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27 10 2008

Dioudé (Bababé) :

Les policiers de Bababé chargent à coups de grenades lacrymogènes la population de Dioudé, localité située à 2 km à l’ouest de la capitale départementale de Bababé. Les faits remontent à ce jeudi 23 octobre 2008.

C’est au courant de la matinée de ce jeudi que les cultivateurs de cette localité se réveillèrent ébahis en trouvant leurs champs de sous pluies (Djéry) qui étaient à l’état de maturation dévastés la veille par un troupeau de vaches appartenant à leurs voisins Ideïlik. Ces agriculteurs n’ont trouvé comme solution que de les conduire à la fourrière qu’ils avaient édifiées à côté du village.

Après avoir constaté que les animaux ne sont pas rentrés pour la traite matinale, les éleveurs entamèrent les recherches qui les conduirent à la fourrière de Dioudé où les animaux étaient parqués. Après quelques discussions et négociations, quelques éleveurs acceptèrent de payer une amende de 1000 UM par vache et une dizaine d’entre elles ont été libérées. Les autres éleveurs refusèrent de payer et se rendirent chez le maire et le Hakem de Bababé pour les informer de la situation qui prévaut. Aussitôt après, le Hakem crée une commission composée de l’un des maires adjoints, du commissaire de police et de l’inspecteur départemental de l’agriculture et de l’élevage. Cette commission se rendit à Dioudé et ensuite sur les lieux des dégâts. Aussitôt après, le commissaire revient en ville et demande à ses hommes de l’accompagner à Dioudé. Arrivé sur les lieux, le commissaire commence à défoncer la porte de la fourrière à coups de rangers. La population s’oppose et le commissaire ordonne à ses hommes de lancer des grenades lacrymogènes sur la population qui était autour de la fourrière pour la protéger. Surpris par la détermination de la population, le commissaire déguena son arme à poing et se mit à tirer en l’air. Ne suffisant pas à cela,  il prit sa kalachnikov et tira trois balles en l’air. C’est à ce moment que le commandant de brigade de Bababé arriva sur les lieux à sa rescousse et joua le sapeur pompier. Il arriva à calmer les esprits de la population et se mit en aparté avec le commissaire. Quelques minutes après, il convoqua à côté de la fourrière quelques délégués de la population, ils entamèrent des discussions pour résoudre ce différend. Ils se sont tombés d’accord à l’identification de toutes les bêtes à partir de leurs marques et de les compter. Le CB s’est engagé que toutes les vaches payeront l’amende et il demanda à la population de libérer les animaux. Ce qui fut fait et le compromis a été accepté.

Il faut rappeler qu’avant l’hivernage, ces populations par la voie de leurs délégués pour avaient demandé aux autorités leur aval pour construire une fourrière pour éventuellement parquer les animaux qui occasionneraient des dégâts : ils n’ont pas de grillage pour protéger les cultures et ils ne veulent pas abattre les arbres pour en faire des haies dans un souci de protéger la nature. La seule solution qu’ils ont, c’est de garder les champs pendant le jour et les propriétaires des animaux les retiennent pendant la nuit. Au cas où ils surprendraient les animaux dans leurs champs, ils vont les parquer dans la fourrière. L’autorité avait dit aux paysans que la fourrière ne doit pas être édifiée pendant l’hivernage seule une commission sera faite pour éventuellement évaluer les dégâts. Malheureusement, cette commission n’a pas eu lieu et les animaux ont dévasté les champs.

Après avoir terminé les premières discussions, les éleveurs et les paysans, accompagnés du CB se rendirent chez le Hakem pour finaliser le procès-verbal. Arrivé sur les lieux, ils trouvèrent le commandant de compagnie de la gendarmerie, le commandant du GR de la garde. Malheureusement, on remarqua l’absence du directeur régional de la sûreté et le commissaire de police de Bababé. Après d’âpres discussions et négociations, ils arrivèrent à un compromis : toute bête doit payer une amende de 500 UM.

Il semble que la population de Dioudé a l’intention de porter plainte contre le commissaire de police pour l’avoir violenté et tiré des armes.

Il faut noter aussi que ces différends entre agriculteurs et éleveurs sont toujours récurrents dans cette zone. En l’espace de deux semaines, le même commissaire, Mohamed O. Ahmed Damou a eu à violenter la population de Bababé à la suite d’un litige foncier situé à Bababé. Ce litige foncier est pendant au niveau de la justice à Aleg. Il est temps que l’autorité arrive à accompagner cette population afin de résoudre ces problèmes d’une façon définitive.

Abou Boubou

Cp. Brakna

Garde nationale : Sortie d’une nouvelle promotion

La  84e promotion de la garde nationale baptisée  Mbareck Ould Boulkheir  est sortie le 20 octobre dernier. La promotion porte le nom d’un brigadier tombé sur le champ d’honneur en 1977 à Touajil dans le nord du pays.

C’est le général Félix Négri, chef d’état major de la garde nationale  et membre du HCE qui a présidé la cérémonie de sortie de la promotion en présence du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Ould Maaouiya et des autorités administratives et militaires de la wilaya.

Après l’accueil en fanfare des hôtes venus de Nouakchott, la délégation s’est rendue à l’école de la garde où le directeur, le colonel Yacoub Ould Mohamed Ali a fait une allocution pour souhaiter la bienvenue aux autorités. Il a également insisté sur le rôle de l’école et décliné les principales caractéristiques de la formation.

‘Vous allez côtoyer un environnement nouveau différent de celui que vous avez connu à l’école vous devrez faire preuve d’exemplarité dans votre comportement  et ne jamais perdre de vue les principes de bases enseignés à l’école et qui doivent vous servir de repère’, dira le colonel Yacoub Ould Mohamed Ali à la promotion sortante. Il a également rendu un vibrant hommage au personnel d’encadrement  pour les efforts consentis pour la réussite de cette formation.
Le général Félix Negri mettra l’accent sur les défis sécuritaires auxquels le monde fait face en rappelant que notre pays se doit de se doter des techniques les plus performantes pour assurer sa sécurité.

C’est pour cette raison que l’école de la garde est en pleine rénovation afin d’assumer entièrement sa mission de formation et de perfectionnement. Le général Félix Négri a exhorté les sortants à mettre en pratique et avec sérieux et discernement, les connaissances acquises durant leur formation et surtout,  à parfaire  leurs connaissances car la vie professionnelle  exige  davantage de perfectionnement et de disponibilité. Il leur a demandé d’accomplir leur mission au service de la patrie avec honneur et fierté, dévouement et abnégation.
Le ministre de l’intérieur quant à lui est revenu sur la situation actuelle du pays, une ère nouvelle marquée par la volonté d’enraciner la démocratie.  Il a par ailleurs félicité les sortants pour avoir choisi le corps de la garde et pour avoir  subi la formation avec brio.

Djigo Aboubakry

Source : La Tribune n° 421


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