Finances Islamiques

16 09 2008

Finances Islamiques 

 

Les sukuks gagnent du terrain 

 

L’émergence des partenaires chinois et ceux du Golfe, offre à
la Mauritanie l’opportunité d’enclencher une dynamique de dettes choisies et non subies, avec un refinancement de manière intelligente et diversifiée. Les liquidités sont importantes, et les investisseurs s’intéressent aux émissions obligataires à caractère islamique. Ainsi, l’option sukuk est de plus en plus bien perçue. La réussite des sukuks de FCI en montre la voie. 

 

Sukuk est le pluriel du mot arabe «sak» qui veut dire «titre». Il s’agit d’un document qui atteste de l’endettement d’un émetteur auprès du marché. C’est une dette échangeable, une obligation non basée sur le taux d’intérêt mais adossée à un sous-jacent et structurée. Les rendements servis aux investisseurs sont extraits d’un actif sous-jacent que les sukuk ont permis de financer. La création de la richesse rémunère les détenteurs des obligations. C’est une obligation structurée parce qu’en permanence il faut faire de telle sorte que l’émission de l’obligation et le financement de la structure soient coordonnées.

 

Les sukuks moins chers que les obligations 

Le prix de l’obligation, c’est son taux. Les rendements du sukuk sont extraits de sous-jacents. La quantité de rendements servis aux investisseurs dépend de deux choses : la qualité de la signature de l’émetteur rendue par la notation et la liquidité. Si la liquidité est importante, le prix baisse. Aujourd’hui, sur le marché international de la dette, la liquidité est mise à mal par la crise des subprimes. Donc les taux auxquels l’émetteur s’endette ont augmenté. La liquidité a quasiment disparu dans le monde sauf dans deux poches, en Chine et dans le Golfe persique, grâce au pétrole. La dimension liquidité inclue dans le prix ne prévaut pas dans le Golfe. En comparaison à une émission classique, une obligation islamique subit moins la contrainte de liquidité. Du fait de cette situation, la tarification avantage les sukuks en comparaison aux obligations classiques.

 

Les sukuks liés aux infrastructures sont demandés 

Il y a une diversité de sukuks, donc de structures différenciées. Chaque émission de sukuks est différente. Il y a des obligations émises par les banques, d’autres par des compagnies industrielles, d’autres encore par des États pour financer leurs besoins. Pour le cas de l’Afrique, particulièrement
la Mauritanie, ce sont les sukuks adossés aux infrastructures qui sont les plus demandés. La réussite fulgurante des sukuks proposés par la société financière, Finance Conseil et Investissements (FCI) le prouve. «Nous sommes spécialisés dans la mobilisation de ressources pour des opérations à capital-risque ou de capital/investissement. Nous avons créé un premier fonds d’investissement appelé SUKUK, un produit financier en rapport avec l’immobilier. Nous voulions proposer aux Mauritaniens détenteurs de capitaux un investissement dans ce secteur» explique Issa Ould Cheiguer, président de FCI. Selon lui, c’est la première tentative du genre dans le pays. Leur produit a été lancé, dira-t-il, au début du mois de février 2007 avec une surprise de taille. Au bout de 15 jours, ils ont collecté des fonds dix fois plus importants que les prévisions initiales sur le mois entier. Ould Cheiguer déclare que son institution se situe à mi-chemin entre
la SICAV et l’obligation Islamique. Il y a un support foncier clair, un partage des risques et une participation au produit, ce qui en fait un produit purement islamique. Mais, en même temps le mode de fonctionnement correspond à un instrument normal,
la SICAV qui est adossé au foncier. C’est le cas au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Libye, quatre pays investis par Gulf Finance House et où la dimension infrastructure et développement est fortement présente.

 

MLK 

 

Source :
La Tribune n°416 


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