Nouadhibou

11 11 2008

Nouadhibou :

Sale temps pour les clandestins

 

Les forces armées nationales ont procédé jeudi à l’arrestation de 51 candidats à l’émigration clandestine sur les frontières nord de la wilaya. Cette opération a été suivie par l’arrestation par la brigade chargée de l’immigration au niveau de la direction régionale de la sureté d’une trentaine d’autres clandestins dans une maison sise au quartier d’El Ghirane. Ce groupe était sur le point de mettre au point les derniers préparatifs d’un éventuel voyage sur les Iles Canaries, selon la police. Plutôt, 67 clandestins avaient été interceptés par les forces armées sur les frontières mauritano-marocaines.

Selon le responsable de l’immigration au niveau de la direction régionale de la sureté de Dakhlet Nouadhibou, une soixantaine de clandestins de nationalité malienne ont été capturés et rapatriés dans leur pays d’origine, le 5 Novembre 2008. La même source indique que le centre de rétention de Nouadhibou abrite actuellement 88 clandestins de différentes nationalités africaines. Ces personnes sont en voie de renvoi dans leurs pays respectifs.

La dernière vague de clandestins qui avaient été renvoyés à partir de Nouadhibou la semaine écoulée s’élevait à 166 personnes dont 15 femmes, dont deux enceintes. Leur embarcation avait chaviré et ils avaient été récupérés in extremis par des militaires.

On le voit donc c’est un sale temps pour les candidats à l’eldorado européen. Il ne se passe pas un jour sans que des clandestins ne soient arrêtés ou qu’une barque ne chavire avec son lot de morts et de disparus. Les autorités donnent la priorité à la lutte contre le phénomène au grand satisfecit de l’Espagne qui voit son soutien au HCE largement justifié (l’Espagne est opposée aux sanctions brandies par l’EU contre la junte).

L’Espagne a, du reste, remis aux autorités 9 véhicules 4×4 toutes neuves dans le cadre de ‘sa’ lutte contre l’émigration clandestine. Le phénomène de la clandestinité crée une véritable psychose au sein de la communauté étrangère établie à Nouadhibou. «On nous refuse même un boulot de boy sous prétexte qu’on ne cherche qu’à passer , donc on ne nous fait pas confiance», confie un jeune malien.

Des organisations de ressortissants étrangers dénoncent ‘la chasse à l’étranger’. «De simples pêcheurs sont arrêtés et conduits au centre de rétention et accusés d’être des clandestins, sans preuves», prétendent certains. Un responsable de la police confirme cependant que c’est difficile sauf s’il ya flagrant délit. «Un clandestin c’est comme un adultère, difficile à prouver».

Mais l’Europe, Espagne en tête, réclame des performances en matière de lutte contre l’immigration clandestine.

Des accusation sont aussi portées contre gendarmes, militaires, policiers, qui seraient complices des passeurs, sur le dos des candidats au départ. Un rescapé Guinéen témoigne: «C’est la troisième fois que je tente la traversée. Toujours le même scénario : je suis repris, délesté de tout l’argent que j’ai puis relâché. C’est toujours moins grave que d’être transféré au camp et rapatrié. Ce sera la honte. Plutôt crever ici, mourir de faim. Je travaillerai et payerai encore et encore. Je ne retournerai jamais en Guinée. L’Europe ou la tombe».

Athié Youssouf

CP/Nouadhibou

 

 

Distribution gratuite de vivres

Le commissaire à la sécurité alimentaire, Mohmed Ould Mohamedou, a présidé ce jeudi à Nouadhibou la cérémonie de démarrage de 7 projets d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit des populations les plus démunies de la capitale économique.

Ces projets lancés par le commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) entrent dans le cadre de la deuxième phase du projet financé par le CSA et la coopération Italienne et vient compléter le projet d’appui à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la malnutrition dans les wilayas du nord.

Ces 7 projets d’une enveloppe de 25 millions d’ouguiyas concernent la teinture, la couture, une poissonnerie, un dépôt de vente de gaz butane et d’autres petits projets qui vont améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies des quartiers périphériques de Nouadhibou.

Suite au lancement de ces projets, le commissaire à la sécurité alimentaire et le wali de Nouadhibou ont supervisé la distribution de 150 tonnes de blé, 35 tonnes de produits alimentaires – poulet, huile, sucre. Cette distribution devrait profiter à prés de 3000 personnes considérées comme les plus déshéritées des 20.000 pauvres recensées dans la région de Dakhlet Nouadhibou.

Au petit matin de ce jeudi des centaines de personnes, munies de leurs bons et de leurs reçus de recensement, avaient pris d’assaut le siège régional du CSA pour toucher leur ration alimentaire. Le commissaire à la sécurité alimentaire a, par ailleurs, donné le lancement de six centres alimentaires communautaires (CAC) dans les quartiers périphériques.

Au cours d’une réunion tenue à l’ENEMP dans la soirée de jeudi avec les cadres, élus, notables et membres de la société civile, le commissaire a rappelé que l’amélioration des conditions de vie des populations est une priorité du chef de l’Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Les participants n’ont pas manqué de remercier les autorités pour ce geste qui ‘soulagera les populations’.

Au cours de l’échange beaucoup ont soulevé des problèmes que les populations rencontrent dont le non accès aux terrains, la mise en place d’un programme VCT (vivres contre travail), la révision des critères de recensement, de donner la priorité aux ‘vrais pauvres’ et aux populations des communes rurales.

Athié Youssouf

CP/Nouadhibou

 

 

Le FNDD affiche complet

Une mission du front national pour la défense de la démocratie (FNDD) présidée par Mme Kadiata Malick Diallo, vice présidente de L’UFP et comprenant Mohamed Ould R’Zeizim du parti ADIL, Mohamed Lemine Ould Biye, chargé de communication du front et Mohamed Ghoulam de Tawassoul, a tenu un meeting le 08 Novembre 2008 à l’ancienne maison des jeunes de Nouadhibou. C’était en présence des élus et cadres des partis du front et de nombreux militants et sympathisants. Sur les banderoles à l’intérieur et à l’extérieur, on pouvait lire : ‘Non au terrorisme’, ‘Non au coup d’état’, ‘Oui à la légitimité’…
Les émissaires du FNDD ont expliqué les raisons qui ont conduit les militaires à «fouler la constitution pour assouvir des desseins personnels».
Pour Kadiata Malick Diallo, ce sont les militaires qui ont suscité la crise entre le président Sidi et la majorité. Car, dira-t-elle, le Général Ould Abdel Aziz voulait le pouvoir pour lui-même et n’attendait qu’un prétexte. Elle reviendra sur le coup d’état de 2005 et dira que c’est le peuple qui a légitimé le CMJD mais que les militaires n’ont jamais respecté leurs engagements de rester en dehors du champ politique. Et de conclure que l’embargo est inévitable car notre pays est signataire des accords de Cotonou.
Selon Ould R’Zeizim, le président a toutes les prérogatives pour remplacer un militaire comme au Mali où le président Touré a ‘remplacé tous les chefs. De même Obama peut changer des chefs d’armée s’il en éprouve la volonté, a t-il ajouté.

Pour Ghoulam, la junte qui reproche au président Sidi de ne pas voyager souvent, sillonne le monde mais n’a pas rapporté un sou mais n’a reçu que des blâmes, elle qui ne promet que du vent n’a pas trouvé une seule oreille attentive.

Les émissaires du front ont dénoncé les brutalités policières contre des chefs de parti et des leaders syndicaux. Hommage a été rendu à Isselmou Ould Abdel Kader, ‘ patriote sincère qui a osé dire la vérité’.

La mission du FNDD se contentera de résumer la situation qui a prévalu ces dernières années. Ils diront même : ‘nous aimons le général Ould Abdel Aziz mais préférons notre pays, sa constitution’. Pour le FNDD la lutte continue jusqu’au rétablissement du président Sidi mais que les portes du dialogue restent ouvertes.

Un incident a tout de même émaillé la rencontre. Quand Kadiata M. Diallo reprend le micro pour traduire en Pular, beaucoup de personnes quittent la salle, n’accordant aucune attention à ce qu’elle disait. On lui reprend le micro et là en Hassaniya, tout le monde regagne sa place. Ceux qui prétendaient sortir pour prier resteront encore une demi-heure. Voilà qui ne va pas dans le sens du raffermissement de l’unité nationale. Thème du reste dont la mission du FNDD n’a dit un mot.

Athié Youssouf

CP/Nouadhibou

 

 

Source : La Tribune n°423


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