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L’Emir des poètes est un Mauritanien

17082008

L’Emir des poètes est un Mauritanien

 

 

C’est bien le poète mauritanien Sidi Mohamed Ould Bamba qui a été sacré jeudi soir à Abu Dhabi « Emir des Poètes » dans le concours ainsi intitulé organisé par le ministère de la culture des Emirats Arabes Unis. Il s’agit d’une sorte de «star academy» de la poésie arabe. L’idée est de faire revivre la poésie arabe à travers l’une de ses premières vocations, celle d’être un art populaire et surtout un art lié à la déclamation. Sur plus de 7000 candidats, 35 seulement sont retenus pour les finales. Dans sa première édition, le concours avait vu la participation de deux grands poètes – Mohamed Ould Taleb et Abu Shajjah – aux finales de l’année passée. Pour son édition 2008, quatre mauritaniens sont parvenus à la finale. Deux sont restés parmi les cinq du dernier carré : Sidi Mohamed Ould Bamba et Dy Ould Adouba. Le premier a gagné le premier prix et le titre de «Emir Shou’araa» (le prince des poètes), le second est arrivé cinquième. Au plan pécunier, 1 million de dirhams pour le premier et 100.000 pour le cinquième.

Le nouvel « Emir des poètes » a, devant l’auditoire du théâtre de « Chatii Arrahah » où se déroulent les épreuves, émis l’expression de ses sentiments de reconnaissance pour le public mauritanien dans le pays comme aux Emirats Arabes Unis pour son engagement en sa faveur ainsi qu’au jury pour le rôle qu’il a joué dans sa désignation à ce prestigieux titre. Il a aussi remercié l’Etat du Qatar duquel il a reçu un soutien important. En fait Ould Bamba travaille à la chaîne Al Jazeera.

Sidi Mohamed Ould Bamba, bien que dépositaire d’une grande tradition de savoir traditionnel, appartient à ces générations d’aujourd’hui moulues par la modernité et ouvertes sur le monde extérieur. En remportant le trophée, c’est toute la Mauritanie qu’il honore. Espérons que le pays le lui rendra.

 

Source : La Tribune n’413




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

17082008

Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada Il fallait juste trois jours après l’anniversaire du deuxième changement du trois août 2005, pour que le coup de force entre les militaires et le président se transforme en une reprise du pouvoir par les généraux. Le matin du 6 août, les mauritaniens se sont réveillés sur un limogeage des quatre officiers  détenant le règne du pouvoir sécuritaire en Mauritanie. Du coup la réaction était rapide et surprenante.  Le général Ould Abel Aziz  a tout simplement repris le règne du pays. A qui la faute ? S’agit-il d’un retour un arrière ou un dépassement de l’Etat de crise ? La Mauritanie reste un pays dépendant financièrement  de l’extérieur. Ce qui s’interprète en terme monétaire par le fait qu’une grande partie de nos  revenus  (à hauteur de 45 à 55%) sont sous forme de don et  de dette 

Rétrospectivement, l’enjeu  de cette crise se matérialisait et se matérialise  par une  lutte déguisée entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. En effet, les politiques sont divisés sur le coup du 8 août 08. Les  députés frondeurs  soutiennent les militaires qui viennent de prendre le pouvoir. Ainsi, le RFD    considère dans une récente déclaration que « le changement intervenu le 06 août 2008 est la conséquence inéluctable de la conduite des affaires publiques par le Président déchu. Cette conduite s’est traduite notamment par des méthodes d’improvisation de la gestion du pays et le blocage du fonctionnement des institutions démocratiques, la pratique du pouvoir personnel, le mépris de l’opinion de la majorité et le refus de la concertation qui est le fondement de notre jeune expérience démocratique ». En revanche, un groupement  de partis  soutient toujours   le premier président démocratiquement élu. Il s’agit du front pour la défense de la démocratie en Mauritanie.  En ce vendredi 8 août,   les composantes de ce front  ont   déclaré solennellement qu’ils sont déterminés à défendre un retour légitime de Sidi Ould Cheik abdellahi. Ce groupement dénonce la partialité des medias publics. Selon eux il y a une seule version des faits dans ces médias. En fait, le  FNDD est constitué des  courants diamétralement opposés.  Il est question du courant islamiste représenté par le parti Tawassoul. L’alliance nationaliste haratine(APP). Les idéologues de la gauche (UFP). Et  une partie de l’ancien système à travers  ADIL avec ses 14 députés non frondeurs. Ces alliances semblent  être renforcées par une grande partie de la société civile. La question qui se pose alors, le président peut-il reprendre sa place. Et s’il ne la prend pas quel est   le remède ? Qui sera le prochain président de
la Mauritanie. Et quel est la durée fixée par les militaires pour rendre le pouvoir au civil. Enfin  quelle légitimité  institutionnelle aura-t-il ?   

Certes, les généraux n’ont pas suspendu  les institutions démocratiques, notamment les deux chambres de l’assemblée nationale  et le conseil constitutionnel. Mais comme tout le monde le sait, le pari sera  d’analyser la capacité de l’alliance militaro-civile  a renforcé les acquis démocratique. Le président n’a pas su gérer la transition après la remise du pouvoir au civil. En outre, les généraux ont réagi  en prenant le pouvoir par un coup de force.   Il est à préciser qu’on reproche au président déchu le renforcement de son groupe restreint et l’exclusion de sa majorité. Il est aussi reprocher à ses ennemis la politisation et la ‘militarisation’  du conflit sans tenir compte des intérêts du pays. Cela a fait de Sidioca un homme sans majorité claire.   En tout état de cause,  la donne extérieure par le biais de l’image du pays  sera tranchante.  Car le pays traverse en plus de la crise politique, une crise sociale. Ce qui sous-entend,  la nécessité de mettre en place un système politique fort afin de relancer l’économie du pays.   m_barrada@yahoo.fr 




De 7 à 77 ans : d’éternels vieux

17082008

  

De 7 à 77 ans : d’éternels vieux.       Par la Citoyenne Lambda

 

 

En littérature, celle de la Bande Dessinée surtout, le concept de 7 à 77 ans évoque la jeunesse éternelle de l’âme de chacun d’entre nous. 

 

Dans les sociétés nouvelles, le statut de jeune est valorisé car reconnu. Les jeunes constituent un investissement commun à tous les membres de la société : elle œuvre à leur éducation et à leur épanouissement, car les jeunes sont sa seule garantie de continuité et de prospérité. 

 

Dans ce pays, « pas tout à fait comme les autres », de Trab el Bidhan, on arrive à 7 ans déjà vieux. Il faut pour survivre dans cet espace réservé aux vieux, faire vieux : avoir des responsabilités, se ranger, s’abrutir, se renfermer. 

 

Pour ceux qui veulent s’épanouir, créer, innover, changer, bâtir, construire,  il n’y a pas de place … comme à la TVM en cette soirée sensée fêter le sacre du jeune Prince des Poètes. 

 

A cette fête qui se devait être celle des jeunes, de la jeunesse, de la créativité, il n’y avait de places réservées qu’aux grandes figures inamovibles de « notre culture », culture des « années bonheur », celle des années 50, 60 et 70. 

 

Comme si notre culture s’était figée aux chantres du nationalisme arabe, défunt chez tous les autres, sauf ici – chantres de la vieillesse croulante, tournée vers le passé, qui ne veut céder sa place au soleil à ces jeunes créateur méritants, impétueux, porteurs de changement , d’espoir et d’avenir. 

 

Comment peut-il en être autrement à la TVM, ce soir là, alors que le maître des céans, notre Cher Ministre nommé à la Culture, venait de tancer un jeune bedaâ, qui avait osé franchir les limites rouges de « sa » bienséance ? 

 

Comment peut-il en être autrement si les jeunes ne défonçaient les limites de la « bienséance » ? La Créativité n’est elle pas, justement, défoncer les limites, toutes les limites ? !!! 

 

Alors de Grâce, laissons les jeunes respirer, aspirer, expirer … ! ! ! 

 

 Il est déjà si difficile d’avoir 20 ans en Mauritanie. 

 

 

La Citoyenne Lambda 

 

Source : www.barrada.unblog.fr 




POUR QUELLE SORTIE DE CRISE ?

17082008

POUR QUELLE SORTIE DE CRISE ? 

 

Exiger le rétablissement, par des voies pacifiques, du Président Sidi Mohamed O Cheikh Abdallah dans ses prérogatives est une revendication de prime abord légitime et louable mais qui ne pourrait être satisfaite que par l’assentiment des auteurs du « Mouvement Rectificatif » cédant à des fortes pressions intérieures et extérieures. Fort peu probable !

L’hypothèse d’un recours éventuel à des forces de l’intérieur ou de l’extérieur pour déloger le Général Mohamed O Abdel Aziz du Palais Ocre ne viendrait pas à l’esprit d’un véritable patriote s’il songe un  seul instant aux graves et multiples risques que cela ferait courir au pays et à ses habitants. 

Aucun de ces scénarios ne paraît donc plausible pour des raisons liées à nos réalités politico-sociales (voyez à quel rythme se succèdent les motions de soutien et les ralliements au Haut Conseil d’Etat ! !) et à la place qu’occupe notre pays dans les enjeux géostratégiques du monde, la Mauritanie n’étant ni l’Irak ni même l’île d’Anjouan.

D’ailleurs la guerre dans le Caucase est en train de reléguer la crise que nous vivons dans les dernières pages de l’actualité internationale.

QUE FAIRE ALORS ? 

Reprendre le processus de la Transition démocratique dévié de ses objectifs initiaux à partir du 25 juin 2006. Cette date cruciale dans l’histoire politique de notre pays marque  l’adoption par Référendum des amendements constitutionnels proposés par le Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD). Avec un taux de participation 76,51 % des inscrits, un OUI massif et sans ambigüité, l’avait emporté  par 96,97 % des suffrages exprimés.

Par leur vote, les mauritaniens avaient clamé haut et fort à la face du monde :

 Qu’ils entendaient en finir avec l’ingérence des militaires dans la vie politique  une fois pour toutes. 

 Qu’ils approuvaient sans ambages le principe d’une alternance pacifique et démocratique au pouvoir. 

 Qu’ils rejetaient enfin les pouvoirs personnels à durée indéterminée et les Coups d’Etat à répétition, avortés ou réussis. 

Dès ce moment, les partis politiques, en particulier ceux de la Coalition des Forces de Changement Démocratique (CFCD), auraient dû, quitte à boycotter le processus, s’opposer avec plus de fermeté aux manipulations et autres manœuvres d’un CMJD décidé à marquer de son empreinte le déroulement et les résultats des différentes compétitions électorales suivantes ; usant et abusant de toutes sortes de tripatouillages électoraux.  

Malheureusement il n’en fut rien, les principales formations politiques, à une exception près, obséquieuses, rivalisaient de salamecs au CMJD et la suite nous la connaissons.

 

Aujourd’hui encore, au lieu de s’engluer dans des divisions stériles ou de se laisser appâter par des juteux portefeuilles ministériels, toutes les forces politiques devraient constituer un bloc uni autour d’exigences minimales qui tiendraient compte à la fois de l’intérêt général du pays et du respect des principes fondamentaux de
la Démocratie.  

Que tous ceux qui avaient, librement et en toute connaissance de cause, voté le 25 juin 2006 en faveur de la Constitution, se mobilisent pour la reprise de l’expérience démocratique en acceptant, dans le cadre d’un vaste Débat National, toute « rectification » qui s’avérerait nécessaire à l’amélioration du fonctionnement de nos institutions. La Rectification une fois achevée, dans un délai n’excédant pas un an, le H.C.E. devra être dissous et ses membres remerciés avec les honneurs pour les éminents services rendus à la Nation.

 

                                                                                                     Issa Mamadou DIOP 

                                                                                       Professeur au Lycée de Nouadhibou

Source : www.barrada.unblog.fr 







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