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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

5012009

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada 

L’après-concertation? 

Les parties prenantes des journées de concertation ne semblent pas être unanimes sur les questions de fond. De quel fond parle-t-on? S’agit-il d’une vision qui peut contrecarrer le front de Messoud, Boïdiel, Mouloud, et autres? 

Des civils clament haut que l’armée doit être institutionnalisée; et des partis comme le front populaire proposent la création d’un conseil National de sécurité coiffé bien sûr par l’officier le plus gradé de l’armée nationale. 

Le leader du RFD et ceux de la majorité ne sont pas d’accord sur la présentation de candidatures issues des militaires du HCE  aux élections. Question de fond ou de forme? 

Bien qu’une réunion se soit tenue du 30 au 31 décembre 2008, dans les locaux du siège du PRDR, entre le président du RFD et des leaders des partis de la majorité, les acteurs de la concertation sont loin d’être unis sur la candidature issue des forces armées et de sécurité.  Le RFD s’était catégoriquement déclaré contre une telle candidature. Toutefois les autres partis de la majorité sont  favorables à un tel postulat. 

Sghair Ould Mbarek, Ancien Premier Ministre, a avancé lui aussi sa version des fait et de fond : « Les débats se déroulent dans un climat de grande franchise où chacun exprime son opinion. Je planche avec mes collègues dans l’atelier N°1 consacré à l’organisation des pouvoirs publics, et nous avons eu l’occasion de mettre en relief les insuffisances actuelles de notre système. L’interférence entre les pouvoirs doit être définitivement réglée dans notre système de répartition des pouvoirs et d’organisation des institutions’’. (cridem).   

Les oulemas s’entremêlent  afin de jouer un rôle d’intermédiaire.  Ils exigent d’être intégrés dans tous les processus de la concertation.    Cette position n’est pas  tout à fait partagée par les partis qui se sentent  marginalisés par la première transition  qui a affaibli selon eux le processus démocratique d’autrefois (période de Sidi). 

Les femmes essayent  d’augmenter leurs quotas  tout en se plaignant que le taux de 20% n’était pas respecté par les gouvernements passés. Ainsi un groupe de Haratines  réclame lui aussi  que les couches issues de cette frange  de  la population soit en mesure d’occuper  30% de postes décisionnels.   

Echibih ould Malainine  en  résumant  la situation  du moment  a martelé quant à lui,   dans un journal local, que « les  Etats généraux de la démocratie, se  sont réduits  à l’informatisation  de la scène politique, n’importe qui représentant n’importe quoi  et n’importe qui  parle de n’importe  quel sujet. Il regrette en définitive le rôle marginal accordé aux partis politiques ».  La même remarque est partagée par Ahmed Daddah  qui  a qualifié ces journées de  Hyde Park. Il s’agit d’une place où la parole est libre pour tous les présents : chacun dit ce qu’il lui semble bon et s’en va. Dans cette place,  il y a ni autorité ni priorité  organisationnelle  du débat.  Cela peut s’interpréter  par un premier  message politique.  Ce message semble être décodé rapidement par les autorités après que le RFD a suspendu sa présence  aux journées de concertation sans pour autant se retirer définitivement.   Dans ce contexte,  une  audience est  accordée par le Général  Ould Abdel AZIZ  au leader  de l’ancienne opposition Ahmed Ould Daddah.   

Par ailleurs,  deux parlementaires de la majorité exigent  publiquement,  au cours d’une récente émission télévisée, une modification de la constitution. Ils veulent  un renforcement du pouvoir de l’assemblée nationale au détriment de celui du président.  Cette vision ne semble pas  aussi plaire, au cours de la même émission, aux  représentants  du  RFD, notamment Kane Hamidou et  l’universitaire Ould Sneiba.  Ces derniers sollicitent pour  une autre occasion plus sereine  en vue de   procéder à une modification de la constitution.   

En toutes circonstances,  les journées de concertation  touchent  à leur fin, et  des chefs d’ateliers se félicitent  déjà  du déroulement des travaux. Qu’en est-il  alors de l’après concertation?   

m_barrada@yahoo.fr 




Ecoute les paroles de ceux qui te font pleurer !

5012009

Ecoute les paroles de ceux qui te font pleurer ! 

 Lettre Ouverte au Général Mohamed Ould Abdel Aziz, 

Mon Général, 

Je suis citoyenne de la République Islamique de Mauritanie, mes parents y sont enterrés, mes enfants y sont nés, y ont grandi et j’ai définitivement enterré mes projets d’émigration.    Mon Général, 

Je rêve d’une Mauritanie apaisée, prospère, capable d’éduquer ses enfants, tous ses enfants, capable de les soigner, capable de les protéger, capable de les nourrir. Une Mauritanie rayonnante, généreuse, accueillante et hospitalière. Une Mauritanie dont tous ses fils seront fiers, une Mauritanie forte et unie. 

Mon Général, Vous êtes un fils vaillant de la Mauritanie, courageux, pieux et sincère. Vous aimez
la Mauritanie, vous l’avez prouvé. Vous vous êtes engagé à la sortir de la misère, de l’ignorance et de la déliquescence. Et vous gagnerez sa reconnaissance éternelle car votre motivation serait restée le devenir de
la Mauritanie et non l’exercice du pouvoir.   

Mon Général, 

Aujourd’hui, au moment où vous allez engager les grandes actions qui doivent nous mener à bon port, voilà que les voix des sirènes s’élèvent pour vous entraîner dans leurs sillages mensongers et suicidaires ; ces mêmes voix qui ont noyé déjà plusieurs de vos compagnons sous vos yeux.                                       

Mon Général, La trajectoire que vous vous êtes tracé est la bonne, ne laissez pas les laudateurs professionnels vous en détourner. Vous aviez promis de redresser le pays en restituant les pratiques justes et saines de gouvernance. Vous avez promis de combattre les maladies et gangrènes qui minent notre société. Vous avez promis de rétablir la justice. Vous avez promis de mettre sur rails la reconstruction du pays. Vous avez promis d’organiser des élections libres et transparentes. 

Mon Général 

Si vous acceptez d’entrer dans l’arène malsaine des jeux politiques, vous perdrez sans aucun doute votre force, votre foi, votre vocation et votre âme. Si vous acceptez de vous présenter aux élections présidentielles, vous allez définitivement inscrire la Mauritanie dans une alternance aléatoire, armée et dangereuse. Si vous acceptez d’être partie, vous ne serez plus jamais arbitre. Et si vous acceptez de les écouter, vous allez détruire le seul espoir qui nous restait. Et ceci ne peut pas être votre objectif ! 

Mon père me disait souvent : « Ecoute les paroles de ceux qui te font pleurer et pas les paroles de ceux qui te font rire. » (Proverbe maure) 

Que Dieu guide vos pas ! 


La Citoyenne Lambda Source : www.barrada.unblog.fr 




Le mariage secret (AS-SIRIYYA) = Prostitution légalisée ?

5012009

Le mariage secret (AS-SIRIYYA) = Prostitution légalisée ? Le mariage (az-zawaj) tient une place majeure dans l’islam car la structure de base de la société islamique est la famille. Le Coran et
la Sunna (tradition prophétique) recommandent de se marier et de marier ses proches. 

Mais le mariage islamique n’est pas un sacrement comme le mariage chrétien, c’est un contrat passé entre la femme et l’homme, définissant les droits et obligations de chacune des deux parties et garantissant, surtout à la femme, tous les droits pendant le mariage et après la séparation. Ce rappel est important pour moi, qui ne suis ni théologienne, ni anthropologue, pour introduire un sujet qui m’interpelle à plus d’un titre, au vu de l’ampleur qu’il commence à prendre dans nos sociétés, et devant lequel je ne peux m’empêcher de poser un certain nombre de questions. 

Dans la société maure, héritière d’une forte culture matriarcale, les us et coutumes, à quelques différences près, passent obligatoirement  par certaines étapes : ·        al- Khoutba : la demande de la main de la fille par la famille ou les représentants du marié. Cette formalité peut se passer en assemblée restreinte ou devant une assemblée familiale élargie et permet de fixer la date de la cérémonie. 

·        al-machoura : les familles des mariés invitent, sous une forme consultative, les siens à participer à la cérémonie. Cette étape ressemble à la publication des bans chez les chrétiens, car elle permet aux personnes détenant une information capitale, susceptible d’empêcher le mariage, de venir la délivrer : ceci est important dans une société où certains liens de lait peuvent prohiber le mariage au même titre que certains liens de sang. ·        al-aqd : l’acte du mariage : cette formalité doit être accomplie par un érudit ou un notable ou une personne âgée bien informée sur les deux parties, particulièrement sur la mariée, dans un lieu ouvert et accessible au public. Il est fortement recommandé de promulguer cet acte part toutes les voies de communication : témoins, écrits, you-yous, tamtams, etc. 

·        al-nikah : consommation du mariage qui conclut l’acte et le rend effectif après versement de la dot (mahr) à la mariée. Une fois sous la tente, autrefois propriété de la mariée, le mari devait traiter avec beaucoup de respect son épouse, car la société le jugeait en fonction de son comportement avec son gynécée : ses épouses, sa mère et ses sœurs : ne sont-elles les « pièces de son turban » ? 

L’homme a le droit (et pas l’obligation) de prendre jusqu’à 4 épouses, simultanément, sauf dans les dans les deux cas suivants : 

-         s’il ne peut pas être équitable avec chacune de ses femmes (temps consacré, biens…) -         ou si la femme a fait préciser dans le contrat de mariage qu’elle     n’acceptait pas la polygamie de son mari. 

Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène nouveau dans notre société : as-sirriyya ou le mariage secret, pratiqué surtout en milieu urbain et par toutes les catégories sociales. Je dis nouveau, car cette forme de mariage était une exception concédée à des femmes vivant en milieu rural, qui n’avaient pas d’autres choix pour préserver leur dignité : veuves ou divorcées quinquagénaires, qui avaient un statut social bien ancré et reconnu qu’elles risquaient de perdre en contractant un mariage tardif difficilement justifiable. 

Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, ressemble par sa forme au « mariage de jouissance » (zawâj al-mut’a), qui, pour les sunnites, fut prohibé (après avoir été autorisé durant les campagnes militaires du prophète), mais qui reste pratiqué par les chiites. Ses particularités sont qu’il s’inscrit dans une durée déterminée, qu’il se passe à huis clos, et qu’il ne donne aucun droit tacite à la femme : elle accomplit un acte physique sans conséquences sur la vie sociale du mari, car si elle est reconnue devant Dieu comme épouse, elle ne l’est pas devant les hommes.  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui est toléré par toutes les instances religieuses dites de proximité, que sont les mosquées. Il permet à tout homme ayant une position sociale bien cotée (une réputation, une femme, des  enfants, …) qu’il veut absolument préserver, de demander à une jeune femme (de préférence) de l’épouser, en secret, moyennant une contrepartie financière et lui permet de l’abandonner à sa guise en dégageant toute responsabilité.  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’entre-t-il pas en contradiction avec le fondement même du mariage en Islam ? 

Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’est-il pas un recul dans le respect des droits et de la dignité de la femme ?  Le mariage secret pratiqué aujourd’hui, n’est-il pas une porte ouverte à toutes les pathologies sociales combattues par toutes les religions : le mensonge, l’hypocrisie, l’inceste ou tout simplement la légitimation de la prostitution … ? 

 La Citoyenne Lambda

Source :www.barrada.unblog.fr







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