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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

20012009

Si tous les policiers étaient comme Sarr…   

Même si les gens ne lui disent pas, clairement,  qu’ils sont fiers de lui, il est, incontestablement, le policier numéro un de  l’axe  routier   Carrefour de Madrid – Rond point club d’officiers. Cet axe  demeure  le plus complexe de toutes les ‘voiries’  de la capitale Nouakchott, surtout, dans les heures où les citoyens se déplacent pour régler leurs problèmes, regagner leurs lieux de travail, écoles, universités, marchés,  etc.  Dans les taxis, on  parle de lui, il est devenu une célébrité même s’il ne le savait pas encore.  Depuis les années 80 où la précarité de la vie   a affecté les agents de l’Etat, bien que cette affectation soit  due essentiellement à  leurs maigres salaires et l’inflation galopante,  la corruption a infiltré le corps  les plus importants de l’administration  du  pays.  Depuis lors, la police est  à tort ou à raison  dans la ligne de mire des accusateurs.  Voici une exception qui se manifeste à travers le zèle d’un adjudant connu par un large public  de quartiers les plus populaires de la capitale. C’est, tout simplement, le cas de l’adjudant Sarr.  Le premier des policiers ou  le dernier des héros de ce corps ? 

 Sarr honore, assurément,  la police nationale, il n’est pas corrompu, il aime son métier, et il  le défend  professionnellement. Il est une illustration marquante  du bon citoyen qui sert son pays. Face à la  pagaille de la circulation routière,  Sarre   doit être récompensé.  Recruté en  78, il garde depuis belle lurette le même grade. « Chaque fois que  je me présente aux  concours internes  de la police en vue d’avoir un grade  supérieur, je suis recalé par je ne sais quoi ! » Précise-t-il avec  amertume.

Cependant, «  j’obtiens souvent des notes qui varient entre 16 et 18 sur 20.  En effet, au moment de mon intégration dans le  corps de la police, j’avais le choix entre ce dernier et la SNIM.   J’ai choisi catégoriquement la police ». Poursuit-il avec fierté.  « La police c’est ma vie. Et je suis content d’avoir la reconnaissance d’un chroniqueur. Je suis flatté » m’avoue-t-il. Sur la question de la désorganisation de la circulation routière, il   confirme   que  parfois il rencontre des personnalités conduisant des véhicules  de services gouvernementaux.   Ces derniers  se croient supérieurs  pour être  contraints   à la réglementation routière.  « Toutefois,  enfin de compte ils se plient aux  exigences  de  la police après un grincement de dent et des frustrations  manifestes ». Déclare-t-il.   Quant à  la bonne conduite des chauffeurs  de taxis, «  je   confisque   des permis en majorité étrangers. Ces permis s’avéraient  après vérifications  falsifiés », annonce-t-il, avec certitude ! «  Nous avons contacté les services sécuritaires des pays concernés et ils nous ont précisé que les numéros de permis qui leur sont transmis   par nos services  ne sont pas valables », martèle-t-il. 

Par ailleurs, suite à l’absence  de   Sarre du champ visuel des clients des taxis pendant une année, les supputations ont repris de plus belle.  « Il a eu un sérieux  conflit  avec un homme d’affaire qui ne  voulait pas se plier à la réglementation  routière. Celui-ci  a  activé  son réseau d’influence pour que Sarre soit radié de la police », expliquent des ‘ passagers’  tout en précisant qu’ «  il a été  reconduit ». « Les  causes de mon absence sont dues essentiellement à un repos médical  suite à un accident  qui a provoqué une chute de  ma  moto  de service. », corrige-t-il  en substance. 

De toute évidence nous avons besoin de policiers comme Sarr. D’autant plus que  dans les jours à venir la population de Nouakchott s’attend à des mesures radicales en termes d’organisation de la circulation routière. Les campagnes de sensibilisation sont déjà engagées. Les acteurs de  cette action  ont multiplié les sorties médiatiques à la télé et à  la radio. C’est une bonne chose si cela permet une réorganisation de la circulation. Les mauritaniens sont-ils prêts ? La police est-elle à la hauteur de cette tâche qui n’est pas tout à fait  facile ? 

m_barrada@yahoo.fr         




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

20012009

 

Scène I : devant le domicile de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le déjà ancien président de
la République, l’unique jusque-là à pouvoir revendiquer la légitimité des urnes, nonobstant toutes les considérations soulevées ici et ailleurs. Acteurs : des citoyens transportés par cars et par voitures de leurs lieux de résidence dans les quartiers périphériques. Objet : dénonciation de la gestion de Ould Cheikh Abdallahi pour les quinze mois qu’il a passés à la tête de l’Etat. Réalisateurs-compositeurs-producteurs : des sbires de tous les régimes, des repris de justice connus pour leurs méfaits envers et contre la société mauritanienne. Œuvre : un film qui évoquerait sans mal «le bon, la brute et le méchant». Seulement il n’y avait pas «un bon», ni dans l’encadrement, ni parmi les acteurs. Il n’y avait rien de bon d’ailleurs dans l’idée encore moins dans sa mise en scène.

Scène II : théâtre plusieurs institutions. La première,
la PROCAPEC, dont le directeur national est emprisonné pour une plainte qui ne sera déposée que quatre jours après son arrestation. Il est remplacé en urgence par le premier directeur de
la PROCAPEC, Ahmed Ould Boucheiba. Quoi de plus normal ! Seulement, il ne restera pas une semaine à la tête de l’institution. Il sera remplacé sans explication. Dans la foulée, le directeur du crédit agricole (UNCACEM) est lui aussi démis, sans l’aval de son conseil – c’est une mutuelle privée. Il est remplacé par un sociétaire du crédit dont d’ailleurs le statut est contesté pour différentes raisons. Quelques jours avant, un cadre est nommé par conseil des ministres mais son nom est rayé juste au moment de remettre le communiqué aux médias publics.

Scène III : les mauritaniens veulent manifester pour Gaza. Ils sont interdits de manifester. Une répression sans précédent. Une violence sans précédent. Et de nouveau le ministre de l’intérieur qui monte au créneau pour accuser «des forces de l’ombre». La chanson qui a servi à tous les régimes à réprimer toute velléité d’émancipation, toute liberté d’expression.

Scène IV : le parlement. A l’Assemblée, on fait fi des règlements et des lois pour entériner les résultats des EGD alors qu’il aurait fallu inscrire la question à l’ordre du jour par la conférence des présidents. Au Sénat on traîne la question du renouvellement du tiers jusqu’à dépasser les délais légaux. Cela ne dérange personne.

Scène V : Palais des Congrès, 100 ou 200 cadres réunis. Pour, nous dit-on évaluer les résultats des EGD. Qui sont-ils ? qui représentent-ils ? qui les a convoqués ? quel cahier de charge ? Personne ne sait. On avait idée d’initier une concertation rapide entre les partis qui l’accepteraient et le secrétariat général du HCE, pour fixer les modalités de gestion de la transition à la lumière des EGD. Mais il s’avère que les mêmes théoriciens des structures d’éducation des masses des années 80, et qui se sont retrouvés dans le tout-venant PRDS – plus tard ADIL -, que ceux-là sont en train de «monter» un parti pour le Général.

C’est parti… c’est donc parti pour une nouvelle ère où l’on aura très probablement à réapprendre à souffrir de nouveau.

Ce n’est pas la peine de continuer à faire le décor. Il est fait. La médiocrité des medias publics n’a jamais été aussi prononcée parce que le recul en la matière est net. Même du temps de Ould Taya, les médias publics étaient plus intéressants et plus utiles pour le régime qu’ils sont sensés servir. Aujourd’hui, il n’y a pas pire ennemi à Ould Abdel Aziz et au HCE que son ministère de la communication et ce qui en découle.

Quand on sait que c’est par là que tout commence, il y a lieu de s’inquiéter. Et sérieusement. Le Général veut se présenter aux prochaines élections et crédibiliser sa légitimation au pouvoir ? Il veut avoir l’onction d’une partie de la société politique et des leaders d’opinion ? Il veut éviter le rejet des partenaires extérieurs ? Il veut tout simplement «faire semblant» ? Il veut le bien du peuple ? Oui… contrairement aux pratiques quotidiennes du système, accordons-lui la présomption de bonne foi. Il la mérite à mes yeux malgré les tâtonnements, malgré les mauvais choix.

Mais pour nous donner de vrais raisons d’espérer, le Général aurait dû commencer par soigner la devanture de son projet. Essentiellement pour nous convaincre que derrière le «parrainage» de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, que derrière la «mise en mouvement» des parlementaires, que derrière le coup d’Etat du 6 août, il y avait un projet.

Le Général a décidé de faire baisser les prix de certaines denrées. Ces denrées n’existent plus sur le marché, du moins en quantité suffisante. Depuis le 6 août les nominations se font sans prise en considération des règles habituelles : interférence du ministre des mines dans la gestion de la SNIM notamment en nommant quelqu’un d’extérieur dans l’une de ses filiales. Du jamais vu, quand on sait que la gestion de la SNIM exige la tutelle directe du chef de l’Etat et non du ministre, surtout que l’actuel a des comptes à régler avec l’entreprise. Le secteur de la pêche est mort de sa petite mort. Dans l’indifférence des autorités qui en ont laissé la gestion à quelqu’un qui veut apparemment le détruire. La lutte contre la corruption ne convainc pas : on a encore un dossier du riz devant la justice, et déjà l’on parle d’un autre dossier riz. La crise économique mondiale va peser sur le pays qui devait se préparer à des jours néfastes. Nos importateurs connaissent déjà des problèmes avec leurs stocks de juin-juillet-août derniers.

Le tableau est noir. Et ce n’est pas la faute à Sidi Ould Cheikh Abdallahi. C’est la faute à la gestion du pays pendant au moins trente ans d’atermoiements et de navigation à vue. Premiers responsables : ceux qui ont géré au nom de l’Armée.

La faute à Ould Cheikh Abdallahi c’est de ne pas avoir compris que le pays avait besoin de rompre avec le passé et les méthodes du passé. Il en paye le prix. Faisons ensemble que le pays n’aie pas à payer le prix de la forfaiture de ses fils.




Faits divers

20012009

Un apprenti très chauffard ! 

Sadio,  jeune  apprenti mécanicien, n’a pas hésité de voler la voiture de Fatima M.S. qu’elle avait confié au mécanicien Alioune pour réparation.

Il était 19 heures, le mécanicien n’a pas pu détecter la panne qui semblait être un problème d’électricité. Il décide de la laisser garée devant son garage jusqu’au lendemain.

Selon le boutiquier qui fait face, c’est le jeune apprenti Sadio qui faisait la ronde aux environs de 21 heures et a fini par partir avec la voiture. En se baladant avec la voiture de Fatima, il a heurté celle d’un policier. Les deux voitures sont endommagées.

Informée, la dame se rend sur les lieux. Vu l’importance des dégâts de sa voiture, elle porte plainte et tient à ce que sa voiture soit réparée. Elle tient Alioune pour responsable. La section des accidents du CSVP avertie, fait le constat, mène des enquêtes et immobilise les deux véhicules et transmet les dossiers au parquet de
la République qui a été transmis au juge d’instruction du 3e Cabinet.

Tandis que les parties concernées cherchaient une solution à l’amiable, l’apprenti qui est l’auteur des dégâts est placé sous contrôle judiciaire.

  

Trop bon, trop con ! 

Ça lui apprendra à Ahmed d’être galant. Une dame lui a subtilisé son téléphone portable en plein jour. C’était jeudi, vers 13 heures, alors qu’il était plongé dans la lecture des journaux exposés devant
la BMCI avec un de ses collègues professeurs qu’une femme faisant des va-et-vient leur demande de lui prêter un téléphone portable pour appeler sa sœur qu’elle attendait depuis quelques instants. Elle voulait, prétendit-elle, savoir sa position.

Croyant à l’honnêteté de la bonne dame, Ahmed, avec la galanterie légendaire et exagérée de l’homme mauritanien, n’a pas hésité à lui filer son portable flambant neuf et valeureux qu’il tenait dans sa main.

Elle fait semblant d’être gênée par le bruit, et dit au jeune qu’elle va s’isoler un peu pour passer sa communication. « Sans problème», lui dit Ahmed qui ne pouvait se douter que c’était la dernière fois qu’il verrait son précieux téléphone acheté à 35.000um.

Quelques minutes plus tard, il se lève et lance des regards partout et s’adresse à la vendeuse de «  bissabe » d’à côté : « Vous n’avez pas vu la femme qui téléphonait, ô vendeuse de bissap ? » En souriant cette dernière  lui dit : « Elle est montée dans une belle voiture qui était venue la chercher ». Les deux amis aux visages crispés se fixent des regards qui expriment les plus grandes inquiétudes qu’un homme trahi peut manifester.

Aboubecrine Ould Sidi




Mauritanie/Israël

20012009

 

 Le gel signifie-t-il la rupture ? 

 

En décidant vendredi, de « geler » ses relations avec Israël,
la Mauritanie donne l’impression d’avancer à petits pas vers une rupture définitive des liens diplomatiques avec l’entité sioniste devenant de plus en plus indésirable aux yeux d’une foule non négligeable de mauritaniens. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a attendu de se retrouver à Doha au Qatar pour faire l’annonce d’une aussi grande décision à la faveur d’un sommet arabe consacré à la condamnation de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. Quelques semaines plus tôt, les autorités mauritaniennes avaient rappelé leur ambassadeur en Israël. Pour consultation avait-il été précisé. C’était au lendemain de l’offensive militaire déclenché par l’Etat Hébreux contre le Hamas dans la bande de Gaza. Entre temps, la rue mauritanienne s’est faite plus injonctive. Plusieurs semaines durant des marches de protestations frisant des affrontements graves dans la capitale ont eu lieu. Une voiture de la police a même été brûlée par des foules en colère qui cherchaient à se frayer un chemin vers la représentation diplomatique israélienne à Nouakchott. D’autres dégâts ont été commis par les jeunes étudiants. Il s’en est trouvé qui ont brisé les vitres de la voiture du proviseur du lycée d’Elmina. Sans compter les blessés signalés ça et là consécutivement aux manifestations. Des rumeurs avaient même couru que des formations politiques étaient derrière les mouvements de protestations aux relents de révoltes. Un communiqué de mise en garde émanant du ministère de l’intérieur  laisse planer le spectre de sanctions contre des partis politiques de la place. «Vendredi (10 janvier, ndlr), note le communiqué, des gens malintentionnés et appartenant à des partis politiques connus pour leur extrémisme et leur opportunisme ont cherché à dévier cette marche de son objectif principal avec pour dessein de déranger l’ordre et la sécurité publics…» 

Le communiqué du ministère rappelant les dégâts humains et matériels causés par les marches de cette semaine là, précise que «les autorités publiques prendront leur responsabilités pour assurer la sécurité et la quiétude à tous les citoyens. Et ce en se dressant devant toute tentative touchant la sécurité et à la stabilité ainsi qu’en punissant tous ceux qui se rendraient coupables d’actes de violences ou de protecteurs de semeurs de troubles.» 

D’aucuns pensent qu il est fait allusion au parti Tawassoul. La formation de Jemil Ould Mansour, un des tous premiers revendicateurs de la rupture des relations avec l’entité sioniste. On sait d’ailleurs que ce parti ne sera reconnu qu’après la transition militaire de 2005-2007. Maouya Ould Sid Ahmed Taya et Eli Ould Mohamed Vall avaient tour à tour réfuté l’idée de la reconnaissance d’un parti Islamiste. Parmi les reproches faits au lendemain du 06 à Sidi Ould Cheikh Abdallahi par son tombeur Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, la reconnaissance d’un parti islamiste… 

Pourtant la décision des autorités de suspendre les relations sera saluée par ce même parti qui paradoxalement se trouve dans le camp du front opposé au coup d’Etat du 06 août. Le parti Tawassoul (RNRD) a inscrit cette décision comme «un pas dans le bon sens». Un bon sens qui ne peut se traduire aux yeux du parti de Jemil Ould Mansour que par la rupture définitive des liens entre Nouakchott et Tel-Aviv. Le parti dit ne se suffire cependant ni du rappel de l’ambassadeur mauritanien, ni de la simple suspension alors même que «le crime sioniste à Gaza» continue. A signaler ici que le parti islamiste soutenant Sidi Ould Cheikh Abdallahi et déclarant ne reconnaître que l’autorité de celui-ci n’a jamais demandé au «président légitimement élu» de couper les relations avec Israël. D’ailleurs aucun des alliés de Ould Cheikh Abdallahi ne le lui a demandé. Que faut-il en conclure ? 

Un autre parti d’obédience islamiste, mais aligné au HCE a abondé dans le même sens que Tawassoul et a trouvé «courageuse» la décision de gel des relations avec Tel Aviv

Quant au Rassemblement de Forces Démocratiques d’Ahmed Ould Daddah, il a publié un communiqué daté du 17 janvier pour mentionner sa considération de la décision des autorités mauritaniennes de geler les relations avec Israël comme «un pas important.» 

Le parti du chef de file de l’opposition a toutefois relevé que ce pas ne «dédouane pas de la rupture de ces relations honteuses avec cette entité hors la loi qui bafoue les lois célestes et les conventions internationales», peut-on lire dans le communiqué.    

Au-delà de la satisfaction partielle de la classe politique, reste à savoir si une suspension des relations a valeur de rupture avec Israël.
La Mauritanie elle-même est suspendue de certaines instances comme l’UA, l’OIF, etc. Elle est depuis le 06 août 2008, date du coup d’état exposée à des menaces de sanctions internationales. Les généraux qui ont le pouvoir, visiblement insensibles à ces menaces, seraient-ils en train de jouer la carte Israël aussi bien sur le plan intérieur que sur le terrain international ? 

Ces relations, nouées il y a bientôt dix ans alors que Maouya Ould Sid’Ahmed Taya, Président de
la Mauritanie en proie à l’isolement, cherchait une place confortable aux yeux de la communauté internationale contrôlée par une Amérique suffisamment ‘folle’ d’Israël pour l’encourager à flirter avec ses potentiellement ‘ennemis’ arabes, ont toujours constitué un cheval de bataille inépuisable dans l’arène politique du pays. Presque tous les partis politiques de l’opposition l’ont utilisé à l’époque contre le régime d’Ould Taya. Celui est parti et les a ‘léguées’ à ses tombeurs ; lesquels n’ont pas osé y toucher. Options diplomatiques ! Aujourd’hui, Sidi Ould Cheikh Abdallahi n’ayant pas eu le temps ni la ‘chance’ de les soumettre comme il l’avait promis à l’appréciation du peuple par voie de référendum, ces relations sonnent comme un atout pour Ould Abdel Aziz, ce général qui a pris le pouvoir il y a bientôt six mois et cherche les voies formellement démocratiques de le conserver. 

Dans six mois une élection présidentielle va certainement l’opposer à des candidats sur qui il pourrait avoir l’avantage d’une éventuelle rupture des relations diplomatiques ave Israël. Va-t-il en profiter ou préférera-t-il attendre l’expiration du délai fixé par la communauté internationale à la junte pour revenir à l’ordre constitutionnel. 

Toutefois ces relations ont bien l’air d’avoir un enjeu international. Le président de l’Iran Mahmoud Ahmedi Nejad par exemple a envoyé à Nouakchott la semaine dernière Mohamed Ridha Rahimi, son vice président chargé des affaires juridiques et parlementaires. Reçu par Ould Abdel Aziz, l’émissaire iranien s’est fait le devoir de remercier «le peuple et le gouvernement mauritaniens» pour le rappel de l’ambassadeur de
la Mauritanie à Tel-Aviv. 

Visiblement beaucoup plus engagé que les pays arabes quant aux questions touchant le monde arabo-musulman, l’Iran serait intéressé à un passage à la vitesse supérieure traduisible par une rupture définitive des relations entre les pays arabe et l’Etat Hébreux. L’éventualité d’une récompense financière de l’Iran à
la Mauritanie est envisagée. 

Quoiqu’il en soit l’usage que semble faire le Général Ould Abdel Aziz de la situation à Gaza procède d’un calcul politique assez porteur. Dans son discours devant ses pairs à Doha Ould Abdel Aziz a fixé deux objectifs pour la rencontre : d’abord «prendre des mesures unifiées garantissant l’arrêt immédiat de la guerre sur la bande de Gaza». Ensuite «s’efforcer dans les plus brefs délais à ressouder les rangs des factions palestiniennes en coupant la voie aux différends entre elles et en les unifiant.» Un effort cependant. Et
la Mauritanie croit l’avoir consenti : à défaut de les rompre, elle a mis en veilleuse les relations avec Israël. Histoire certainement de ne pas se montrer plus royaliste que le roi. «De notre côté, nous ferons tout le possible pour renforcer les efforts requis à cet égard et nous serons les premiers à mettre en application toute résolution prise par les Etats arabes dans ce domaine, quelle qu’en soit la nature.» Ainsi parla le général Mohamed Ould Abdel Aziz devant ses pairs arabes. Il était visiblement prêt à aller jusqu’au bout. Mais, en fait de «nature» des résolutions, il n’y en a pas eu qui ait été «la rupture des relations diplomatiques des pays arabes avec Israël. Il y avait plutôt un autre sommet qui se tenait en même temps ailleurs : au Koweït. Organisé par les pays arabes… 

Kissima 




Sodome et Gomorrhe, c’était il y a des milliers d’années !

20012009

 

Le Sénégal a condamné 9 jeunes gens pour pratique d’homosexualité à 8 ans de prison ferme.
La France s’en est ‘offusquée’ se disant inquiète. Voilà schématiquement deux appréciations différentes d’un même phénomène qui sous d’autres cieux moins cléments aurait coûté la vie à ses adeptes. L’homosexualité, si elle a été l’objet de malédiction sévère, d’après ce que nous en apprend la religion, est aujourd’hui en passe de devenir ‘un droit inaliénable’ de l’homme. Sodome et Gomorrhe, c’était il y a des milliers d’années ! Le Sida, c’est il y a à peine trente ans. On a pensé au début qu’il était destiné aux homos. Erreur !

Aujourd’hui, démocratie, droits de l’homme, liberté individuelle, droit de disposer de son corps, etc. sont devenus autant de valeurs qui résistent à la morale dictée par les us et coutumes, par les religions entre autres visions du monde. Seulement, il y a un problème. Il y a des pays qui ne parviennent pas à choisir un mode de vie adaptés qui les libère de l’emprise d’une orientation ‘démocratisatrice’ du monde. La lutte contre la peine de mort est par exemple un effort parmi tant d’autres pour faire renoncer certains pays à leurs lois : les USA et l’Arabie Saoudite ne sont pas pour autant harcelés pour contravention à cet idéal humaniste qui consiste ne pas condamner à mort ; à ne « pas tuer nos enfants »… Quand on refuse dans le pays de l’oncle Sam le droit à l’avortement ou au mariage gay ce n’est pas ‘inquiétant’ du côté de chez Sarkozy. Alors pourquoi se préoccuper de ce qui arrive à des gays quelque part en Afrique ? C’est que là, on ne sait même pas qu’est-ce qui régit quoi. Tantôt, ce sont nos us et coutumes. Tantôt ce sont nos religions. Tantôt ce sont nos constitutions. Tantôt ce sont nos codes pénaux qui régissent les actes commis…On ne s’en sort pas et il faut toujours que ce soient les autres qui nous dictent la conduite à tenir. C’est ce qu’on voit avec nos putschs, nos élections, nos échanges commerciaux, etc.   

Il y a donc en Afrique une confusion entre les pouvoirs. Et cela profite souvent au politique. On a vu des imams faire de leurs prêches des campagnes pour des chefs d’Etat. On a vu des barons céder à des chantages de la part du pouvoir judiciaire.

En Afrique, on est tout simplement fragile car les lois, écrites ou pas, n’ont aucune force et ne protègent guère ! En Afrique on a téléchargé tellement de lois étrangères que l’on ne parvient à en adapter aucune à nos modes de vie. C’est pourquoi les autres perçoivent toujours la faille dans nos jugements….

Kissima







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