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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

27012009

Nouakchott et le code de la route !

 

En surfant sur  le net, j’étais attiré par une ancienne  chronique  d’un  journal local. Pas si ancienne que cela.  Elle date du 4/12/O7.  Et elle est toujours d’actualité. Il y est question  d’un accident   qui a endeuillé des familles d’Arafat. Je rends hommage aux enfants de ces familles. En effet, c’était à l’heure de la sortie de l’école, précisément au moment où la circulation routière devient insupportable, au  moment où tous les chauffeurs s’empressent pour avoir des clients, au moment où ………… ;     «   Quatre enfants tentaient de traverser la voie ; une voiture s’arrête, le chauffeur leur fit signe de passer. Se tenant par les mains, ils traversent en courant ; mais un autre véhicule qui suivait le premier, au lieu de s’arrêter, contourna et doubla l’autre par la droite. A l’ instant où les enfants passaient. Choc terrible. Quatre victimes ; toutes mortes. Il y a deux jours, j’ai aperçu ce même individu au volant d’une autre voiture. Apparemment sans soucis. Et toujours aussi pressé et moins respectueux du code de la route. Comment se fait-il…!? ». 

En fait,  n’importe qui peut se procurer un permis de conduire en conduisant  en toute tranquillité. Sans être dérangé. 

Bizarrement, certains compatriotes en écoutant le saint coran, dans leurs  véhicules, empruntent les sens interdits,  comme si le coran n’incite pas à l’organisation.  D’autres  doublent  à droite  sans être inquiété. Quant au  code de la route,  c’est le cadet de  leurs  soucis. Ainsi,  des cadres éveillés, soient-ils, procèdent à ces pratiques malveillantes. Ne parlons pas de chauffard de taxi. 

Que tous les citoyens  soient  soumis à la réglementation routière. Si c’est le cas, les générations futures  peuvent dire,  en 2009, il y avait une mesure historique. Dans cette année, une volonté de puissance a marqué l’action des agents de l’action. Particulièrement, un changement est effectué. Nos ancêtres  ont décidé de vivre dans un espace urbain. Ils ont décidé de déclencher  le processus d’une révolution structurelle qui s’est  concrétisée par un aménagement du territoire sans équivoque. C’était dans
la Capitale Nouakchott. Une capitale qui a été  submergée à l’époque par un exode rural frappant. Elle a été victime d’afflux massifs dus essentiellement à une sécheresse affectant la totalité de nos villes. Dans cette ville, il y avait des acteurs braves, qui croyaient à la cause juste, ils  croyaient à l’avenir. Saluons leur mémoire. Ils sont un mythe que nous devons incarner. Ils étaient une minorité, et ils ont  transformé le cours de l’histoire  en organisant  une ville qui fut anarchique. Ces acteurs croyaient à un rêve qui s’appelait
la Mauritanie. A l’heure époque, le monde entier  était désespéré par une instabilité et des crises économiques  graves.  Ces agents d’action avaient des maigres salaires, ils souffraient, mais ils avaient fait un miracle, puisqu’ils croyaient à quelque chose, à un mythe qui était tout simplement
la Mauritanie. Cela  a commencé  dans  la capitale Nouakchott, une capitale qui symbolisait et symbolise la modernité mauritanienne    …………… ……. 

 

m_barrada@yahoo.fr    

 




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

27012009

 

Je m’en vais vous raconter une histoire que je vous déjà contée ; que j’avais contée à l’ancien président de la République, élu celui-là en décembre 2003 et dont le mandat a été écourté en août 2005 ; que j’avais contée à ses deux successeurs dont le dernier a été élu et dont le mandat a été écourté en août 2008.

L’histoire se passe au temps de l’un des Emirs connu pour sa force et sa détermination à exercer un pouvoir absolu. Elle met face à face deux personnages : l’Emir en question, dur, fort, arrogant par des aspects, profondément brutal, croyant à la violence comme moyen d’exercice de sa tutelle sur les autres ; en face, un marabout, d’une tribu très, très maraboutique, un «pauvre de Dieu» comme on dit chez nous, qui a beaucoup de filles, qui n’a pas la force de faire ses ablutions quotidiennes…

L’Emir a reçu les traditionnelles offrandes coloniales (amkubbul) alors que, dans sa cour, se trouvait le marabout de passage. Dans les offrandes figuraient des pièces de tissus. Le marabout prit son courage à mille mains et demanda à l’Emir de lui donner deux pièces de tissus «pour les ramener à des femmes laissées quelque part sans grand-chose à porter». En contrepartie de quoi il lui promettait de lui ramener, l’hivernage prochain, cinq jeunes chamelles en âge de procréer. Par amusement mais aussi par générosité – les puissants savaient être généreux – l’Emir accepta et prit à témoin l’assistance.

Le vieux marabout repartit content, ramenant chez lui quelque chose que ni lui ni les siens n’espéraient en cette saison de «shidda» (disette). Un hivernage, deux, trois et même cinq passèrent. Des hivernages fastes. Le marabout ne descendit jamais vers le sud. L’Emir donnait l’impression d’avoir oublié. Puis un jour… vint un étranger.

«Rien de vraiment spécial à donner comme nouvelle. Je viens de passer la nuit chez Ehl (vlâane)…» L’Emir prêta attention. «Ehl (Vlâane), ce n’est pas le marabout qui a pris mon tissu en me promettant de me ramener cinq jeunes chamelles ?» Oui c’était bien de sa famille qu’il s’agissait. L’Emir ordonna de rassembler quinze «bons» guerriers, de prendre uniquement des chevaux pour aller «voir ce marabout usurpateur pour lui donner une leçon».

Arrivé devant la plus grande tente, l’Emir appela le marabout par son prénom. Un vieux personnage sortit de sous la tente. Il portait un vieux boubou «lessivé» par le temps et tenait en sa main un chapelet. «Où sont mes chamelles, elles doivent être à présent un troupeau ?» «Quelles chamelles ?» affirmations, négations… Lassé, l’Emir se décida. «Viens avec nous, nous allons voir le Cadi». Le vieux marabout teint une bouillard dans sa main libre et se mit à marcher, montrant sa disponibilité à s’en remettre au juge. Il refusa de monter derrière l’un des guerriers qui se trouvèrent obligés de marcher à son rythme. Au bout d’un parcours, l’Emir lâcha son cheval vers le marabout. Arrivé à sa hauteur, il arma son fusil et au lieu de tirer, il lui dit : «retourne chez toi, je ressemble trop à quelqu’un qui n’a pas le droit de son côté».

Deux leçons à tirer de cette histoire. La première concerne l’indépendance de la justice traditionnelle : l’Emir, malgré son statut, malgré la justesse de sa cause, n’est pas sûr que le Cadi va lui être favorable. La deuxième, et c’est la plus importante pour les décideurs – ceux d’hier et d’aujourd’hui – est que l’autorité a toujours tort. Même si elle a raison. A plus forte raison si elle n’a pas raison…

Le refus par les autorités aux partisans de Ould Cheikh Abdallahi de faire leur entrée à Nouakchott, la manière avec laquelle ils l’ont fait est injustifiable. Ou presque.

La seule justification possible est le mépris que les généraux veulent exprimer vis-à-vis de la personne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Ce n’est pas une cause. Ce n’est pas un projet. Ce n’est pas une occupation d’homme d’Etat. Ce n’est pas une préoccupation «publique». Combien de frais pour justifier la mise en branle de toutes les unités mobilisées pour l’occasion ? Quelle facture ? Est-ce que cela en vaut la peine ?

En plus de ces questions sur la rentabilité de l’action, les maîtres du moment doivent savoir que le mépris de l’adversaire est la pire des attitudes. Ils l’ont visiblement choisi comme méthode de gouvernement. Il suffit de voir.

Le mépris que nos décideurs ont pour nous s’exprime aussi chez leurs opposants. D’une autre manière.

Grâce à eux, nous savons désormais que «le meilleur d’entre les mauritaniens» n’est pas celui qui a sacrifié une once de son temps pour servir une cause dans ce pays. Ce n’est pas celui qui est allé en prison pour une cause. Ce n’est pas celui qui a souffert pour ce pays et pour ce peuple – quel que soit par ailleurs la forme de souffrance.

L’homme dont certains disent aujourd’hui qu’il est «le meilleur d’entre les mauritaniens» aurait dû aller au bout de son raisonnement. Et refuser pour une fois de jouer le jeu des marionnettistes qui veulent l’utiliser. En proposant «sa» solution de sortie de crise, Sidioca reconnaît implicitement que son départ fait partie de la solution. Parce que le problème était ce péché originel qui a consisté à accepter de servir le dessein des autres. Qui a imposé Ould Cheikh Abdallahi comme candidat à une élection où il n’avait aucune chance de gagner ? Qui l’a imposé aux «grands électeurs» – notables et autres prédateurs politiques – en 2007 ? Qui lui a tracé la route qu’il devait suivre ? Ce n’est pas moi, je le jure.

Ceux qui l’ont fait l’ont fait d’un commun accord. Ils seront suivis en toute connaissance de cause par des acteurs politiques qui entendaient avoir leur part du gâteau. La configuration qui en est sortie est celle qui a dirigé la première année du mandat du Président dont tous les amis essayent aujourd’hui de se débarrasser d’une manière ou d’une autre. Les choses se sont gâtées quand certains segments ont voulu profiter plus que d’autres. Aujourd’hui, pour sortir de la crise, les généraux, Sidi, le front, le RFD et tous les acteurs doivent faire des sacrifices. Les uns en acceptant l’idée de se démettre, les autres en refusant l’exclusion, tous en assurant un avenir serein et consensuel.

Le plus grave dans tout ça, c’est que la gestion (globale) actuelle du pays nous amène à conclure que «le meilleur d’entre nous», n’est autre que Moawiya Ould Taya. Celui qui n’a pu être remplacé.




Charité bien ordonnée commence par… la Mauritanie

27012009

  

Le dernier raid israélien contre Gaza a fait passer au second plan toutes nos préoccupations. Des semaines durant, il a éclipsé tous nos problèmes. Nous n’aspirions ou ne respirions que pour Gaza. Nous ne gelions ou dégelions que pour Gaza… Nous en sommes fiers. Et, surtout, nous assumons. Avec toute modestie requise. Aujourd’hui que Gaza a passé le cap, mettons le cap sur le second plan. 

Il est temps qu’on se mette d’accord que nous sommes mauritaniens. Avant même que nous soyons nous-mêmes. Et c’est dans cet ordre d’idées que nous devons agir. Nous sommes déchantés du fait qu’on est privés de notre droit de protestation quand il s’agit d’une cause nationale, mais obligés à nous manifester quand il s’agit de questions lointaines. Il est temps de savoir que nos libertés sont des droits inaliénables et indéniables. Qu’elles sont intouchables. Nous avions toujours été fiers de voir les mauritaniens s’exprimer librement. A forte raison pour des causes justes. Telles que la cause palestinienne. Nous voulons aujourd’hui réobtenir cette fierté. Pour des causes justes. Telles que la démocratie, le retour à la vie constitutionnelle, le militantisme. 

Notre administration nous doit des excuses publiques. Pour avoir décidé inconstitutionnellement de borner nos libertés à des limites fictives. Pour avoir nous étranglés. Et nous privés ensuite de crier. Pour avoir pris des décisions opposées à nos valeurs d’hommes de désert, synonyme de liberté, d’ouverture, de sérénité et de courage…. 

Nos militaires doivent s’incliner sous nos pieds et nous demander pardon. Pour les préjudices qu’ils nous ont faites. Pour s’être immiscés dans ce qui ne les regarde pas. Laissant le diable s’occuper de notre sécurité et de notre intégrité. Pour avoir agenouillé notre Pays. Pour nous avoir pris pour gamins. Pour avoir résolu notre avenir sans nous vraiment consulter. Ils ont des comptes à nous rendre. Particulièrement par rapport aux coûts de leur politique politicienne d’après 6 août. 

Notre intelligentsia nous doit des excuses. Pour avoir accepté de conjurer avec les militaires. Au détriment de notre Nation. Tout comme nos intellectuels. Pour s’être positionnés à leurs côtés. Pour avoir commis le suspect silence aux moments suprêmes du péril. Pour avoir décidé de réduire toutes nos revendications en une : la candidature du général.   

Nos politiques et nos activistes nous doivent des excuses. Pour avoir commis le péché originel de vouloir faire d’autres pays des parrains de la Mauritanie. Pour avoir l’usage de faire trembler la République quand des mouches se battent très loin. Et d’adopter une douteuse indifférence si la Mauritanie se trouve en danger. 

Après les semaines difficiles, voilà qu’une pluie de pétrodollars tombe sur Gaza. Et une pluie d’initiatives. Pour réconcilier les palestiniens. Et reconstruire la Bande. Et la Mauritanie  dans tout cela ? 

Mechri Ould Rabbany 




Mouvement rectificatif ou pronunciamento à la mauritanienne ?

27012009

06 août 2008 

Mouvement rectificatif ou pronunciamento à la mauritanienne ? 

  

La Mauritanie n’est pas le premier pays où l l’alternance à la tête de l’Etat se fit par accaparement  du pouvoir par l’armée. Prétextant un manquement grave dans le fonctionnement des institutions et dans la gestion de la chose publique, des officiers supérieurs ont pris le pouvoir des mains d’un président élu. Ils ont ainsi voulu se prévaloir d’une légitimité aux yeux des populations. Un peu comme ce fut le cas ailleurs, à une époque pas très lointaine. En effet, l’Espagne fut, elle aussi, le théâtre de cette prétendue « légitimité militaire ». En 1820 un soulèvement militaire mené par Rafael Del Riego consacra la première restauration des Bourbons.  Ce fut le premier pronunciamento de l’histoire contemporaine. 

 Un pronunciamento n’est pas considéré comme un coup d’état (putsch), il « consiste en une démonstration de forces sans affrontements. Il ne recherche pas le changement de système, les militaires ne voulant pas prendre le pouvoir eux-mêmes mais uniquement provoquer une alternance politique. » Exactement ce qu’a fait la junte dirigée par Ely Ould Mohamed Vall un certain 3 Aout. Alternance au terme de laquelle un président civil a été élu à la majorité. 

Il a fallu attendre jusqu’en 1932 pour assister à un pronunciamento échoué en Espagne. Le général José Sanjurjo, qui baptisa son pronunciamento la Sanjurjada, essaya de s’emparer du pouvoir sans réussir. Ce fut le catalyseur de la guerre civile espagnole qui éclata en 1936…elle dura 3ans. 

On peut faire un parallèle avec la situation mauritanienne actuelle. Au matin du 6 Aout, le général Mohamed Ould Abdel Aziz s’empare du pouvoir juste après avoir été limogé par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Il baptise son coup, « mouvement rectificatif » ; aidé en cela par une large majorité de parlementaires….On sait que le général avait déclaré avoir évité, par son action, que le pays soit « mis à feu et à sang » suite au limogeage des quatre haut gradés de l’armée, dont lui-même. Il s’employa dès lors à légitimer son coup par l’organisation de journées de concertations baptisées Etat Généraux de la Démocratie. Au terme de celles-ci,  il a été décidé qu’une élection présidentielle sera  organisée le 6 juin prochain. Ceci dans un contexte politique particulièrement chancelant. Un front hostile à la junte continue à s’activer pour faire échouer ses projets. Constitué de partis politiques assez engagés, ce front continue à réclamer le retour du Président renversé. Il s’adosse par ailleurs à une communauté internationale espérant que celle-ci mette en pratiques toutes les menaces prononcées contre la junte. On imagine le danger que peut constituer un bras de fer dont les conséquences ne sont pas encore connues. Cette semaine par exemple a été marquée par une tentative de rentrée en grande pompe de sidi Ould Cheikh Abdallahi à Nouakchott. Il a été intercepté à cinquante kilomètres de la capitale par la gendarmerie qui l’a soumis à un contrôle dissuasif. Ce qui le contraignit à rebrousser chemin. Il s’en est suivi une sortie tonitruante de ses soutiens. 

Il y a fort à espérer que le « mouvement rectificatif », pronunciamento ou motion de censure de l’armée ne débouche sur une Sanjurjada à la mauritanienne. Le jour où cela arrivera, on aura besoin de ressusciter Picasso pour peindre notre Guernica…en guise de mémoire.   

On dit de l’histoire qu’elle est cyclique, qu’un fait historique se répète la première fois comme une farce et la seconde comme une réalité. L’histoire nous épargnera-t-elle cette expérience périlleuse? 

 Le combat pour la démocratie et la liberté est un chemin semé d’embuches, jonché de cadavres de braves hommes et femmes qui sacrifièrent leur vie sur l’autel du progrès, un chemin qui n’a pas de déviations, qui n’admet pas les raccourcis, ou on est prêt a l’emprunter ou on s’évertue à l’éviter jusqu’à ce que la dure réalité historique nous rattrape. A ce moment le destin force le passage. Le destin inéluctable des nations étant le progrès, il faudra verser des rivières de sang et de larmes, sacrifier des milliers de vies pour instaurer un contrat social durable bâti sur le socle inébranlable de la démocratie, la réelle ! Pas celle des transitions négociées, des coups d’état maquillés en mouvement de rectification salvateur, des journées de concertation imposées. 

                                                                       Momme Ducros. 




Politique :

27012009

Elections en vue,

Sidi retourne à Lemden, Aziz reste à Nouakchott

 

Ça va dans tous les sens. Trois colonels promus généraux : Ahmed Ould Bikrine de la Gendarmerie, Mohamed Ould El Hady, directeur de la sûreté nationale et Mohamed Ould Meguette, inspecteur général des forces armées. Désormais six généraux siègeront au sein du Haut Conseil d’Etat (HCE). Sur quels critères, les promus ont-ils été choisis ? Pour appartenance au HCE ? Pourquoi pas les autres ? Pour services rendus à la Nation ? Lesquels ? Pour ancienneté ? Il y a plus anciens. La promotion de ces généraux ne peut être prise en compte dans le dispositif politique en perspective. Ne prenant pas en compte les équilibres élémentaires, régionaux – l’Armée ne compte aucun général des régions Est du pays – et/ou ethniques – l’Armée ne compte aucun général véritablement négro-africain.

 

 

La semaine c’est aussi le retour manqué de Sidi Ould Cheikh Abdallahi à Nouakchott. Annoncé en grande pompe par son porte-parole, Mohamed Ould Samba, ce retour n’a pu avoir lieu à cause des tracasseries dont le cortège a fait l’objet sur la route de Nouakchott. Arrivé à Wad Naga, le cortège, composé d’une quinzaine de véhicules, a été bloqué par la Gendarmerie. Les gendarmes ont d’abord proposé de laisser passer les véhicules, un à un, avec cinq minutes d’intervalle. Ce que Ould Cheikh Abdallahi a catégoriquement rejeté, préférant revenir à son village où il réside depuis sa première libération en novembre dernier. D’abord mis en résidence surveillée par ses tombeurs, Ould Cheikh Abdallahi a été maintenu sur place sur les conseils de ses alliés politiques qui pourraient être gênés par sa présence à Nouakchott. Une source sécuritaire a affirmé aux agences de presse que le président destitué avait été prié « d’éviter une entrée bruyante dans un cortège qui ressemblerait à une manifestation motorisée, mais que les voitures pouvaient entrer en ordre séparé ». Mais selon son porte-parole Mohamed Ould Samba, « le président n’a pas voulu se voir imposer la manière avec laquelle il devait entrer, si sa liberté de mouvement est totale. Il a alors refusé de se séparer de ses accompagnateurs dont des députés, des maires et des hommes de son gouvernement ».

Côté Nouakchott, les chefs des partis composant le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) ont été retenus au niveau du poste de Tiviritt, quelques mètres avant la grande demeure du président de l’Assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir. C’est dans cette demeure qu’un premier accueil était prévu par les chefs de partis. Boydiel Ould Hoummoid (ADIL) et Mohamed Ould Maouloud (UFP) sont retenus sous prétexte de non présentation de papiers d’état civils. Ridicule, tout simplement.

De retour à Nouakchott, les leaders du FNDD ont tenu une conférence de presse. L’occasion pour le président Messaoud Ould Boulkheir d’intervenir publiquement pour la première fois dans une manifestation du front. «Y en a marre», pouvait-on traduire l’introduction de Ould Boulkheir en ces mots ? Condamnant le traitement réservé au cortège, il dira «Sidi est le meilleur d’entre nous». Avant d’accuser le général Mohamed Ould Abdel Aziz de «ne pas respecter les valeurs traditionnels». En «s’attaquant aux faibles», Ould Abdel Aziz «ne restera pas président et n’en est d’ailleurs pas un». Il ne restera pas «continuellement à la tête de l’Armée». Avant de lui promettre un avenir «semblable à celui qu’il a lui-même réservé à Sidi qui l’a nommé». D’ailleurs pour lui «la seule erreur de Sidi est d’avoir nommé des généraux». Dur, dur…

De l’extérieur, les signes qui arrivent ne sont pas bons. Jean Ping qui déclare en répondant à la question «En Mauritanie, la junte a l’intention de présenter l’un de ses membres à l’élection présidentielle du mois de mai. N’est-ce pas encore plus préoccupant qu’en Guinée ?» : «Si, c’est bien plus préoccupant, il n’y a pas de comparaison. Les auteurs du coup d’État de Nouakchott veulent confisquer la démocratie – et pour longtemps. La Guinée se montre extrêmement flexible et favorable à ce que nous demandons. Pas la Mauritanie.»

De son côté, Said Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, a déclaré dans son dernier rapport au conseil de sécurité que si l’Afrique de l’Ouest a fait des progrès considérables dans la consolidation de la gouvernance démocratique, «le processus a connu des revers importants au cours des six derniers mois en Mauritanie et en Guinée, deux pays objets de coups d’État militaires». Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest s’est efforcé, a-t-il ajouté, de «favoriser un dialogue constructif parmi les partenaires nationaux, régionaux et internationaux» et œuvre pour «faciliter un retour, le plus tôt possible, de l’ordre constitutionnel en Mauritanie et en Guinée». 

Des Etats-Unis d’Amérique, le département d’Etat de la nouvelle administration a rendu public un communiqué dans lequel il dénonce la violation de la liberté de Ould Cheikh Abdallahi qui constitue selon le communiqué une illustration du recul de la démocratie en Mauritanie. Il y est déclaré que « la junte entrave la liberté de mouvement du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, en l’empêchant de revenir à Nouakchott ». Le communiqué rappelle que la sécurité et l’intégrité physique de Ould Cheikh Abdellahi sont menacées et exhorte la junte à le protéger, lui, ses proches et ses soutiens et à leur garantir une totale liberté de mouvement et de rassemblement. Le communiqué demande un retour à l’ordre constitutionnel et rappelle que les élections présidentielles programmées par la junte, le 6 juin 2009, sont anticonstitutionnelles. Ainsi la junte a rappelé à la nouvelle administration l’existence d’un problème en Mauritanie qui sera désormais inscrit à l’ordre du jour du président Oboma.

Au sommet d’Addis-Abeba, la Mauritanie ne sera pas totalement absente. Une cohorte de parlementaires et de personnalités a été dépêchée aux frais de l’Etat. Pour faire du lobbying, nous dit-on. Pourquoi faire ? Il suffisait de présenter un projet acceptable pour la Mauritanie pour que l’Union africaine, l’Union Européenne et tous les autres partenaires suivront.

Le Général Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas encore un candidat officiel. Tout ce qu’il fait à présent indique qu’il ne l’est pas. Les choix des collaborateurs civils, la guerre contre certains segments politiques et sociaux influents, l’absence d’un outil électoral à moins de six mois de la date prévue (le 6 juin)… rien ne laisse présager une candidature de Ould Abdel Aziz. Dans le cas d’une non candidature du Général Ould Abdel Aziz, il lui restera à relever le défi de l’organisation d’une élection crédible acceptée par tous et acceptable pour tous.

Le Général est amené à se présenter à la future élection. Soit il décide de démissionner comme il l’a toujours promis dans ses interviews. Auquel cas, il lui restera à assurer les moyens de faire une élection crédible. A quel prix ? et a-t-on encore le temps d’embarquer des figures qui peuvent crédibiliser le processus ?

Le Général candidat pourrait forcer la porte et se porter candidat et réussir sans problème. Parce qu’il n’aura pas de concurrent crédible. Pas d’enjeu aussi pour une élection gagnée d’avance. La Mauritanie aura perdu quelques années pour rien.

 

MFO

 




Hémorragie au Hatem

27012009

 

 57 cadres du PMUC (Hatem) ont déclaré leur retrait de ce parti samedi 24 janvier. A la faveur d’une conférence de presse tenue dans un hôtel de Nouakchott en présence d’une foule de partisans très bruyants, les représentant de ce groupe de cadres ont avancé comme raison de leur décision  l’entrée du part « par effraction, dans une spirale de conflits internes, insidieusement peints aux couleurs du particularisme clanique ». Ces cadres, parmi lesquels plusieurs membres du conseil national et responsables régionaux, reprochent notamment ce qu’ils appellent un  « style de gestion du parti, s’apparentant à celui d’une propriété privée », lequel, soulignent-ils dans leur déclaration « a conduit à la recrudescence du clientélisme »  glissant « dangereusement vers les formes les plus abjectes de particularismes destructeurs et incompatibles avec les notions d’intérêt général et d’unité nationale ». Dans sa prise de parole, Mohamed Lemine Ould El Waer, précédemment Secrétaire Exécutif aux Opérations Electorales au sen du parti et un des tous premiers éléments des cavaliers du changement a rappelé que c’est a quatrième fois qu’un groupe se retirait du parti. Il a rappelé notamment que des militants et membres fondateurs du parti comme Mohamed Ould Saleck, Moustapha Ould Chibani se sont retirésles premiers, qu’ensuite un autre groupe dont Mohamed Ould Cheikhna et Abderrahmane Ould Mini, invité à l’occasion, ont quitté le parti. Le troisième groupe, a-t-il affirmé était conduit par le maire de Maghta’Lahjar. « Il y avait avec nous des négro-africains des haratines, entre autre composantes de la nation. Et voilà que nous constituons le 4e groupe à se retirer du parti ; » A-t-il encore dit non sans insister sur le fait qu’il souhaitait bonne chance et plein succès à ce parti dont les dirigeants sont pourtant taxés d’autoritarisme et d’exclusivisme ayant « conduit à la marginalisation de certaines personnalités de taille lors même de la constitution des instances dirigeantes du parti »… D’où, souligne-t-on parmi des démissionnaires, «l’’écoeurement d’un grand nombre de militants et l’installation de la suspicion au sein des instances du parti ».ayant  « ouvert la voie à la déchéance et à l’hémorragie continue des cadres et militants, à tel point que les immenses espoirs nourris par son avènement, ont vite été tous enterrés »… 

Estimant en définitive « avoir épuisé toutes les voies pour en faire un cadre servant l’intérêt général ou l’unité nationale », le groupe des 57 s’est constitué en un collectif politique dénommé « Mouvance Patriotique », « acquis au choix du changement et ouvert sur la scène politique nationale en vue de se concerter sur tout ce qui peut servir l’intérêt supérieur de la Mauritanie. » 

Notons que ce sont l’ancien vice président du Hatem,  Mohamed Vall Ould Hendhaye et l’ex secrétaire exécutif aux opérations électorales Mohamed Lemine Ould Elwaer qui dirigent les cadres démissionnaires issus pratiquement des principales  instances dirigeantes du parti…aucun des trois députés siégeant à l’assemblée nationale ne figure sur la liste des défaillants. Le Hatem avait apporté sa bénédiction au coup d’état du 06 août 2008 perpétré par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout comme le RFD d’Ahmed Ould Daddah, le chef de file de l’opposition à qui Saleh Ould Hannana avait apporté le soutien de son parti au second tour de la présidentielle de 2007, l’ayant opposé au président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi… 

Son alliance avec le HCE lui a ‘rapporté’ au moins deux portefeuilles ministériels et plusieurs postes de directeurs et chef de service dans l’administration… Tout ce ‘magot’ aurait été distribué à des ‘privilégiés’ du Hatem au grand dam de ces 57 cadres dissidents. D’aucuns en voudraient même au président du parti d’avoir poussé le zèle jusqu’à faire profiter son propre frère d’un poste de diplomate… 




Repères

27012009

Bouamatou este en justice

 

L’ancien président du patronat mauritanien et président du Groupe BSA, Mohamed Ould Bouamatou, a porté plainte contre Abdallahi Ould Ahmed Salem, un mauritanien travaillant et résident en France. Ce Ould Ahmed Salem serait l’auteur d’articles injurieux et diffamatoires écrits avec le pseudo «L’Alchimiste». Articles écrits contre la personne de Ould Bouamatou. Les sites qui font état de cette plainte disent qu’ils ont été contactés par l’intéressé lui-même qui leur a dit qu’il s’agit là de la seconde plainte du genre contre lui. Ce qui, selon Taqadoumy, suscite l’étonnement de Ould Ahmed Salem qui avait décidé de ne plus écrire depuis longtemps. Selon toute vraisemblance, la plainte aurait été déposée il y a longtemps, au moment des faits, mais elle n’a été activée que ces jours-ci.

L’homme d’affaires Ould Bouamatou est l’objet d’un acharnement particulier de la part des internautes et de certains organes de presse. Toutes les occasions sont bonnes pour toucher à son image et enfreindre toutes les lois en matière de protection de la dignité des personnes. Y voyant la main de ses ennemis – qui ne peuvent l’attaquer directement – il a décidé depuis quelques années d’actionner le levier de la justice. En Mauritanie et ailleurs. Ici les tribunaux ont condamné le directeur de la publication Al Aqsa qui purge actuellement une peine d’emprisonnement d’un an et qui devrait verser 300 millions de dommages et intérêts. Ailleurs, c’est Yahoo qui se voit obligé de retirer les postings portant atteinte à sa personne.

 

Un bureau pour les notaires

 

Les Notaires de Mauritanie réunis en Assemblée Constitutive ont composé le bureau de leur syndicat ainsi qu’il suit : President : Maitre Ishagh Ould Ahmed Miske, Secrétaire Général : Maître Mohamed Ould Isselmou Ould Dahane, Trésorier : Maître Cheikh Ould Mohamed Abdallahi, Responsable des affaires extérieures : Maître Chamekh Mohamed Mahmoud, Responsable de la Déontologie : Maître Barrar Ould Sidi,
Le Nouveau Syndicat à été reçu avec toute la célérité requise par le Ministre de la Justice conformément aux orientations du HCE et de son président le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Au cours de cette audience le nouveau Syndicat a exprimé au Ministre son soutien à l’action du Général Mohamed Ould Abdel Aziz et sa disponibilité de contribuer à l’œuvre entre prise par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement. De son coté le Ministre a bien accueille les doléances du Syndicat des Notaires et leur a promis de surseoir à la création de nouvelles charges ainsi que toute autre mesure touchant le notariat en attendant la réception du mémorandum qu’ils lui soumettront dans les plus brefs délais. Le Syndicat des Notaires exprime par cette occasion sa satisfaction pour les engagements qui sont pris par le Ministre de la Justice et saisit l’occasion pour réitérer son soutien indéfectible au mouvement de rectification de 6 Août et à son Président le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. (source : le syndicat)

 

Faire le commerce, même à Yiwu

Dans le petit aéroport de Yiwu, au centre du Zhejiang (est de la Chine), les panneaux publicitaires en chinois sont traduits en arabe; la ville, elle, compte la plus grande mosquée de Chine et un quartier « exotique » aux rues bordées de restaurants moyen-orientaux. Car si les commerçants et importateurs américains, sud-coréens et taiwanais, notamment, restent les principaux acheteurs du premier marché de gros au monde de petits articles, celui-ci attire de plus en plus de clients moyen-orientaux et africains, principaux étrangers à arpenter ses allées en cette période de pré-nouvel an chinois.

Annick Ibrahim, une commerçante de Lagos, a découvert Yiwu il y a trois ans. « Je viens désormais ici régulièrement pour acheter articles, cadeaux et biens pour la maison. La qualité est bonne, parce qu’ils sont habitués à vendre aux occidentaux. Mais les prix sont bien plus avantageux que sur les marchés européens« , explique-t-elle.

Pareillement Sunda Andre, une Angolaise travaillant pour un grand magasin de Luanda et qui réside désormais à Canton (sud), trouve son bonheur à Yiwu : « bonne qualité, bon prix, nous faisons partir un conteneur par an« . « A la dernière foire de Yiwu, en octobre, il y a eu une hausse des commandes du Moyen-Orient, de l’Afrique et de la Russie« , souligne Li Xuhang, vice-maire de Yiwu.

Une situation qui satisfait les autorités locales, face à la baisse de la demande des pays occidentaux ou de pays asiatiques voisins touchés par la crise. Leur attention se porte de plus en plus vers les nations émergentes, Brésil, Russie notamment, les pays arabes et africains. Chez ces derniers, l’intérêt est réciproque, avec près de 3.000 citoyens de pays arabes sur les 10.000 étrangers résidant à Yiwu, selon la mairie, et un nombre également important, mais non estimé, d’Africains.

« Rien que les Mauritaniens : ils sont au moins 300 à vivre ici« , souligne M. Li. El Moctar Ould Khalifa fait partie de cette communauté mauritanienne et des bataillons d’Africains arrivés en Chine étudiants, grâce aux bourses d’études de Pékin.

A la fin des années 90, alors qu’il est inscrit en doctorat de chinois à Pékin, le jeune homme et deux camarades mauritaniens arrondissent leurs fins de mois en servant d’interprète aux hommes d’affaires français, africains et arabes qui se pressent tous les ans à la foire de Canton. Ils commencent à avoir des contacts, installent des fax dans leurs chambres de cité universitaire, servent d’intermédiaires. Et en 2000 franchissent le pas, fondant « la Mauritanienne de business« , compagnie d’import-export basée à Nouakchott. Leurs thés, piles, textiles ou savons fabriqués en Chine sont aujourd’hui distribués dans une bonne partie des pays d‘Afrique de l’Ouest voisins, notamment sous leur propre marque El Hella. « Beaucoup d’Africains venaient ici pour la contrefaçon, nous avons réussi à imposer notre marque, et sa qualité, même si elle est un peu plus chère », raconte-t-il. Résultat: « partis de rien« , les trois associés ont aujourd’hui « un beau petit capital » et ont envoyé 700 conteneurs en Afrique en 2008, dont 160 provenant de Yiwu même. Ils auraient bien un rêve : « monter des usines en Afrique, mais la situation n’est pas encore mûre pour ça« . « La main d’oeuvre y est peut-être moins cher, mais pose davantage de problèmes. La technologie et les matières premières font défaut. Et, surtout, le marché : ici une usine peut produire 20.000 tonnes par jour et trouver le consommateur!« . Et l’on trouve tout à Yiwu, du médaillon « Dubrovnic, perle de l’Adriatique« , au sac de plage « souvenir des Antilles« , en passant par le porte-clé milanais ou le boubou africain : « c’est un peu dommage pour l‘Afrique« , reconnaît Mme Andre. (AFP)

 

Qui en veut à Pizzorno ? 

 

Pizzorno, c’est la société qui s’occupe des ordures de Nouakchott. Et depuis qu’elle s’en occupe, la ville est devenue propre. Quoi qu’on dise. En plus, la société a engagé beaucoup plus de travailleurs qu’elle ne s’était engagé à le faire. Elle traite plus d’ordures que ce qui était prévu dans le cahier de charges. Qui dit mieux ? Seulement voilà, des gens veulent la pousser dehors. Qui ? Un lobbying très fort est exercé pour lui mettre des bâtons dans les roues. Cela s’exprime par des retards de paiement, la création de conflits… 

La semaine dernière, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience une délégation du Groupe Pizzorno présidée par François Léotard, Conseiller du Président du Groupe et ancien ministre français de la Défense accompagné de Frédéric Blaise, Président de la Société Dragui Transport membre du Groupe.

A sa sortie d’audience, M. Léotard a fait une déclaration à l’Agence Mauritanienne d’Information dans laquelle, il s’est dit honoré d’être reçu par le Chef de l’Etat. Il a également indiqué qu’il a exprimé au Président du HCE, Chef de l’Etat le souhait du groupe Pizzorno de contribuer, autant que faire se peut et dans la mesure de ses moyens, aux travaux de collecte d’ordure et de propreté de la ville de Nouakchott, précisant que le groupe est très attaché à la réussite de ces actions. M. Léotard a aussi dit avoir exprimé au Président du HCE, Chef de l’Etat les souhaits d’accompagner ses efforts dans le domaine de la rénovation qu’il a engagée.

Nous avons évoqué quelques dossiers de Pizzorno sur le plan du contrat que nous avons signé depuis une année et demie. (avec AMI)




Soutien à la ville de Kiffa!

27012009

 

 

Une nouvelle initiative de soutien du chef du HCE  a vu le jour à Kiffa. Cette fois-ci, il s’agit de soutenir la candidature de Ould Abdel Aziz aux  présidentielle de juin prochain. En effet, le  24 janvier  un nombre des cadres et fonctionnaire  de la capitale d’Assaba se sont réunis pour  appuyer la candidature du Général.  Il s’agit notamment de   Lemrabet ould Banahi, Edane ould Ethmane, Ichrif ould Mohmed Mahmoud, Ahmed Kadija Diallo, Mohamed Yesslem  et le maire de la ville de Kiffa. Ce dernier   » a précisé que cette initiative, qui regroupe un grand nombre d’élus et de notables ainsi que de cadres de la wilaya de l’Assaba, n’est pas le fruit du hasard mais le résultat des importantes réalisations accomplies depuis l’avènement du mouvement de la restructuration du 6 août 2008. Il a ajouté que ces réalisations se sont répercutées directement sur la vie des populations à travers la baisse des prix des denrées alimentaires, des hydrocarbures et du gaz. « note l’AMI  dans une récente livraison.   




Renouvellement du tiers du Sénat :

27012009

 

 Agité à très agité 

 

L’ «assemblée générale», très controversée, du Sénat n’a duré que 34 secondes. Seuls 15 sénateurs sur 56 y ont assisté. Elle devait statuer sur le sort d’un tiers de nos sénateurs. Une querelle juridique ne fait que déclencher. Une période d’incertitude ne fait que régner. Des pires scénarios sont envisageables. Le Conseil constitutionnel n’a pas donné une décision. Juste un simple avis consultatif. Les sénateurs craignent d’être mis à l’épreuve. Ils savent comment étaient-ils élus. Ils semblent ne pas être prêts à payer le même prix. Et ils craignent ne pas avoir quelqu’un le payer à leur place. 

 

Sénat agité 

«Jeudi prochain, à midi, même si personne ne viendra, moi seul, je déciderai». Les mots sont du Président du Sénat, Bâ Mbaré. Au cours de l’ «assemblée générale» du sénat d’hier. Plus de tiers des sénateurs l’ont boycottée.

La crise a commencé dès janvier 2007. Lorsqu’on a recouru à l’achat en grande échelle des voix de conseillers municipaux. S’en ajoute une ingérence manifeste de certains membres du CMJD. Puis la constitution du bureau du sénat sous les auspices de forces invisibles. Et personne ne voulait évoquer le renouvellement du tiers du sénat. Comme si tout le monde voulait laisser au temps le traitement de cette question. Le temps a passé vite. Voire trop vite…

La session ordinaire de novembre 2009 est close. La prochaine aura lieu en mai. Et entre les deux, le tiers du sénat doit être renouvelé. Le bureau du Sénat se réunit pour se pencher sur la question. Les sénateurs se divisent en deux catégories. L’une estime que le sénat a été réinitialisé avec l’élection de 2007 et qu’on doit procéder à un nouveau tirage au sort pour répartir les sénats en trois séries : A, B et C. L’autre pense que la répartition d’avant 3 août 2005 reste valable. L’une est composée principalement des sénateurs représentants les circonscriptions de la série A dans la répartition d’avant le 3 août. L’autre est composée du reste des sénateurs. Le bureau du sénat ne pouvait pas statuer. Son Président demande consultation auprès du Conseil constitutionnel, le 14 janvier 2009. Le 18 janvier, le Constitutionnel donne son avis en faveur de l’organisation d’un tirage au sort. Le 21 janvier, le président convoque en «assemblée générale» les sénateurs pour le 25 janvier. N’ayant mobilisé qu’un tiers des sénateurs, il se voit obligé à la repousser jusqu’au 29 janvier… Déjà, on a dépassé le délai prévu par les lois pour organiser un tel tirage au sort.

En effet, c’est durant la session ordinaire du mai 2009 (le 10, selon des sources concordantes) que le tiers renouvelé du sénat sera investi. L’article 14 de
la Loi organique relative à l’élection des sénateurs donne aux candidats 8 jours après le jour du scrutin pour réclamer les résultats devant le Conseil Constitutionnel. Il donne à celui-ci 8 jours pour statuer ces réclamations. D’outre, l’article 2 de la même loi stipule que «l’élection des sénateurs a lieu dans les soixante jours qui précèdent la date du début de leur mandat». Ce qui veut dire qu’une telle élection doit avoir lieu au plus tard le 10 mars 2009. Le même article exige que le tirage au sort, si tirage au sort a lieu, soit effectué 90 jours au moins avant le jour du scrutin. Ce qui fait que ce tirage au sort devait avoir lieu au début décembre 2008.

 

Encore des frondeurs 

Jeudi 22 janvier, le sénateur d’Oualata, Moulaye Chrif Ould Moulaye Driss, publie un communiqué de presse. Au nom des sénateurs des circonscriptions figurant sur les séries B et C d’avant le 3 août 2005. Ils annoncent avoir décidé de boycotter l’ «assemblée générale» du dimanche. Ils déplorent une série d’irrégularités.

D’abord, il n’y a pas, d’après eux, dans le lexique parlementaire, une «assemblée générale». Parce qu’ «il s’agit d’un Sénat et non d’une association caritative ou d’une ONG». En effet, les différentes parties n’ont pas trouvé une qualification commune à ce qui devait se passer hier. Au bureau du président, on parle d’ «assemblée générale». Au secrétariat général, on parle de réunion. Dans les milieux des sénateurs de la série A d’avant 3 août, on parle de «séance».

Sur la forme, ils évoquent «la nullité de toute délibération hors du temps des sessions ou hors des lieux de séances», comme stipulé dans

la Constitution. Ajoutant que le sénat, n’étant ni en session ordinaire ni en session extraordinaire, ne peut pas se réunir.

Sur le fond, ils estiment que Bâ Mbaré doit recourir à la répartition en séries du sénat d’avant le 3 août 2005. D’abord, «Parce qu’il y a une grande différence entre la constitution (des séries, ndlr) et le(ur) renouvellement». Et ce qu’on vit actuellement est un renouvellement et non une reconstitution. Puis parce que «chaque sénateur (…) s’est engagé, lors de l’élection du Sénat en janvier 2007, sur la base du respect de (…) son appartenance à sa série». Ensuite, comme cette répartition est l’objet d’une ordonnance, elle jouit, d’après eux, de la force des lois. Et puisque «la législation et la réglementation en vigueur (…) restent applicables tant qu’elles n’ont pas été modifiées dans les formes prévues par
la Constitution», ainsi stipulé dans
la Constitution, «la répartition des sénateurs en séries, n’ayant pas été modifiée, reste toujours celle d’avant le 3 août».

 

Un avis de trop 

Il se trouve que le Conseil constitutionnel avait rendu public son avis sur la question. Pour lui, «le principe d’égalité et de parité des chances exige qu’on ne privilégie pas une partie de sénateurs sur une autre partie, alors qu’ils étaient élus en mêmes temps et dans les mêmes conditions». Il croit que le fait que tous les sénateurs aient été élus en même temps et dans les mêmes conditions «a mené au premier tirage au sort qui a eu lieu conformément au décret (…) du 7 octobre 1991». Ajoutant que «s’il n’y avait pas d’élections générales du sénat, il n’y aurait pas eu de raisons pour organiser un tirage au sort. Et que c’est le même cas d’aujourd’hui».

Quant à la dissolution du Sénat par le CMJD en 2005, il dit que «le parlement, pour ses deux chambres, n’existait plus (après le 1er décret du CMJD, ndlr) parmi les institutions constitutionnelles qui avaient continué à fonctionner». Ce décret dit clairement, selon le Constitutionnel, que le CMJD exerce les fonctions du pouvoir législatif. Et l’article 3 dudit décret dit clairement mettre fin aux pouvoirs du parlement, «et il est de notoriété que le ‘parlement’ englobe à la fois les deux chambres».

Un avis que partage avec lui Mohcen Ould El Haj, un des vice-présidents du Sénat. Dans une interview que lui attribue CRIDEM, Ould El Haj dit que «la solution du tirage au sort est conforme à l’équité». Il estime qu’il est injuste «de vouloir imposer d’autorité à nos collègues sénateurs des circonscriptions de la série A (…) un renouvellement abusif». Il a qualifié de «rumeur dénuée de tout fondement» les informations parlant d’un boycott de la réunion d’hier.

Par contre, ces arguments semblent ne pas convaincre les amis de Ould Moulaye Driss. Pour eux, il s’agit d’un avis. Et «l’avis (…) n’est pas obligatoire». Puis, cet avis «n’a pas statué sur la constitutionnalité ou non d’un tel tirage au sort».

Pour eux, le CMJD n’avait pas dissolu le sénat. «Parce que son décret dissout le parlement issu des élections d’octobre 2003, alors que le Sénat n’a jamais été élu en octobre, à forte raison en octobre 2003». Et puis, disent-ils, le mot «parlement» se limite dans notre langage politique à l’assemblée nationale : «on se souvient du Président Sidi Ould Chiekh Abdellahi menacer de dissoudre le parlement, alors qu’il savait qu’il ne pouvait pas dissoudre le sénat». Admettant que le CMJD n’a pas dissolu le sénat en 2005, cela ne rendra-t-il pas illégitime votre élection au sénat ? Non, répondent-ils, «parce que le Conseil constitutionnel, dont les décisions ne sont susceptibles d’aucun recours, a validé et entériné notre candidature, notre élection et la composition actuelle du sénat».

 

Mechri Ould Rabbany.




Faits divers

27012009

 

  

 Horribles scènes de vols à Ghandahar. 

Dans la nuit du mercredi dernier aux environs de 3heures du matin, un groupe de voleurs composé de  trois hommes et une jeune fille ont semé la terreur dans le quartier de Ghandahar tout en laissant la population dans la plus grande désolation.

Muni d’une voiture de type Hilux, le groupe a pu monter trois opérations.

Le premier forfait est commis dans la boutique d’Ablaye, située juste au carrefour Nour.

 Dans cette boutique, ils ont emporté un paquet de cartes de recharge Mauritel, une importante somme d’argent et les cahiers de crédits pris par les clients.

Non loin de là, ils se sont rendus dans la boutique d’Ahmed pour commettre le second forfait.  Deux bidons de 20 litres d’huile et un sac de riz sont partis en l’air.

Vers 5 heures du matin, le groupe s’est rendu au grand marché de Ghandahar, pour commettre le plus inhumain acte.

Pour accéder à l’intérieur de la boutique d’Isselmou, ils ont défoncé les portes. D’après l’avoir  vider  de tout ce qui est valeureux et  ils ont mis du feu sur le reste.

Environ vingt cinq couvertures de bonnes qualités, des livres du saint coran, des caisses de parfum, des sacs de sucre, du thé et du riz ont été brûlés.

Avertie, la police s’est rendue sur les lieux, le chef de
la PJ de Riyadh 2 a fait le constat puis

le gardien du marché qui est un guinéen de Conakry et ses amis ont été entendus puis relâcher quelques heures plus tard.

Les sapeurs pompiers sont venus le matin à 9heures, mais vu la gravité de l’incendie ils n’ont pas pu l’éteindre et le feu a continué jusqu’à 12 heures précises.

Selon une source policière, les enquêtes se poursuivent et les auteurs seront arrêtés puis traduits en justice.

Il faut savoir que la boutique est affilée au centre d’enseignement du coran et des sciences religieuses qui est non loin du lieu du drame. Et elle gérait les biens des orphelins qui étudient dans ce centre.

 

Viol suivi de grossesse d’une mineure déficiente mentale 

E. O. Baba, père de famille âgé de 57 ans a reconnu coupable de viol suivi de grossesse sur une jeune fille déficiente mentale âgée de 14 ans, répondant au nom de SMYahya.

 Quand l’état de grossesse de la fille s’est manifesté, sa mère l’a interpellée par des questions et elle a finie par dire le nom d’E.O.Baba qui est le mari de sa tante paternelle.

Pour cette occasion, une délégation composée des membres de leur tribu et de la famille est partie pour s’informer auprès du vieux indexé  par la fille.

Le mis en cause a bien reconnu les faits.

Le père de la victime qui se trouve en Espagne, informé a juré de tuer l’auteur qui est son beau frère une fois qu’il sera à Nouakchott.

Et son retour est prévu dans la semaine selon son épouse qui est dans la plus grande désolation.

Alors que les membres de la tribu et de la famille font des mains et des pieds pour résoudre cette horrible affaire à l’amiable.

 Aboubecrine O.Sidi 

 

 

 







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