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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

30122008

  

  TVM, Boïdiel Ould Houmeide et le débat politique 

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt  la première  émission du  club  de la démocratie. C’était à l’occasion du déclenchement des journées de concertation.  Les acteurs de cette émission étaient respectivement, Boïdiel Ould Houmeide président en exercice de FNDD, Sadavi  l’un des leaders  de RFD, Eboubekrine  Ould Ahmed  professeur d’éduction islamique et  ancien ministre, et Brahim  Ould Abdellahi journaliste écrivain.    Il s’agit bel et bien d’une deuxième ouverture au débat  des médias publics après le coup du 6 août. La première a fini par l’emprisonnement d’Islemou Ould Abdell Kader et son relâchement provisoire  sous  caution.  Cette émission concrétise, incontestablement,  un revirement  de la position  de
la TVM vis-à-vis de la situation politique. Ceci  est une avancée  que nous ne devons pas négliger. Il était  question de deux optiques différentes : une défendant le consensus et la deuxième est diamétralement opposée  au mécanisme de l’actuelle concertation.  Il y avait, bien sûr, une troisième voie  intermédiaire  incarnée par Ould Ahmed.  

Si l’on en croit les arguments de Boidiel, la seule sortie de crise  se manifeste à travers un retour à  la légalité. De quelle légalité fait-il allusion ?  Il s’agit du retour de Sidi, ‘temporaire’, semble-t-il, pour réorganiser les élections.  Ainsi,  le referendum sur la personne de Sidi n’est pas aussi exclu, selon le point de vue personnel du président du FNDD   . C’est là où le bât  blesse.  Des parlementaires majoritairement positionnés   et des partis de l’ancienne opposions  sont, catégoriquement, contre  cet ordre. Ainsi, face à l’épineuse  question :   faut-il changer la constitution, des constitutionalistes  rejettent à leur tour  toute modification  de cette dernière. Le  soubassement de leur analyse se matérialise  à travers   l’idée selon laquelle la constitution actuelle  est en  parfaite harmonie avec la mentalité pyramidale des mauritaniens. Car, le recours  aux régimes parlementaires risque de  coûter cher au pays. Dans cette perspective, la composition du paysage politique de la troisième République  est caractérisée, malheureusement, par le nomadisme.     

Le représentant du RFD confirmait, par ailleurs,   que  «  le fait d’élire un président ne signifie pas qu’il soit  irréversible ».   « L’élection du président déchu  était  influencée dés le départ.  Cette fois-ci, la classe politique peut rectifier  les erreurs  passées de la transition du 3 août 2005 en s’appuyant sur des bases démocratiques solides », a-t-il  déclaré,   tout en  précisant   entre autres que « Sidi Ould Cheikh Abbelahi est  une émanation de la volonté  des militaires ». A cela rétorquait  Boïdiel,  en  évoquant que «  les élections présidentielles  ont été reconnues par l’ensemble de la classe politique, ainsi que les observateurs nationaux et internationaux. Et que   le désaccord de Sidi   avec sa majorité parlementaire n’est pas une raison de le faire sauter. En effet, ces parlementaires ont   combiné   avec les militaires. Ce qui  prouve   que le coup d’Etat du 6 aout 2008  est un coup manigancé  par les civils contre les civils. L’exemple américain est éloquent, à un moment donné, la cote  de la popularité de Bush fils  était de 15%.  Pourtant,  l’armée des Etats unis d’Amérique n’a  pas   destitué   le président sortant ». En outre, poursuivait-il, «  l’argument selon lequel   Sidi n’était  pas connu du public mauritanien ça  ne tient pas ».  Il a argué,  dans cette veine,  « qu’Obama l’américain n’était pas aussi connu. C’est le contexte qui a permis son  élection. Les américains étaient catégoriquement contre la gestion et la vision de va- t-en guerre de   G W Bush. Toutefois, ils ont attendu les élections pour exprimer leurs choix.  ».  Cependant,  la voix apaisante du débat  n’était que celle d’ Ould Ahmed  qui a souhaité que le FNDD contribue à la résolution de cette crise.  « Nous n’avons pas rejeté la concertation, nous avons tout simplement refusé la forme et le fond des procédures qui ont mené à celles -ci. Les mécanismes de ces concertations favorisent  le régime en place. En outre, nous avons,  certes, été invités, mais  avec une mention précisant le nombre de participants par parti.   Pour y assister, nous devrions être impliqués dans le processus dés le début », a répliqué Boidiel en guise de réponse. 

En plus, faut-il rappeler que   des désaccords entre la classe politique  se matérialisent toujours  au niveau de la représentativité.  A cet égard, la position   d’Ahmed Ould Daddah du RFD,  qui a  participé  aux actuelles  réunions du palais du congrès  tout en exigeant   l’organisation en marge de ces journées  d’un forum  politique pour aboutir à une solution radicale, signifie que le jeu politique n’est pas encore  commencé.   Quant au FNDD qui  refusait   d’y assister,  il  considère ces dernières   comme des faits accomplis dont  les résultats sont déjà connus. De cette logique divisionniste, qui  a été  guidée par l’approche des élections passées,  nous pouvons déduire   que l’incertitude  caractérisera    la caractériologie du paysage politique prochaine. Une telle caractérologie   risque à mon avis d’être  influencée par la donne de la position  des pays occidentaux. 

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°429 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

28122008

Investissement en Mauritanie  /découragement ou encouragement ?

 

 En analysant le discours  économique des dirigeants  mauritaniens au pouvoir, nous décelons qu’ils visent le ‘drainage’ de nouveaux investissements étrangers directs. Comment ?

« Vous savez sans doute que le monde connaît aujourd’hui une crise financière dont les répercussions commencent à se répercuter négativement sur les économies des pays. Il est prévu que cette crise entraîne une récession de l’économie mondiale. En dépit de ces conditions, le gouvernement s’attellera à stabiliser le taux de croissance comme il veillera à assurer une gestion optimale de l’ensemble de nos ressources naturelles et à en contrôler l’exploitation de façon rigoureuse. Les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat des citoyens et limiter l’inflation. En outre, il ne sera ménagé aucun effort pour attirer les investisseurs étrangers et leur offrir des opportunités d’investissement identiques à celles dont bénéficient les promoteurs nationaux ». Voilà en résumé la vision économique  du chef de HCE, le général Ould Abdel Aziz. En termes de politique de promotion d’investissement externe, des actions semblent être guidées par la recherche des opérateurs dans le secteur touristique, qui a été et qui est toujours affecté par les actes terroristes. A souligner  que l’actuel  ministre du commerce et de l’artisanat a déjà signé des conventions avec  des opérateurs  français. Ces conventions permettront si l’on en  croit les propos des autorités  du commerce une redynamisation du secteur touristique. Ce dernier  traverse depuis deux ans des saisons moroses. 

Ainsi, le nouveau code du commerce a permis la mise en place des mécanismes qui incitent les investisseurs étrangers à injecter leurs flux financiers en Mauritanie. Certes,  Doing Business organisme au service de la World Bank  a précisé que  la nouvelle réforme  du code d’investissement mauritanien  représente des signes incitatifs pour stimuler les ‘placements’ directs étrangers en Mauritanie. Toutefois, des dysfonctionnements se manifestent  « au niveau de la protection des investisseurs, qui n’ont  pas toutes les garanties de transparence qu’il faut devant la justice, en cas de litige. L’indice de protection mis en place par Doing Business le classe parmi les plus mauvais élèves de l’Afrique subsaharienne, avec un coefficient de 3,7 sur 10! » (Tribune N°417).

De tout évidence, des spécialistes en commerce extérieur expliquent, dans cette perspective, que « 
la Mauritanie doit œuvrer pour attirer les investisseurs  des autres pays du Maghreb tout en liant des relations solides avec  la CDEAO, quitte  à la réintégrer  ou à avoir un statut particulier. L’Union européenne doit, dans cette veine, faciliter la tâche aux mauritaniens. C’est par les industries de transformation des entreprises maghrébines que les enjeux économiques devront être mis  en avant dans ce pays. Si  les entreprises maghrébines  procèdent  à des implantations   par le biais de la  transformation de leurs produits de  l’ordre de 1 % voire 5 % en Mauritanie, les revenus des mauritaniens peuvent nettement augmenter. Ces produits transformés  devront être destinés à l’exportation vers les pays de la  CDEAO ».

Cependant, les accords de Cotonou qui exigent la conditionnalité démocratique peuvent, en cas de l’application de l’article 96,  entraver l’exploitation économique de la position géostratégique de
la Mauritanie.  L’Union européenne et les Etats- unis d’Amérique qui se veulent être toujours   garants de l’application d’un modèle    démocratique au sens occidental en Afrique menacent d’user de leurs pouvoirs  afin que les avantages commerciaux accordés auparavant en Mauritanie soient supprimés.  Les Etats –unis d’Amérique  ont déjà supprimé certains  avantages qui  sont, toutefois, plutôt symboliques que significatifs. Car la Mauritanie n’était jamais  considéré,  comme d’ailleurs le reste de l’Afrique,  une zone d’importance économique.   La France de Sarkozy peut, après avoir terminé le mandat de la présidence de l’Union européenne, jouer  un rôle essentiel pour résoudre l’actuelle crise politique en Mauritanie. Sinon, la communauté internationale risque,  sous l’influence conjuguée du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine  et le pays d’oncle Sam, prévoir des sanctions à l’encontre du pays.

En toute circonstance,   le coût des A.P.E. est évalué à 8.32 Milliards d’ouguiya par an en termes de  pertes fiscales. Et  vraisemblablement il y aura « un glissement de la demande des produits importés taxés vers les produits importés non taxés qui entraînera une perte fiscale supplémentaire.  Mais les conséquences positives  espérées sont une baisse des prix intérieurs (si bonne répercussion par les circuits de distribution), une baisse de l’indice général des prix (sous réserve de la part des produits importés dans le panier de la ménagère). Un  effet négatif certain des A.P.E. reste toutefois à souligner   à travers  une baisse du PIB au prix du marché. Et autre conséquence, vraisemblable,  est celle de : la baisse du PIB due  au remplacement de produits locaux par des produits importés, donc une baisse du revenu par tête   (NDLR)».

En outre, les capitaux étrangers  s’orientent après la crise financière mondiale vers des lieux inconnus. Ce qui s’interprète par   une crise de confiance affectant la finance et les marchés des capitaux. A cet égard, les superpuissances économiques   baissent leurs taux d’intérêts pour relancer  leurs économies,   alors que les pays les moins avancés continuent de maintenir des taux excessifs. Le taux directeur de la réserve fédérale américaine  varie entre 0 et 0,  25. Celui de la grande Bretagne est en dessous  de 2%. Le taux directeur  du   japon  est aussi  proche de ce taux.  Quant au taux directeur de la banque centrale  de l’Union européenne, il   avoisine les 2%. En Mauritanie ce taux est de  14%. Et les banques commerciales locales  gagnent  des  marges allant jusqu’à 10 %. C’est-à-dire un taux d’intérêt  sur le marché estimé à 24%. Ironie du sort  ou découragement de l’investissement interne ?   

m_barrada@yahoo.fr

 Source : La Tribune n°428

 




Etats Généraux de la Démocratie: C’est parti pour dix jours!

28122008

Le raïs a promis de respecter les décisions du forum sur les Etats Généraux de la Démocratie boycotté par le FNDD. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a convié «tous les Mauritaniens sans distinction aucune» à prendre part à ces «états généraux».

C’est vers 11 heures 45 minutes que le président du HCE est arrivé au palais des congrès entouré de sa garde rapprochée dans une salle des conférences qui a refoulé du monde. Après avoir salué l’hymne national, la cérémonie d’ouverture a démarré avec la lecture d’un verset de Coran, ensuite puis le président de la République, président du Haut Conseil d’Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz a pris la parole.

S’adressant à l’assistance, l’homme fort du HCE a dit qu’il respectera toutes les conclusions du forum estimant que seul l’intérêt de la Mauritanie compte.

Ces concertations, prévues jusqu’au 5 janvier, doivent permettre de débattre notamment d’une date pour une prochaine élection présidentielle, procéder à d’éventuels amendements constitutionnels et définir le rôle de l’armée dans les institutions républicaines. Sept ateliers ont été prévus portant sur l’organisation du pouvoir politique, les institutions politiques, l’organisation d’élections et leur supervision, leur contrôle et leur planning, le rôle de la société civile et de la presse et le rôle des élus.

Plus d’un millier de personnalités—des représentants de la classe politique, de la société civile, des notables locaux et des hommes religieux mauritaniens—participent à cette concertation ouverte en présence de diplomates étrangers, dont ceux de France, d’Allemagne et d’Espagne, et des délégations et ambassadeurs de quelque 67 pays du monde.

Rappelons que Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le président démocratiquement élu en mars 2007 et renversé par les putschistes le 6 août dernier, a également refusé de participer à cette concertation. Au cours d’un débat à la télévision publique vendredi soir, le président du FNDD, Boijel Ould Houmeid, a toutefois affirmé que cette coalition était «bien favorable au dialogue». «Les autorités ne nous ont pas invités à discuter des états généraux de la démocratie. Ils nous ont convoqués à une rencontre sur laquelle nous ne savons rien», a-t-il estimé.

Après le retrait du président du HCE, les participants se sont retrouvés pour une prise de contact avec la Commission nationale de supervision présidée par Mohamed Abdellahi Ould Cheikh. Les travaux de la journée ont été consacrés à la méthodologie des travaux, le calendrier et la distribution des badges et des documents. Dimanche 28 décembre les différents ateliers thématiques démarrent de 9 heures à 13 heures et de 15 heures à 18 heures 30 jusqu’à samedi 3 janvier date programmée pour la restitution des travaux d’ateliers.

Dimanche 4 janvier, les différents rapports seront validés en plénière. Le lundi 5 janvier, lecture du rapport général avant la clôture prévu à 11 heures. Caque atelier thématique est doté d’un président, d’un vice-président, d’un modérateur, d’un expert et d’un rapporteur. Pour l’encadrement de la Commission Nationale de Supervision Il y a trois modérateurs et deux rapporteurs.

Moussa Diop
Info source : Le Quotidien de Nouakchott




La libération de Sidi tuera-t-elle sa liberté ?

28122008

La libération de Sidi tuera-t-elle sa liberté ? 

  

La période de séquestration aura duré quatre mois et demi pour le président renversé Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Il a été libéré dimanche par la junte militaire qui l’avait renversé le 06 août 2008. Placé d’abord dans une villa du palais de congrès à Nouakchott, Ould Cheikh Abdallahi avait été libéré il y a plusieurs semaines mais assigné à résidence dans son village natal, Lemden, situé à 250 km au sud de la capitale Nouakchott. 

Sa mise en liberté inconditionnelle du dimanche 21 décembre intervient à moins d’une semaine des non mois controversés états généraux de la démocratie. Elle est certes l’expression d’une promesse faite par la junte à la communauté internationale de libérer le président déchu avant le 24 décembre. Faut-il y voir pour autant une volonté du  Haut Conseil d’Etat militaire, dirigeant Mauritanie avec la bénédiction d’intellectuels intéressés et de parlementaires rompus aux techniques de la ruse politicienne, de lâcher du lest ? Rien n’est assez sûr.  Objet de pressions internationales et internes faisant du retour à la légalité une condition non négociable, sous peine de sanctions, le général Ould Abdel Aziz et ses partisans chercheraient sans doute à apaiser une situation encore confuse à quelques jours des états généraux de la démocratie. Et pour la réussite desquels une campagne soutenue est organisée en amont. Et dans la foulée, il s’est trouvé comme par enchantement des voix réclamant jugement du président déchu ou protestant contre la levée de son assignation à résidence surveillée. Si ceci n’est pas un subterfuge destinée encore une fois à discréditer celui qui avait été élu à la satisfaction du monde dans une transparence inédite en Mauritanie, force est de constater que la volonté de le mettre hors du jeu, lui et ses soutiens, est là. Son Premier ministre est encore en prison sous un chef d’accusation tout autre que politique selon la volonté de ses détracteurs. Sidi Ould Cheikh Abdallahi, aussitôt déposé à Nouakchott à bord de véhicules militaires où se trouvaient deux membres du Haut Conseil d’Etat, est retourné dans son village natal. Histoire d’y préparer sereinement son retour à Nouakchott. Avait confié un de ses proches à l’Agence France Presse.  A en croire certains sites d’information comme www.taqdoumy.com , les autorités ont confisqué les passeports du président déchu et de membres de sa famille. Ces mêmes sources avaient fait état de son  invitation par les Etats-Unis à assister le 20 janvier à l’investiture de Barack Obama. Si cette dernière information était vérifiée, la junte aurait donc toutes les raisons d’empêcher cet homme devenu le symbole de la légalité constitutionnelle aux yeux du reste du monde et d’une partie de la classe politique affiliée au FNDD, de se rendre là où il pourra s’exprimer plus librement et se faire encore des relations susceptibles de faire échouer comme il semble décidé à le faire le putsch et ses effets. 

Les Etats-Unis seraient pour Ould Cheikh Abdallahi un espace idéal. Ce pays vient de d’éliminer les avantages commerciaux de
la Mauritanie dans le cadre de l’AGOA. Consentis en juillet 2008 suite à l’évolution politique du pays marquée, entre 2006 et 2007, par des élections transparentes et  un ordre constitutionnel notés par les observateurs, ces avantages représentaient près d’1 millions de dollars.  En plus George W. Bush dont l’exercice prend effectivement fin le 20 janvier a annoncé vendredi sa décision de retirer à
la Mauritanie les avantages dans le cadre des dispositions du Système généralisé de préférences (GSP). Grâce à ces dispositions certains produits de
la Mauritanie devaient être dispensée de taxes douanières à l’entrée aux Etats-Unis. Cette décision américaine peut paraître insignifiante sachant que
la Mauritanie n’exporte pas grand-chose vers les Etats-Unis, exceptés ses émigrants. Ceux-ci, des cadres pour la plupart, s’en vont au pays de l’Oncle Sam pour y trouver une vie meilleure que celle d’un fonctionnaire condamné à la clochardisation et à un salaire trop faible au point de ne pouvoir supporter le prix d’un sac de riz ! 

Côté local, il y a quelques jours, une liste de personnalités communautaires et régionales avait été publiée puis annulée. Celles-ci étaient censées participer aux Etats Généraux de la démocratie. C’est sans doute la flagrance de la dose excessive de la donne hégémonique qui a dissuadé les autorités militaires à entériner une telle liste. Si, en effet, la concertation sur la démocratie devait être parrainée par les représentants de l’expression de la féodalité, c’en est fait des valeurs d’égalité et de justice dans ce pays. Il revient donc à ceux qui auront en charge la conduite de ces fameuses concertations d’éviter l’insistance sur une lecture anthropologique de

la Mauritanie. Pareille lecture, au lieu d’aller à l’essentiel, ramène à la surannée question de ‘spécificité’.

Le Front de défense de la démocratie exclut toute participation aux états généraux et continue à réclamer plus de pression sur la junte.  Prévues pour le 27 décembre, ces concertations ont de fortes chances de se dérouler en faveur des généraux soutenus par une écrasante majorité de parlementaires mauritaniens. Et la politique du boycott risque de s’avérer nuisible pour leurs adversaires qui comptent encore sur la communauté internationale. Les acteurs du front ont-ils conscience de ce risque ?  Et puis, que peut bien faire Sidi de sa libération ? Cette libération a été « saluée » par beaucoup de partenaires du pays :
la Francophonie, Ban Ki-Moon, l’UE, etc.  C’est signe que tout ce monde est sur le point de se ranger du côté de auteurs du putsch du 06 août. D’ailleurs, l’Espagne serait favorable aux Etats généraux. Tout comme

la France. Alors, la libération tuera finalement la liberté !

Kissima

Source : La Tribune n°428 




Les Echos de ‘La Tribune’ par Mohamed Fouad Barrada: Spécificité islamo-mauritanienne!

24122008

Les Echos de ‘La Tribune’ par Mohamed Fouad Barrada: Spécificité islamo-mauritanienne!

 

« Nous avons tout pour être unis. A nous de chercher un dénominateur commun… ».

Je me rappelle d’une dispute. C’était chez ma grande cousine à la suite d’une histoire touchant sa vie privée familiale. Je lisais tranquillement mon journal. Elle a éteint l’électricité sans me prévenir. Du coup, je me suis acharné contre elle. Sa réaction était agressive. La conséquence était évidente : un rabaissement au rang de ‘tricoteur des chaussettes d’esprit’.

Après trois jours, j’étais obligé de piétiner mon arrogance qui était d’ailleurs mal placée et je lui ai rendu visite. Disons que j’étais guidé par la spécificité islamique. Elle n’a pas compris mon point de vue.

D’ailleurs, elle refuse toujours de me saluer. Peu importe. Il faut avoir la conscience tranquille et cela selon une référence fondée. Tout cela pour dire qu’il faut que la classe politique cesse de fermer la porte à toute forme de réconciliation. Les populations ont besoin d’être rassurés. Les politiques doivent avoir en perspective l’esprit de tolérance, de bienfaisance, de…..

En effet, dans ce mois béni de ‘Di Hdja’, il y a des journées de pardon, telle que la fête d’Alaïd Al Kabir. Ces journées sont des occasions pour apaiser les incompréhensions entres les musulmans. N’est-il pas dit, en ce sens, que toute rupture entre les musulmans est formellement interdite.

 

Ainsi, celui qui ne visite pas un musulman après trois jours de dispute, risque en cas de sa mort de faire l’objet d’une souffrance infernale. N’est-il pas aussi dit que le musulman doit aimer pour soi même ce qu’il aime pour l’autre. Et si nos politiques exploitent ces fondements ?

A cet égard, face à la situation politique dans laquelle se trouve le pays, il est indispensable de s’abreuver d’une base morale, d’une conscience collective afin de trouver une solution pacifique pour cette crise qui à mon avis a trop duré.Quel est le facteur unificateur de la Mauritanie ?

 

L’islam. Et l’islam doit être interprété selon une lecture sereine loin de l’instrumentalisation radicale voire agressive qui pousse à la division. Il s’agit de l’islam tel qu’il est. Sans rentrer dans les détails, plusieurs concepts religieux sont utilisés pour diviser et non pour unifier. Ils sont, parfois, mal interprétés.

Certes, à titre d’illustration, le salafisme est un concept orignal, car il signifie l’alignement au comportement du prophète Mohamed ‘Salalah Alyhi Wessalem’(PSL), néanmoins, ce concept est vidé de son sens. Il est politisé et instrumentalisé à fond. Des groupes islamistes ont ‘extrapolé’ ce concept pour semer la terreur chez les musulmans eux mêmes. Ainsi, l’épithète salafiste provoque des frissons chez les musulmans et le non musulman.

Cependant, le prophète était contre toute violence. Il était simple et il aimait la simplicité malgré sa supériorité divine. Et il prônait la justice sociale tout en provoquant une révolution culturelle permettant de défendre les plus faibles. A l’ère de l’émergence de l’islam, les autres civilisations piétinaient les plus faibles.

 

Du nord au sud, de l’Est à l’ouest, l’injustice était monnaie courante.Cela explique d’ailleurs la reconversion massive sans guerre ou avec guerre de non musulmans à l’islam. C’étaient des guerres justes et justifiées pour défendre les plus faibles et de les arracher de l’optique de la jungle. Ce n’est plus la même époque, ni le même contexte.

Le débat actuel se pose en termes simples et clairs : Pourquoi il y a eu tant de dégâts dans les terres de l’islam ? Et pourtant cette civilisation persiste sans être pour le moment constructive, je vous laisse lever le débat en tant que politique mauritanien musulman tout en ayant comme ligne de mire le fait que nous sommes dominés par le matérialisme sauvage. Imaginons l’impact de cela sur les générations futures.

 

En somme, depuis 20 ans, en Mauritanie, nous vivons dans des divisions qui ne nous ont menés à rien. Pourtant, nous avons tout pour être unis. A nous de chercher un dénominateur commun.

m_barrada@yahoo.fr
La Tribune
n°427




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

24122008

Ce qui, entre autres choses, est gênant dans notre pays, c’est qu’on n’avance pas. Sur tous les plans. On est toujours en face des mêmes questions, des mêmes problèmes. Il suffit pour vous de lire un discours du premier président du pays, Moktar Ould Daddah. Celui de 1957 ou de 1958. C’est toujours les mêmes problématiques.

En fait on est comme un campement qui trouve sur son chemin une haute dune. Au lieu de ‘l’attaquer’, il la contourne et la laisse tel qu’elle est. C’est en fait ce qui nous donne l’impression de tourner en rond. Impression accentuée par notre perception «naturelle» du temps dont nous avons une vision circulaire.

Je ne veux pas parler de tout, mais juste de la communication.

Un correspondant du New York Times – et pas n’importe lequel – a récemment séjourné dans notre pays. Il venait sur les frais de son journal couvrir et comprendre l’actualité en Mauritanie. Il donnait ainsi l’occasion aux nouvelles autorités de faire entendre leur voix dans un pays où elles sont très contestées. Deux axes d’intérêt pour lui : le terrorisme et la situation politique.

Dans son pays, on a pensé que l’attaque de Tourine était un montage. Quand il est venu ici, il a compris que c’en n’était pas et il a bien voulu enquêter là-dessus. Il a rencontré le chef d’Etat Major qui a été très coopératif selon lui. Il a même été impressionné par le calme et la compétence du Général Ghazwani. Tout comme a été positif l’effet de sa rencontre avec le secrétaire général du HCE et avec le ministre des affaires étrangères (naturellement). Il a même voyagé avec le président du HCE à Tintane et Kiffa. Avant de se retrouver entre les mains de la gendarmerie d’Aleg. Il revenait de Lemden où il était parti s’entretenir avec le président déchu. Deux heures d’interrogatoires. Puis ce fut autour de la police de Boutilimitt de lui faire subir les mêmes déconvenues.

«Good learning experience», comme il disait pour positiver après ses rencontres avec les responsables à Nouakchott. Il va à Zouératt après avoir eu l’autorisation d’aller à Tourine sur les lieux de l’attaque. Tout se passe bien jusqu’au moment prévu pour le départ. Le commandant de la région lui signifie qu’il n’est plus question d’envoyer une escorte avec lui. S’il veut, il peut y aller seul, à ses risques et périls. Ce qu’il ne fera pas.

De retour à Nouakchott, il veut combler par une rencontre avec l’un des prisonniers salafistes. Le secrétaire général du ministère de la justice lui promet de faire le nécessaire jeudi dernier à 10 heures. Il arrive à 10 heures devant le bureau du secrétaire général. Il restera jusqu’à 13 heures avant de se faire signifier par le secrétariat qu’il ne sera pas reçu. Déconvenue.

Reste pour lui la promesse faite qu’il rencontrera le Général Ould Abdel Aziz, président du HCE. Les officiels qui s’en occupent ne font rien apparemment.

Il me dira en partant : «c’est dommage pour un establishment comme celui-là de rater de telles occasions ; ils ont bien besoin de se faire entendre ailleurs ; je leur offre l’opportunité mais ils refusent et sans y mettre les manières».

Quand j’y pense, je sais que c’est le système de communication qui fait défaillance. Bientôt cinquante ans que nous sommes habitués à refuser de parler, à éviter de dire la vérité sur nous, à jouer la transparence.

Si cela arrive alors que le ministre de la communication est un jeune issu d’un milieu plutôt libéral et plutôt militant, à un moment où le régime en place est en quête de reconnaissance, à un moment où le chef de l’Appareil lui-même parle crûment et à toutes occasions, au moment où l’on reconnaît que les grandes fautes du passé sont justement liées à l’absence de communication, si cela arrive, c’est qu’il n’y a rien à faire.

On est malade de nous-mêmes. C’est par nous-mêmes que nous guérirons. Mais pas avant d’avoir diagnostiquer le mal qui est en nous. Parlons franchement de nous, de nos insuffisances, de nos faiblesses, de nos misères…

Nous avons toujours refusé le dialogue. En 1960 déjà, la recherche effrénée du consensus avait occulté toute expression de pluralisme politique. Au nom du renforcement du front intérieur, le jeune pouvoir a justifié la fin du multipartisme.

Depuis 1978, le pouvoir est aux mains de régimes militaires plus autoritaristes les uns que les autres. Tantôt l’insécurité, tantôt l’immaturité du peuple, tout est invoqué pour justifier le refus de laisser s’exprimer la différence.

En août 2005, le projet des jeunes officiers, véritables auteurs du coup, est dévié. Manipulations, manœuvres politiques, résistances sociales… on aboutit au résultat qui a donné la situation dans laquelle nous nous trouvons présentement.

Comme pour tout le reste, le problème de communication est toujours le même. La nécessité de faire la rupture est toujours d’urgence.

Source : La Tribune n°428




Chronique Mansor

24122008

Sans aller, pas de retour. Prendre la route, ouvrir un livre, s’investir dans une relation, vivre, tout simplement, un événement extraordinaire – à ses propres yeux, du moins – et voilà, peut-être, l’éveil d’un autre regard, encore… Que deviendra-t-il ? Bardés que nous sommes, tous, de convictions, d’œillères et d’assurances, masqués de convenances dûment estampillées « made in quelque part », le cours des choses devrait éteindre, normalement, cette lueur, sinon en estomper suffisamment l’éclat pour nous épargner la moindre remise en cause. C’est donc, passées les prodigieuses années de la prime enfance, plutôt insensiblement, en touristes, que nous nous altérons. Mais cette insensibilité, qui nous évite bien des douleurs, entretient, également, notre inconscience, et nous voilà, vieillissant, incapables de cueillir le fruit de notre usure. Toutes ces différences, ces modulations, ces nuances, qui devaient nous apporter con-naissance – à chaque instant, potentielle renaissance – nous traversent sans nous émouvoir, à jamais inexploitées, hélas ; inexorablement délétères, ce faisant. Waterloo, Waterloo, morne plaine…  « L’œil mouillé d’un pleur involontaire », l’ennui nous emplit la gorge de sa fadeur infecte, et, geignant, nous allons vomir, sur quelque étrange ou étranger en chemin d’autre regard, la responsabilité de nos vains aplatissements. 

On croit échapper à ce non-destin, en s’octroyant, de la sorte, un quelconque pouvoir, variablement éphémère. Les luttes qu’on engendre, en conséquence, nous accablent d’autant plus qu’elles impliquent, tôt ou tard, des concrétions de richesse, lourdes et convoitées. Du coup, c’est tout l’environnement qui s’épaissit, couvrant d’ombres –  ténèbres sur ténèbres – d’abord les plus aisés, puis les plus secrets, chemins de retour sur soi. Combien d’amours sublimes se seront-ils, ainsi, pétrifiés dans leur mise en scène spectaculaire, bien avant d’avoir livré leur eau de Jouvence !  Entre soi et soi-même, comme entre l’Un et l’Autre, il y a, toujours désormais, un objet quelconque, une consommation, un péage, à investir ou à payer, sinon à détruire, puis un autre, et encore un autre, indéfiniment. Ce n’est pas tant la nature qui a horreur du vide, c’est notre ego, surchargé, qui craint le dénuement et le silence, qui ne sait plus goûter l’attente. Encombré d’hétéroclites intermédiaires et de clinquants artifices, l’espace-temps perd sa qualité transitionnelle. On s’y retrouve moins qu’on ne s’y éparpille, fragmenté par mille désirs, mille accaparements, mille assouvissements ; mille et une frustrations, en fin de compte ; certes, à plus ou moins brève échéance, mais irrémédiablement, toujours : l’objet réel de la quête, du mouvement, du regard, ne peut jamais être atteint, par ces chemins trop pleins. Mais, si nous avons tout à gagner, individuellement et collectivement, à alléger nos estomacs, s’agit-il, pour autant, de l’atteindre, cet « obscur objet du désir » ? 

Quinze années durant, Al Ghazali, le célèbre et très honoré juriste de l’université bagdadienne, Annizzamiyya, interrompit sa brillante carrière pour suivre, dit-on, un maître soufi, errant dans le monde, plus pauvre que Job – P.B.L. Son périple s’acheva, poursuit la rumeur, par une belle après-midi ensoleillée, en un champ d’ordures où, étonnamment, le rude ascète avait ordonné, au notable en guenilles, de nettoyer un espace pour la prière de ‘asr [1]. Dépourvu de tout balai, c’est à quatre pattes et à l’aide de sa barbe, sensiblement allongée, durant ces longues années de pérégrinations, qu’Al Ghazali entreprit de faire place nette et c’est en cette étrange posture, que le voile, soudain, se déchira. « Le Réel est sans méthode. Il n’a pas à être atteint, Il est déjà là [2] ». Sans avant, sans après, le cœur vide de ce qui n’est pas présent, tout entier dans l’acte en cours, sans plus aucun souci d’appropriation, pas même et surtout, de sa propre image, évanouie, il est Cela et ce « il » est ton propre recueillement, lorsque ton attention accomplit, enfin, ton intention, instantanément foudroyée. Re-cueilli, ineffable bonheur de l’orphelin inconsolable : tout concorde, désormais. A nouveau détaché de l’Arbre central – aussi fallait-il, en première instance, murir, mourir, dans les feuilles du Bien et du Mal, s’y situer, en toute sincère illusion – te voici de retour, formidablement présent, en ta plus complète absence. Il y a donc bien une vie après la mort, et le signe de cette certitude, c’est la joie, irrépressible, incompréhensible, immédiate, qui t’a inondé, peut-être déjà, t’inonde, ou t’inondera, une fois, au moins, au cours de cette existence. Joie sans objet, étonnement sans borne, « O toi, âme apaisée, retourne à ton Seigneur, satisfaite et agréée, rejoins Mes fidèles, entre en Mon Paradis [3] », t’en souviens-tu, gouttelette de pluie ? La vague n’est plus, l’Océan demeure… 

 



[1] Second office de l’après-midi, en islam, souvent considéré comme central des cinq rites journaliers.

[2] Ranjit Maharaj

[3] Saint Coran, 89 – 27, 28, 29 et 30.




FAITS DIVERS

24122008

                                              FAITS DIVERS 

                                     Par  Aboubecrine O.Sidi 

 

Contrôle routier  

Le permis en otage sera libéré dans les toilettes publiques 

Vendredi dernier à 13 H devant le dispensaire de Sebkha, un de nos vaillants Brigadiers de police confisque le permis de conduire d’un chauffeur de taxi de nationalité étrangère. C’était à la faveur de l’un de ces nombreux contrôles abusifs des veilles et lendemains de fête. Et le chauffeurs, croyant à l’esprit du pardon, suit le policier en le suppliant de lui remettre son précieux document. Ce dernier refuse catégoriquement et lui dit : « Tu ne l’auras qu’à condition que tu verses une somme de 500um ». 

Craignant de perdre son temps et ses clients, il se résout à tendre la somme au policier qui repoussa cet acte sous le regard indiscret de l’assistance. 

Quelques instants après, il entre dans les douches publiques qui font face et l’un des agents fait signe au chauffeur d’aller voir le chef dans les toilettes. 

Là où le chef empoche le billet vert et remet au pauvre chauffeur son permis. 

Comme quoi les toilettes publiques peuvent servir également d’isoloirs pour corrompus ! 

 Au marché de la capitale 

Le voleur à la tire tombe sur deux policiers 

S’il y a quelqu’un qui a manqué son coup presque réussi, c’est le grand  voleur à la tire et récidiviste M O. A. Profitant des bousculades lorsque les clients se pressaient pour faire leurs achats  avant la fermeture du grand marché. Il a chipé la pochette de la dame Mahjouba M. Sidina . 

C’est au moment où la bonne dame devait payer une somme de 45000um à une vendeuse de voiles que le quidam a profité de la mêlée pour passer à ce vilain acte. 

La pochette en main, il ne restait plus au voleur qu’à détaler, ce qu’il fit bien évidemment, pour disparaître dans la nature. 

Mais il avait tout calculé sauf le passage de deux  policiers sur des  motos. 

Ces derniers, qui avaient suivi de près la scène , se lancent alors à la poursuite de M.O.A qu’ils rattrapent, après seulement quelques secondes de course, pour le conduire au poste de police monté pour des cas pareils. 

Mahjouba M.Sidina a décidé de passer l’éponge sur cette affaire, se limitant à réclamer sa pochette. Quant à M .O.A, il a reconnu les faits. Son cas pourrait s’aggraver à cause de l’arme blanche que les policiers ont trouvée sur lui.   

                                

Après -midi noir à la plage   

Violée publiquement sous le contrôle d’une arme 

Astou  D. et Coumba S., deux jeunes filles sénégalaises nouvellement venues à Nouakchott et  résidant dans
la Moughataa d’el Mina étaient sorties le samedi passé à partir de 16H pour aller à la plage. Pour se promener et découvrir ce lieu de détente. 

Sur les lieux, un jeune garçon qui à l’air d’un « Djienk » (junker) les hèle.  Elles ne lui répondent  pas. Vexé, le jeune en culotte et chemise  se dirige vers elles un couteau à la main et leur demande de se déshabiller. Au même moment des gens à quelques mètres des lieux les observent.. 

Astou arrive à prendre la fuite tandis que Coumba, elle a été saisie par le malfrat qui la force et la met à poil.  Il  abuse d’elle en lui mettant le couteau sur sa gorge sous le regard apeuré de toute une foule impuissante. Et peut-être complice. Après son forfait le violeur emporte avec lui les habits de la fille. 

Cette dernière restée au bord de la mer à pleurer trouva consolation chez une femme venue avec son mari pour se promener. Le couple lui remet  un voile et la ramène avec lui dans sa voiture.                           

Ces délestages de malheur ! 

Deux individus arrêtés pour vol d’effets vestimentaires 

Après les coupures de courant intempestives ces temps –ci, les habitants d’Arafatt ne dorment que d’un seul œil. Et pour cause, les malfrats de tout acabit mettent à profit l’obscurité, pour s’introduire dans les maisons et commettre leurs forfaits. 

Au niveau des quartiers Basra, Koufa, Kebba Marbatt, entre autres, de nombreux cas de vols ont été signalés et certains de leurs auteurs mis au violon. 

Les derniers avaient jeté leur dévolu sur des effets vestimentaires. 

Il s’agit généralement de jeunes garçons ciblant souvent des bombonnes à gaz, les effets vestimentaires  qu’ils liquident à vil prix dans les marchés comme Tieb-Tieb, étalages devant
la BMCI, au marché polyclinique ou au point chaud. 

La semaine passée, ce sont deux garçons du quartier d’Araffat , qui ont été épinglés par leurs victimes , quelques jours après avoir commis un vol portant sur des effets vestimentaires. 

B.O.M et N.O.C sont deux grands voleurs qui se sont introduits récemment dans une maison louée par des jeunes étudiants pour faire main basse sur des effets vestimentaires comme des costumes, des jeans, des ensembles de basin riche, des casquettes et une somme de 70.000um que les  deux frères   venaient  de recevoir de la part de leur grand frère qui est commerçant en Gambie. Leur neveu  n’a pas été épargné par les malfrats qui lui ont pris des boubous, des chemises, du parfum et une casquette. 

Les mis en cause connaissaient bien le domicile des frères. 

Pour mode opératoire, ils ont retrouvé la clef que les frères ont l’habitude de garder loin des yeux indiscrets. 

Après s’être emparés de cette clef, les voleurs ont ouvert la porte de la chambre. Leur sale besogne accomplie, ils sont repartis comme ils étaient venus. Et c’est au cours de leurs recherches , qu’ils sont tombés sur B.O.M un jeune qui s’est investi dans le secteur du cambriolage depuis 1989 qui avait avec lui une casquette de couleur bleue qui ressemblait étrangement à celle de Harouna qui la reconnut sans difficulté. Prié s’expliquer sur sa provenance, B.O.M tergiversa et chargea son complice et ami N.O.C comme étant lui aurait vendu la casquette moyennant 600um. 

Conduits au commissariat. B.O.M et N.O.C se renvoient la balle à propos de la fameuse casquette, comme qu’ils sont en  différend à cause d’une fille qu’ils aiment. 

Finalement, c’est N.O.C qui passe à table et révèle d’autres vols qu’ils ont commis, notamment chez un ex-policier. 

Au domicile de ce dernier, ils ont déclaré être passés par la fenêtre, une fois dans la chambre, ils ont volé un poste radio, un valeureux téléphone portable, deux paires de chaussures, une vidéothèque, le tout fourgué à l’un de leurs receleurs au marché Tieb-Tieb. 

Ils seront présentés dans les prochains jours au parquet pour vol collectif commis la nuit. 

Selon une source policiers ces deux voleurs sont des récidivistes et leurs noms figurent dans les annales du palais de la justice. 

 

 Source : La Tribune n°428




Hodh Gharbi /actu

24122008

Hodh  Gharbi 

Saisie de 14 kilogrammes de Hashis  

Le trafic illicite n’est pas un phénomène nouveau en Mauritanie. Le pays, étant un trait d’union  entre l’Afrique noire et  le Maghreb Arabe, et aussi une porte vers l’Europe, se confronte  à des problèmes liés au trafic illicite. Les forces de sécurité mauritaniennes  ne cessent de découvrir de trafiquants de cocaïne et de hashis indien, depuis des années 90, mais  elles n’arrivent pas à démanteler les réseaux. 

L’arrivée des compagnies de bus reliant Nouakchott à Bamako, Niamey et Ouagadougou, a certainement soulagé  les voyageurs. Mais cette liaison  a aussi  généré plusieurs problèmes sécuritaires et surtout le trafic de stupéfiants. A plusieurs reprises les contrôleurs détectent des traces de stupéfiants. 

Cette semaine la police de kobéni  a saisi 14 kilogrammes de hashis  indien en deux reprises à l’espace de deux jours.    

Un apprenti  burkinabé d’un bus de SONEF Transport, Ghassoum Harouna  a été arrête par la police  avec 12 kilos de hashis. Ghassoum voulait contourner la frontière à Gogui mais il n’a pu surprendre la vigilance de la  police de Kobeni. Interrogé par  la justice d’Aioun, le malfaiteur a déclaré son innocence en disant que c’est un malien  répondant au nom de Abdou, résident à Bamako qui   lui a confié  le colis pour le remettre à Moulaye Sidibé résident  à Nouakchott .Et il a par ailleurs ajouté qu’on lui octroiera une somme de 50 000 ouguiyas s’il aura accompli la mission. Pour preuve Ghassoum  a exhibé un papier sur lequel  sont mentionnés le nom et le numéro du destinataire. Le procureur du  Tribunal d’Aioun  alerta la police de Nouakchott pour l’acheminer à Aioun .Dans 48 heures monsieur Sidibé fut entre les mains de la justice d’Aioun. Sidibé avoua, dès la première interrogation que l’expéditeur lui n’est pas inconnu mais  jamais il n y a eu  des opérations de ces genres  avec lui. Les deux suspects sont sous les verrous. 

Le lendemain  de l’arrestation  du burkinabé, un Sénégalais, Lobatt Dieng   fut arrêté par la police de Kobeni avec plus d’un kilogramme de hashis indien .Dieng prenait place dans un bus aussi .Le malfaiteur a laissé entendre qu’il est neveu de l’ancien président du Sénat Dieng Boubou farba. Lobat  Dieng  a rejoint Ghassoum et Sidibé en attendant leur procès. 

                                                        Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

  

  Lycée d’Aioun, les élèves témoignent le manque d’intérêt aux études  

 Le mardi dernier,  les 35 salles du lycée d’Aioun furent dessertes  entre 10 heures et midi. Le lycée fut un champ  de jet de pierres. Ce fut la manifestation des élèves pour soutenir le journaliste irakien,’’ lanceur de chaussures’’ au président Américain George w Bush lors de sa conférence de presse à Bagdad .Les élèves réclamèrent  la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste. 

Après le lycée, les manifestants  se présentèrent à la wilaya pour montrer leur mécontentement de l’arrestation du journaliste et brandirent leurs chaussures pour compatir avec l’acte du journaliste. Cependant on remarque une centaine fierté chez les manifestants, qui  pour eux, le journaliste a  montré  au monde entier, malgré sa sécurité il est vulnérable. 

Au vu des professeurs  ou de l’administration les élèves témoignent  le manque d’intérêt  qu’ils accordent aux  études. Il suffit d’un petit événement pareil pour que les élèves se retrouvent hors des classes et sèment  le désordre. Bizarre dans tout ça, les élèves n’ont jamais manifesté pour l’amélioration de leur condition  d’études. Quand est- ce que  les mauritaniens s’occuperont de leurs affaires ? Comme dit un proverbe tunisien il est bon  d’être les phares des autres, mais d’après avoir fut une lampe à la maison. 

                                       Adama Sy 

Hodh El Gharbi 

 Pénurie de Gasoil  

Le mardi dernier
la Wilaya du hodh El Gharbi  est marqué par une pénurie  du gasoil. Une seule  station à Aioun possédait du carburant et les stations  à Tintane, Doueyrara, kobéni n’avaient  aucune goutte   . Les voitures faisaient la file indienne  à la seule  station qui possédait le gasoil.  Une question adressée aux transporteurs sur la cause de cette pénurie, la réponse  est unanime : les pompistes refusent de s’approvisionner  en hydrocarbures parce qu’ils prévoient la diminution de ceux-ci dans les jours à venir. 

                Adama Sy Cp Hodh El Gharbi 

  




Nouadhibou/ ACTU

24122008

 

 Nouadhibou 

Etats généraux de la démocratie : l’Offensive de charme du HCE 

 

Le colonel Dia Adama Oumar, membre du haut conseil d’état et chef d’état-major particulier du chef de l’état a entamé une deuxième visite en moins de deux mois à Nouadhibou. 

La présente visite (18-20 décembre) a trait aux préparatifs des journées nationales de concertation prévues à compter du 27 décembre courant. 

Lors de réunions avec des représentants de partis politiques , syndicats , société civile, élus  , notables , le colonel a rappelé l’importance que revêtent ces journées .Elles devraient constituer ‘une feuille de route , une voie sûre qu’empruntera
la Mauritanie pour être définitivement sur les rails du développement et du progrès’. Le colonel dira qu’on en assez de ces éternels recommencements et bégaiements de l’histoire. 

Pour cela il a exhorté les participants à taire leurs antagonismes et clivages pour désigner leurs meilleurs représentants. Il invitera aussi à choisir librement car ses journée ‘scelleront le destin démocratique de notre pays’. 

Il a tout de même fait l’ébauche du participant : Cultivé, honnête, expérimenté et de bonne moralité. 

La région de Dakhlet Nouadhibou a, dira t-il, droit à 15 participants. Les 5 choisis par le wali seront conservés. Ces personnes bien que contestées seront conservées pour ‘préserver l’autorité de l’état. Les autochtones ont obtenu un bon quota avec 7 représentants.  Les 8 autres seront désignés par consensus.Mais les autochtones ont eu du mal à désigner leurs délégués.La méthode choisie semble être un délégué par tribu mais on a du mal à choisir. Les prétendants étant nombreux. A signaler ici que ni les femmes ni les négro africains n’étaient présents à la réunion. Ce que le colonel relèvera en proposant de désigner un peul, un soninké et un wolof. A quelqu’un qui répliquera ‘ et les hartanis’ , le colonel dira , avec humour ‘ ce sont des arabes. Ça suffit les divisions.’ 

A signaler aussi l’absence de
la TVM. Le colonel dira au reporter de Sahara Media : ‘pas d’images ni de son.’ 

Seuls le sénateur et le maire de Nouadhibou étaient présents. Quand au wali  Abdi Ould Horma c’était là sa dernière réunion, il est nommé conseiller au ministère de l’intérieur. 

Le colonel Dia, avec son humour vif et son hassaniya hésitant, sa bonhomie,  commence à se faire apprécier des habitants de Nouadhibou. Au palmarès de l’éloquence et de capacité de persuasion, il figure en bonne place. Son intervention à Nouadhibou pour expliquer les raisons du 06 août 2008 fut repassée en boucle plusieurs jours durant. Alors que celles de ses autres collègues du HCE finirent vite aux archives des médias officiels. 

Son aisance à parler de l’unité nationale plait aussi. Lui qui n’a pas hésité de qualifier les peuls d’arabes. Les extrémistes négro-africains apprécieront.
L’après-midi fut consacrée à la réunion avec les cadres de la wilaya. Le colonel leur résumera ce qu’il a dit le matin. Certains n’hésiteront pas à soulever des questions comme la négligence dont serait victime la région ‘oubliée’ de nouadhibou.’ Les missions passent et on ne voit rien venir ‘diront certains.
Comme au bon vieux temps du PRDS  l’hôtel Sahel où logeait le colonel ne désemplissait pas. .Jusque tard dans la nuit, des dizaines de personnes faisaient le pied de grue pour le rencontrer. 

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBOU 

 

 

 

NOUADHIBOU 

 

Les visites, encore et toujours les visites 

La semaine passée la région de Dakhlet Nouadhibou a connu une série de visites. 

Du 14 au 15 Décembre c’était le ministre de l’intérieur et de la décentralisation qui était dans la capitale économique. Sa visite entrait dans le cadre de la lutte contre les mines antipersonnelles héritées de la guerre du Sahara entre 1974 et 1978. La région de Nouadhibou est avec celle du Tiris Zemmour l’une des plus minées du pays. De nombreuses victimes y sont signalées chaque année. Le ministre a supervisé une opération de destruction de prés de 300 mines antipersonnelles au PK 26 de Nouadhibou. 

Cette opération entre dans le cadre du programme national de déminage humanitaire pour le développement (PNDHD) que notre pays a mis en place avec l’appui de l’UNICEF dont le représentant M.Christian Skoog était présent à la cérémonie. 

Les mines a un impact socio-économique négatif .Elles entravent le développement des infrastructures, perturbent les mouvements des éleveurs et nomades et affectent les activités économiques telles que l’exploitation minière, le tourisme, l’élevage et l’agriculture. 


La Mauritanie est l’un des 157 pays signataires de le convention d’Ottawa. Convention qui interdit l’emploi, la fabrication, le stockage et le transfert des mines antipersonnelles. 

Trente après la fin de la guerre fratricide du Sahara les mines antipersonnelles non explosées continuent à faire des ravages surtout chez les femmes et les enfants. 

L’Objectif du PNDHD est ‘zéro mines à l’horizon 2011′.En attendant le carnage continue. 

M.Mohamed Ould Maaouya ministre de l’intérieur et de la décentralisation a profité de sa visite pour rencontrer les élus et les autorités administratives. Il a également visité les gazras de Nouadhibou, le centre de rétention des clandestins ( avec zéro clandestins pour le moment) .Le ministre a visité ce qui reste de la villa de passage , abandonnée aux ordures depuis la fin des années 90 , la résidence officielle du hakem , squatté par un officier de la garde. 

L’état dépense des millions pour ses hôtes  et ses responsables de passage à Nouadhibou  alors qu’il suffit d’une simple rénovation. Le ministre a vu .Espérons qu’une réaction urgente suivra. 

Le long de sa visite le ministre de l’intérieur a bénéficié d’une protection rapprochée : des militaires encagoulés et armés jusqu’aux dents le suivaient de très près. Son programme et son trajet resteront secrets. 

Le ministre des pêches et de l’économie maritime M.Hacena Ould Ely lui a emboîté le pas les 17 et 18 décembre. Cette visite a lieu alors que le port autonome de Nouadhibou revient à sa tutelle d’origine alors qu’il était depuis quelques années rattachées au ministère de l’équipement et des transports. Le ministre s’est dit ‘réjoui’ de cette décision. Sa visite était consacrée essentiellement au sujet. Il a tenu une réunion avec les cadres et responsables du port pour s’enquérir de la situation et avoir ‘plus d’informations sur la boite’. 

Le directeur du port lui fera un exposé sur la mission du port , ses moyens , ses objectifs et ambitions. Il parlera aussi des difficultés dont le manque de performance de l’unique vedette dont dispose le port. 

Cette visite, technique à l’origine, permettra d’autres échanges plus houleux. Ainsi avec les syndicats marins qui lui reprochèrent d’être du côté des armateurs. Les syndicats ont dénoncé les retards dans les paiements des salaires  des marins, la falsification des livrets, le favoritisme et le clientélisme de certains opérateurs. Le ministre leur rétorquera qu’il ne peut interférer dans les problèmes de non paiement, que la justice est là pour ça. Aussitôt,cette prononcée , les syndicalistes se lèvent comme un seul homme et vont vers la sortie. Non sans qualifier le ministre d’être au service des patrons. Certains critiquent son style décontracté et son franc -parler ‘comme s’il parlait à des enfants’. 

Quelques minutes de flottement. Les gendarmes bloquent les issues empêchant les syndicalistes de sortir. Puis les esprits se calment. Le ministre dit vouloir rendre le ministère des pêches plus technique que politique. 

On s’entend sur une commission chargée d’étudier la plateforme proposée par le ministre. Les syndicats sont priés de désigner leurs représentants tout comme les armateurs réunis au sein de fédération nationale des pêches (FNP). 

Un incident ternira la visite du ministre des pêches. Alors qu’il serrait des mains du comité d’accueil du port , ders dizaines de marins criaient à tue tête’ nos salaires’. Le ministre les ignora royalement. 

Il s’agissait de travailleurs de la société ARMASHIP qui entendaient profiter de sa présence pour attirer l’attention sur leur cas. Ils seraient restés des mois sans salaires et l’armateur n’aurait pas assez d’argent pour les payer. 

Ils ont expliqué les vexations et humiliations qu’ils vivent à bord. Ils se disent notamment victimes de leurs collègues chinois qui les bastonnent souvent pour un oui ou un non.’ Nous n’osons répliquer de peur dêtre renvoyés’ dit l’un d’eux. 

Leurs délègués affirment qu’en plus de cela les conditions d’hygiène font défaut.’ Nous partageons une tenue par 5 personnes , une paire de bottes par dix. Les maladies cutanées sont fréquentes .Le matériel de couchage est vétuste et n’est pas changé depuis des lustres ‘ disent-ils. 

Ils se plaignent aussi de la non prise en charge médicale. 

Le ministre s’est dit ‘fier de la compétence de ses fonctionnaires régionaux qui font un excellent travail’. 

Ce n’est pas l’avis des syndicats et des marins. Pour beaucoup parmi eux du moins. 

Athié Youssouf 

 

 La Tribune n°428







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