Le mariage secret (AS-SIRIYYA) = Prostitution légalisée ?

5 01 2009

Le mariage secret (AS-SIRIYYA) = Prostitution légalisée ? Le mariage (az-zawaj) tient une place majeure dans l’islam car la structure de base de la société islamique est la famille. Le Coran et
la Sunna (tradition prophétique) recommandent de se marier et de marier ses proches. 

Mais le mariage islamique n’est pas un sacrement comme le mariage chrétien, c’est un contrat passé entre la femme et l’homme, définissant les droits et obligations de chacune des deux parties et garantissant, surtout à la femme, tous les droits pendant le mariage et après la séparation. Ce rappel est important pour moi, qui ne suis ni théologienne, ni anthropologue, pour introduire un sujet qui m’interpelle à plus d’un titre, au vu de l’ampleur qu’il commence à prendre dans nos sociétés, et devant lequel je ne peux m’empêcher de poser un certain nombre de questions. 

Dans la société maure, héritière d’une forte culture matriarcale, les us et coutumes, à quelques différences près, passent obligatoirement  par certaines étapes : ·        al- Khoutba : la demande de la main de la fille par la famille ou les représentants du marié. Cette formalité peut se passer en assemblée restreinte ou devant une assemblée familiale élargie et permet de fixer la date de la cérémonie. 

·        al-machoura : les familles des mariés invitent, sous une forme consultative, les siens à participer à la cérémonie. Cette étape ressemble à la publication des bans chez les chrétiens, car elle permet aux personnes détenant une information capitale, susceptible d’empêcher le mariage, de venir la délivrer : ceci est important dans une société où certains liens de lait peuvent prohiber le mariage au même titre que certains liens de sang. ·        al-aqd : l’acte du mariage : cette formalité doit être accomplie par un érudit ou un notable ou une personne âgée bien informée sur les deux parties, particulièrement sur la mariée, dans un lieu ouvert et accessible au public. Il est fortement recommandé de promulguer cet acte part toutes les voies de communication : témoins, écrits, you-yous, tamtams, etc. 

·        al-nikah : consommation du mariage qui conclut l’acte et le rend effectif après versement de la dot (mahr) à la mariée. Une fois sous la tente, autrefois propriété de la mariée, le mari devait traiter avec beaucoup de respect son épouse, car la société le jugeait en fonction de son comportement avec son gynécée : ses épouses, sa mère et ses sœurs : ne sont-elles les « pièces de son turban » ? 

L’homme a le droit (et pas l’obligation) de prendre jusqu’à 4 épouses, simultanément, sauf dans les dans les deux cas suivants : 

-         s’il ne peut pas être équitable avec chacune de ses femmes (temps consacré, biens…) -         ou si la femme a fait préciser dans le contrat de mariage qu’elle     n’acceptait pas la polygamie de son mari. 

Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène nouveau dans notre société : as-sirriyya ou le mariage secret, pratiqué surtout en milieu urbain et par toutes les catégories sociales. Je dis nouveau, car cette forme de mariage était une exception concédée à des femmes vivant en milieu rural, qui n’avaient pas d’autres choix pour préserver leur dignité : veuves ou divorcées quinquagénaires, qui avaient un statut social bien ancré et reconnu qu’elles risquaient de perdre en contractant un mariage tardif difficilement justifiable. 

Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, ressemble par sa forme au « mariage de jouissance » (zawâj al-mut’a), qui, pour les sunnites, fut prohibé (après avoir été autorisé durant les campagnes militaires du prophète), mais qui reste pratiqué par les chiites. Ses particularités sont qu’il s’inscrit dans une durée déterminée, qu’il se passe à huis clos, et qu’il ne donne aucun droit tacite à la femme : elle accomplit un acte physique sans conséquences sur la vie sociale du mari, car si elle est reconnue devant Dieu comme épouse, elle ne l’est pas devant les hommes.  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui est toléré par toutes les instances religieuses dites de proximité, que sont les mosquées. Il permet à tout homme ayant une position sociale bien cotée (une réputation, une femme, des  enfants, …) qu’il veut absolument préserver, de demander à une jeune femme (de préférence) de l’épouser, en secret, moyennant une contrepartie financière et lui permet de l’abandonner à sa guise en dégageant toute responsabilité.  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’entre-t-il pas en contradiction avec le fondement même du mariage en Islam ? 

Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’est-il pas un recul dans le respect des droits et de la dignité de la femme ?  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’est-il pas une porte ouverte à toutes les pathologies sociales combattues par toutes les religions : le mensonge, l’hypocrisie, l’inceste ou tout simplement la légitimation de la prostitution … ? 

 La Citoyenne Lambda

Source :www.barrada.unblog.fr


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Une réponse à “Le mariage secret (AS-SIRIYYA) = Prostitution légalisée ?”

  1. 28 07 2016
    pauletfany (19:02:36) :

    tres mais tres intéressant

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