Savoir faire autre chose que des coups d’Etat…

19 08 2008

Savoir faire autre chose que des coups d’Etat…

 

Le Comité militaire de redressement national avait été mis en place en 1978 par des Lieutenants Colonels. Ils se sont élevés au grande de Colonels avec le Comité militaire de salut national. Ils le sont restés après le 12/12/84. A l’époque c’était la restructuration de tout sauf des grades. Restructuration de la manière de gouverner après avoir fait croire au peuple que c’était Haidalla dont le régime était coupable de corruption et de tous les « maux (mots) en –isme »… La tribu était devenue la voie royale de l’accès au bien public. Le népotisme et toute sorte de clientélisme s’étaient installés avec la bénédiction de cadres véreux. Vingt et un ans durant ‘la clochardisation’ des fonctionnaires vivant à la touche de la chose publique s’est érigé en règle de survie….Vint ensuite le 03 août que tous les optimistes de l’époque ont voulu comme délivrance et promesse du bonheur…C’était à juste raison. Avec le CMJD, la liberté était devenue réalité. Chacun avait droit à la parole. Même les taximen avaient poussé un ouf de soulagement puisqu’ils n’avaient plus à jouer à cache-cache avec les policiers comme du temps de Taya…La presse était pratiquement dans le nuages tellement ses ailes lui permettaient de ‘voler à plein poumons’…Après le CMJD, il est vrai que les choses ont chancelé un peu avec quelques déboires que certains confrères ont commencé à avoir ça et là. Mais on n’en a vu qui n’hésitaient pas à se livrer à des diatribes contre qui ils voulaient…Et puis il y a eu ce fameux 06 août. La mémoire des mauritaniens en a subi un coup. Soudain Sidi est devenu le diable…On l’accuse de corruption. Durant les 19 mois de transition, les mêmes soldats qui viennent de confisquer son pouvoir avaient choisi sans consulter le peuple d’absoudre tous les corrompus qui, plus de vingt ans auparavant,  ont mis
la Mauritanie  à genoux. Le CMJD n’avait-il pas délibérément décidé d’esquiver le ‘passif économique’ sous prétexte que l’on entrerait dans un cercle vicieux incontrôlable ?

« Sidi avait fait une gestion patrimoniale du pays », l’accuse-t-on encore. Le problème c’est que n’importe quel président, ministre, SG, directeur, chef de service ou planton s’est toujours soucié de ses proches d’abord avant de penser à l’intérêt suprême de

la Mauritanie. Le système éducatif en a souffert, le secteur de la santé en a payé les pots cassés. L’armée aussi, au point que l’insécurité frappe souvent à nos murs parce que tout simplement ceux qui portent la tenue et les armes tiennent plus à leur propre vie qu’à la défense de
la Nation…

On s’en est pris à
la Première dame. On lui a cherché des poux dans la cagnotte. Mais personne parmi les détracteurs de Khattou n’avait eu l’audace d’exiger des dirigeants de la transition de clarifier la situation financière de
la BCM avant le départ de la famille de Maouya pour un exil doré au Qatar. A la fin de la transition, on nous a dit que les caisses de l’Etat étaient vides. Quel député ou sénateur a eu le courage d’exiger au cours de  quelque séance parlementaire que l’on audite le CMJD et les ministres de la transition? Personne.

Les soldats promettent de régler tous les problèmes. Pourront-ils nous garantir que plus aucun coup de feu ne nous inquiétera ? C’est un problème que de se réveiller et de voir dans les rues des hommes en tenues pointant vers soi une arme qui peut gronder à l’improviste. Nous sommes en insécurité messieurs les généraux. Nous avons même peur de cet état d’urgence dans une capitale aussi paisible que Nouakchott.  Et puis, on commence à voir dans la rue des policiers s’énerver sur des conducteurs. Pour rien. Messieurs les généraux, nous avons besoin d’une armée qui ne sait pas faire que des coups d’Etats…

Kissima

bentocka@yahoo.fr

La Tribune N°413 du 18 août 2008


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