Nouadhibou/ ACTU

24 12 2008

 

 Nouadhibou 

Etats généraux de la démocratie : l’Offensive de charme du HCE 

 

Le colonel Dia Adama Oumar, membre du haut conseil d’état et chef d’état-major particulier du chef de l’état a entamé une deuxième visite en moins de deux mois à Nouadhibou. 

La présente visite (18-20 décembre) a trait aux préparatifs des journées nationales de concertation prévues à compter du 27 décembre courant. 

Lors de réunions avec des représentants de partis politiques , syndicats , société civile, élus  , notables , le colonel a rappelé l’importance que revêtent ces journées .Elles devraient constituer ‘une feuille de route , une voie sûre qu’empruntera
la Mauritanie pour être définitivement sur les rails du développement et du progrès’. Le colonel dira qu’on en assez de ces éternels recommencements et bégaiements de l’histoire. 

Pour cela il a exhorté les participants à taire leurs antagonismes et clivages pour désigner leurs meilleurs représentants. Il invitera aussi à choisir librement car ses journée ‘scelleront le destin démocratique de notre pays’. 

Il a tout de même fait l’ébauche du participant : Cultivé, honnête, expérimenté et de bonne moralité. 

La région de Dakhlet Nouadhibou a, dira t-il, droit à 15 participants. Les 5 choisis par le wali seront conservés. Ces personnes bien que contestées seront conservées pour ‘préserver l’autorité de l’état. Les autochtones ont obtenu un bon quota avec 7 représentants.  Les 8 autres seront désignés par consensus.Mais les autochtones ont eu du mal à désigner leurs délégués.La méthode choisie semble être un délégué par tribu mais on a du mal à choisir. Les prétendants étant nombreux. A signaler ici que ni les femmes ni les négro africains n’étaient présents à la réunion. Ce que le colonel relèvera en proposant de désigner un peul, un soninké et un wolof. A quelqu’un qui répliquera ‘ et les hartanis’ , le colonel dira , avec humour ‘ ce sont des arabes. Ça suffit les divisions.’ 

A signaler aussi l’absence de
la TVM. Le colonel dira au reporter de Sahara Media : ‘pas d’images ni de son.’ 

Seuls le sénateur et le maire de Nouadhibou étaient présents. Quand au wali  Abdi Ould Horma c’était là sa dernière réunion, il est nommé conseiller au ministère de l’intérieur. 

Le colonel Dia, avec son humour vif et son hassaniya hésitant, sa bonhomie,  commence à se faire apprécier des habitants de Nouadhibou. Au palmarès de l’éloquence et de capacité de persuasion, il figure en bonne place. Son intervention à Nouadhibou pour expliquer les raisons du 06 août 2008 fut repassée en boucle plusieurs jours durant. Alors que celles de ses autres collègues du HCE finirent vite aux archives des médias officiels. 

Son aisance à parler de l’unité nationale plait aussi. Lui qui n’a pas hésité de qualifier les peuls d’arabes. Les extrémistes négro-africains apprécieront.
L’après-midi fut consacrée à la réunion avec les cadres de la wilaya. Le colonel leur résumera ce qu’il a dit le matin. Certains n’hésiteront pas à soulever des questions comme la négligence dont serait victime la région ‘oubliée’ de nouadhibou.’ Les missions passent et on ne voit rien venir ‘diront certains.
Comme au bon vieux temps du PRDS  l’hôtel Sahel où logeait le colonel ne désemplissait pas. .Jusque tard dans la nuit, des dizaines de personnes faisaient le pied de grue pour le rencontrer. 

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBOU 

 

 

 

NOUADHIBOU 

 

Les visites, encore et toujours les visites 

La semaine passée la région de Dakhlet Nouadhibou a connu une série de visites. 

Du 14 au 15 Décembre c’était le ministre de l’intérieur et de la décentralisation qui était dans la capitale économique. Sa visite entrait dans le cadre de la lutte contre les mines antipersonnelles héritées de la guerre du Sahara entre 1974 et 1978. La région de Nouadhibou est avec celle du Tiris Zemmour l’une des plus minées du pays. De nombreuses victimes y sont signalées chaque année. Le ministre a supervisé une opération de destruction de prés de 300 mines antipersonnelles au PK 26 de Nouadhibou. 

Cette opération entre dans le cadre du programme national de déminage humanitaire pour le développement (PNDHD) que notre pays a mis en place avec l’appui de l’UNICEF dont le représentant M.Christian Skoog était présent à la cérémonie. 

Les mines a un impact socio-économique négatif .Elles entravent le développement des infrastructures, perturbent les mouvements des éleveurs et nomades et affectent les activités économiques telles que l’exploitation minière, le tourisme, l’élevage et l’agriculture. 


La Mauritanie est l’un des 157 pays signataires de le convention d’Ottawa. Convention qui interdit l’emploi, la fabrication, le stockage et le transfert des mines antipersonnelles. 

Trente après la fin de la guerre fratricide du Sahara les mines antipersonnelles non explosées continuent à faire des ravages surtout chez les femmes et les enfants. 

L’Objectif du PNDHD est ‘zéro mines à l’horizon 2011′.En attendant le carnage continue. 

M.Mohamed Ould Maaouya ministre de l’intérieur et de la décentralisation a profité de sa visite pour rencontrer les élus et les autorités administratives. Il a également visité les gazras de Nouadhibou, le centre de rétention des clandestins ( avec zéro clandestins pour le moment) .Le ministre a visité ce qui reste de la villa de passage , abandonnée aux ordures depuis la fin des années 90 , la résidence officielle du hakem , squatté par un officier de la garde. 

L’état dépense des millions pour ses hôtes  et ses responsables de passage à Nouadhibou  alors qu’il suffit d’une simple rénovation. Le ministre a vu .Espérons qu’une réaction urgente suivra. 

Le long de sa visite le ministre de l’intérieur a bénéficié d’une protection rapprochée : des militaires encagoulés et armés jusqu’aux dents le suivaient de très près. Son programme et son trajet resteront secrets. 

Le ministre des pêches et de l’économie maritime M.Hacena Ould Ely lui a emboîté le pas les 17 et 18 décembre. Cette visite a lieu alors que le port autonome de Nouadhibou revient à sa tutelle d’origine alors qu’il était depuis quelques années rattachées au ministère de l’équipement et des transports. Le ministre s’est dit ‘réjoui’ de cette décision. Sa visite était consacrée essentiellement au sujet. Il a tenu une réunion avec les cadres et responsables du port pour s’enquérir de la situation et avoir ‘plus d’informations sur la boite’. 

Le directeur du port lui fera un exposé sur la mission du port , ses moyens , ses objectifs et ambitions. Il parlera aussi des difficultés dont le manque de performance de l’unique vedette dont dispose le port. 

Cette visite, technique à l’origine, permettra d’autres échanges plus houleux. Ainsi avec les syndicats marins qui lui reprochèrent d’être du côté des armateurs. Les syndicats ont dénoncé les retards dans les paiements des salaires  des marins, la falsification des livrets, le favoritisme et le clientélisme de certains opérateurs. Le ministre leur rétorquera qu’il ne peut interférer dans les problèmes de non paiement, que la justice est là pour ça. Aussitôt,cette prononcée , les syndicalistes se lèvent comme un seul homme et vont vers la sortie. Non sans qualifier le ministre d’être au service des patrons. Certains critiquent son style décontracté et son franc -parler ‘comme s’il parlait à des enfants’. 

Quelques minutes de flottement. Les gendarmes bloquent les issues empêchant les syndicalistes de sortir. Puis les esprits se calment. Le ministre dit vouloir rendre le ministère des pêches plus technique que politique. 

On s’entend sur une commission chargée d’étudier la plateforme proposée par le ministre. Les syndicats sont priés de désigner leurs représentants tout comme les armateurs réunis au sein de fédération nationale des pêches (FNP). 

Un incident ternira la visite du ministre des pêches. Alors qu’il serrait des mains du comité d’accueil du port , ders dizaines de marins criaient à tue tête’ nos salaires’. Le ministre les ignora royalement. 

Il s’agissait de travailleurs de la société ARMASHIP qui entendaient profiter de sa présence pour attirer l’attention sur leur cas. Ils seraient restés des mois sans salaires et l’armateur n’aurait pas assez d’argent pour les payer. 

Ils ont expliqué les vexations et humiliations qu’ils vivent à bord. Ils se disent notamment victimes de leurs collègues chinois qui les bastonnent souvent pour un oui ou un non.’ Nous n’osons répliquer de peur dêtre renvoyés’ dit l’un d’eux. 

Leurs délègués affirment qu’en plus de cela les conditions d’hygiène font défaut.’ Nous partageons une tenue par 5 personnes , une paire de bottes par dix. Les maladies cutanées sont fréquentes .Le matériel de couchage est vétuste et n’est pas changé depuis des lustres ‘ disent-ils. 

Ils se plaignent aussi de la non prise en charge médicale. 

Le ministre s’est dit ‘fier de la compétence de ses fonctionnaires régionaux qui font un excellent travail’. 

Ce n’est pas l’avis des syndicats et des marins. Pour beaucoup parmi eux du moins. 

Athié Youssouf 

 

 La Tribune n°428


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann