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Interview exclusive avec le président du club de FC Khaïry : Moussa Ould Khaïry

19082008

Interview exclusive avec le président du club de FC Khaïry : Moussa Ould Khaïry

 

 

« Nous pensons aux joueurs et les mettons au centre de notre préoccupation. Si l’équipe remporte
la Coupe du Président le jackpot c’est aux joueurs……. » 

 

 

Fondateur et président de FC Khaïry dont l’équipe s’est maintenue pour sa première année en D1 et s’est qualifiée en demi-finale de
la Coupe nationale, édition 2008. Moussa Ould Khaïry nous  a accordé une interview exclusive. 

 

LT : Votre club FC Khaïry pour sa première expérience en D1 a obtenu son maintien, en tant que président, quelle est votre première  réaction ? 

 

Moussa Ould Khaïry : 

Ma première réaction est certainement une satisfaction parce que notre objectif pour la première année, c’était le maintien parce qu’on n’était pas dupe qu’on faisait le dur apprentissage de l’élite et donc notre vocation était  de nous  maintenir en D1. On  ne voulait pas replonger en D2 comme la plupart des équipes.

 

LT : Comment aviez-vous abordé financièrement la saison dernière?

 

MK : Oh ! Vous savez que ce n’est pas facile. Sans le soutien de notre sponsor le TIVISKI, la société laitière de Mauritanie, on aurait sombré corps et âme. Heureusement qu’on a eu le soutien de cette structure nationale tout au long de cette saison. Vous savez, pour une saison dans l’élite c’est douze millions d’Ouguiya (12.000.000 UM). On a colmaté les brèches, ça va  Dieu merci. On a couronné la saison, c’est devenu de l’histoire ancienne.

 

LT : Quelle ambition avez-vous l’année prochaine ? 

 

MK : Ecoutez, je ne pense pas encore  à l’année prochaine pour la bonne et  simple raison  que je suis dans la course pour
la Coupe du Président parce que je suis qualifié pour la  demi-finale contre FC Nouadhibou.  Nous voulons passer ce cap là d’abord et aller en finale. On veut réaliser quelque chose parce que pour la première année, vous savez déjà pour une équipe promue  qui fait l’apprentissage de l’élite, aller en demi-finale pour la première fois, cela veut dire beaucoup de choses pour nous. Cela veut dire d’abord qu’on a une équipe de coupe, certes, on a frôlé  la relégation, on est sorti huitième sur douze. Mais en Coupe nous avons jusqu’à présent fait un parcours sans faute. Nous avons  éliminé de très grands clubs comme Ksar, Entente, Rosso, des équipes qui connaissent
la Coupe et qui ont été championnes. Donc pour nous, c’est jouer
la Coupe et nous pensons être au rendez-vous de la finale  Inchallah. Je préfère ne pas penser à l’année prochaine.  Cette année aussi  l’objectif, c’est de remporter 
la Coupe du Président au pire des cas aller en finale en tout cas.

 

LT : Comptez-vous recruter des nouveaux joueurs ? 

 

MK : Cela, c’est une autre  histoire, c’est l’année prochaine, Inchallah.

 

LT : pensez-vous  concrètement pouvoir remporter
la Coupe du Président ? 

 

MK : Nous avons des atouts. Vous savez, on ne peut rien présager mais nous avons des atouts quand on sait que FC Nouadhibou  que nous croisons en demi finale, est une équipe pour nous prenable parce que les deux formations se connaissent  pour avoir joué la finale de
la D2 l’année passée, une finale d’ailleurs que nous avions remportée et nous l’avons croisée deux fois pour le compte de
la D1. Ils   nous ont  gagné à Nouakchott et nous les avons gagnés  chez eux à Nouadhibou. Donc quand vous faites le compte des matchs que nous avons eu à jouer avec  eux  nous avons une suprématie certaine. Bien qu’encore une fois un matche de Coupe reste un match de Coupe c’est 90 minutes. Nous avons vu ailleurs  des petites  équipes en France arriver en finale. Mais logiquement sur le papier nous sommes favoris.

 

LT : Comment vous préparez cette rencontre en tant que président ? 

 

MK : C’est un match très important pour nous. Nous sommes en regroupement au stade olympique et au stade de la capitale et on travaille tous les jours. Donc nous l’abordons avec sérénité. Vous savez les jeunes ont été blessés dans leur amour propre par le fait de n’avoir pas fait de très bons résultats en  championnat  et je pense qu’ils sont entrain de se racheter d’une bonne manière pour remporter
la Coupe du Président.

 

LT : Avez-vous pensé aux primes pour la ré motivation des joueurs ?   

 

MK : Oui, revenons à cela, vous savez que la  récompense  du champion  est de 2 millions    et 1 million d’Ouguiya pour le finaliste. Comme toujours le FC Khaïry fidèle à sa tradition ce que l’équipe gagne appartient aux joueurs. Et pour votre information, tous les matchs que FC Khaïry a eu à gagner, les joueurs ont eu des primes de 5 milles chacun, cela nous fait  cent milles par match et on en a gagné 8 ou 9. Avec le concours de TIVISKI nous avons toujours motivé les joueurs depuis que FC Khaïry existe. Nous pensons aux joueurs et les mettons au centre de notre préoccupation. Si l’équipe remporte
la Coupe du Président le jackpot c’est aux joueurs, ils le savent ce qui les motive encore d’avantage.

 

LT : Vous avez des primes mais vous n’avez  pas de salaires ?   

 

MK : Dans l’équipe de FC Khaïry il y a des joueurs aguerris, confirmés, semi professionnels plus ou moins, ceux -là sont  avec nous avec des accords préétablis, des salaires annuels ou mensuels, cela c’est vraiment la crème de l’équipe si vous voulez, une  dizaine de joueurs et vous avez à côté des jeunes qui ne sont pas des joueurs « productifs », qui sont là pour la formation et ils fournissent  beaucoup d’efforts  notamment l’assistance à travers des stages, à travers les entraîneurs eux-mêmes, c’est comme cela que FC Khaïry fonctionne. Vous avez  une dizaine de joueurs qui sont payés et la prime est systématique quand on gagne bien sûr, et vous avez   encore une dizaine de joueurs la crème de l’équipe elle-même, ceux-ci ont des contrats avec nous.

 

LT : Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ce club  FC Khaïry? 

 

MK : Ecoutez, à l’époque on était dans le club de Ahmedi que nous avions cherché à booster  malheureusement il y avait eu des mésententes entre les dirigeants d’alors et nous, et nous avions pensé à créer notre propre club parce que nous pensons  que les mauritaniens doivent penser aux jeunes de ce pays. Vous savez que l’Etat mauritanien ne paye pas pour la formation de ses joueurs, après on s’étonne  quand  l’équipe nationale ne donne pas de résultats. Il faut savoir que  l’essentiel des joueurs qui sont dans l’équipe nationale, sont issus des clubs donc formés par nous autres bénévoles et nous pouvons donner que ce que nous avons. Nous ne nous sommes pas riches, nous  n’avons pas les moyens que peut avoir l’Etat ou les grands clubs mais nous participons à notre façon et nous essayons d’aider par amour le football mauritanien. Nous aimons ces jeunes mauritaniens, nous voulons les voir briller demain dans ce sport .C’est ma façon d’apporter ma contribution pour l’épanouissement de ces jeunes et le développement de ce sport pour
la Nation toute entière. C’est le challenge pour nous. Je pense que chaque mauritanien où qu’il soit doit contribuer à l’essor et au développement de ce pays. Il ne faut pas être indifférent de ce pays parce qu’il nous a tout donné. Nous y sommes nés et avons connu une  éducation,  par conséquent nous aussi nous avons des devoirs  et ce sont ces devoirs là qui nous ont emmené à créer ces clubs et ces structures.

 

LT :       Quel est le budget financier annuel de FC Khaïry ? 

 

MK : C’est très simple quand  on le chiffre on arrive jamais à le ficeler mais nous savons qu’une saison comme je vous ai dit tantôt  peut nous coûter  10 à 12 millions d’Ouguiya c’est le budget nécessaire pour faire fonctionner un club.

 

Propos recueillis par Sy Mamadou 

 

 

 

Source : La Tribune n°413




Avant tout le peuple mauritanien !

19082008

Avant tout le peuple mauritanien ! 

 Les derniers développements de la situation politique dans notre pays ont montré le degré d’importance accordée par les hauts responsables et hommes politiques au peuple mauritanien. LE mouvement dit rectificatif du processus démocratique a, si besoin en était, montré toutes les facettes de nos hommes toutes catégories confondues. Les espoirs jadis suscités par l’avènement  du premier président élu démocratiquement  furent vite perdus. Le peuple qui avait tant espéré avec l’ouverture démocratique a rapidement vu ses espérances voler en éclat, aucune lueur d’espoir. Tous les signaux étaient au rouge malgré les tonnerres d’approbation et d e reconnaissance de la réussite du processus démocratique en Mauritanie que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier d’exceptionnel en Afrique et dans le monde Arabe.

Mais, cette démocratie tant chantée et adulée répondait –elle aux attentes des populations ?

 

La démocratie du ventre ! 

 Le vieil adage qui dit « ventre vide, point d’oreille » pourrait s’adapter à la situation qui prévalait avant le 06 Août 2008. Le peuple, dans sa majorité  pauvre et analphabète n’a pas senti le vent du changement tant rabattu car ses conditions de vie devenaient intenables. Ce peuple a comme maux la pauvreté, l’ignorance, le mal-vivre, les maladies…. Devant ces dures réalités, se  plantaient des hommes politiques aux discours flous et incohérents, loin d’alléger les souffrances du peuple.Ses  « revenants » n’avaient qu’un objectif limité : la passion du gain sur le dos du peuple au nom d’une démocratie « factice ».    C’est ainsi que certains qui avaient des os dans les ventres  avaient du mal à digérer l’argent du contribuable dont l’odeur était suffocante, étaient revenus au galop. Ainsi, ils ne se sont jamais soucié des difficultés des populations qui ployaient sous le faix de la pauvreté et de la faim…. La transition militaire avait laissé des problèmes pendants tels que l’esclavage, le passif humanitaire et le douloureux dossier des réfugiés sans une esquisse de solution. Autre déficit, le manque de moralisation de la vie publique car les détourneurs de fonds publics continuaient de se la couler douce, et d’autres têtes de détourneurs avaient occupé la scène pour se remplir les poches en un laps de temps.  Des sanctions sévères auraient dû être prises à l’encontre de ces «  loups » des temps modernes, sinon à quoi servirait une démocratie où des milliers de citoyens ne mangent pas à leur faim ?  Le peuple a besoin du pain, du logis, des soins, des écoles, des projets sociaux, de l’eau potable….  

                     L’hypocrisie ! Encore l’hypocrisie !                    La situation actuelle montre  une fois encore l’hypocrisie  jusqu aux ongles de certains hommes politiques qui ne cherchent qu’à défendre leurs intérêts particularistes et partisans. Comble de l’hypocrisie : des ministres du gouvernement déchu qui critiquent un système dans lequel ils évoluaient il y a trois jours ; où se planquaient-ils quand la crise battait son plein ?

                                                                 Djiby SY

 

 

Source : La Tribune n° 413




L’Emir des poètes est un Mauritanien

19082008

L’Emir des poètes est un Mauritanien

 

 

C’est bien le poète mauritanien Sidi Mohamed Ould Bamba qui a été sacré jeudi soir à Abu Dhabi « Emir des Poètes » dans le concours ainsi intitulé organisé par le ministère de la culture des Emirats Arabes Unis. Il s’agit d’une sorte de «star academy» de la poésie arabe. L’idée est de faire revivre la poésie arabe à travers l’une de ses premières vocations, celle d’être un art populaire et surtout un art lié à la déclamation. Sur plus de 7000 candidats, 35 seulement sont retenus pour les finales. Dans sa première édition, le concours avait vu la participation de deux grands poètes – Mohamed Ould Taleb et Abu Shajjah – aux finales de l’année passée. Pour son édition 2008, quatre mauritaniens sont parvenus à la finale. Deux sont restés parmi les cinq du dernier carré : Sidi Mohamed Ould Bamba et Dy Ould Adouba. Le premier a gagné le premier prix et le titre de «Emir Shou’araa» (le prince des poètes), le second est arrivé cinquième. Au plan pécunier, 1 million de dirhams pour le premier et 100.000 pour le cinquième.

Le nouvel « Emir des poètes » a, devant l’auditoire du théâtre de « Chatii Arrahah » où se déroulent les épreuves, émis l’expression de ses sentiments de reconnaissance pour le public mauritanien dans le pays comme aux Emirats Arabes Unis pour son engagement en sa faveur ainsi qu’au jury pour le rôle qu’il a joué dans sa désignation à ce prestigieux titre. Il a aussi remercié l’Etat du Qatar duquel il a reçu un soutien important. En fait Ould Bamba travaille à la chaîne Al Jazeera.

Sidi Mohamed Ould Bamba, bien que dépositaire d’une grande tradition de savoir traditionnel, appartient à ces générations d’aujourd’hui moulues par la modernité et ouvertes sur le monde extérieur. En remportant le trophée, c’est toute la Mauritanie qu’il honore. Espérons que le pays le lui rendra.

 

Source : La Tribune n’413







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