Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

20 10 2008

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada De l’économique au politique 

Les négociations avec la commission européenne chargée de l’application de l’article 96 des accords de Cotonou   seront tranchantes en termes diplomatiques.  Les premiers indices nous orientent vers  un maintien des   relations commerciales. La preuve en est le déblocage  de 86 millions d’Euros  par l’UE. Et cela dans le cadre de   l’accord de la pêche liant
la Mauritanie  avec cette dernière.

L’aide au développement est, toutefois, suspendue jusqu’à nouvel ordre.   Le politique influe sur l’économique. Et la question devient : comment faire pour combler le vide de l’aide au développement.

Politiquement, deux propositions sont mises   en exergue : la première c’est celle du HCE.  Cette proposition a été  avancée  à quelques heures de l’expiration de l’Ultimatum de l’Union africaine, depuis le 6 octobre  dernier à minuit.  Elle    s’article selon des sources journalistiques sur trois points. La libération  de Sidi  Ould  Cheikh Abdellahi  et son premier ministre. L’organisation des élections selon un délai  fixé  par la communauté internationale. Ces élections seront supervisées  par  cette dernière. La deuxième suggestion  n’est   que celle de  Messoud Ould Boulkeir. Celui-ci  semble avoir des contacts avec le président déchu  Sidi Ould Cheikh Abdellahi.   Entretenant des contacts permanant avec l’ancienne métropole de
la Mauritanie, le président de l’assemblée nationale  propose indirectement, même s’il ne le reconnaît pas, une  vision  proche de la vision française d’une sortie  de la crise.   Elle consiste  à  mettre en place  une commission  constituée essentiellement de  personnes ressources pour se retrouver autour du Président de
la République déchu par les militaires. Il est question « des présidents des deux chambres parlementaires, du président du Conseil constitutionnel, du président du Conseil islamique, du président du Conseil économique et social, à préciser qu’il s’agit de celui qui a été nommé par le Président de
la République. Egalement le leader de l’opposition, si ce terme a encore un sens. Il y a d’autres personnalités dont le président de
la Commission des droits de l’Homme, des représentants des parlementaires favorables au Coup d’Etat, des représentants du Front National de Défense de
la Démocratie ; mais aussi avec les représentants des missions  diplomatiques européennes, arabes et  africaines » (NDLR).

Par ailleurs,  le  président de l’assemblée nationale est devant un dilemme. Il est prêt à participer à  la prochaine séance parlementaire alors qu’il ne reconnait pas le gouvernement en place.  

Il est à noter  que dans une période de deux ans nous avons eu trois gouvernements. Chaque gouvernement essaye de mettre en place sa propre équipe. Et comme on le sait le processus administratif est un processus continu. Dés qu’il y a un dysfonctionnement  politique quelque part, la suite sera automatiquement  le blocage administratif. « L’instabilité ministérielle  des gouvernements mauritaniens  est l’une des raisons de l’inefficacité des fonctionnaires de l’Etat.  Car un projet est un processus long.  Or si le personnel du gouvernement est conscient  du fait que son temps est compté, la conséquence serait qu’il   ne pourrait  pas mettre à bien un projet qui risque d’être détruit dans l’œuf un an  après.  Ce n’est pas une  mauvaise volonté de leur part. La nature humaine exige que  la seule chose qui compte pour ces fonctionnaires, c’est le fait de  survivre, de rester à leur poste, et donc de flatter c’est la raison pour  laquelle il y a plein de projets qui se formatent mais qu’aucun n’aboutit.», explique en guise de commentaire une chercheuse française qui s’intéresse à la question mauritanienne.

Il est clair que  le pays souffre de plusieurs anomalies administratives difficiles à réparer rapidement.  Il faut incontestablement que  la classe politique tienne compte de cette donne. Pour mettre l’appareil étatique en marche, il est indispensable de résoudre l’épineuse question du changement dans la continuité. La  solution se matérialise alors  par une volonté ferme de servir le pays.

Pourtant, il y a des hommes  de bonne  volonté qui peuvent réaliser des projets prometteurs pour le pays, mais ils ne sont pas sur le devant de la scène.      

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n° 420 


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