Initiatives

27 10 2008

Initiatives

 

Il y a peu on apprenait l’existence d’un groupe de contact, comprenant les associations de défense des droits de l’homme comme la Rencontre africaine (RADHO) dont la branche mauritanienne est dirigée par Sid’Ahmed Ould Habott, la commission nationale dirigée par Mohamed Said Ould Hommody et le FONADH dirigé par Sarr Mamadou. D’autres personnalités et organisations avaient pris part à la démarche qui a d’bord consisté en une prise de contact avec tous les chefs de partis représentés au Parlement. Pour évoluer ensuite avec la rencontre avec le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, puis, après son accord, avec le Président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Depuis les rapports avec le groupe ont changé. D’abord dénoncé par le FNDD qui a publié un communiqué virulent concernant ses activités, le groupe a pu s’entretenir samedi soir avec une délégation du front dirigée par Mohamed Ould Maouloud et comprenant Sidney Sokhona de Adil, Oumar Ould Yali de APP et Abdel Qoudouss Ould Abeidna qui dirige un parti rallié au front.

Les discussions ont tourné sur l’initiative élaborée par le groupe de contact après discussions avec les chefs de partis. «Nous n’avons fait que reprendre les points essentiels émis çà et là, de manière ou d’une autre, par les chefs de partis. Certains se sont rétractés depuis, mais tous acceptent l’idée». Pour ce qui est du Front, «ils ont été très réceptifs et nous avons pu aboutir à une convergence de vue, notamment la condamnation du coup d’Etat et la nécessité du retour à l’ordre constitutionnel», affirme Ould Habott. Comment ce retour ? «C’est là où doit se situer le débat. Tout en sachant qu’au problème politique, il faut apporter une réponse politique». A la fin de la rencontre, les deux parties ont émis le désir de continuer cette démarche faite de contacts et de discussions. Le groupe de contact s’est engagé à œuvrer en vue de limiter et même de mettre fin aux différentes limitations des libertés (interdiction de manifester), et de voir comment le Président déchu peut recevoir des visites de ses proches en attendant sa libération. Le FNDD se dit prêt à tout dialogue tout en émettant des conditions à chaque étape de ce dialogue.

Le groupe de contact tente de suivre une méthodologie basée sur l’écoute de chacune des parties, pour assainir le climat politique et éviter les risques de dérapages. Il développe une initiative axée sur : la libération du Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi «pour lui permettre de contribuer avec toutes les parties prenantes à la recherche d’une solution acceptable et définitive ; l’organisation «d’une rencontre sans exclusive entre toutes les parties prenantes dont l’agenda reste à définir» ; le «retour à l’ordre constitutionnel passant par l’organisation de consultations électorales pour permettre au suffrage universel de jouer son rôle d’arbitre (présidentielle et législatives notamment) ; la garantie d’élections transparentes par la mise en place d’un gouvernement consensuel de transition, une institution électorale nationale aux compétences élargies, et interdiction aux membres des forces armées et de sécurité en activité de se présenter ; l’invitation des partenaires au développement à accompagner le processus.

Après avoir rencontré le Président du HCE, le Président Ould Cheikh Abdallahi, le Premier ministre, l’ancien président du CMJD, quelques représentants des chancelleries de Nouakchott, le groupe a rendu public un communiqué où il a surtout fait état de la rencontre avec Ould Cheikh Abdallahi.

L’entretien qui a duré «plus d’une heure et demie s’est déroulé dans une ambiance détendue». A la question de savoir qu’est-ce qui peut être rendu public de l’entretien, Ould Cheikh Abdallahi a souligné deux points : 1. Le souhait de pouvoir s’exprimer sur sa gestion économique et politique ; 2. La possibilité de se concerter avec ses alliés et soutiens politiques.

D’autre part, l’Initiative civique pour le Changement (ICC) projette la tenue d’un colloque sur les enjeux institutionnels de la sortie de crise. Pour ICC, «il est à craindre que la personnalisation excessive des enjeux actuels ne relègue au dernier plan les causes institutionnelles de l’instabilité chronique de notre démocratie». C’est pourquoi, «pour éviter le piège d’une nouvelle transition calquée sur celle de 2005, il convient de déterminer, au-delà du jeu des acteurs, l’importance des facteurs structurels et institutionnels». Sur l’opportunité, «l’histoire nous enseigne que les véritables réformes ne sont possibles qu’en période de crise et que les pouvoirs exécutifs une fois installés deviennent réticents à tout rééquilibrage de pouvoirs entre les institutions». C’est pourquoi «ICC propose d’organiser à Nouakchott, dans la première quinzaine du mois de novembre, un colloque sur les enjeux institutionnels mauritaniens avec la participation d’experts constitutionnalistes internationaux».

Source :  la Tribune N° 421


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann