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Une refonte du système multilatéral s’impose selon Zoellick

14 10 2008

 

Une refonte du système multilatéral s’impose selon Zoellick 

 

La crise financière mondiale pourrait complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement 

 

D’après le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, face à la crise planétaire actuelle, il faut repenser la manière dont le monde s’efforce de résoudre ses problèmes économiques, notamment en transformant la structure du Groupe des Sept pour former un Groupe de coordination donnant des moyens d’agir aux économies qui montent en puissance. 

Se référant aux prochaines élections aux États-Unis, M. Zoellick a déclaré que le nouveau président ne devra pas se limiter «à mener le combat de la stabilisation financière», mais qu’il lui faudra faire face «aux conséquences économiques de la crise». Le prochain occupant de la Maison Blanche, quel qu’il soit, devra collaborer avec d’autres à la modernisation du système multilatéral car il importe que la responsabilité du maintien en bonne santé et du fonctionnement efficace de la nouvelle économie mondiale soit plus largement partagée. 

 «Le G-7 ne fonctionne pas. Nous avons besoin d’un groupe mieux adapté à une ère nouvelle», a expliqué   M. Zoellick dans le discours qu’il a prononcé devant le Peterson Institute for International Economics, à Washington. «Dans le domaine de la coopération financière et économique, nous devrions envisager la création d’un Groupe de coordination qui réunirait l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, la Russie, et les pays actuellement membres du G-7». 

Dans une allocution prononcée préalablement aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale, M. Zoellick a indiqué que ce Groupe de coordination ne serait pas simplement un nouveau groupe dont le nombre de membres serait définitivement fixé à 14 et qui viendrait remplacer le G-7, car cela reviendrait à créer un nouveau monde en reconstruisant l’ancien. Ce Groupe de coordination évoluerait en fonctions des circonstances et accueillerait les nouvelles puissances tout en offrant une structure qui se prête à des interactions fréquentes en réseau. «Il nous faut un Facebook pour la diplomatie multilatérale dans le domaine économique», a expliqué M. Zoellick. 

M. Zoellick a mis en garde contre les effets de la crise financière en indiquant que : «Les événements du mois de septembre pourraient complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement. Une chute des exportations ainsi que des entrées de capitaux provoquera un fléchissement des investissements. Le ralentissement de la croissance et la dégradation des conditions financières, conjuguée à un resserrement monétaire, entraîneront la faillite d’entreprises et créeront peut-être des situations d’urgence dans le secteur bancaire. Pour certains pays, ces dérapages seront les précurseurs de crises de la balance des paiements. Comme c’est toujours le cas, ce sont les plus pauvres qui sont les moins à même de se défendre.» 

Cet ancien diplomate, haut responsable des négociations commerciales et éminent financier, a indiqué qu’il importait de redéfinir le multilatéralisme économique au-delà du cadre traditionnel de la finance et du commerce. L‘énergie, les changements climatiques et la stabilisation d’États fragiles et sortant d’un conflit sont aussi des problèmes économiques qui ne doivent être traités uniquement dans le cadre du dialogue sur la sécurité internationale et sur l’environnement. 

Selon M. Zoellick, le nouveau multilatéralisme doit attacher autant de valeur au développement mondial qu’à la finance internationale, sans quoi l’instabilité continuera de régner dans le monde. Les mécanismes d’aide ne sont pas suffisamment efficaces et doivent permettre de venir en aide beaucoup plus rapidement et efficacement aux plus vulnérables en temps de crise. Une réforme du Groupe de la Banque mondiale est également nécessaire. M. Zoellick a annoncé la création d’un Comité de haut niveau qui sera chargé d’étudier la modernisation des structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale sous  la direction de l’ex-président du Mexique, Ernesto Zedillo. 

En abordant la question des négociations commerciales multilatérales, M. Zoellick a dit que les négociations de Doha «a échoué» et que les pays doivent donc considérer l’aide à la facilitation du commerce comme un moyen de réduire le coût des échanges. «Les possibilités de réduction du coût  des échanges vont bien au-delà de ce qui peut être fait au niveau des droits ou des barrières commerciales», a-t-il fait valoir. 

À propos des marchés énergétiques mondiaux, M. Zoellick a dit qu’ils sont «en piteux état», et il a appelé les pays producteurs et consommateurs d’énergie à conclure un «marché mondial». Les deux parties devraient se communiquer les plans qu’elles ont établis en vue d’accroître les approvisionnements ; de dégager des gains d’efficacité et de réduire la demande ; de faciliter l’approvisionnement énergétique des pauvres ; et d’analyser leurs implications en ce qui concerne la production de carbone et le changement climatique. 

«Les pays pourraient avoir collectivement intérêt à gérer une fourchette de prix qui concilie les intérêts de tous, pendant la période de transition vers des stratégies de croissance à plus faible intensité de carbone, un portefeuille d’approvisionnements plus diversifié et une sécurité internationale renforcée», a déclaré M. Zoellick. 

M. Zoellick a annoncé que le Groupe de la Banque mondiale a entrepris, en collaboration avec plusieurs bailleurs de fonds, d’élaborer une initiative destinée à mettre l’énergie au service des pauvres pour aider les pays les plus défavorisés à satisfaire leurs besoins énergétiques de manière efficace et durable. 

(source : BM) 


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