Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

1 12 2008

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada 

Du   consensus politique ! 

Politiquement, les relations avec les organisations  internationales telles  que l’UE et l’UA  influent sur la donne interne. Les actuels dirigeants doivent  s’adapter ou négocier avec ces institutions afin que le pays soit en mesure de  s’attaquer aux questions de fond.   Le front  pour la défense de la démocratie en Mauritanie, doit aussi avoir la capacité d’absorber les divisions internes. C’est inamissible de fermer la porte aux négociations.
La Mauritanie a  besoin  de  ses fils pour éviter toute ingérence extérieure dans la politique interne. 
La Somalie,  le  Liban, l’Irak, l’Afghanistan pour ne pas citer l’ensemble des zones à risque sont  des exemples éloquents en termes d’ingérence externes.

« Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait indiqué  que « la position de l’UA sur
la Mauritanie (était) presque similaire à celle des autres partenaires comme l’UE, les Etats Unis et les autres ». « Nous avons condamné le coup d’Etat, nous avons suspendu la Mauritanie de l’UA, nous avons lancé des ultimatums…. »,  note l’AFP dans sa livraison du 20 novembre.

Il faut le reconnaitre, une grande partie de la classe politique  mauritanienne  est  contre le retour  de Sidi Ould Cheikh Abdellahi, notamment la majorité parlementaire et le RFD. Ils rejettent  catégoriquement  un ordre constitutionnel intégrant l’ancien président.  D’autres  exigent avec ferveur   l’établissement de  l’ordre d’avant le 6 août.    Que faire alors ?

Chercher une position intermédiaire.  Dans ce cas, deux options sont  envisageables : la première c’est celle d’amener  les  antagonistes politiques  en Mauritanie à se mettre d’ accord pour  la mise au point d’un programme électoral. La deuxième consiste à éviter  la négociation interne. Cette dernière peut  pousser  les militaires à prolonger la période transitoire  tout en essayant de surmonter  entre autres les sanctions ciblées.  Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères,  a confirmé, par ailleurs, que les deux organisations continentales  (UE et UA) envisageaient en cas de blocage  de négociation des accords de Cotonou d’infliger  des sanctions ».  » Il doit s’agir selon lui  de sanctions individuelles, comme des interdictions de voyage. Comment pourrions nous viser le peuple mauritanien déjà si pauvre?», a-t-il affirmé.

Bien que  le  dernier  communiqué  de l’Union africaine  déclare en cas de blocage de négociations avec les autorités en place  que la communauté internationale peut recourir  au conseil de sécurité pour  l’application des sanctions ciblées, il y a une  seconde chance accordée aux mauritaniens  pour  éviter toute action  à l’encontre des intérêts du pays.  Dans  toutes les circonstances, c’est au niveau interne que les choses peuvent s’arranger. En effet, des mauritaniens sont divisés,  reste à savoir s’ils peuvent avoir l’aptitude de régler leurs problèmes. A eux de choisir l’option. 

 A cet égard, le consensus est inévitable pour  relancer le processus démocratique sur des bases solides. Ces  bases  doivent mettre l’accent sur la lutte contre la gabegie.  Et qui dit consensus évoque certainement   la  concertation.  Il est essentiel, en ce sens, que la classe politique ne ferme pas la voie à toute sorte  de discussion.  C’est antidémocratique. Un vrai démocrate est toujours  prêt, en période de crise,   à négocier et renégocier.   Toutefois,  le jeu démocratique, une fois déclenché, la concertation doit être évitée, car l’exercice  démocratique, lui-même,   suppose  divergence d’opinions. Paradoxalement, le socle  de ce  même jeu  se manifeste  à travers un   consensus politique guidé par l’idéal de la justice sociale.  

m_barrada@yahoo.fr


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