Actualités économiques

9 02 2009

  Pétrole 

 

Perspective de hausse de prix 

 

Les cours du baril de pétrole tendent dans les prochaines semaines, à augmenter. Cette perspective éviterait, selon certains spécialistes, un effondrement plus conséquent du marché. Ainsi, la réduction pourrait faire baisser la demande de 300 000 barils par jour. 

 

Il existe une idée assez répandue dans le monde selon laquelle le pétrole, comme tout produit de monopole, a un prix déterminé selon la loi de l’offre et de la demande. Actuellement, dans la mesure où les stocks américains baissent, et la demande asiatique de brut augmente, notamment du fait de la forte croissance chinoise, la demande sur le marché du baril de pétrole est extrêmement rigide. Les possibilités de raffinage dans le monde ne sont pas extensibles à l’infini. L’OPEP a promis d’accroitre sa production mais elle est proche de son maximum, sachant de plus qu’il faut en moyenne entre 3 et 10 ans pour exploiter un nouveau gisement, depuis sa découverte à la production proprement dite. Dans un cadre plus général, la hausse du prix du pétrole, sera tirée une hausse de la demande de matières premières. Celle-ci sera essentiellement stimulée par les pays émergents comme la Chine, l’Inde et l’Europe de l’est dans une certaine mesure. «On a assisté ces trois dernières années à un déplacement de la richesse des pays développés vers les pays émergents. Ce processus est appelé à se poursuivre et tout le monde s’attend à ce que la Chine soit la locomotive du retour de l’activité sur le marché des matières premières.»

 

MLK

Banques 

 

Le marché du change dans le creux de la vague? 

 

Les banques primaires crient au manque de devises étrangères dans leurs coffres, et pointent du doigt la banque centrale, qui ne jouerait pas le jeu. 

 

Il y a un dysfonctionnement du Marché de change avec pour conséquence un grave déséquilibre entre offre et demande. A qui la faute? Les banques ne cèdent-elles pas suffisamment? ( en ont -elles d’ailleurs les moyens compte tenu de la situation du secteur de la pêche principal pourvoyeur?). Les possibilités de la BCM connaissent-elles un tarissement? Toutes les questions sont permises aujourd’hui, dans la turbulence que traverse les banques primaires. Et les acteurs emportés dans cette bourrasque, eux-mêmes, ne connaissent pas très exactement tous les tenants et aboutissants de ce déséquilibre actuel. «On ne peut pas trop s’avancer sur les analyses; car on ne peut pas confirmer précisément le niveau actuel des bons du Trésor, pour la simple raison que les chiffres réels sont en général entourés de beaucoup de discrétion. Et la banque centrale n’est pas très ouverte sur la communication aujourd’hui.» déplore un cadre des opérations d’une des banques de la place concernées par le manque de devises. En attendant, on a vu des banques de premier plan, comme la BNP, ou la BMCI proposer à la banque centrale de racheter des devises à des prix très nettement au-dessus de sa valeur du marché (entre 440 et 800 ouguiyas l’euro!). Cette crise des devises pour les banques primaires pose le problème de l’éventuelle résurgence en force d’un marché noir qu’elles réussissent plus ou moins à concurrencer depuis un an.

 

Le marché noir aux aguets 

 

«Effectivement, cette crise de devises étrangères risque de renforcer le marché noir du change, qui avait un peu perdu du terrain depuis la mise en place par l’union des bureaux de change (UBC) et la banque centrale, de circuits légaux concurrentiels pour les opérateurs économiques» déplore un directeur d’une agence de change. Le recours à ce marché sera automatique si la difficulté persiste, de trouver dans le système bancaire officiel des produits adaptés aux besoins spécifiques des opérateurs, tel l’exemple des importateurs qui voyagent (eux-mêmes) pour chercher des marchandises dont ils n’ont pas toujours une idée précise (importateurs des produits asiatiques, par exemple). La même motivation est observée chez les usagers qui reçoivent (ou qui transfèrent) des montants sans frais, sans formalités administratives, de façon discrète et à tout moment de la journée (la nuit, les jours fériés, en villes ou en compagnes). Une autre partie d’opérateurs utilise ce marché à des fins spéculatives. Partant de l’hypothèse que la valeur de la monnaie nationale «doit» systématiquement se déprécier, ils prennent des positions ouvertes en transformant leurs avoirs en devises étrangères dans l’espoir de les revendre à des taux plus importants et surtout toujours croissants.

 

MLK 

 

Finances 

 

FCI dans le recouvrement avec FMC 

 

Finances et Mobilisation de Créances (FMC): c’est la nouvelle filiale de la société des sukuks, FCI. Dans la mouvance des activités de la maison-mère, cette structure est chargée depuis un mois maintenant du recouvrement de créances, auprès des clients défaillants des institutions bancaires mauritaniennes. 

 

Dans le cadre ses activités qui couvrent tous les métiers financiers (en dehors du métier en cash, c’est-à-dire l’ouverture de comptes et l’émission de chéquiers…), la société financière FCI prolonge l’une d’elle, par une entité entièrement dédiée au recouvrement de créances: FCM, située à peine à 200 mètres de la maison-mère. Dans la tourmente que la Bacim a traversé l’an passé, FCI a participé au rachat de la banque, par un fonds d’investissement américain. «Et dans ce cursus, il y a eu une opération de recouvrement de créances auprès des clients de la banque, qui a été confiée à FCI. C’est à ce moment qu’est née l’idée d’une institution distincte, spécialement chargée de cette mission/» explique Abdallahi Ould Babou, directeur de FCM. Petit à petit donc, ce département s’est filialisé, jusqu’à être complètement indépendant de FCI, avec un capital de 500 millions d’ouguiyas tournés vers la mobilisation de créances: recouvrement, rachat de créances et titrisation.

L’émergence d’une telle institution, ainsi formalisée, pose le problème aigu auquel les banques mauritaniennes sont confrontées: la défaillance régulière de ses créanciers.

«Le recouvrement est problème certes économique, mais avant tout social en Mauritanie: de tout temps en Mauritanie, on a été habitué à emprunter de l’argent aux banques, et à ne pas le rendre. Cela a conduit à la faillite de plusieurs structures bancaires, et pénalise encore aujourd’hui, fortement, le crédit en Mauritanie (très rare et très cher- ndlr).» continue Abdallahi Ould Babou.

C’est ainsi que cette symbiose entre l’institution financière, et les banques a été pensée; alléger les pertes bancaires, dues au créances douteuses. «Autour de nous gravite tout un circuit mis en place pour ledit recouvrement: avocats, huissiers, justice…» précise le directeur.

 

Mettre la pression sur les défaillants 

 

Un certain nombre de porte-feuilles a été confié par les banques à FCM, dont la Bacim. Et le premier problème qui se pose, par rapport à la réalité mauritanienne, est celui de l’identification des personnes. «Il y a eu un laisser-aller: les gens prenaient des crédits sans garanties. Et si on a déjà pu en retrouver quelques centaines, il n’est guère facile de localiser un individu, sans réelle adresse.» consent Sid’Ahmed, directeur des opérations de FCM. Une fois retrouvés, certains présentent une réelle volonté de négociation, mais souvent la mauvaise foi et la contestation s’y mêlent: «beaucoup pensent qu’entre le moment où vous avez contracté une créance, et dix ans plus tard, quand on vient vous la réclamer, que la somme est restée fixe. Mais non: les intérêts s’y ajoutent» raconte Sid’Ahmed. Mettre plus de pression donc sur les épaules des débiteurs. «Une solution à l’amiable est toujours préférable, mais la perspective de mise en demeure et de saisie de biens peut être un moteur supplémentaire de motivation. Les gens doivent sentir que l’impunité c’est fini.» conclut-il.

 

MLK 

 

Encadré:

 

La MATEC bafoue l’autorité judiciaire 

 

Mis en demeure depuis plusieurs mois de régler ses créances, la société de biens consommables, MATEC, a brisé les scellés que l’huissier de justice avait posé suite au processus de référé en justice qui suit son cours. Et liquide à tout-va le magasin. «Leur avocat a trouvé un semblant de faille pour autoriser unilatéralement à son client MATEC, le bris des scellés judiciaires. Prétextant que la société en justice était MATEC Sarl (au lieu de MATEC Shopping, qui est la nouvelle dénomination- ndlr).» raconte une source de la chambre de commerce.

Le système D étant roi en Mauritanie, même des horizons de mise en demeure, sont parfois contournés. Mais cette fois, le juge en charge du dossier, ainsi que l’huissier «jugent leur autorité bafouée.» Et comptent bien rétablir la balance. «Comment voulez-vous que les mauritaniens croient en la mise en demeure, si on n’arrive pas à faire respecter cette règle à des sociétés étrangères, comme MATEC, qui se disent au-dessus des lois?» assène la source.

En attendant, la course a été engagée par la MATEC, qui liquide le plus de son stock. Affaire à suivre.

 

 

MLK

 

Source : La Tribune n°335

 

 


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