La mue vers la monétique continue

18 11 2008

GIMTEL 

 

La mue vers la monétique continue 

 

Le Groupement Interbancaire de Monétique et de Transactions Électroniques (GIMTEL) a débuté ses activités depuis un peu plus d’un an et demi. Pourtant les demandes de la fameuse carte verte stagnent. Et les transactions quotidiennes et commerciales tardent à faire leur mue vers la monétique. 

 

Jusqu’à présent, seules quatre banques (BCI, BMCI, BAMIS et BCM) sont connectées au réseau interbancaire, et quatre autres sont en cours de raccordement. La plupart des banques avancent encore assez lentement dans le programme. À la Mauritpost par exemple, absolument rien n’a encore été fait, pourtant inéluctablement toutes les banques devront arriver à cette interbancarité dans le paiement électronique. Plus en aval, si le GIMTEL en est à un stade avancé de la production de cartes interbancaires, depuis juin 2007, il n’en demeure pas moins qu’au niveau des banques, les demandes de la fameuse carte verte stagnent. 

«Au niveau des terminaux de paiement électronique (TPE), nous en avons une soixantaine disséminés dans tout Nouakchott, au niveau des commerces, pharmacies, restaurants etc..» précise Aliou Sall, directeur commercial et des relations extérieures de GIMTEL. «Nous avons entre 8 et 9000 de nos quarante mille clients qui sont titulaires d’une carte Gimtel, à ce jour. Ce n’est pas encore la panacée, mais on tend à atteindre le reste à plus ou moins long terme. C’est un travail de sensibilisation et de communication sans relâche pour habituer nos concitoyens à ce mode de paiement moderne» reconnaissait il y a quelques semaines déjà, El Mamy Kane, responsable des moyens de paiement à la banque mauritanienne pour le commerce et l’industrie (BMCI). Sans nul doute, l’intérêt de ces cartes réside aussi pour les banques dans le décongestionnement de leurs sièges principaux, qui en fin de mois sont de véritables sièges de guerre. «Les agences de proximité nous ont déjà permis de faire respirer nos sièges, mais l’accès à un moyen de paiement et de retrait d’espèces interbancaire, nous le permettrait encore plus» reprend-il.   

 

La course aux commissions 

 

A plus ou moins moyen terme, toutes les banques qui se diront modernes devront se pourvoir de telles cartes pour leur clientèle. D’autant plus que la banque qui aura le plus de cartes gagnera le plus à long terme. «C’est au niveau des commissions interbancaires que ça va se jouer: actuellement nous sommes à un taux de 0%, car nous voulons démocratiser ce mode de paiement, et laisser le marché fonctionner normalement. Une fois ce stade atteint, le taux de commissionnement sera réévalué» explique Aliou Sall. En France par exemple, ce taux est de l’ordre de 50 centimes d’euros, pour un retrait en espèces effectué en dehors d’une borne de la banque à laquelle on est affilié. Le marché devient vite potentiellement très juteux dès lors qu’on parlerait alors de plusieurs centaines de milliers de retraits interbancaires annuellement, en Mauritanie. «Depuis 2002, que la Bmci est dans la monétique, on n’a pas encore établi un taux de commissionnement, malgré tous les coût liés aux dossiers qu’il y a derrière; pour le moment, l’essentiel est de sensibiliser sur la carte» souligne El Mamy Kane. 

Sur le volet international de la carte, GIMTEL est en phase de test final avec VISA, pour l’acquisition de paiements par les porteurs de cartes VISA. Les cartes étrangères émises par des organismes tels que Visa et Mastercard seront aussi acceptées par les terminaux de paiement du GIMTEL, ainsi un touriste étranger pourra régler sa facture dans une auberge à Chinguitty à l’aide de sa carte bancaire. Et les banques membres du GIMTEL pourront dans une seconde phase émettre des cartes à usage international permettant ainsi aux Mauritaniens de faire leurs achats n’importe où à l’étranger, comme ils peuvent disposer de liquidité dans la monnaie du pays visité. À ce niveau encore, certaines banques sont plus en avance que d’autres, et perçoivent mieux la nécessité de pousser au bout cette modernisation de leurs système de paiement et de retrait. À la BMCI par exemple, qui est membre du projet VISA, et qui est accepté depuis un peu plus d’un an et demi, il ne fait pas de doute que les retardataires auront tort au moment des comptes. 

 

MLK

Source : La Tribune n°424


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