyen, le Frère Mouammar Kadhafi, tout comme le contexte et le moment très spéciaux dans lesquels elle intervient.

 

Cette initiative, annoncée dans le communiqué sanctionnant la fin des travaux de la rencontre consultative du Groupe de Contact, tenue à Paris le 20 février, est le résultat d’un consensus entre l’ensemble des organisations concernées par le dossier mauritanien (Union Africaines, Ligue Arabe, OCI, OIF, Union Européenne et les Nations Unies). C’est en même temps un ultime avertissement aux putschistes qui ont longtemps misé sur la possibilité de pouvoir susciter une hypothétique division de
la Communauté Internationale en vue d’opposer, souhaitent-ils,

la Ligue Arabe qu’ils jugent favorable à leur forfait, au reste du monde. Cette entreprise s’est révélée totalement vaine ;
la Communauté internationale étant restée unanime sur le principe de la condamnation et du rejet absolu du coup d’Etat, ainsi que sur le maintien des sanctions, laissant à chaque organisation la latitude d’envisager l’application de celles-ci suivant ses mécanismes propres.

 

La médiation du Guide de
la Jamahiriya intervient donc avec l’enclenchement, au niveau international, du processus de sanctions ciblées qui, sans la mise en échec du coup d’Etat, risque d’être irréversible et très préjudiciable pour le pays tout entier, contrairement à la propagande irresponsable des putschistes. En effet, non seulement les positions, dont celles des bailleurs de fonds qui n’avaient pas attendu longtemps après le coup d’Etat pour geler leurs financements, vont s’endurcir, mais même en cas de retour à la normale, la mise en place des mécanismes de levée de sanctions sera très lente.

 

C’est dire que l’initiative du Guide Frère Mouammar Kadhafi qui vise à désamorcer la crise à travers un règlement consensuel s’inscrit bel et bien dans le cadre des efforts diplomatiques déployés par la communauté internationale pour mettre fin à plusieurs mois d’impasse politique, dans le but d’épargner les pauvres populations des effets implacables de sanctions précipitées sur
la Mauritanie par le coup d’Etat démoniaque du Général Mohamed Ould Abdel Aziz.

 

Il y a lieu de préciser que le Guide libyen intervient dans ce dossier en sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, laquelle est mandatée par toutes les organisations régionales, sous-régionales et internationales pour gérer le dossier de la crise mauritanienne. C’est dans cette optique qu’il prépare d’arrache-pied l’imminent rassemblement des protagonistes devant se tenir, comme prévu à Tripoli sous les auspices de l’Union Africaine et en présence des autres membres de
la Communauté Internationale.

 

Si, cependant, au niveau du FNDD les responsables se félicitent de cette opportunité de dialogue qui répond à leur exigence excluant de fait tout pourparler sous le plafond du régime putschiste, ce n’est pas le cas de la junte et ses laudateurs lesquels partent en Libye en traînant les pieds, en plaçant plus d’un obstacle devant les efforts du Frère Guide de
la Jamahiriya.

En effet, jusqu’à l’isolement absolu de la junte consacré par la prise de décision, au dernier sommet des Chefs d’Etat à Adis Abéba, de mettre en application des sanctions décidées par le CPS, le général Ould Abdel Aziz pensait toujours pouvoir continuer ses manœuvres dilatoires et se jouer de l’Union Africaine en différant une sentence pourtant inéluctable. Aujourd’hui, il tente de faire échouer la médiation du Guide en provoquant le FNDD et le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi (Menaces d’arrestation de Boydiel Ould Houmoïd, Passeport avec mention « ancien président » etc.).

 


La Libye s’est impliquée dans cette crise par acquit de conscience, par devoir de fraternité, d’amitié et d’appartenance au monde islamique, arabe et africain. Elle nourrit, en plus de cela, des ambitions diplomatiques qu’elle a légitimement méritées par ses nombreuses médiations et bons offices qu’il s’agisse des dossiers touaregs du Mali et du Niger, ou celui du Darfour responsable des malentendus entre le Soudan et le Tchad. Bref, les autorités libyennes souhaitent occuper une place sous-régionale et même continentale à la hauteur du renom de leur Guide et de leur tradition de peuple arabe et africain. Il n’y a aucune crainte que les manœuvres des putschistes pour discréditer leur médiation en la présentant comme d’office favorable à leur agenda réussissent.

 

Ethmane Ould Bidiel 

 




9032009

Lancement d’une campagne pour la promotion des femmes

Ce 8 mars 2009, journée internationale de la femme a été l’occasion du lancement d’une campagne pour mettre un terme aux discriminations et aux violences à l’égard des femmes en Afrique. Initiée par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme en partenariat avec la Commission Africaine des droits de l’homme et d’autres organisations non gouvernementales de la sous région comme le WILDAF, cette campagne doit durer deux ans. Elle vise à faire lever les réserves sur la Convention pour l’Elimination des Discriminations à l’Egard des Femmes (CEDEF) et à faire respecter sa ratification par les Etats.

La Mauritanie par exemple avait émis ds réserves sur certains articles de cette CEDEF, prétextant leur incompatibilité avec les enseignements de l’Islam. Mais à l’échelle internationale des recherches ont été menées pour rendre cette convention applicable. En Mauritanie justement, l’Association des femmes chefs de famille, adossée à des leaders religieux tente de convaincre que les réserves émises par l’Etat mauritanien ne sont pas pertinentes. Aussi, l’AFCF a été identifiée par les initiateurs de cette campagne comme organisation nationale active et engagée dans la lutte pour les droits des femmes.  Avec l’Association Mauritanienne de Droits Humains (AMDH), elle va travailler en collaboration avec plusieurs ONGs  concernées à l’élaboration d’un plan d’action. Ainsi, la campagne s’attellera-t-elle à faire de la promotion et du lobbying au sein de la Société civile et la presse.

KD




Hodh El Gharbi

9032009

L’instit du village piégé
« Qui est cet homme qui vient te visiter »

L’histoire remonta du début du mois février. La scène se passa dans la commune de laglik Edia dans la Moughata de Kobeni. Un instituteur répondant au nom de S.B se dirigeait toujours vers la station Mauritel située à M’Barat, une localité voisine pour alimenter en électricité la batterie de son téléphone portable. Un outil enquiquinant du reste. L’instituteur se rendait toujours chez une femme pour siroter le rituel des trois normaux du thé qui est un feeling bien mauritanien. A noter que cette femme vivait séparément avec son mari se trouvant en Cote d’ivoire. Cette fréquentation a toujours suscité des débats houleux au sein de la Localité. Que vient-il chercher cet instituteur chez cette dame mariée à des heures tardives? Des questions qui ne manqueront pas de réponses. Pour certains l’instituteur n’avait aucune mauvaise intention et pour d’autres l’instituteur se soulageait avec la dame. Qui a tord? Et qui a raison.
Comme d’habitude, une nuit, le pauvre instit se rendit chez son amie. Il ne savait pas ce qui l’y attendait. Va- t-il siroter du thé?
En s’approchant du hangar, il entendit une voix rauque qui demandait à la femme: qui est cet homme qui vient te visiter à cette heure tardive?
C’était fut la voix de son mari rentré de Cote d’Ivoire.
- C’est le  »garraye » du village voisin qui vient se reposer ici en attendant que son téléphone soit chargé? Répondit la femme.
Selon l’instit il était 22 h15 et selon les autres sources il faisait minuit.
L’homme l’alerta: ne t’approche pas sinon mets fin à tes jours. L’instit voulut faire la sourde oreille pour s’expliquer. Le mari de la femme était armé d’une machette. Certainement il avait eu des échos que le garraye faisait la cour à son épouse.
On entendit la voix d’alerte de la femme pour dire à son ami de rebrousser chemin. Têtu comme un mulet, il s’approcha du hangar. Le mari sans hésiter asséna un coup sec sur le crâne du ‘mouallim’. La cible essaya de se défendre, mais en vain. Après quelques minutes de combat l’instit se retrouva avec des mains émaillées de sang et des zébrures sur tout le corps.
Le lendemain matin, le ‘’garray’’ froissé se rendit à la gendarmerie de Kobeni pour déposer sa plainte contre son  »agresseur ». Vu le scénario certains lui ont suggéré de retirer sa plainte qui n’est pas garnie de justification.
S.B n’hésita pas à entendre les conseils de ses collègues.
Après avoir pris des soins au centre de santé de la Moughata, troublé par son acte et celui de son rival, S.B vint voir les autorités en grinçant les dents pour dire qu’il ne retournerait jamais à son ancien fief car son honneur a été gommé.
Quelques jours plus tard, il voit sa demande satisfaite. S.B est alors muté dans la commune de Hassi Ahmed Bouchna précisément dans la localité Oumoulekchem, situé à une cinquantaine de kilomètres de Kobeni.
Dans sa nouvelle localité S.B n’a peut être pas saisi la leçon donnée par le venant de Côte d’Ivoire. S.B n’a pas pu attacher ses jambes afin de cesser certaines fréquentations. C’est plus fort que lui.
Une nuit SB est parti voir une autre femme de sa nouvelle localité pour peut être boire du thé mais cette fois il ne peut pas avoir comme alibi de charger son enquiquineur (téléphone).
Dans un hangar des cris de la femme sortent. Selon les sources SB a voulu abuser d’elle.. Troublé par les cris SB n’hésita pas à détaler et à rentrer bredouille chez lui
Des l’aube SB a surpris le village en pliant ses bagages pour se rendre à Aioun. Histoire à suivre…
Adama Sy cp Hodh El Gharbi
Rosso
Fête des femmes
A l’instar des capitales régionales Rosso a célébré ce 8 mars la fête internationale des femmes. Mme Mariame Mint Baba, coordinatrice régionale de l’antenne féminine récemment mutée à Rosso a ouvert la cérémonie en insistant sur le rôle des femmes dans le développement du pays. La cérémonie a été ouverte par le wali mouçaid en présence du préfet Sidi Sow. Après les discours d’usage, les autorités ont visité l’exposition de diverses productions réalisées par les femmes: artisanat, produits maraîchers etc.
L’innovation cette année a été le dépistage gratuit de cancers chez les femmes. Etaient ciblées les femmes de plus de 35 ans. Trois sites ont été ouverts : Ndiourbel, dispensaire centrdispensaire Khaïry.
Notons que selon le personnel de la Maison des femmes la fête cette année a été différente des autres années car la nouvelle coordinatrice a tenu à impliquer tout le monde contrairement aux années précédentes.
D.A.

NOUADHIBOU
MISSION DU RFD : L’ARMEE NE DOIT PAS SE CHAMAILLER AVEC LES CIVILS POUR LA CONQUETE DU POUVOIR
Une mission du rassemblement des forces démocratiques comprenant M.Brahim Ould Eddih , Yedaly Ould Cheikhna , Bechir Ould Ebeidi et Ahmed Ould Noleyat est venue à Nouadhibou pour expliquer la position du parti par rapport à la crise que le pays traverse depuis le coup d’état’ mouvement de rectification’ du 06 août 2008.
La mission entre dans le cadre d’une campagne nationale d’explication et de vulgarisation de la position du parti par rapport à la crise politique que vit le pays.
La émissaires du parti ont tenu un point de presse au siège régional du RFD le 27 février. Ils ont rappelé que le parti a adopté une position pour une sortie de crise honorable pour tous, en faveur de l’intérêt national.
Le plan de sortie de crise proposé par le RFD comprend, il faut le rappeler :
- Refus du retour à la situation d’avant 06 août, impossible et irréaliste retour du président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi,
-inopportunité de toucher à la constitution, la situation actuelle ne s’y prête pas et la ‘loi fondamentale ne doit pas être un habit sur mesure ‘, seuls les 2 tiers du congrès a pouvoir d’y toucher,
-Rejet des candidatures des membres des forces armées et de sécurité en activité .L’armée devant se consacrer à sa mission de protection du territoire national. Et de rappeler que l’armée ne doit s’immiscer dans le jeu politique, comme elle l’avait fait en 2007 en faisant élire SIDIOCA,
-Mise en place d’une commission électorale indépendante qui doit superviser les élections présidentielles,
-Un gouvernement d’union nationale devra gérer une transition. Seuls les partis représentés au parlement ou ayant une réelle assise nationale y participeront…
Lors du point de presse, les animateurs ont répondu aux questions des journalistes de la presse indépendante.
Sur la crédibilité à accorder à la médiation du leader libyen, la mission du RFD a répondu en disant qu’elle respecte le président Khaddafi, président de l’UA et qui dispose de la sagesse et de l’expérience nécessaires. A une autre question relative aux sanctions éventuelles, les émissaires disent les rejeter car elles ne toucheraient que le peuple et non les protagonistes de la crise, Sidi et le HCE.
Sur la crise du secteur de la pêche le RFD a affirmé que son président a saisi les autorités compétences en ce sens et que le parti reste sensible aux problèmes de la capitale économique et s’investit pour trouver les solutions. Et de rappeler que ses deux conseillers municipaux font entendre la voix du parti lors des conseils municipaux. Sur la question de la participation du RFD aux sénatoriales partielles, la mission est restée évasive. En effet, un cadre du parti et non moins homme d’affaires nommé Nami , est disposé à présenter sa candidature sans , dit -on l’aval du parti , qui aurait une préférence pour le sénateur sortant. La mission a ajouté qu’il n’y aucun problème au sein du parti comme l’annoncent certains.
Le RFD a ajouté n’avoir pas d’ennemis sur la scène politique mais seulement des adversaires. La mission a dit que le parti fait tout son possible pour trouver une sortie de crise et ajoute que la Mauritanie ne peut faire les frais d’un embargo. Et d’appeler tout « patriote sincère à faire un effort. Et que sans une solution juste notre pays pourrait être confronté à une hypothèque ».
A une question relative au statut de chef de file de l’opposition démocratique du leader du RFD , les émissaires ont rappelé que ce statut est conféré par le conseil constitutionnel .Le RFD n’est pas au gouvernement et que ses cadres ont droit à occuper des postes non ministériels et qu’enfin le parti soutiendra tout pouvoir qui tiendra compte de son programme , ont -ils ajouté.
Dans une déclaration distribuée pour l’occasion , la fédération régionale du RFD de Dakhlet Nouadhibou s’est félicitée des adhésions quasi quotidiennes au sein du parti d’un grand nombre de cadres , de notables , d’ouvriers et de simples citoyens .Le communiqué ajoute que ces adhérents expriment ainsi leur conviction que le programme du parti répond à leurs attentes. Et la déclaration de rappeler que le RFD rassemble toutes les communautés nationales, prône depuis sa création l’unité nationale, la justice, la justice sociale et la démocratie.
Selon la déclaration, ces adhésions sont le fruit d’un travail quotidien de la fédération à travers ses campagnes de sensibilisation. Une liste de 46 nouveaux adhérents est annexée à la déclaration
Athié Youssouf
CP.NOUADHIBOU







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