Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

26 08 2008

Et l’économique dans tout ça ! 

L’actuel  ministre des finances aurait demandé une audience avec le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie. La réponse était  frappante : La World Bank   a suspendu toutes ses activités en  Mauritanie tout comme l’Union Européenne. Parmi ces activités  des financements touchant entre autre le système éducatif, notamment le système LMD qui devrait être appliqué à l’universitaire de Nouakchott  l’année prochaine.  On  l’a déjà dit,  la donne extérieure par le biais de l’image du pays sera tranchante. Car le pays traverse en plus de la crise politique, une crise sociale. Ce qui sous-entend, la nécessité de mettre en place un système politique fort afin de relancer l’économie. Bien que nous fussions  en situation économique chaotique, le  coup du  6 août 08 peut nous coûter cher. Le risque économique pour pays est élevé. D’autant que les putschs entraînent souvent des récessions économiques.  Des spéculations montrent  que le changement d’un régime par la force entraîne une récession économique durant les 10 ans qui suivent le renversement du même régime. 

Par ailleurs, la Mauritanie reçoit de la part des institutions de Bretton Woods des décaissements en devise étrangère.  Ces décaissements  sont mensuellement accordés  dans le cadre des projets financés par ces dernières.  Ces sommes permettent de renforcer  la position de change du pays. Cela stimule la balance commerciale à travers le maintient d’un taux d’échange  acceptable favorisant  l’achat des produits  alimentaires  en provenant de l’extérieur.  Toutefois, sur un portefeuille de  380 millions d’Euros,   la Banque mondiale devrait verser au pays une somme   ne dépassant pas les 150 millions d’Euros. Pourtant, la Mauritanie a déjà  absorbé plus de 200 millions de dollars de l’ensemble du portefeuille.   En outre, les sommes promises à la Mauritanie  au cours de la réunion de Paris de 2007 avoisine 2 milliards  et 600 millions de dollars. Ces montants n’ont pas encore  été injectés dans le circuit financier mauritanien.  Le ministre des finances Ould Taha a confirmé tout récemment que  60 % de  ces fonds sont sous forme des contrats tissés avec  des partenaires  économiques en dehors des accords de Cotonou.  Ce qui sous-entend que le prochain gouvernement pourrait penser  qu’une partie de ces sommes sera accordée au pays indépendamment des sanctions de l’Union européenne.      Ainsi, en suivant l’évolution des contrats en termes d’achat des produits alimentaires, nous pouvons dire que les prix de denrées de premières nécessités  seront revus à la  baisse. Cela peut être  une faveur pour le pays.  Mais ces contrats sont toujours payables en dollar.  Cette monnaie peut  subir une tendance à la hausse. Ce qui provoquerait à long terme une augmentation de ces produits alimentaires. 

 En tout état de cause, le pays doit faire face aux aléas externes. Les  investisseurs fuient le pays de par l’instabilité politique chronique.   Il est clair que  les dirigeants actuels  mettent l’accent sur une panoplie de mesures allant dans le sens de la lutte contre la gabegie et le rétablissement de l’Etat de droit. Mais le retour au mécanisme  démocratique demeure une  issue exigée par  les superpuissances occidentales.          

m_barrada@yahoo.fr  Source : La Tribune 414 


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