Prix à la consommation

11 11 2008

Prix à la consommation 

 

Le yoyo des prix 

 

L’état avait annoncé il y a deux semaines maintenant, dans une orchestration médiatique remarquable, la baisse des prix des denrées de première nécessité. Mais sur les marchés, où le contrôle des prix n’est pas manifeste, l’annonce ne se répercute pas complètement: les prix varient sans cesse à la hausse ou à la baisse d’un jour sur l’autre 

 

Annoncé à 8000 ouguiyas, le sac de riz se vend sur certains marchés, notamment à la SOCIM, à 9800 ouguiyas contre 10 500 avant l’annonce du HCE. Le kilogramme de viande de bœuf ou mouton, clamé à 500 ouguiyas, se trouve très rarement en dessous de 1200 ou 1000 ouguiyas, selon la viande. Des applications différentes sur le territoire. «En fait, la baisse des prix proclamés par le HCE, est appliqué aux kiosques de la SONIMEX, notamment à l’intérieur du pays. Pour ce qui est des vastes zones urbaines, comme Nouakchott ou Nouadhibou, même si l’État affiche de bonnes intentions, il n’a pas les moyens de contrôler l’application des nouveaux prix.» estime un grossiste du marché de la SOCIM. Quelques mètres plus loin, un autre grossiste tente d’expliquer les disparités dans les prix, pratiqués d’un marché à l’autre: «l’essentiel des produits que nous vendons est importé. Donc nous sommes obligés de répercuter les taxes douanières, et les fluctuations des cours mondiaux sur nos prix ici» tente d’argumenter Mohamed Salem, un des plus importants grossistes de SOCIM. «Mais les taxes douanières ne changent pas hebdomadairement, contrairement à vos prix…» avancé-je prudemment. «C’est vrai, mais il y a plein d’autres facteurs» bafouille-t-il. On n’en saura pas plus sur les «autres facteurs». 

 

Un contrôle des prix inexistant 

 

En fait, il n’y a aucune raison objective à de telles hausses répétées de prix: tous les détaillants dénoncent en chœur l’entente sur les prix effectuée par les quelques grossistes qui alimentent les marchés de la capitale. Et là normalement devrait intervenir le service du contrôle des prix, que nous n’avons trouvé nulle part dans Nouakchott, «déménagé du Ministère du Commerce, et de l’inspection Générale, nulle trace au commerce extérieur…». Une invisibilité qui en dit long sur le travail abattu par cette instance chargée de veiller à l’application des règles objectives de la concurrence. «Nous voyons des contrôleurs des prix de temps en temps au marché; mais ils ne viennent embêter que les détaillants, notamment les nouveaux, cherchant 1000 ouguiyas par-ci, 1500 par-là, prétextant l’absence de liste de prix sur nos étals. Nous aurions une liste des prix cohérente et durable, si ceux-ci ne changeaient pas continuellement. Ils n’ont qu’à aller faire leur travail en amont» dénonce Magueye, un commerçant du marché. 

 

MLK 

 Source : La Tribune n°423


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