Bruits et murmures : overdose et tyrannie

18 11 2008

Bruits et murmures : overdose et tyrannie   

 L’actualité politique occupe la  quasi-totalité des médias (presse, audio-visuelle).

Du  coup les lecteurs, téléspectateurs ou auditeurs sont obligés de focaliser leurs thèmes de discussions sur la politique.  Surtout quand il s’agit d’arrestations, d’investitures, de campagnes électorales ou d’élections.

Cette intensification risque de créer une overdose.

Certains n’hésitent pas à parler de tyrannie de la politique sur les autres secteurs de la vie pour paraphraser le titre d’un mémoire d’un étudiant en sciences  de l’information et de la communication, en histoire ou en chtaari gâa !

C’est, au tour d’une séance de thé, dans une chambre d’étudiants de la faculté des sciences économiques et juridiques, qu’un étudiant fait la remarque à ses camarades.

Ces derniers débattaient avec hargne sur l’issue du coup d’état du 06 Août dernier, des visites du Général Aziz Président du Haut Conseil D’Etat et Chef de L’Etat , de la campagne d’explication des causes du ‘mouvement rectificatif’, de la libération de SIDIOCA, des sanctions qui guettent
la Mauritanie et la junte au pouvoir et des états généraux de la démocratie qui vont se tenir très prochainement à Nouakchott pour définir l’avenir du bilad Chinguitt.

Ces étudiants s’adonnant à des gymnastiques intellectuelles qui frisent dès fois la divination.

Chacun prédisait pour défendre son camp lorsqu’ils ont engagé le cas du coup d’état.

Excédé par les discussions dont le ton  ne cesse de monter crescendo, l’étudiant rappelle à l’ordre ses camarades.

« Depuis que vous êtes-là, vous ne parlez d’autres choses que la politique. La vie ne se résume pas seulement à la politique.

Chercher d’autres choses à discuter plutôt qu’à donner de la valeur au coup d’état et aux politiciens.

Vous êtes des devins maintenant. Moi j’ai d’autres chats à fouetter.

La politique, elle ne rapporte rien », fulmine- t – il.

Ses camarades ne tardent pas lui donner une réplique. « On est des citoyens et on doit s’intéresser à la marche du pays, surtout en ces périodes de bruits et murmures politiques, économiques et sociales ».

Ce n’est pas seulement cet étudiant qui crie son ras-le –bol sur la prédominance de la politique sur tout autre chose.

Et ce sont les politiciens et surtout ceux qui courent derrière les intérêts particuliers et les « saffaga » qui sont sur le banc des accusés en entretenant le pays dans une campagne électorale permanente

« A chaque jour, un événement se passe sur le plan politique, économique et social. L’année dernière, c’étaient  les élections municipales, législatives, sénatoriales et présidentielles ; puis l’inondation de Tintane, le PSI ,  les grèves des enseignants, les mic-mac de 

la Fondation KB, les entraves du bon fonctionnement de l’assemblée nationale et  d’autres cas que les yeux ont vu , les oreilles , les cœurs ont aussi senti et les intestins ont réfuté. Je pense que les apprentis politiciens ne peuvent pas rester un moment sans créer un sujet qui fait l’objet de politique », souligne un autre étudiant de la philosophie. L’essentiel que des lendemains meilleurs se dessinent.

                                                                                                               Aboubecrine  O.Sidi

Source: La Tribune n°424

 

 

 

 

 


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