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Ould Deyahi au BIT, Kane Ousmane à la SNIM et Ould Ebnehmeyda à la BCM…

11 11 2008

Ould Deyahi au BIT, Kane Ousmane à la SNIM et Ould Ebnehmeyda à la BCM…

 

 

Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed Ould Deyahi quitte la SNIM pour devenir le premier mauritanien directeur exécutif du BIT. L’annonce a été faite la semaine dernière. Ould Deyahi est remplacé à la tête de la SNIM par Kane Ousmane jusque-là Gouverneur de la BCM. Lui-même est remplacé par Sidaty Ould Ebnehmeyda à la tête de l’institution financière.

Même s’il reste un «illustre inconnu», Ould Ebnehmeyda est l’un des premiers cadres recrutés par la BCM au début des années 70. Ayant fait un passage à l’ENS de Paris puis un cursus complet et réussi à la Sorbonne, Ould Ebnehmeyda acquiert tout son savoir financier à la BCM où il est aujourd’hui l’un des plus gradés. Il a été directeur de banque (SMB devenue BNM), et Gouverneur adjoint avant d’être versé dans le corps des contrôleurs d’Etat. Réputé pour sa rigueur morale et professionnelle, on ne lui connaît pas de relations suspectes avec le monde des affaires. Très retiré, il possède les attributs du dirigeant indépendant et austère. D’ailleurs, c’est un personnage singulier pour l’ambiance qui règne dans le pays depuis deux décennies. Une décennie de traversée du désert, puis la grande consécration. Dommage que le caractère de l’homme sera occulté par les malveillants qui mettront en avant ses relations parentales avec le Général Ould Abdel Aziz. Ce serait dommage de s’arrêter à ce cliché réducteur…

Le 30 septembre 2005, Ould Deyahi prenait la direction de la SNIM. La société avait alors besoin de poursuivre les efforts en vue d’une refondation dont les déblayages ont été faits par Ould Abdel Jelil. Avec notamment le pari sur la ressource humaine. Mohamed Ali Ould Deyahi était le plus outillé pour mener à bien cette mission. Quand il arrive, il reprend les mots de De Gaule : «Je vous ai compris». Dès le début, Ould Deyahi devait insister sur la nécessité de créer une dynamique visant à «travailler plus et mieux». A ce moment-là, «la SNIM souffre depuis quelques années de l’absence d’une vision claire à long terme et de repères stratégiques pour guider son développement». Cette absence de vision est à l’origine du manque d’ambition pour l’entreprise qui connaît ‘une concentration sur un objectif quasiment unique’ : l’augmentation des niveaux de production. Du coup la direction de l’entreprise s’est trouvée prisonnière d’une logique qui condamnait à terme son activité diminuant ses performances. Premières conséquences : difficultés du système de production en termes de qualité et de quantité (produire de moins en moins, vendre mal de plus en plus) ; méconnaissance avérée des réserves disponibles et même des gisements exploités ; et dysfonctionnements dans la planification, les investissements, la gestion des ressources humaines… Un rapport d’audit concluait à l’époque que
la SNIM se trouvait dans ‘une période charnière’ qui demandait «la mobilisation de l’entreprise et de son management, au plus haut niveau» pour «garantir une transparence ‘réussie’ s’inscrivant dans une perspective stratégique éclairée et ambitieuse».

Première mesure, le Conseil d’administration adopte un nouvel organigramme avec suppression de postes comme
la Direction du contrôle de gestion, de la diversification et du partenariat minier, du Développement, de la programmation et de la transformation, de la coordination et des relations publiques, de la qualité du minerai, des affaires sociales, de l’audit et du contrôle interne… Des directions et des postes dont la plupart étaient en double.

Cette restructuration visait à assainir et à alléger la structure de l’entreprise. De façon à la rendre plus efficiente en rétablissant une meilleure adéquation Homme/poste. C’est bien sûr dans une atmosphère de concertation avec les cadres concernés, que des postes et directions ont été supprimés. Les premiers responsables ont été redéployés ailleurs, là où ils peuvent être plus utiles et surtout plus efficaces. Là aussi où ils se sentent le mieux. La transparence dans la gestion des carrières mais aussi dans le système de recrutement, est désormais la règle qui fixera la sérénité et l’équité au sein des travailleurs. Le nouvel organigramme s’articulait autour de quatre Pôles : Le pole «Recherche, développement et modernisation» couvrant la recherche minière, les études techniques et les projets de développement, ainsi que la planification à moyen et long termes ; Le pole «Production» couvrant l’exploitation minière, le traitement des minerais (usines), son transport (chemin de fer) et la qualité du produit ; Le pole «Moyens généraux» qui regroupe les achats, la logistique, l’informatique et un département des services sociaux ; Le pole «Commercialisation» dont la mission sera de prospecter les marchés et de promouvoir le produit.

En même temps, Ould Deyahi engageait une politique sociale dont on peut rappeler la hausse de 15% des salaires, de l’indemnité de logement qui passe de 6 à 16000 UM/mois, l’institution d’une prime de production. En plus du lancement de la Fondation SNIM pour le développement régional et la réinsertion des retraités. Moins de trois ans après son arrivée à la tête de la SNIM, Mohamed Ali Ould Deyahi a réussi un travail énorme et permis l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Il a aussi contribué à remettre la SNIM dans son rôle ‘normal’ lui faisant recouvrer sa vocation naturelle de locomotive de développement du nord du pays.

 

 

Source : La Tribune n°423


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