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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

1122008

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada  « Personne ne peut nous dire clairement en Mauritanie  quoi manger et ne pas manger. Qu’est-ce que du lait contaminé? ».  Qu’est ce qu’un code barre du lait chinois ? 

Bien que j’aie déjà lu  des articles sur  le  lait contaminé en Chine, je ne savais pas à l’époque du déclenchement de l’affaire  que nous pouvions, ici, en Mauritanie, être  exposés aux produits laitiers  en provenance de ce pays. En effet, nos commerçants importent des produits chinois, mais personne ne peut distinguer avec certitude le lait en poudre chinois d’un autre.  Une grande partie des citoyens achètent cette matière  au détail. Et  ces citoyens   nient  pratiquement tout sur l’ampleur du lait contaminé. En effet, les organisations et les associations, qui sont censées défendre les consommateurs,  sont en majorités  axées sur  des actions  qui n’ont  pas d’effet palpables sur  le bien être de la population.  En tout cas, les boutiques des quartiers sont rarement dérangées par ces associations. Sur le terrain, celles-ci  n’ont jamais entamé de  compagnes de sensibilisations sérieuses mettant l’accent sur les produits qui peuvent avoir des répercussions sur la santé. En somme, nous n’avons pas des services de contrôle efficace pour détecter ce qui est nuisible pour la santé.   Et pour savoir tout sur le lait contaminé, referez-vous à cette synthèse, qui nous est parvenue  des  Etats- unis et   qui m’a été transmise  par une amie que je remercie chaleureusement.

Dans cette perspective, «  veuillez lire jusqu’à la fin, de façon à pouvoir savoir comment identifier les produits qui nous ont été exportés par la Chine, notamment le lait …   1.Qu’est-ce que du lait contaminé? C’est le lait en poudre mélangé avec de la ‘MÉLAMINE’
2.A quoi la Mélamine sert-elle? C’est un produit chimique industriel utilisé dans la production des contenants de plastique.  Comprenez-vous? La Mélamine est utilisée en production industrielle et ne peut pas être mangée. 
L’élément le plus important dans le lait est la protéine. Et la Mélamine a la même protéine qui contient de  »L’AZOTE ». Ajouter de la Mélamine dans le lait réduit le volume du lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça diminue la capitalisation. Ça peut donner plus de profit aux commerces!

3. Quand a-t-elle été découverte?
En 2007, aux États-Unis, des chats et des chiens sont morts soudainement, on a découvert que la nourriture pour les animaux de la Chine contenait de 
la Mélamine.
En 2008, en Chine, a commencé une croissance anormale de cas de mort d’enfants avec caillots dans les reins.

Août 2008, le lait en poudre de la Chine Sanlu Milk Powder a été testé contenant de la Mélamine.

Sept. 2008, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande demande à la Chine de vérifier ce problème
Sept. 21, 2008, pertes de produits alimentaires en Taiwan testé avec de la Mélamine
4.Qu’est-ce qui arrive quand la Mélamine est digérée?

La Mélamine va dans les reins. Elle se transforme en caillots qui bloquent les tubes. La douleur sera éminente et la personne ne peut pas uriner. Le rein enflera.

Les caillots du rein dans les parties mineures et majeures de l’enveloppe du rein et l’autre image nous montrent la pierre dans l’urètre.
Même la chirurgie ne peut pas enlever ses caillots, ce qui causera des dommages irréversibles au rein. Ça peut mener à la perte de la fonction du rein et nécessitera la dialyse qui mènera à la mort à cause du taux d’urée dans le sang. Tout le processus prend quatre heures et il est nécessaire de faire la dialyse une fois tous les 3 jours pour le reste de sa vie.
Tout le monde a peur des produits à risque. Pouvez-vous différencier lequel est fait aux USA,  aux Philippines, Taiwan ou en  Chine? Les 3 premiers chiffres sur la barre de code est le code du pays où le produit a été fait ».  Exemple, tous les codes qui commencent 690..691.692 jusqu’à 695 sont d’après les mêmes  sources  susceptibles de contenir de la mélanine. Les chiffres 471  et  480  sont aussi susceptibles.

m_barrada@yahoo.fr  Source : La Tribune n°426 




Faits divers

1122008

Faits divers

Par Aboubecrine O.Sidi 

 

Lutte contre les stupéfiants : Coup de poing dans le milieu des dealers 

 

Dans le cadre de la lutte contre la drogue, le Brigadier de police, Mr Didi , chef de
la P.J du Commissariat Spécial de
la Police Judiciaire et ses éléments , ont encerclé le mercredi dernier une maison appartenant à Oumar O. Cheikh Dah alias Oumar « Chinois » à l’Ilot K à quelques mètres du CHN.

Après avoir encerclé la maison, l’unité de police très attentive a réussi à maîtriser la situation sans effusion de sang ; bien que les suspects étaient très bien armés, selon la police.

   La police surveillait ce lieu depuis quelques jours après que plusieurs fréquentations douteuses y soient repérées.

Au cours de cette chasse bien entamée, le Brigadier et ses éléments ont pu mettre la main sur une importante quantité de cocaïne, des armes, une importante somme d’argent et des voitures de haute gamme.

Selon une source policière , Oumar Chinois a été arrêté en 2006 dans la capitale économique et condamné par la cour criminelle , après avoir été accusé d’avoir vendu d’importantes quantités de cocaïne , pour être libéré plus tard sur liberté provisoire.

 

Un inspecteur de l’enseignement secondaire retrouvé pendu 

C’est le mardi 25 Novembre à 13heurs 30 que Bouna O.Abdallahi O.Bouchareb , natif de Tidjikja , a été retrouvé pendu dans sa maison à Arafat dans la zone du poteau 15.

Cet inspecteur de l’enseignement secondaire connu par son sérieux dans son travail et  ses

  relations bien aimé par son entourage. Un homme respecté et respectueux !

Découvert au premier moment  par son épouse qui était sortie depuis le matin pour des raisons de santé selon des proches de la famille ; aussitôt une foule de personnes s’est constituée avant que la police ne soit sur les lieux.

Au premier constat, la police a trouvé que l’homme est déjà mort. Plus tard, le substitut du Procureur accompagné de ses associés et d’un médecin sont venus pour faire le constat.

  Il faut signaler que selon divers témoignages bien nourris, Bouna avait des problèmes sociaux avec sa femme et ses beaux parents depuis quelques temps.

Et ces problèmes ont engendré d’autres facteurs qui ont dû perturber la conscience de ce littéraire qui est un fan de la littérature française.

Mais le rapport du substitut du procureur donnera peut -être plus de lumière.

Trois enfants retrouvés mort à Arafat. 

Après être sortis comme d’habitude pour jouer non loin de chez eux,  trois garçons âgés de 3 à 4 ans ont poursuivi un âne qui errait dans la rue jusqu’ils se sont éloignés de leur domicile.

Ce fait est devenu une  porte pour se perdre, vers onze heures, les parents des trois garçons ont constaté la longue absence des enfants et ils ont commencé à chercher.

En vain une recherche active a été menue par les parents, des proches et des voisins.

Après 48 heures, les trois enfants sont retrouvés mort dans une voiture garée entre des dunes qui séparent  Arafat de  Mellah au sud. Ces garçons avaient quitté chez eux le vendredi 28 à 09h pour être retrouvés mort ce dimanche 30 Novembre à 11h00.

Comme d’habitude la police, le procureur de
la République et d’autres personnes concernées se sont rendus sur les lieux pour constater la mort de ces trois innocents. Et peut –être une enquête sera ouverte !   

 

Source :
La Tribune n°426




Flash info

1122008

 

  

Selon la lettre du continent, lettre confidentielle basée à Paris, le général Abdel Aziz s’apprêterait à proposer à la communauté internationale des élections en 2009.

 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

1122008

Les Echos de Mohamed Fouad Barrada 

Du   consensus politique ! 

Politiquement, les relations avec les organisations  internationales telles  que l’UE et l’UA  influent sur la donne interne. Les actuels dirigeants doivent  s’adapter ou négocier avec ces institutions afin que le pays soit en mesure de  s’attaquer aux questions de fond.   Le front  pour la défense de la démocratie en Mauritanie, doit aussi avoir la capacité d’absorber les divisions internes. C’est inamissible de fermer la porte aux négociations.
La Mauritanie a  besoin  de  ses fils pour éviter toute ingérence extérieure dans la politique interne. 
La Somalie,  le  Liban, l’Irak, l’Afghanistan pour ne pas citer l’ensemble des zones à risque sont  des exemples éloquents en termes d’ingérence externes.

« Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait indiqué  que « la position de l’UA sur
la Mauritanie (était) presque similaire à celle des autres partenaires comme l’UE, les Etats Unis et les autres ». « Nous avons condamné le coup d’Etat, nous avons suspendu la Mauritanie de l’UA, nous avons lancé des ultimatums…. »,  note l’AFP dans sa livraison du 20 novembre.

Il faut le reconnaitre, une grande partie de la classe politique  mauritanienne  est  contre le retour  de Sidi Ould Cheikh Abdellahi, notamment la majorité parlementaire et le RFD. Ils rejettent  catégoriquement  un ordre constitutionnel intégrant l’ancien président.  D’autres  exigent avec ferveur   l’établissement de  l’ordre d’avant le 6 août.    Que faire alors ?

Chercher une position intermédiaire.  Dans ce cas, deux options sont  envisageables : la première c’est celle d’amener  les  antagonistes politiques  en Mauritanie à se mettre d’ accord pour  la mise au point d’un programme électoral. La deuxième consiste à éviter  la négociation interne. Cette dernière peut  pousser  les militaires à prolonger la période transitoire  tout en essayant de surmonter  entre autres les sanctions ciblées.  Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères,  a confirmé, par ailleurs, que les deux organisations continentales  (UE et UA) envisageaient en cas de blocage  de négociation des accords de Cotonou d’infliger  des sanctions ».  » Il doit s’agir selon lui  de sanctions individuelles, comme des interdictions de voyage. Comment pourrions nous viser le peuple mauritanien déjà si pauvre?», a-t-il affirmé.

Bien que  le  dernier  communiqué  de l’Union africaine  déclare en cas de blocage de négociations avec les autorités en place  que la communauté internationale peut recourir  au conseil de sécurité pour  l’application des sanctions ciblées, il y a une  seconde chance accordée aux mauritaniens  pour  éviter toute action  à l’encontre des intérêts du pays.  Dans  toutes les circonstances, c’est au niveau interne que les choses peuvent s’arranger. En effet, des mauritaniens sont divisés,  reste à savoir s’ils peuvent avoir l’aptitude de régler leurs problèmes. A eux de choisir l’option. 

 A cet égard, le consensus est inévitable pour  relancer le processus démocratique sur des bases solides. Ces  bases  doivent mettre l’accent sur la lutte contre la gabegie.  Et qui dit consensus évoque certainement   la  concertation.  Il est essentiel, en ce sens, que la classe politique ne ferme pas la voie à toute sorte  de discussion.  C’est antidémocratique. Un vrai démocrate est toujours  prêt, en période de crise,   à négocier et renégocier.   Toutefois,  le jeu démocratique, une fois déclenché, la concertation doit être évitée, car l’exercice  démocratique, lui-même,   suppose  divergence d’opinions. Paradoxalement, le socle  de ce  même jeu  se manifeste  à travers un   consensus politique guidé par l’idéal de la justice sociale.  

m_barrada@yahoo.fr




Edito de la tribune Par Mohamed Fall O Oumère

1122008

Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

 

L’intransigeance mène droit à l’exclusion.

C’est finalement une solution imaginée en France qui sera proposée aux Mauritaniens pour sortir de la mauvaise passe dans laquelle se trouve le projet démocratique depuis quelques mois. Et dont le 6 août n’a été que l’aboutissement prévisible.

On ne sait pas exactement de quoi cette solution est faite. On peut imaginer que la France, pays très proche de la Mauritanie, le seul à le connaître vraiment et à le pratiquer depuis longtemps, que l’ancienne colonie comprend la complexité mauritanienne. On peut même accepter que les relations avec le personnel politique sont restées assez fortes pour que la France impose aux uns et aux autres ce que les uns et les autres se refusent jusqu’à présent : le compromis. Mais lequel ?

Sommes-nous d’accord pour dire que le retour des militaires à la gestion directe du pouvoir n’a été que le résultat d’une incompétence – ailleurs on l’appellerait «incurie» ? Dans ce cas le retour du président élu ne peut constituer qu’un retour en arrière malheureux. Il peut rester un élément de la solution sans prétendre au retour au pouvoir. Il suffit de l’imaginer présider «sagement» les assises des Etats généraux de la démocratie. Ou encore de l’imaginer s’émanciper, le temps de dire qu’il renonce au pouvoir pour éviter au pays les risques qui le menacent. Il est clair à présent que le président élu n’arrive pas à tirer les conclusions qu’il faut de son parcours politique. Les ‘amis’ étrangers peuvent-ils l’aider dans ce sens ?

Sommes-nous d’accord pour accepter que les militaires ont été ‘amenés’ à faire leur coup du 6 août ? Avec ‘leurs’ parlementaires, ils avaient planifié une destitution du président élu mais au nom des mécanismes prévus par la Constitution. Ils disent et le répètent : ils ne sont pas venus au pouvoir pour y rester. Accordons-leur le bénéfice de la bonne foi, le temps d’élaborer avec eux les mécanismes pouvant garantir la pérennité des institutions. Qu’est-ce que cela coûterait à une classe politique qui a toujours manqué d’initiative d’anticiper et d’imaginer une sortie de crise consensuelle.

Le 6 août, quand au petit matin nous apprenions la destitution des chefs de corps, nous avons tous imaginé la suite. Les militaires ont mis du temps pour monter le Haut Conseil d’Etat. Parce qu’ils espéraient impliquer des civils – une façon de faire semblant, peut-être mais l’expression d’un scrupule quand même. Parce que toute la classe politique a été intransigeante, ils ont dû faire avec seulement les militaires. Ils ont mis du temps pour former leur gouvernement. Parce qu’ils espéraient un gouvernement d’union nationale ou de large consensus. Intransigeance des politiques. Le gouvernement a été monté avec le matériau du bord. Il n’a pas eu l’envergure d’un gouvernement de crise. Ils ont voulu faire élaborer par le Parlement – ou ce qui en reste – une feuille de route. Intransigeance des politiques. Ils ont fait avec ceux qui les soutiennent. Et ils ont produit un programme qui prévoit une transition de douze à quatorze mois et la non éligibilité des militaires. Entre eux.

Imaginons un moment qu’à chaque phase, les politiques aient accepté de participer et d’imposer leurs idées… quels résultats pour la Mauritanie ? Sans aucun doute un régime beaucoup moins militarisé, certes une démocratie en panne mais dont la panne serait déjà en cours de réparation. Et pour le bien de tous.

Ceux qui croient qu’on peut faire l’économie de compromis se trompent. L’intransigeance ne paye pas. Par contre, la flexibilité et la disponibilité à débattre feront que les compromis seront réciproques.

Le meilleur service que le front national pour la défense de la démocratie peut rendre au pays et à la démocratie, c’est d’anticiper en proposant une solution garantissant une avancée et non un recul. Le retour de Sidi Ould Cheikh Abdallahi ou le maintien du pouvoir militaire sont chacun un recul. Cherchons autre chose.

Je rappellerai toujours cette année de 1992. Quand l’opposition de l’époque avait refusé de reconnaître les résultats de la présidentielle de janvier, puis décidé le boycott des législatives de mars en comptant sur l’étranger pour déloger le «président élu» de l’époque. Par la suite, nous avons tous compris qu’il s’agissait là du péché originel d’une opposition qui courra encore et encore derrière les événements. La démocratie en sortira à jamais ternie. Et le «président élu» aura toute la latitude d’asseoir son pouvoir et de tenir le pays treize ans de plus. Il est parti parce quelques officiers l’ont voulu. Avant d’imaginer une transition qu’ils ont dirigée. A bout de souffle, les politiques n’ont fait que suivre. Ils n’ont pas voulu ou pu imposer leur point de vue. Tous les ratages qui s’en suivront trouvent là leur fondement principalement.

Comment faire pour ne pas répéter les mêmes erreurs ? C’est la question que devront se poser les dirigeants politiques en ces temps. La réponse qu’ils trouveront, chacun à son niveau, les aiderait à voir plus clair, à faire les choix qu’il faut pour la Mauritanie et pour la démocratie.

…Tout le reste est faiblesse. Parce que l’intransigeance est la première expression de faiblesse. Parce que l’intransigeance ne mène nulle part. Sinon à l’exclusion.

 

 

Source :
La Tribune n°426




Paris-Nouakchott-Lemden

1122008

Paris-Nouakchott-Lemden :

Ould Abdel Aziz-Ould Cheikh Abdallahi-Ould Daddah,

Acteurs apparents de la solution française…

Y’en a-t-il d’autres ?

 

 

Elle était attendue, cette initiative de la France. Parce que ‘l’indifférence affichée’ faisait partie des facteurs de l’inquiétude ambiante. L’arrivée à Nouakchott de Romain Serman, conseiller à la cellule diplomatique chargée de l’Afrique de l’Elysée et Philippe Etienne, directeur de cabinet de Kouchner, a eu l’effet d’une bouffée pour les mauritaniens qui ne voyaient rien venir en termes de concessions de la part des protagonistes du jeu politique actuel. D’un côté un Sidi Ould Cheikh Abdallahi se contentant de revendiquer la légitimité des urnes et un Front qui tient à son retour au pouvoir, de l’autre un pouvoir qui s’installe dans la normalité en consolidant son assise intérieure.

Au lendemain de son arrivée la délégation française a été reçue samedi matin par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, président du HCE et chef de l’Etat. Un entretien de préparation visiblement. Suivra pour les deux hauts responsables français, un long voyage en compagnie de l’Ambassadeur de France vers Lemden, le village du Président élu-déchu.

A Lemden, l’entretien durera moins d’une heure. Comme pour faire l’économie de l’entretien, l’ambassadeur de France à Nouakchott, Michel Van De Poorter, déclare qu’«il s’agit d’une nouvelle initiative strictement française, visant à trouver une solution de sortie de crise en Mauritanie». Se refusant à en dire plus. Mais on savait déjà que la délégation devait s’entretenir avec le Général Ould Abdel Aziz (une nouvelle fois) puis le leader de l’Opposition démocratique, Ahmed Ould Daddah avant de quitter Nouakchott.

Donnant sa version de la rencontre avec Ould Cheikh Abdallahi, son directeur de cabinet, Mohamed Kaber Ould Hamoudy, a déclaré à la presse que la délégation française n’a fait aucune proposition, mais plutôt qu’elle a écouté son point de vue du en tant que «président légitime» à propos de la crise actuelle. Selon une dépêche de l’ANI, Ould Hamoudy a affirmé que « les membres de la délégation française ont indiqué qu’ils étaient là pour rendre visite, au président afin de prendre connaissance de son point de vue concernant la crise actuelle ». En ajoutant que «les responsables français ont confirmé à Ould Cheikh Abdallahi l’attachement du gouvernement français à sa position inchangée exprimée à travers la déclaration de l’Elysée, qui condamne le coup d’Etat du 6 août, considérant que le président élu demeure le seul représentant légitime de la Mauritanie». Et de poursuivre : «Le président a répondu à toutes les questions de la délégation, soulignant son attachement à la légalité institutionnelle et au choix démocratique du peuple mauritanien et sa conviction relative au fait que le retour à la constitution constitue la seule voie possible pour une sortie de la crise actuelle. Il leur a, également, fait savoir qu’il rejette toute idée de négociation pendant que les militaire confisquent le pouvoir». L’intransigeance, c’est ce qu’on peut retenir de cette version de l’entretien.

Comment les français ont-ils pris le fait ? Seuls les concernés peuvent répondre. Sinon le Général, chez lequel ils repasseront en début de soirée. Un long entretien qui sera suivi par la rencontre avec le président du RFD et leader de l’Opposition démocratique, Ahmed Ould Daddah.

Depuis quelques semaines une nette évolution de la position extérieure est à noter. Le Général Mohamed Ould Ghazwani, deuxième homme fort de l’après 6 août a séjourné récemment en France. A-t-il eu des entretiens avec les officiels français ? Très probablement. On parle de plus en plus de «la nécessité de dialogue» pour trouver «une solution mauritanienne». Dernière accroche, celle de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-Union Européenne qui a adopté unanimement une proposition de résolution de compromis sur la situation en Mauritanie à Port Moresby en Papouasie Nouvelle Guinée. Cette résolution qui condamne «le renversement du Président et du gouvernement par les forces armées en Mauritanie et insiste sur le respect des institutions démocratiquement mises en place», prend cependant «acte du transfert du Président déposé», et «affirme que seule une concertation élargie permettrait une sortie de crise et un retour au fonctionnement régulier de l’ensemble des institutions démocratiques en ce compris le plein exercice par le Parlement de toutes ses responsabilités».

Mais que contient la proposition française ? Elle serait encore au point de la conception, du déblayage. Mais il ne sera pas difficile de la faire accélérer. Le temps presse. Avant la prochaine visite de la délégation de haut niveau prévue lors de la réunion du 21 novembre à Addis-Abeba (voir notre précédente édition), un «déclic» doit être trouvé.

Le schéma préconisé passe nécessairement par l’acceptation par Ould Cheikh Abdallahi de se démettre. Après cela, tout deviendra possible. Un gouvernement de consensus ayant en charge l’organisation d’élections présidentielles dans les plus brefs délais. Avec notamment la condition de l’inéligibilité des militaires et l’élargissement des prérogatives de la Commission nationale électorale indépendante (CENI). Mais avant cela, il faudra réaménager les textes de la constitution pour d’une part équilibrer les pouvoirs institutionnels, et d’autre part faire sortir définitivement les militaires du champ politique. Restera à savoir quels rôles donner au Général Ould Abdel Aziz et au colonel Ely Ould Mohamed Val dont il est beaucoup question ces jours-ci ? Seront-ils candidats ? et pour ce faire, le Général démissionnera-t-il ?

Jusqu’à présent on ne peut que nous en tenir aux apparences. Le Général Ould Abdel Aziz a eu plusieurs fois le pouvoir entre les mains : en juin 2003, août 2004, août 2005 et depuis mars 2007. Alors ? Il n’est pas exclu qu’en voulant au départ «corriger une déviance», le Général finit, sous l’influence d’un entourage peu politique, de vouloir jouer dans l’arène politique. Ses sorties et son approche du pouvoir le rendent certes populaires. Mais lui seul sait comment Ould Taya passait les échéances électorales et comment plus tard Ould Cheikh Abdallahi est passé. Il sait aussi et il l’a dit que les soutiens sont à «celui qui occupe le fauteuil de président». Croire à ses velléités quant à la présidence, c’est lui dénier quelque once de lucidité. Ce qui est une erreur monumentale.

 

MFO

Source : La Tribune n°426




Santé

1122008

Santé 

 

La médecine traditionnelle, un complément à la médecine moderne? 

 

De plus en plus individus qui consultent la médecine traditionnelle se disent rarement déçus, et l’organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît par ailleurs que bien encadrée, elle peut être une formidable complémentarité à la médecine «moderne». Encore mineure en Mauritanie, des poches de cette médecine connaissent des consultations régulières. 

 

Quartier 6ème, près de la mosquée Qatar, le docteur Hadja Okiki est un de ces  médecins traditionnels, parmi les plus consultés de Nouakchott. Cette jeune femme de 34 ans a commencé tôt, à douze ans, l’étude de la pharmacopée traditionnelle basée sur les produits minéraux, végétaux et animaux. «Mon grand-père était un grand médecin traditionnel de mon village. Il m’y a initié très tôt» confie-t-elle. Elle a par la suite elle-même continué sa formation auprès de maîtres béninois, ivoiriens, et même indiens. «Ils m’ont appris la substance bénéfique de certaines tiges, écorces, feuilles, plantes dans la fabrication de décoctions» reprend-elle. Ses patients présentent le plus fréquemment des pathologies chroniques et primaires (rhumatismes, constipation, fibromes, dermatoses, tensions…), des problèmes digestifs fonctionnels, des handicaps physiques ou mentaux, des situations de fin de vie. «Mais on ne peut pas tout soigner» reconnaît-elle. «la plupart des maladies que nous soignons ou parfois atténuons, sont chroniques; quand on ne peut pas soigner le patient, on le lui dit ,et on l’oriente vers la médecine moderne. C’est là que je répète à chaque fois, que la médecine traditionnelle doit être un complément à la médecine moderne. Aucune ne peut se substituer à l’autre» développe Mme Okiki. D’ailleurs cette complémentarité est reconnue par l’OMS, qui, dans ses directives encouragent les systèmes de soins à intégrer les médecines traditionnelles, le développement de la production et la transformation des plantes médicinales. Il est donc urgent selon Mme Okiki, «de sauvegarder un savoir de valeur, et souhaitable de développer sans passéisme un système de soins qui s’appuie sur la phytothérapie locale et la médecine traditionnelle, à l’instar des pays voisins, Mali et Sénégal, qui réalisent depuis quelques années avec succès des actions de valorisation et d’utilisation des plantes médicinales.»

 

Une médecine injustement dévalorisée 

 

Dès la fin des années 90, l’association «Médecins du Monde» commençait à s’intéresser au rôle des pratiques traditionnelles en Mauritanie. Une enquête préliminaire, menée dans le Nord-mauritanien, démontre l’intérêt et l’ouverture des praticiens traditionnels pour une étude scientifique de leurs pratiques. Ce premier travail fait aussi ressortir certaines difficultés rencontrées par la médecine traditionnelle, omniprésente mais souffrant d’une dévalorisation face aux jeunes générations, ainsi que de relations parfois délicates avec la médecine moderne. Dès 1999, un partenariat fut mis sur pied entre «Médecins du Monde» et l’ONG mauritanienne «Stand Up Solidarité», ainsi qu’avec l’un des représentants reconnus de la médecine traditionnelle mauritanienne : Mohammed Yeslem Ould Maghari. D’autre part, le Dr Oudaa, responsable du dispensaire principal du quartier de Toujounine, a lui aussi accepté de s’impliquer dans ce projet. 170 patients de la clinique traditionnelle ont accepté de participer à cette étude. Les analyses épidémiologiques ont permis de mettre en évidence la grande qualité des soins dispensés par la clinique traditionnelle, ainsi que la satisfaction de la grande majorité des patients. 

Cette efficacité reconnue, ne contribue pas cependant à l’amélioration de l’image de la médecine traditionnelle. «Les africains eux-mêmes, surtout les jeunes, n’ont pas confiance dans la médecine de leurs aïeux. Pourtant ils doivent savoir que les blancs eux-mêmes viennent en consultation, et que leurs industries pharmaceutiques utilisent de plus en plus dans l’élaboration de leurs médicaments des plantes que nos savoirs médicaux utilisent depuis des siècles!» enrage Samba Gaye, un des proches neveux de Salimata Gaye, plus connue sous le pseudonyme de la «mère des enfants». Considérée comme une pédiatre par les parents qui y amènent leurs bébés, cette octogénaire dispense ses soins, dans le quartier de 6ème depuis plus de 50 ans. Elle qui s’occupe exclusivement de nourrissons et bébés, notamment dans l’accompagnement de leurs poussées de dents, diarrhées, vomissements, et autres maux chroniques liés à l’enfance, a consulté «une grande partie des enfants de Nouakchott», comme elle le dit elle-même. Et encore aujourd’hui, avant d’aller voir le pédiatre moderne, on va la voir elle pour certains soins et bénédictions. «Lors des poussées de dents de ma petite fille, on a consulté trois pédiatres de la ville, et acheté je ne sais combien de médicaments; rien n’y faisait: les douleurs persistaient, accompagnés de vomissements aigus et diarrhées. Dès qu’on l’a vu, avec deux concoctions à mélanger avec les aliments du bébé, tout allait beaucoup mieux en une journée» témoigne une des clientes au sortir de chez la «mère des enfants». En fait, l’évolution observée des patients de la médecine traditionnelle est dans la plupart des cas, similaire à ce qu’un médecin moderne aurait pu attendre dans son dispensaire. Cela ne signifie pas que les médecines modernes et traditionnelles sont équivalentes, mais que chacune d’elles peut revendiquer un rôle spécifique. 

 

Mamoudou Lamine Kane 

 

Encadré: 

 

Que représente la médecine traditionnelle en Mauritanie? 

 

L’expression médecine traditionnelle se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d’exercices manuels (séparément ou en association) pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé.

En Afrique, en Asie et en Amérique latine, différents pays font appel à la médecine traditionnelle pour répondre à certains de leurs besoins au niveau des soins de santé primaires. En Afrique, jusqu’à 80% de la population a recours à la médecine traditionnelle à ce niveau. Dans les pays industrialisés, la médecine «complémentaire» ou «parallèle» est l’équivalent de la médecine traditionnelle. En Mauritanie, comme dans de nombreux pays en voie de développement, les actions de santé et la couverture médicale restent limitées aux grandes agglomérations (200 médecins au total, soit une moyenne d’environ 1 médecin pour 12000 habitants). La difficulté des déplacements, le faible nombre du personnel médical et la rareté des médicaments exclut souvent les plus démunis. Mais de plus en plus, certaines populations s’orientent vers les médecins traditionnels, au départ par dépit, et de plus en plus par la suite, par conviction de l’efficacité des soins reçus. 

 

Encadré 2: 

 

Portrait 

 

Salimata Gaye,
la Mère des enfants 

 

La médecine traditionnelle trouve son lot de sceptiques. La pratiquant, Salimata Gaye a pourtant échappé à ces doutes pseudo cartésiens. Toute la ville de Nouakchott, et souvent même au-delà, y emmène ses enfants pour toute sortes de maux chroniques liés à l’enfance. 

 

«Attention, elle pourra éventuellement être agressive, mais seulement si vous vous montrez maladroit» prévient d’emblée Moctar Fall, le fils cadet de Salimata Gaye, connue dans la capitale comme la «mère des enfants». Dans sa chambrée, au fond de la cour de la maison d’un de ses fils, au Sixième, elle reçoit inlassablement une vingtaine d’enfants, chaque jour, de toutes les couches sociales, et de toutes les communautés. À quatre-vingt trois ans, l’usure du temps apparaît forcément, mais elle n’a pas encore altéré cette douceur enfantine qui fait dire à tout son entourage que «c’est cette âme d’enfant qui l’aide sûrement à soigner». Salimata gaye ne soigne que les enfants effectivement. De zéro à quinze ans, car au-delà, dit-elle de sa voix fluette mais porteuse, «on n’est plus un enfant». Près de sa place assise, point de mysticisme déployé pour appâter d’éventuels clients naïfs sur la nature des soins prodigués. Ici on ne soigne que les maladies chroniques qui touchent tous les enfants, notamment en bas-âge. «Pour la poussée de dents, qui provoque souvent diarrhées, vomissements et fièvres chez l’enfant, un simple coquillage en collier, prévient ces maux» témoigne Rama, une mère qui emmène plus son petit enfant chez Salimata, que chez le pédiatre, chez qui elle a «gaspillé des milliers d’ouguiyas, en vain, sans atténuer les douleurs du bébé». 

Mère de cinq enfants, originaire de Breune, un village à douze kilomètres à l’ouest de Rosso, Salimata Gaye est arrivée à Nouakchott en 1975. Elle prodiguait ses soins au marché du cinquième, mais aujourd’hui, ployant sous le Temps, elle reçoit à domicile. C’est à cette époque qu’elle commence à user de l’expérience de soins traditionnels qu’elle reçoit de sa mère, mais surtout de son mari, expert reconnu en la matière, et de son père. Mais du côté paternel, étant une fille, et ayant un frère à cette époque, l’héritage de cette connaissance médicale ira à celui-ci. «Mon père parlait aux Djinns. Et mon petit frère est mort il y a sept ans justement de façon assez inexplicable» relate-t-elle. Ce don familial n’est pas monnayé. En contre-partie des soins, juste un demi-kilo de sucre, des biscuits, et quarante ouguiyas. Une partie des produits étant donné en aumône, et elle perçoit la partie restante. «Elle reçoit souvent des dons de personnes largement satisfaites de ses soins, mais elle ne garde rien. Elle donne tout. À nous, ses enfants, et à d’autres dans la rue. C’est une femme exceptionnelle. C’est pour cela que je suis chaque jour à ses côtés, dès que mon travail d’instituteur me le permet» raconte Moctar Fall, qui n’ose venir lui rendre visite sans lui emmener sa petite fillette de quatre ans, dans les bras de sa mère. Moctar est son traducteur pour les parents qui ne parleraient pas wolof, et aussi pour ceux qui «la stresseraient trop en étant pressants, et risquent ainsi de la rendre agressive. Surtout à son âge, elle est très susceptible» prévient-il. «Vous la voyez s’amuser ainsi avec sa petite enfant? Elle a le même comportement avec tous les enfants qui viennent! C’est de là que ce surnom lui est venu: chacun avait l’impression de faire soigner son enfant par sa grand-mère» s’enthousiasme Meriem, une visiteuse récurrente depuis dix ans. 

Les mouvements de plus en plus lents, les nerfs à fleur de peau, elle pense de plus en plus à passer le relais à ses enfants. Particulièrement à Moctar ou à sa sœur, qu’elle sent être «les plus sensibles aux énergies, et les plus à l’écoute des gens. Il faut savoir écouter les gens» murmure l’octogénaire. 

 

MLK 

 

 

 

Source :
La Tribune n°426 




Tiris Zemmour : Carte d’identité .

1122008

Tiris Zemmour : Carte d’identité . 

Tiris Zemmour : Carte d’identité . dans Actualités clip_image002

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Située à l’extrême nord du pays, la région de Tiris Zemmour est aussi  l’une des régions les plus enclavées.Zouérate  reste avec Sélibabi les deux capitales qui ne sont pas reliées à Nounakchott.Caractérisée par un climat désertique et aride, la région présente un cadre de vie hostile à l’homme, et vit dans un isolement total.Les problèmes sont presque identiques aux trois villes de la région : Bir Moghrein à 1000 km de Nouakchott, Zouerate 700 km de la capitale et F’deirik 670 km de Nouakchott.En outre, le problème qui se pose avec acuité est celui du déficit cruel en eau potable. Ce manque, lié sans doute à l’aridité de la région, résulte d’autre part de l’inexistence d’efforts de l’Etat pour juguler le mal. 

Zone minière par excellence, l’exploitation du fer dure plus de quarante ans dans cette région. Mais, malheureusement, cette activité n’a aucun impact sur les populations caractérisées par une paupérisation grandissante. Encore moins sur les localités qui restent toujours dans un état stationnaire de développement. 

C’est à se demander pour qui brille le minerai de fer excavé des montagnes de Tiris ? 

Aux problèmes quotidiens des populations, est venu se greffer celui de la sécurité. Région aux frontières poroses, le vierge Tiris est à la merci d’un intense trafic de tout acabit : cigarettes, drogue, immigration clandestine…. 

La frayeur a été attisée par les attaques de Lemqeîty et récemment de Tourine qui indiquent que la menace est toujours là. Le H.C.E. qui avait annoncé  son intention de faire de la lutte contre le terrorisme une de ses priorités, est attendu de pied ferme par les populations de Tiris. Celles-ci espèrent avec confiance la mise en place d’une stratégie sécuritaire de longue durée sinon, le pire est à craindre. 

 

 Zouerate : capitale régionale, cette ville est la cadette des mouqata’as car née avec l’exploitation du fer par la défunte MIFERMA. Cependant, plus de quarante ans après rien n’a changé, en tout cas sur le plan de l’urbanisation.  Aucun plan d’urbanisme digne de ce nom, aucune politique de développement durable, les populations augmentent et les problèmes de survie également. Ainsi, on relève une absence d’infrastructures de base telles que  les écoles, souvent pléthoriques et en piteux état, des salles défectueuses sans fenêtres et des enfants qui s’assoient à même le sol. La capitale du Tiris a comme principale activité l’exploitation des mines de fer par
la Snim qui gère aussi les équipements de la ville, un hôtel, un restaurant et un centre socioculturel et sportif. 

A l’instar des autres villes de la région, Zouérate souffre d’un manque cruel d’eau potable. Pas de réseau d’adduction d’eau sauf la cité Snim rationnée trois fois par jour selon les saisons. L’électricité est aussi distribuée par la société minière en fonction de quotas selon les catégories des travailleurs, il est cependant rare de dépasser le quota. Le réseau électrique ne répond à aucune norme de sécurité car des câbles électriques traînent à même le sol exposant ainsi les populations à de gros dangers. 

Sur le plan de la communication, une étude menée récemment dans le cadre du PDL (Plan de développement local) de la commune de Zouérate a démontré que la qualité des réseaux de téléphonie mobile est relativement médiocre. Par ailleurs, la couverture des réseaux mobiles est seulement limitée aux abords de la ville. L’accès à l’Internet est possible mais avec un faible débit et une qualité médiocre. 

Sur le plan sanitaire, un hôpital régional qui n’a que de nom manque cruellement de moyens matériels, d’équipements sanitaires et surtout de services  de spécialisations. Transformée à la va-vite en hôpital régional, cette structure sanitaire ne présente aucune norme d’un centre hospitalier. Un médecin 

généraliste y officie et se limite à la consultation simple. 

 

F’Derick : capitale de la wilaya jusqu’à 1985, cette bourgade se meurt par manque d’infrastructures viables. Jadis appelé Fort GOURAUD du nom de cet administrateur colonial français qui avait fait un fort dans cette localité pour servir de base arrière à ses troupes, F’Deirik présente toujours le visage d’une cité abandonnée par les siens. Elle n’a aucune activité économique depuis la fin de l’exploitation des chantiers de mine de fer, elle se débat dans des problèmes sociaux et économiques avec une absence totale d’infrastructures de base. A la différence de Bir et de Zouerate, Fderick dispose d’eau potable mais l’électricité y est rationnée. Les autorités doivent agir en vue d’améliorer les conditions de vie de ces populations. 

 

Bir Moghrein ou les oubliés du désert : perdue en plein désert à 300 km de la capitale régionale, cette Mouqata’a  est la plus enclavée du pays. Son problème crucial est le manque d’eau, le seul point d’approvisionnement se trouve à 150 km de la ville, les camions citernes militaires assurent l’acheminement de la denrée précieuse qui sera distribuée aux laborieuses populations qui vivent dans des conditions drastiques. Sur le plan du  transport, Bir est pratiquement injoignable, un seul bus offert par une O.N.G. fait la navette entre Zouerate et BIR Moghrein presque une fois par 14 jours.  

 

Ce sombre  tableau de l’etat des lieux de Tiris Zemmour, loin d’être exhaustif interpelle plus d’un titre les autorités au plus haut niveau, pour ébaucher une véritable politique de développement dans le but d’épanouir les  populations et de soulager leurs souffrances. 

         

            Djibril Amadou SY CP/ Tiris Zemmour 

 

Source : La Tribune N°425




APRES LA PRISON QUE FAIRE DE NOS DELINQUANTS?

1122008

Enquête réalisée par Aboubecrine O.Sidi                                                                           

SOCIETE 

¨APRES
LA PRISON QUE FAIRE DE NOS DELINQUANTS? 

Notre société a-t-elle épuisé ses mécanismes de préventionet de gestion du phénomène de la délinquance? 

Evaluation caractérisée,la presse indépendante se fait tous les jours l’écho de comportements révoltants. 

Le cocktail est toujours le même:vol à main armée, viol avec violence , meurtre , association de malfaiteurs constituée de recidivistes , pédophile et d’autres cas. 

Plusieurs faits divers ont honorifié notre capitale dont le plus grave après l’assasinant des trois femmes gardiennes à Tavreg zeina par un jeune bandit est  le meurtre horrible de l’épicier éffectué par trois jeunes qui avait volé une mercesdes avec laquelle ils ont commis leur forfait pour prendre la fuite avant d’être arrêté par la police. 

Ces cas révoltants nécéssitent la prise en charge des délinquants. 

La prison doit-elle être l’unique solution?N’a-t-elle pas démontré ses forces et ces limites limitées au fil des temps? 

Notre société n’a-t-elle pas sa grande part de responsabilité en absolvant les délinquants et les récidivistes ou en leur refusant une réinsertion? 

Sortir de la prison est-elle toujours synonyme d’amendement ? A  entendre des spécialistes du comportement humain et du milieu carcéral , la réponse est aujourd’hui , loin d’être affirmative . 

A leur avis , la prison a démontré ses forces et ses capacités et , par conséquent , peut rendre impossible l’amendement des délinquants et les bandits de toutes les catégories. 

La prison ,considérée comme le lieu par excellence de punition pour faire revenir les délinquants sur la bonne voie en les privant de liberté , la prison est aujourd’hui sujet de débat sur son éfficacité. 

Remplit-elle à merveille son rôle auprès des pensionnaires dans la société? 

les réponses de spécialistes rencontrés abondent dans le même sens:la prison n’est plus le remède au mal de la délinquance qui sévit dans notre société. »Elle a déjà démontré ses pouvoirs depuis très logtemps », souligne , sans appel un psychsociologue de la place. 

Un conseiller juridique , connaisseur des problèmes du milieu carcéral , hausse le ton : »A mon avis , la prison est devenue une école de la délinquance.Des bandes de délinquants s’y forment et s’y constituent pour travailler ensemble à la sortie de la prison ». 

Ce lieu joue chez le délinquant « un rôle très grave « , et , le temps d’un séjour en cellule,elle formante la personne en « véritable 

délinquant récidiviste avec un coeur dur » à sa sortie , renchérit ce conseiller juridique. 

O.O.Herim , un ancien détenu de la prison d’Aleg , décrit le milieu infernal de la prison d’Aleg .L’insalibrité, promiscité , drogue,bagarres quotidiennes  entre les détenus, brutalité des gardes.Grâcié en 2005 après avoir purgé cinq ans sur une condamnation de sept ans, cet homme nous a laissé entendre qu’il est retourné en prison cette fois-ci à Nouadhibou en quatre reprises pour vente et consommation de la dogue et de chanvre indien. 

Le fait d’endurcir le délinquant a come effet d’en faire presque un régulier de l’univers carcéral. 

La presse indépendante relaie souvent les condamnations à des peines fermes de récidivistes de fraîchement de prison à la faveur d’une grâce ou à la fin d’une peine .D’ailleurs, de nombreux délinquants notoires( criminels, bandits, voleurs , violeurs ) de notre pays sont des habitués de notre milieu carcéral.Récemment, au parquet du tribunal de Nouakchott la bande à Boibecar et Haiba était constituée de quelques accusés qui avaient bien connu la prison.Avant eux ,il y a eu un groupe de malfrats récidivistes. 

M.O.A,35 ans , a été condamné cette année pour la éniemme fois et d’ailleurs plusieurs autres cas existent. 

La première cause  à ses limites du rôle de la prison , c’est les moyens mis à la disposition , estime l’un des juges d’instruction .Ce qui fait que »l’emprisonnement cellulaire est impossible avec cent détenus pour quelques six à huit cellules ».Ensuite , ajoute -t-il , il y a le cas du personnel pénitentiaire qui se dit mal payé et qui vit dans une insécurité totale. 

« On ne peut pas prétendre améliorer les conditions de détention et de penser à une réinsertion pour les délinquants sans améliorer le traitement des gardes pénitentiaires », poursuit ce juge. 

Il préconise une revue à la hausse des salaires des agents de l’administration pénitentiaire pour « une meilleure gestion et un bon fonctionnement des prisons ». 

                                                                                                                                  ..       

  

  




NOUADHIBOU:

1122008

 

 SOUTIEN AU HCE :CONVICTION OU HURLEMENT AVEC LES LOUPS? 

17! C’est depuis le 07 août 2008 le nombre ‘d’initiatives de soutien au Haut Conseil D’Etat , à sa tête le génèral Mohamed  Ould Abdel Aziz’. 

Ces initiatives se sont accelérées .Car les premieres semaines du ‘mouvement rectificatif’ n’ont pas suscité d’enthousiasme particulier chez les populations en prise avec un quotidien de plus en plus difficile. 

Il a fallu attendre les  mois d’octobre et novembre pour voir des initiatives éclore ça et là.Comme si les cadres , notables , societé civile , oulémas …attendaient pour y voir plus clair.Pour voir qui de Sidi Ou de Aziz l’emporterait.Maintenant qu’il est presque sûr que le génèral a pris le dessus sur le marabout , les loups sortent du bois.Cela est surtout vrai de la part d’hommes politiques d’envergure ( régionale du moins ) , d’hommes d’affaires et de quelques cadres de moindre importance joindre leur voix à celle des autres pour ‘soutenir le mouvement rectificatif , à sa tête le génèral Mohamed Ould Abdel Aziz et ses réalisations gigantesques en un temps record’. 

Les premiers soutiens affirmés du génèral furent ici de jeunes cadres sans expérience politique , en tout pas trop marqués , et sans grands moyens.Puis ce fut au tour de la societé civile ( ONG , associations , coopératives féminines …) de saluer ce changement.Ces soutiens organisérent des marches , des meetings  , des conférences et campagnes de sensibilisation.Car les premiéres mesures prises par le nouveau pouvoir allaient en leur faveur : visites dans les quartiers pauvres , dimunition des prix , opération ramadan.Ce soutien dû aussi au désir d’émerger de ces gens , de se mettre en valeur.Dans leurs slogans revenait sans cesse ‘ renouvellement de la classe politique , rupture avec les méthodes du passé’. Un cadre actif dans les ‘moubadara ‘ affirme :’ On ne peut avoir étè et être.Ils ( les anciens ) ont applaudi Ould Taya , le 08 août ( Hanena) ,Ely, Sidi.Ils devraient se gener d’applaudir de nouveau.’ C’est en fait une querelle des anciens et des modernes. 

Un ex-barron du PRDS pense , lui , que ‘ceux qui s’agitent depuis le 06 août n’ont aucune assise.Nous leur montrerons que nous sommes incontournables.’ 

Incontournables ? C’est dans ce cadre que certains ont voulu replacer le’ meeting -monstre’ organisé ce jeudi 20 novembre .En terme de participants , c’est en effet le plus grand.Grand d’autant plus qu’il a vu la présence de nombreux parlementaires venus de Nouakchott dont Me Ould Maham , député et président de la haute cour de justice , du sénateur d’Akjoujt Cheikh Ould Mohamed Zenagui , du maire d’Akjoujt Sidi Ould El Mane… De nombreux élus de Nouadhibou , directeurs et chefs de service , hommes d’affaires ont assisté au meeting.C’est la seule différence avec les autres meetings : Raisons du changement , réalisations du HCE , refus de l’isolement de
la Mauritanie , anathèmes sur le régime déchu … 

Un cadre favorable au renouvellement de la classe politique a affirmé que le général ‘ nest pas dupe de ce soutien de derniére minute’ Un autre ajoute ‘ Ils sont cuits. Les BR (renseignements) les ont fichés comme pro- Khattou ou Sidi. C’en est fini d’eux.’ 

Les initiateurs affirment eux que ce meeting n’est pas choisi au hasard : La date du 20 Novembre coincide avec la fin de l’ultimatum européen.’ Nous avons voulu montrer par là notre refus de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays.Ce meeting est destiné à la communauté internationale.’ 

On le voit , c’est  une vraie bataille de positionnement qui se livre à Nouadhibou , à grands renforts de médiatisation ( TVM). Un ‘ancien’ mécontent nous dit :’Même les images sont manipulées. Nos interventions sont omises exprès. On ne peut pas accepter ça.’ 

Curieusement les organisateurs n’ont pas voulu se mettre en avant :Ils n’ont pas intervenu et rares étaient ceux parmi eux qui sont sortis à l’écran en gros plan.’ Nous ne souhaitons pas nous mettre en avant Bien que ce soient nous qui sommes à l’origine de cette grande initiative’ nous confie un homme d’affaires. 

Soit. Cela n’a pas empêché qu’une liste ne soit remise au député Ould Maham , liste comprenant noms , fonctions et adresses des organisateurs. Qui y figure ? Secret défense. 

Ils ne sont pas les seuls à se prêter à ce jeu : Tous les organisateurs d’initiatives joingnent à leur cassette une liste oû figurent en place , vous vous en doutez , les noms et fonctions des proches .Au cas oû… 

Mais un observateur résume bien cette situation ubuesque : Les postes sont déjà pris.Il ne reste que des miettes. Soit on en veut par là. 

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBOU 

 

Source :
La Tribune n°425







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