Hémorragie au Hatem

27 01 2009

 

 57 cadres du PMUC (Hatem) ont déclaré leur retrait de ce parti samedi 24 janvier. A la faveur d’une conférence de presse tenue dans un hôtel de Nouakchott en présence d’une foule de partisans très bruyants, les représentant de ce groupe de cadres ont avancé comme raison de leur décision  l’entrée du part « par effraction, dans une spirale de conflits internes, insidieusement peints aux couleurs du particularisme clanique ». Ces cadres, parmi lesquels plusieurs membres du conseil national et responsables régionaux, reprochent notamment ce qu’ils appellent un  « style de gestion du parti, s’apparentant à celui d’une propriété privée », lequel, soulignent-ils dans leur déclaration « a conduit à la recrudescence du clientélisme »  glissant « dangereusement vers les formes les plus abjectes de particularismes destructeurs et incompatibles avec les notions d’intérêt général et d’unité nationale ». Dans sa prise de parole, Mohamed Lemine Ould El Waer, précédemment Secrétaire Exécutif aux Opérations Electorales au sen du parti et un des tous premiers éléments des cavaliers du changement a rappelé que c’est a quatrième fois qu’un groupe se retirait du parti. Il a rappelé notamment que des militants et membres fondateurs du parti comme Mohamed Ould Saleck, Moustapha Ould Chibani se sont retirésles premiers, qu’ensuite un autre groupe dont Mohamed Ould Cheikhna et Abderrahmane Ould Mini, invité à l’occasion, ont quitté le parti. Le troisième groupe, a-t-il affirmé était conduit par le maire de Maghta’Lahjar. « Il y avait avec nous des négro-africains des haratines, entre autre composantes de la nation. Et voilà que nous constituons le 4e groupe à se retirer du parti ; » A-t-il encore dit non sans insister sur le fait qu’il souhaitait bonne chance et plein succès à ce parti dont les dirigeants sont pourtant taxés d’autoritarisme et d’exclusivisme ayant « conduit à la marginalisation de certaines personnalités de taille lors même de la constitution des instances dirigeantes du parti »… D’où, souligne-t-on parmi des démissionnaires, «l’’écoeurement d’un grand nombre de militants et l’installation de la suspicion au sein des instances du parti ».ayant  « ouvert la voie à la déchéance et à l’hémorragie continue des cadres et militants, à tel point que les immenses espoirs nourris par son avènement, ont vite été tous enterrés »… 

Estimant en définitive « avoir épuisé toutes les voies pour en faire un cadre servant l’intérêt général ou l’unité nationale », le groupe des 57 s’est constitué en un collectif politique dénommé « Mouvance Patriotique », « acquis au choix du changement et ouvert sur la scène politique nationale en vue de se concerter sur tout ce qui peut servir l’intérêt supérieur de la Mauritanie. » 

Notons que ce sont l’ancien vice président du Hatem,  Mohamed Vall Ould Hendhaye et l’ex secrétaire exécutif aux opérations électorales Mohamed Lemine Ould Elwaer qui dirigent les cadres démissionnaires issus pratiquement des principales  instances dirigeantes du parti…aucun des trois députés siégeant à l’assemblée nationale ne figure sur la liste des défaillants. Le Hatem avait apporté sa bénédiction au coup d’état du 06 août 2008 perpétré par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout comme le RFD d’Ahmed Ould Daddah, le chef de file de l’opposition à qui Saleh Ould Hannana avait apporté le soutien de son parti au second tour de la présidentielle de 2007, l’ayant opposé au président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi… 

Son alliance avec le HCE lui a ‘rapporté’ au moins deux portefeuilles ministériels et plusieurs postes de directeurs et chef de service dans l’administration… Tout ce ‘magot’ aurait été distribué à des ‘privilégiés’ du Hatem au grand dam de ces 57 cadres dissidents. D’aucuns en voudraient même au président du parti d’avoir poussé le zèle jusqu’à faire profiter son propre frère d’un poste de diplomate… 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann