Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

12 08 2008

 

Les Echos de

La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada 

 

Il fallait juste trois jours après l’anniversaire du deuxième changement du trois août 2005, pour que le coup de force entre les militaires et le président se transforme en une reprise du pouvoir par les généraux. Le matin du 6 août, les mauritaniens se sont réveillés sur un limogeage des quatre officiers  détenant le règne du pouvoir sécuritaire en Mauritanie. Du coup la réaction était rapide et surprenante.  Le général Ould Abel Aziz  a tout simplement repris le règne du pays. A qui la faute ? S’agit-il d’un retour un arrière ou un dépassement de l’Etat de crise ? 

La Mauritanie reste un pays dépendant financièrement  de l’extérieur. Ce qui s’interprète en terme monétaire par le fait qu’une grande partie de nos  revenus  (à hauteur de 45 à 55%) sont sous forme de don et  de dette 

Rétrospectivement, l’enjeu  de cette crise se matérialisait et se matérialise  par une  lutte déguisée entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. 

En effet, les politiques sont divisés sur le coup du 8 août 08. Les  députés frondeurs  soutiennent les militaires qui viennent de prendre le pouvoir. Ainsi, le RFD    considère dans une récente déclaration que « le changement intervenu le 06 août 2008 est la conséquence inéluctable de la conduite des affaires publiques par le Président déchu. Cette conduite s’est traduite notamment par des méthodes d’improvisation de la gestion du pays et le blocage du fonctionnement des institutions démocratiques, la pratique du pouvoir personnel, le mépris de l’opinion de la majorité et le refus de la concertation qui est le fondement de notre jeune expérience démocratique ». 

En revanche, un groupement  de partis  soutient toujours   le premier président démocratiquement élu. Il s’agit du front pour la défense de la démocratie en Mauritanie.  En ce vendredi 8 août,   les composantes de ce front  ont   déclaré solennellement qu’ils sont déterminés à défendre un retour légitime de Sidi Ould Cheik abdellahi. Ce groupement dénonce la partialité des medias publics. Selon eux il y a une seule version des faits dans ces médias. 

En fait, le  FNDD est constitué des  courants diamétralement opposés.  Il est question du courant islamiste représenté par le parti Tawassoul. L’alliance nationaliste haratine(APP). Les idéologues de la gauche (UFP). Et  une partie de l’ancien système à travers  ADIL avec ses 14 députés non frondeurs. Ces alliances semblent  être renforcées par une grande partie de la société civile. La question qui se pose alors, le président peut-il reprendre sa place. Et s’il ne la prend pas quel est   le remède ? Qui sera le prochain président de
la Mauritanie. Et quel est la durée fixée par les militaires pour rendre le pouvoir au civil. Enfin  quelle légitimité  institutionnelle aura-t-il ?   

Certes, les généraux n’ont pas suspendu  les institutions démocratiques, notamment les deux chambres de l’assemblée nationale  et le conseil constitutionnel. Mais comme tout le monde le sait, le pari sera  d’analyser la capacité de l’alliance militaro-civile  a renforcé les acquis démocratique. 

Le président n’a pas su gérer la transition après la remise du pouvoir au civil. En outre, les généraux ont réagi  en prenant le pouvoir par un coup de force.   

Il est à préciser qu’on reproche au président déchu le renforcement de son groupe restreint et l’exclusion de sa majorité. Il est aussi reprocher à ses ennemis la politisation et la ‘militarisation’  du conflit sans tenir compte des intérêts du pays. Cela a fait de Sidioca un homme sans majorité claire.   

En tout état de cause,  la donne extérieure par le biais de l’image du pays  sera tranchante.  Car le pays traverse en plus de la crise politique, une crise sociale. Ce qui sous-entend,  la nécessité de mettre en place un système politique fort afin de relancer l’économie du pays.   

m_barrada@yahoo.fr 


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Une réponse à “Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada”

  1. 15 08 2008
    SIDI SALEM EL MOCTAR (13:12:38) :

    Ce qui est choquant c’est le constat de non changement de maturite des politiciens et cela malgre tous les sacrifice du peuple mauritanien et la deception de ce meme peuple . Decidement nos politiciens n’on pas peu de cette force tranquille qu’est le peuple mauritanien , n’est-il pas grand mes freres de de leurs montrer de quoi nous sommes capables. N’est-il pas aberrant qu’un parti tel que le RFD ,qui a postule a toute les elections de 1992 a nos jours, soutiennent un acte anti democratique et anticonstituelle ou serait ce pour enfin acceder au pouvoir par tous les moyens ,l’exemple de la COTE D’IVOIRE ne vous suffit pas. Nous sommes un peuple qui malgre sa pauvrete n’a jamais accepte le deshonneur et la soumission et de toutes les facons des agneaux ne peuvent diriger des lions .MAURITANIENS DE TOUS HORIZONS LEVEZ -VOUS.

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