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PROCAPEC /lettre

19012009

Nouakchott, le 10 décembre 2008 

 

 

A Monsieur le Directeur de la Supervision Bancaire et Financière 

Banque Centrale de Mauritanie 

Nouakchott 

 

 

N/Réf 

V/Réf. 130/08 du 19 novembre 2008 

 

 

Objet : Votre correspondance relative au Produit Epargne logement 

 

 

Monsieur le Directeur

 

Nous accusons réception de votre correspondance référenciée en marge par laquelle vous nous faites de vos observations suite à la mission de contrôle des inspecteurs de la Banque Centrale relative au Produit Epargne Logement.

 

L’élaboration et la mise en œuvre de ce produit confié à une seule de nos 54 CAPEC, celle de Tavrag Zeina résulte à la fois de l’expression des adhérents de cette caisse, de la concertation avec les Autorités de la Banque Centrale et du Ministère Chargé des Mauritaniens de l’étranger pour proposer dans le cadre de notre fonction d’intermédiaire financier des salutations innovantes permettant à la fois de mobiliser l’épargne interne et celui des mauritaniens résidents à l’étranger pour domicilier leurs revenus auprès de PROCAPEC, afin qu’elle puisse intervenir davantage dans le financement d’activités économiques pérennes génératrices de revenus et la réalisation d’investissement durables.

 

Dans ce cadre, sur la demande et financement de
la BCM, différentes missions ( PROCAPEC et bureaux de change) ont été diligentées auprès des mauritaniens  résidents à l’étranger au Moyen Orient et en Europe pour les sensibiliser sur les enjeux. Nos différents interlocuteurs ont tous exprimé le besoin d’un rôle d’un intermédiaire financier capable de conduire à terme un projet de construction à usage d’habitation. Les bureaux de change sont dans l’incapacité d’y contribuer et PROCAPEC est la mieux indiquée.

 

Devant l’absence de ressources financières internes importantes et stables pouvant être affectées à des prêts de longue durée aux adhérents du réseau, PROCAPEC recherché, trouvé et conclu un accord avec un investisseur pouvant mettre à sa disposition une ligne de crédit stable représentant 70% du montant de l’investissement, que représente le produit Epargne Logement.

Les conditions du bailleur, après plusieurs rencontres et séjours de ses représentants en Mauritanie sont nombre de quatre :

Un nombre minimum de 1500 adhérents

Un apport personnel par membre de 30% par adhèrent

Un terrain situé dans une zone non salée

La réalisation de trois modèles témoins d’habitat accepté par les adhérents

 

Il faut faire une communication publicitaire pour atteindre les 1500 adhérents (actuellement il n’ y a qu’un millier), il faut les adhérents souscripteurs pour avoir le terrain collectif, il faut un autofinancement de 30% pour avoir du bailleur  et la seule condition qui dépend de finition avancée. Ces constructions serviront de sièges à l’une des annexes que PROCAPEC loue  à NKTT pour ces différents services.

 

Le mécanisme du produit Epargne Logement consiste pour l’adhérent à une épargne libre et disponible, qui se compose d’une versement initial de 400.000UM et d’une épargne mensuelle de 800.000 UM pendant  5 ans (depuis le début il y a eu plus de 300 adhérents souscripteurs qui se sont retirés au fur  et à mesure des 8 mois de l’existante du projet pour des raisons diverses et ont pu prendre possessions de leur épargne sans la moindre contrainte). Ce mécanisme a été approuvé par le Comité d’orientation de l’agence (voir extrait du PV) et Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale informé en son temps avait encouragé cette innovation.

 

Ce mécanisme à trois avantages majeurs,(i) permet pendant la période de référence une épargne de l’adhérent dont il a une libre utilisation à tout moment,(ii) à PROCAPEC de disposer de ressources financières quasi stables durant la période d’épargne( 5 ans) et (iii) au bailleur de mesurer et d’apprécier la capacité d’épargne de l’adhérent et la perspective d’un partenariat plus raffermi avec PROCAPEC.

 

Aucun engagement n’est signé avec les souscripteurs membres de
la CAPEC avant le bouclage du projet , aucun intérêt n’est versé sur les dépôts et aucune publicité mensongère n’est diffusée : OU EST LE RISQUE ?

 

Nous avons constaté dés l’annonce du produit Epargne Logement une très vive opposition de la SCOGIM, estiment que nous lui faisons une concurrence déloyale, que nous exercions la fonction  de société immobilière sans en avoir le titre.

Il a fallu expliquer et démonter que depuis toujours les CAPEC du réseau PROCAPEC et toutes les mutuelles d’épargne et de crédit en Mauritanie et ailleurs, octroient des prêts à leurs adhérentes pour entres autres améliorer ou construire un habitat, acquérir un terrain, la seule différence dans le cas de ce produit était le nombre et homogénéité de modèles.

Que, d’autres part, ce mécanisme avait déjà été suscité, encouragé et soutenu par l’Etat dans la construction des TWIZA par le CDHLCPI et le SECF à travers la mutuelle de crédit du Gret sans que personne n’y trouve rien à redire.

De plus une information a été faite auprès du nouveau gouvernement avec une présentation des retombées économiques et sociales, en termes d’emplois directs, plus de 2000 sur les quatre années, de rénovation de l’espace urbain et de stimulation de l’économie urbaine.

Une seconde levée de boucliers et de récriminations a été l’œuvre « d’opérateurs » que gène manifestement ce produit, s’est opéré aussitôt après l’abandon de l’opposition de la SOCOGIM. Une virulente campagne a été faite contre PROCAPEC auprès du Ministère de l’Urbanisme pour le rejet du projet    Epargne Logement de PROCAPEC.

Il a fallu le Ministère de l’Urbanisme précise  et confirme que le produit Epargne Logement n’avait rien à avoir avec une opération immobilière et n’était pas en contradiction avec la loi sur les programmes immobilières, pour qu’il y ait une accalmie. (Voir copie de la lettre du ministre de l’habitat).

 

En réalité  ce qui est reproché à PREOCAPEC, par des « opérateurs » sans imagination, c’est le caractère innovant de ses différents produit ; qu’il s’agisse de l’épargne pèlerinage, éducation/formation, santé, boutiques témoins, crédit élevages, agriculture, épargne projet etc.

En effet, nous innovons puisqu ressort de nos analyses et recherche/action que les mécanismes de mobilisation d’épargne stagnent en l’absence d’une incitation de l’épargne et que l’affectation des ressources connaît des spécialisations par zones économiques (services à Nouakchott/Mamghar). Ce constat nous contarint à innover.

 

Au stade actuel du projet Epargne Logement, les différentes autorisations nécessaires sont obtenues, qu’il s’agisse du site, localisé dans la de la ceinture verte avec l’accord  de principe du Ministère de l’Environnement (voir le protocole d’accord et les lettres de demandes de déclassement), de la conformité du projet  avec l’accord du Ministère de l’Urbanisme, facilitant ainsi la poursuite de la campagne de mobilisation de l’épargne qui connaît des résultat satisfaisants.

 

Nos détracteurs, ou ceux se présentent comme tels, n’ont qu’un objectif, celui de détruire le projet et le dispositif sans rien mettre à la place. Après les différents échecs auprès de groupes de pressions, du Ministère en charge de l’Habitat, des membres de notre organe de gestion, ils se tournent maintenant vers la tutelle.

 

Par rapport à la question soulevée, concernant la gestion du produit Epargne Logement, celle-ci est logée à une CAPEC spécialisée, celle de Tavrag Zeina qui en assume l’entière responsabilité. Les adhérents de cette CAPEC n’ont pas besoin qu’on décide à leur place leurs besoins ; ils n’ont pas besoins de financement du maraîchage, ni de l’élevage, ni de la pêche artisanale, ni boucherie, ni de boutiques communautaires, ni de blanchisserie, ni de garage, ni d’aucune autre activité génératrice de revenu ; il ont besoin, et ils l’ont exprimé, du logement.

 

 

S’agissant des modalités de mobilisation du financement complémentaire, elles ne posent aucunes difficultés, les conditions du prêt ou de la levée des réserves sont connues et acceptées par les parties, nous les avons énumérées dans le préliminaire de la présente correspondance

 

 

En d’autres termes pour tout le monde, sauf pour les malveillants, le projet Epargne Logement de PROCAPEC ne comporte aucune zone d’ombre mais surtout aucun risque, c’est un produit d’épargne spécifique.

 

L’échec du projet, qui couronnerait l’action de nos détracteurs, serait lourd de conséquences, d’abord  sur la crédibilité de l’institution sur le double plan interne et externe. L’effet démobilisateur auprès de nos membres, du projet d’entreprise et du personnel. Le réseau PROCAPEC est le seul financier présent sur l’étendue du territoire national avec  un personnel de près de 800 agents, plus de 54 agences, plus de 160 milles comptes, 5 milliards de dépôts, 4 milliards d’encours de crédit, et un arrêt même temporaire de notre campagne de mobilisation de l’épargne serait non seulement un désastre ressenti comme une répression de l’innovation, mais une remise en cause des activités, de l’objet socioéconomique des structures d’intermédiation.

 

Les CAPEC et l’Agence sont dans leurs rôles et mandats lorsqu’elles appuient et conseillent leurs membres pour réaliser leurs objectifs. En effet, il ne s’agit nullement d’une opération immobilière mais d’un mécanisme classique d’intermédiation, PROCAPEC ne bâtit ni ne construit, elle ne mettra aucun fonds dans ce projet, mais mobilise des ressources sous formes de ligne de crédit affectée à des prêts individuels.

L’acquisition du site est également une opération classique de cession/affectation de parcelles regroupées  sur le site unique. Il n’y a pas une occupation illégale et anarchique du domaine nationale, mais une cession librement  consentie par l’Etat avec contrepartie financière, opération à laquelle l’Etat procède de façon constante.

 

Le produit Epargne Logement en raison de son ampleur, de sa durée et du volume d’opérations qu’il engendre et qui concours à sa bonne finn, requiert une organisation efficiente, de la transparence et de la rigueur, raison pour laquelle sa gestion est assurée en totalité par
la CAPEC de Tevrag Zeina , qui est l’initiateur pour le bénéfice de ses adhérents.

 

Enfin en ce qui concerne les modalités de la mobilisation du financement complémentaire, celle-ci comme nous l’avons indiqué plus haut est une simple opération d’octroi d’une ligne de crédit avec les garanties d’usage.

 

Le réseau PROCAPEC, constate malheureusement, que dans les moments de difficultés, la Banque Centrale à défaut d’encouragement reste muette à ses recours et sollicitations ; c’est le cas des concurrences déloyales que nous subissons et que nous font certaines « mutuelles »qui usurpent nos identités ou signes distinctifs, d’autres qui profitent de notre environnement pour arnaquer notre clientèle.

 

Nous constatons également une justice à deux vitesses, que laisse apparaître la mansuétude envers un nombre important de « mutuelles » qui n’ont aucune activité d’intermédiation, ni adresses connues, ni systèmes d’information et qui trompent la bonne foi de leurs sociétaires entraînant un scepticisme vers les mutuelles de bonne foi, et qui malgré tout voient leurs agréments être renouvelés

 

 

D’autres produisent des documents de reporting n’ayant aucun rapport avec les activités qu’elles prétendent réaliser.

 

D’autres enfin, connues de tous qui s’approprient les ressources publiques de financements destinés aux populations pauvres et vulnérables sans aucune inquiétude.

 

Par contre, nous constatons que notre réseau est pénalisé dans son développement par de multiples contraintes et l’ont nous impose dans l’exercice de nos activités d’intermédiation, notamment l’absence d’incitation et d’émulation d’une politique de l’épargne, dont l’une des conséquences est un frein à la mobilisation de l’épargne.

Il en est de même de l’absence de mise à disposition de ressources longues pour l’accomplissement de nos missions sociales et économique, que nous sollicitons depuis plusieurs années, ainsi que de toute absence de suggestion de la Banque Centrale au secteur formel de participer au processus de financement du développement comme c’est le cas ailleurs par la mise à disposition au système financier dé »centralisé, sous conditions des ressources mobilisées localement.

 

Si la Banque Centrale cherche à minimiser le risque et se positionne dans une approche préventive, nous l’informons haut et fort que le risque n’est pas l’épargne logement qui ne représente que 8% de l’activité du réseau et qui concerne un petit millier d’adhérents instruits, relativement aisés et dont la moitié réside à l’étranger et membre d’une seule de nos caisses.

Par contre le VRAI RISQUE se trouve dans le reste de notre activité (90%) et n’est pas à négliger ; il concerne :

.Les 3/4 des CAPEC qui sont structurellement déficitaires ;( elles sont à l’intérieur du pays)

.Les ¾ des dépôts qui sont à vue qui sont utilisés pour faire du crédit à des pauvres sans garanties

.

Les 4 milliards d’encours éparpillés sur l’ensemble du territoire et complètement financé par les dépôts à vue d’autres pauvres qui peuvent venir les réclamer en cas de secousses politiques et d’interférences imprudentes de la tutelle et /ou de la mauvaise foi de fonctionnaire malintentionnés.

 

.L’absence de mécanismes de financements de PROCAPEC encas de baisse des dépôts et/ou de difficultés de remboursement. C’est le cas présent.

 

 

.L’absence  de budget de fonctionnement de PROCAPEC (pour 2009) qui ne pourra fonctionner qu’en fonctionnant sur les dépôts.

 

.L’absence de ligne de crédit pour satisfaire une toute petite partie de 160 milles adhérents qui, à la longue, peuvent faire le chemin inverse.

 

.L’absence de renouvellement de l’exonération fiscale de Procapec et qui pourra être fatale si l’Etat commence à réclamer la TPS sur le peu d’intérêt déjà reçu durant les cinq dernières années.

.L’absence de statut juridique adéquat pour le réseau.

.La concurrence déloyale et l’absence de sanctions des brebis galeuses de la profession de la micro finance.

 

.L’ingérence dans le micro crédit d’institution non agrées (projets, ministères et ONG) et dont une patrie se trouve membres du comité d’orientation de PROCAPEC.

 

.L’absence de vision stratégique du rôle de PROCAPEC: on doit choisir et se donner les moyens pour arriver entre les options suivantes : entreprises à but non lucratif (donc  moyens du social), entreprise performante financièrement (privée comme les banques de la place) ou enfin entreprise alliant les deux performances sociale et financière ; chacun de ses choix nécessite des méthodes claires nettes et précises ; c’est malheureusement une question qui devrait être réglée il y a cinq ans avant le départ de la coopération canadienne.

 

 

. L’absence et c’est vraiment inexplicable de concours financiers de la tutelle BANQUE CENTRALE DE Mauritanie.

 

 

Depuis dix huit mois que la nouvelle direction de PROCAPEC multiplie les notes, lettre, mémorandum, rapports et audience avec les autorités concernées (BCM) pour trouver une solution à tous ces aspects avant qu’il ne soit trop tard.

Seul l’ancien ministre de l’emploi de l’insertion et de la formation professionnelle, qui fut Directeur National de PROCAPEC et actuellement son Président du comité d’orientation nous a permis de dépasser l’année 2008 en nous aidant par des conventions de partenariat entre les départements..

La seule alternative qui reste pour ne disparaître et à défaut de note « géniteur », la Banque Centrale, c’est d’innover et présenter des produits innovants : cas de l’épargne Hajj, élevage, agriculture, artisanat au cours de l’année dernière, actuellement épargne logement et dans le futur proche épargne » tabaski » et épargne « taxi ».

 

La secousse politique que le pays est en train de traverser, la crise financière internationale et le retard du lancement du projet PRECAMF de
la BAD ont failli mener cette institution à la cessation de paiement n’eut été le montant accumulé par ce produit Epargne Logement ; le réseau fonctionne actuellement avec les sept millions amassé par le millier d’adhérents de
la CAPEC de Tevrag Zeina nord souscripteurs à ce service.

 

 

L’arrêt, dans les conditions actuelles, de ce produit est synonyme de la fin de réseau qui obligera la banque centrale de Mauritanie à dégager une pension de plusieurs milliards pour dédommager les déposants.

 

 

Jeter le doute sur le projet durant sa phase actuelle de lancement retardera la réalisation des conditions préalables à son lancement prévu au plus tard dans cinq ans.

 

 

L’urgence, la prudence, la prévention sont vivement souhaitée ailleurs. Dans le reste des 90% de notre activité. Partout sauf notre produit épargne logement.

 

Restant à votre disposition pour plus amples informations, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Le Directeur National 

Ahmed Khattry 




ACTU/REGIONS

19012009

Rosso: saisie près de 70 millions de FCFA 

Le mercredi 14 janvier, vers 11 heures, le chef du poste des douanes du débarcadère de Rosso, fait arrêter une femme qui s’empressait pour aller vers le bac  avec un colis dissimulé sous l’aisselle; la jeune femme qui a raté le bac, s’est dirigée vers les pirogues où son complice l’attendait. Elle lui remet le paquet juste au moment où un préposé des douanes arrive. Les deux personnes sont conduites au poste et le paquet est déballé. Il contenait un montant de 68.975.000 F CFA (environ 35.000.000 d’UM). 

Moyli Mint Abeïd , une petite vendeuse au débarcadère affirme qu’elle ignorait le contenu du paquet qu’on lui avait seulement demandé d’apporter au débarcadère. Quant à son complice, Abeïd Ould Mokhtar Ould Samba Foulany connu par les services de la douane, il reconnait avoir voulu faire traverser la somme qui lui a été remise par une autre personne qu’il refuse de dénoncer. Les douaniers confisquent l’argent et remettent les prévenus à la police. 

Le chef de poste fait son PV et informe qui de droit. Il s’est refusé à tout commentaire quand la presse locale alertée par ses antennes arrive sur les lieux. 

On rappelle que pour faire sortir du territoire une telle somme, il faut une autorisation de la banque centrale ou tout autre document d’une institution financière agréée. Faute de quoi la douane procède à la saisie des devises comme l’autorise la loi 74022 qui la charge de certaines missions traditionnellement dévolues à
la BCM . 

Plus de 48h après les faits,
la BCM n’avait pas encore récupéré le montant saisi. Pourquoi? On l’ignore. Toujours est-il qu’en faisant traîner les choses on donne -sans le vouloir?- du temps au commanditaire du trafic qui pourrait récupérer son magot.   

Comme toutes les villes frontalières et est au coeur d’un trafic important. Il y a lieu de prendre des mesures appropriées pour protéger les soldats de l’économie qui en procédant à l’arrestation de trafiquants s’attirent la colère de gens tapis dans l’ombre et qui n’hésitent pas à user de tous les moyens pour défendre leurs intérêts. 

Djigo Aboubakry 

 

 

Rosso : atelier sur l’élaboration du budget 

Dans le cadre d’un partenariat entre les communes de Rosso, de Boghé et d’Aïoun à travers le  projet de contrôle citoyen de l’action publique initié par le Réseau d’organisations de la société civile pour la promotion de la citoyenneté (RPC) un atelier de formation sur l’élaboration du budget participatif et le suivi budgétaire s’est tenu à Rosso du 15 au 17 janvier. L’atelier est financé par Oxfam GB et Intermon Oxfam. 

  

Il s’agit de  renforcer les capacités des élus locaux et des organisations de la société des communes partenaires pour  lancer l’action pilote du contrôle citoyen de l’action publique de 2 communes pilotes (ROSSO  et AIOUN). 

  

L’atelier de Rosso ouvert par la wali adjointe en présence du maire de Rosso  complète  deux ateliers sur le contrôle citoyen de l’action publique  organisés précédemment.. 

D.A. 

  

ENCADRé 

Présentation du réseau 

Historique  

            Le  Réseau d’organisations de la société civile pour la promotion de la citoyenneté  est  issu des  assises de la société civile qui se sont déroulées du 20 au 23 mars 2006 à Nouakchott dont les objectifs étaient de : 

•          Analyser le contexte de
la Mauritanie et celui de la société civile mauritanienne 

•          Redéfinir le rôle et la mission des OSC dans le nouveau contexte politique, économique et social de
la Mauritanie 

•          Créer un cadre de concertation et de coordination entre les organisations pour renforcer le dialogue politique avec les pouvoirs publics afin de contribuer au processus démocratique et à la dynamique de  transparence et de bonne gouvernance enclenchée par les autorités de la transition. 

            Le processus a abouti à la constitution d’un réseau de 16 organisations  appelé comité de suivi des assises de la société civile Mauritanienne 

  

Les organisations constitutives du réseau 

  

•          Le réseau est constitué de 16 organisations de différentes familles (centrales syndicales, organisations de la presse, des organisations de développement, des organisations de droits humains, les ordres des avocats et des experts comptables. 

Objectifs du réseau 

•          Le principal objectif visé par le réseau est de promouvoir la conscience citoyenne en Mauritanie à travers les 4 principaux axes suivants : 

•          Axe1 : renforcer et consolider les capacités institutionnelles du réseau et de ses organisations membres 

•          Axe 2 : promouvoir la culture civique 

•          Axe 3 : promouvoir le contrôle citoyen de l’action publique  

•          Axe 4 : développer un réseau de partenariat national et international 

  

Partenaires 

•          Depuis sa création le réseau développe un partenariat dynamique et fructueux avec  Oxfam GB  et intermon Oxfam. 

  

 

 

 

 

 

 

 

NOUADHIBOU
RAPATRIEMENT DE CLANDESTINS
Vendredi soir 46 émigrés clandestins ont été reconduits à la frontière par les autorités administratives de Dakhlet Nouadhibou.
Il s’agit de jeunes ouests africains âgés de 25 à 32 ans. Les autorités ont affrété un bus pour les acheminer à Nouakchott, la capitale où ils seront triés et renvoyés dans leurs pays d’origine. Les clandestins sont pour la plupart maliens, ghanéens, ivoiriens et nigérians. Ils ont bénéficié de bons traitements après leur capture par l’armée, selon leurs chefs de communauté respectifs.
Les clandestins ont été surpris au moment du passage à l’acte pour certains d’entre eux, alors que les autres ont été cueillis dans leurs lieux de regroupement alors qu’ils en étaient aux derniers préparatifs pour rejoindre l’Europe.
Une source proche des service de l’émigration affirme que dans  par la même occasion il a été procédé au démantèlement  de l’une des principales filières de trafic d’êtres humains à Nouadhibou.
Un décret devrait sortir tout prochainement qui confierait la lutte contre l’émigration clandestine à
la DSPCM (Délégation à la surveillance des pêches et du contrôle en mer) , plus équipée et bénéficiant du soutien d’experts espagnols de

la Guardia Civil.
Sans savoir quel quota de prise de clandestins demande l’Espagne, à l’instar de
la France et ses 30.000 reconduites à la frontière par an, on peut dire que l’étau se resserre autour des candidats à l’eldorado européen, qui sont traqués et acculés.
Il faut signaler que les filières de passeurs de clandestins sont très organisées à Nouadhibou. Les passeurs bénéficieraient de soutiens au sein de la police, de la gendarmerie et même de l’armée.
Sans apporter de preuves, les tenants de cette hypothèse attirent l’attention sur les changements constatés chez les acteurs de la lutte contre l’émigration clandestine : Voitures , maisons , niveau de vie. La plupart de policiers et gendarmes de Nouadhibou possèdent une 190 et une maison au moins. Comment ont -ils fait vu leurs maigres salaires?’ s’interroge t-on ici.
Une autre remarque concerne le matériel saisi dans les caches des clandestins. Leurs matelas, leurs matériels électo-ménager et l’argent qu’ils ont en grande quantité seraient confisqués par les forces de l’ordre. Mêmes leurs pirogues à moteur sont aux mains de particuliers. Alors que ces biens et cet argent devraient être versés au trésor public, proteste t-on.
Pourquoi ne pas tout simplement les remettre aux clandestins ou aux chefs de leurs communautés respectives pour restitution. Car, nulle part, il n’est écrit que la recherche du bonheur ailleurs est un crime.
Athié Youssouf
CP.Nouadhibou

SAISIE DE DROGUE
La gendarmerie maritime aurait saisi 5 kg de cocaïne dans un bateau qui mouillait au port autonome de Nouadhibou. C’était dans la nuit de vendredi à samedi.
Selon des sources proches de la gendarmerie deux hommes de nationalité mauritanienne seraient aux mains de la gendarmerie pour enquête.
Toujours selon la même source, ces deux personnes sont connues pour être des trafiquants notoires. Elles avaient été arrêtées pour trafic de drogue , détention d’armes et blanchiment d’argent. Elles avaient été libérées sous caution.
Si l’information se vérifiait, ce sera la première prise de l’année 2009.
En effet, depuis quelques temps, Nouadhibou avait rompu avec les affaires de drogue. La drogue avait même fini par lasser. Surtout que toutes les affaires s’étaient terminées en queue de poisson, soit que les prévenus furent libérés sous caution ou relâchés faute de preuves.
Là encore, comme dans l’émigration clandestine, il y a anguille sous roche: Des personnes impliquées de loin ou de prés dans le trafic de drogue, continuent à mener une vie de nabab : Grosses cylindrées, belles villas, bombance, frime et belles filles.
Sans que nul ne sache d’ou provient leur fortune amassée en un temps record. Sans que surtout on leur connaisse une activité régulière. Et comme on dit, Nouadhibou est une petite ville où tout le monde se connaît 

Athié Youssouf
CP.Nouadhibou 

NOUADHIBOU
PEU DE MONDE POUR SOUTENIR GAZA
Les deux manifestations de soutien aux populations de Gaza, victimes de la barbarie des soldats de Tsahal, n’ont pas drainé beaucoup de monde.
Vendredi, à l’appel de 15 partis politiques, ils étaient une bonne centaine à répondre présents. La manifestation s’est ébranlée à partir de la mosquée Ridwane vers 16 heures, empruntant le boulevard maritime, pour rejoindre la tribune centrale. Malgré leurs rangs clairsemés, les participants semblaient convaincus de la cause. A la tribune, un rassemblement a eu lieu où un communiqué conjoint a été lu: Condamnation de l’agression barbare, soutien au peuple opprimé de Gaza , rupture des relations diplomatiques avec l’entité sioniste ( le nom de l’état d’Israël n’a pas été mentionné , ndlr  ). 

Puis la foule s’est dispersée dans l’ordre. Il faut signaler la forte présence policière dans les carrefours et axes de Nouadhibou comme si elle craignait des débordements. 

Les autorités régionales, civiles et militaires,  les élus n’ont pas participé à la marche ni assisté au meeting. Pourquoi ? 

Pourtant c’est une manifestation autorisée et l’état mauritanien a une position nette sur ce conflit. A Nouakchott, ce sont des ministres et des élus qui étaient à la tête de la marche. A Nouadhibou, que d’anonymes. 

Le lendemain, samedi, c’était autour des scolaires d’emboîter le pas aux partis politiques. 

Là encore, ce ne fut guère mieux. A peine quelques dizaines en tout. 

Des cris, du désordre, du défoulement. Aucun professeur, aucun surveillant ou directeur des études. Mêmes revendications que vendredi. 

Un groupe d’élèves qui passaient à côté cria à l’endroit des manifestants ‘ que du cinéma. Qui va vous entendre ? Aucun symbole d’Israël n’existe à Nouadhibou. Allez plutôt dénoncer l’injustice chez nous. On n’a ni cahiers, ni labos, ni profs.’ 

Pour les organisateurs l’intention était de montrer leur solidarité. 

Athié Youssouf 




Entretien avec Magueye Hane, ethno-musicologue et auteur-compositeur:

19012009

 

  

«L’occident perçoit l’Afrique comme une singulière curiosité exotique. Musicalement, le cliché inhérent à cela est que cette partie du monde n’a aucun sens musicologue, même si elle est maîtresse du rythme!» 

 

Le Goumbé est une batterie sur cadre rectangulaire, en voie de disparition née au seizième siècle, de la rencontre des occidentaux, des américains et des autochtones africains. Cet instrument éveille chez Magueye Hane, un intérêt particulier. Pour l’ethno-musicologue qu’il est, panafricain par essence, ses recherches en Afrique et en Amérique, le convainquent que le Goumbé peut être un instrument mythique d’intégration des peuples africains. C’est le but de son projet en cours, qui le mène actuellement en Mauritanie, «Goumbé on the way». Entretien. 

 

 

La Tribune: Comment êtes-vous arrivés à ce projet «Goumbé chemin faisant»? 

 

Magueye Hane: Je suis issu d’une famille d’artistes; et cet univers a certainement influé dans mon choix de carrière. Cela m’a mené au conservatoire de Paris, où parallèlement j’ai mené des études d’ethno-musicologie Il s’agissait dans ma perspective d’analyser les problèmes sociaux et politiques d’une Afrique balkanisée. Ce genre d’études peut présenter un intérêt pragmatique de rapprochement identitaire. Il s’agit pour moi donc de présenter un pont entre une mosaïque de peuples présentée banalement comme très différents, ce qui est faux.

 

La Tribune: Vouloir rassembler l’Afrique par la musique: un rêve éveillé? 

 

Magueye Hane: Aux yeux de certains, assurément; mais dans les dizaines d’écoles de musique et de danse, à travers toute l’Afrique, j’ai rencontré des esprits et des cœurs curieux de ces origines communes à travers le goumbé. C’est un départ; c’est un élément parmi d’autres qui peuvent servir la cause panafricaine. Dans tous les pays que j’ai parcourus pour mes recherches, j’ai trouvé le rythme, les chants, et cet instrument au cœur des traditions musicales de la plupart des sociétés traditionnelles. On retrouve même cet instrument aux USA et au Brésil!

 

La Tribune: Cette initiative participe-t-elle à briser certains clichés assimilés à la musique africaine? 

 

Magueye Hane: L’occident perçoit l’Afrique comme une singulière curiosité exotique. Musicalement, le cliché inhérent à cela est que cette partie du monde n’a aucun sens musicologue, même si elle est maîtresse du rythme! C’est une aberration: même les plus grands jazzmen reconnaissent les origines mandingues du jazz. Et le goumbé participe à cette musicalité de nos arts sonores. Il s’agissait donc pour moi à travers ce projet, «Goumbé chemin faisant», de ranimer une conscience musicale africaine à demi enterrée en même temps que sa conscience unitaire.

 

Propos recueillis par MLK 

 

Source : La Tribune n°432 







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